lundi 17 juin 2013

EROS ET THANATOS, CHAPITRE 4

Scène de l'âtre




Cinaed acheva le tatouage et se redressa. Sa cliente lui adressa un sourire enjôleur auquel il répondit.
-                Voilà, Mademoiselle. Ce sera tout, vous pouvez passer en caisse.
La femme gloussa avant de s’éclipser. Cinaed  détailla un moment sa silhouette avant de la suivre. Il encaissa son chèque puis retourna près de ses aiguilles pour les nettoyer à l’alcool. Il passa à l’arrière boutique. Son patron raccrochait tout juste.
-                Ah, Cinaed, tu as fini ? sourit-il.
-                Oui, patron.
-                Excuse-moi de te demander ça, mais est-ce que tu pourrais rester pour un dernier client ?
-                Un dernier client ?
-                Oui, il s’agit de mon neveu. Ça ne prendra pas bien longtemps. Moi, je dois m’occuper d’un autre client, chez lui. Je ne repasserai pas par la boutique, alors ferme derrière toi !
-                D’accord, pas de problème.
-                Super ! Il vient d’appeler, alors il devrait être là dans quelques instants.
-                OK.
-                Comment ça se passe les cours, mon grand ?
-                Toujours aussi ennuyeux.
-                Tu devrais faire attention ! C’est le bac que tu passes, quand même !
-                Humpf… 
Le joyeux carillon de la sonnette attira l’attention des deux hommes. Laissant le patron accueillir son neveu, Cinaed remit en place quelques mèches de cheveux. Satisfait, il entra dans la salle… et eut la surprise de tomber sur Ael. Ce dernier eut l’air tout aussi étonné que lui. 
-                Ah, Cinaed ! Je te présente Ael, mon neveu, sourit le directeur de l’établissement. Je te le laisse, mais ne l’intimide pas trop avec ta grosse voix.
-                Monsieur ! protesta l’intéressé.
-                Tonton ! s’indigna le neveu en chœur.
L’homme éclata de rire. Il ébouriffa les cheveux d’Ael, tapota l’épaule de son employé, et fila. Un silence gênant s’installa après son départ. Puis Cinaed s’ébroua.
-                Je ne te savais pas le neveu de ce vieux fou, se moqua-t-il gentiment. Tu pourras lui glisser quelques compliments sur moi, juste histoire d’augmenter un peu mon salaire ?
Ael esquissa un timide sourire amusé, ce que ne manqua pas de remarquer le frère de Gabrielle. Rassuré par la réaction du garçon, il s’assit et l’invita à s’approcher d’un geste.
-                Alors, pourquoi es-tu là ? lui lança-t-il en souriant.
-                Juste un minuscule tatouage, lui indiqua Ael.
Il avait remonté sa manche, dévoilant l’oiseau noir sur sa peau d’albâtre. Cinaed prit son poignet pour les examiner. Le volatile semblait prêt à s’arracher de sa gangue de chair pour s’élever dans le salon de tatouage.
-                Tu pourrais m’en dessiner un deuxième ? lui demanda le garçon.
-                Oui, bien sûr, pas de problème ! Ça a une signification, les oiseaux ?
Ael demeura silencieux alors qu’il prenait place dans un fauteuil. Cinaed choisit de ne pas insister, pas pour le moment, tout du moins. Il parla encore un peu de la taille de l’oiseau, de son allure ou de sa position par rapport à l’autre tatouage. Son client approuvait silencieusement. Il tressaillit quand Cinaed commença son travail. 
-                Ça te fait mal ? s’étonna celui-ci.
-                Un peu. J’ai une peur bleue des aiguilles, tenta de plaisanter le garçon dans un petit rire nerveux.
-                Mais alors, pourquoi tu viens te faire tatouer ?
-                C’est que… 
-                Tu n’es pas obligé de répondre, mais ça m’intrigue.
-                … C’est un témoignage.
-                Par rapport à quoi ?
-                Aux meurtres de Nathanaël.
Cinaed regretta d’avoir posé la question. Ael avait la manie de tout faire tourner autour de ce Nathanaël, ce qui l’agaçait fortement. Inconsciemment, il appuya plus fort l’aiguille contre la peau du garçon qui gémit de douleur. 
-                Désolé ! cria Cinaed en se rendant compte de ce qu’il faisait. Heu… Ça va ?
-                Ouais… C’est rien.
Le frère de Gabrielle continua son travail en silence, anxieux et se baffant mentalement. Il lui fallut encore un moment pour terminer. Quand il se redressa, il vit Ael qui observait silencieusement son poignet.
-                C’est plutôt réussi, admit-il d’un ton taquin.
Un franc sourire trancha le visage de Cinaed. Il nettoya les instruments sous le regard attentif du camarade de sa sœur. Il finit par s’ébrouer et se leva.
-                Je te dois combien ? demanda-t-il.
-                Je t’offre le tatouage.
-                Mais… 
-                Disons que c’est ma façon de contribuer au témoignage.
Le visage d’Ael s’éclaira.
-                Tu es quelqu’un de bien, Cinaed, lui sourit-il. Ta sœur ne racontait pas que des salades à ton sujet, on dirait.
-                Moi ? fit semblant de s’offusquer le lycéen.
Ael se mit à rire. Il offrit un petit signe de main au garçon en guise d’au revoir et s’apprêtait à partir quand le jumeau de Gabrielle l’interpella :
-                Hé, Ael !
Le garçon se retourna, interloqué.
-                Oui ?
-                Tu ne trouves pas que ta coupe aurait besoin d’être un peu rafraîchie ?
-                Pourquoi tu demandes ça ? répliqua l’intéressé, aussitôt sur la défensive.
-                Oh, calme ! Je ne me moque pas ! C’est une proposition.
-                Une proposition ?
-                C’est moi qui coupe les cheveux de Gab’. Les coiffeurs, c’est cher, alors on économise sur ce qu’on peut. Je peux te faire les tiens, si tu veux.
-                Heu, merci, je…
-                Alors, reviens là !
-                … Pardon ?
-                Allez, viens, je te dis !
-                Mais… 
Cinaed, sans plus écouter ses protestations, vint le prendre par le poignet pour qu’il s’asseye sur le fauteuil qu’il venait de quitter. Il mouilla tout d’abord ses cheveux noirs puis se saisit d’une paire de ciseaux. Il étudia un moment le visage de sa “victime” qui le dévisageait d’un air soupçonneux. Un rictus amusé vint soulever le coin de ses lèvres. 
-                C’est bon, je ne vais pas te manger, cesse de me regarder comme ça !
-                Je me méfie ! rétorqua Ael. Et je pense en avoir le droit !
-                C’est ça, c’est ça. Enlève tes lunettes.
Ael obéit avec réticence. Cinaed sourit puis se mit au travail. Il coupa, lissa, dégrada, désépaissit, coiffa, appliqua une sorte de pâte nauséabonde, rinça… Au bout de longues minutes qui parurent durer une éternité à l’ami de Nathanaël, les mains de son “tortionnaire” cessèrent de s’activer autour de sa tête. Etrangement, cela lui avait plu. Il en avait encore des frissons coincés dans la colonne vertébrale.
-                Voilà ! annonça fièrement Cinaed. Regarde-toi.
Ael obtempéra. Il écarquilla les yeux à la vue du résultat. Ses cheveux, parfaitement disciplinés, encadraient son visage avec une certaine délicatesse. Ils avaient une couleur plus sombre qu’avant et surtout plus… 
-                Violette ? s’étrangla-t-il.
Bien que ce soit vraiment très discret, ses cheveux avaient des reflets violets ! Leur propriétaire jeta un regard courroucé en direction du coiffeur amateur. 
-                Hé bien quoi ? Ça te va bien !
-                Oui, mais… C’est… Bah, c’est violet !
-                T’exagère, c’est suuuuuuper discret ! Et puis, au risque de me répéter, ça te va bien !
Ael poussa un soupir dépité. Il fouilla dans son sac à dos et en sortit un portefeuille.
-                Je te dois combien ? questionna-t-il en tâchant de dissimuler son irritation.
-                Je n’ai jamais demandé à être payé !
-                Je sais bien que Gabrielle et toi vivez sans le sou, elle m’a raconté. Alors accepte sans rechigner.
-                … 
-                Allez !
-                …Trente, ça ira.
Ael lui tendit deux billets de vingt.
-                Je n’ai pas de billet de dix, sourit-il.
-                Menteur.
-                Tout travail mérite salaire ! Dis-toi que c’est pour ce que tu as fait hier.
Cinaed accepta l’argent.
-                Au fait, Gab’ m’a dit que tu n’étais pas en cours, aujourd’hui. Ça va mieux, on dirait.
-                J’avais un peu de fièvre, mais c’est parti.
-                OK.
Cinaed jeta un regard dehors. Il faisait nuit noire… 
-                Je vais te raccompagner chez toi, décida-t-il. C’est un quartier un peu chaud, dans le coin, ce ne serait pas raisonnable de partir seul.
Ael grimaça en guise de réponse.
-                Je ne crois pas que je vais refuser.
Cinaed en fut ravi. Il rangea rapidement le matériel alors qu’Ael allait chercher un balai pour balayer ses mèches restées à terre. Ils restèrent silencieux jusqu’à ce qu’ils soient dehors. Un vent frais fit frissonner Ael qui jeta un regard aux bras nus de l’employé de son oncle. 
-                Tu n’as pas froid ? s’étrangla-t-il.
Cinaed rit.
-                Au contraire, j’ai toujours trop chaud !
-                T’en as de la chance, bougonna l’ami de Nathanaël. 
Ils se mirent en route silencieusement. Ael jetait de temps à autre un regard à son nouveau tatouage et souriait mélancoliquement.
-                Pourquoi des oiseaux ?
-                Pardon ?
Cinaed réitéra sa question :
-                Pourquoi des oiseaux ? En guise de témoignage, je veux dire.
-                Parce qu’ils symbolisent l’âme qui s’échappe du corps, leur envol, leur délivrance… expliqua Ael en caressant la manche de son pull. J’ai pensé que je… enfin, que ça aiderait Nathanaël si je lui montrais que je portais une partie de son fardeau. Mais lui, il…
Ael s’interrompit. Il n’avait jamais dit à quiconque que son ami avait tenté de l’assassiner. A part ses parents, personne n’était au courant. Alors pourquoi irait-il se confier à cet inconnu qu’était Cinaed ? Pourtant les mots franchirent tout seuls la barrière de ses lèvres.
-                Quand il l’a vu, il a essayé de me tuer.
Il fut secoué par un long et violent frisson malsain. Il sentit des doigts chauds se perdre sur sa gorge, s’attarder sur les marques rouges et redressa la tête. Il rencontra le regard doux du jumeau de Gabrielle.
-                Ça a dû être terrible pour toi… 
Le garçon recula brusquement, sourcils froncés. Il resserra son écharpe.
-                Comment tu sais ça ? attaqua-t-il.
-                De quoi ? s’étonna Cinaed.
-                Comment tu sais que Nathanaël a voulu m’étrangler ? Je ne l’ai jamais dit à personne !
-                Ael, je… 
-                Mais dis donc, regardez ce qu’on a là ?
Cinaed et Ael firent volte face. Devant eux se dressaient quatre adolescents à la mine patibulaire. L’ami de Nathanaël remarqua dans un frisson l’éclat métallique qu’ils avaient en main. Des couteaux ? Cinaed se porta instantanément en avant pour repousser Ael derrière lui. 
-                Filez-moi votre fric, cracha l’un des racketteurs.
-                J’obéis pas aux mioches, répliqua le lycéen d’un ton rogue.
-                Cinaed, fais ce qu’ils disent, le pria Ael en attrapa sa manche. Ils sont armés.
-                Il est hors de question que je m’abaisse devant des imbéciles qui sentent encore le lait.
Un grand boutonneux, visiblement le chef, esquissa un mauvais sourire puis claqua des doigts. Aussitôt, ses copains se déployèrent autour de leurs victimes.
-                Retire ce que tu as dit, blondinette ! aboya-t-il en direction de la plus grande de ses “proies”.
-                Blondinette ? répéta l’intéressée en haussant un sourcil.
-                Quand je te les aurais coupées, tu en seras officiellement une !
-                Désolé, mais elles ne sont pas pour toi, le môme. Retourne jouer dans les jupes de ta mère.
Là, le boutonneux vit rouge.
-                Allez-y !
Cinaed bouscula Ael pour l’obliger à se mettre à terre puis asséna un coup de poing en pleine face du premier adversaire qu’il rencontra. Il réussit ensuite à éviter de justesse l’attaque d’une lame et crocheta les jambes de son propriétaire. Il s’apprêtait à repartir à l’offensive, grisé par la faim dévorante qui l’avait envahie dès qu’il avait commencé le combat, quand un cri le figea. Il se retourna… et reçut un coup de poing en plein estomac ! Il sentit tout l’air contenu dans ses poumons être expulsé sous l’impact et tomba à genoux. Ael, les yeux écarquillés, se débattait dans les bras du boutonneux qui l’avait mis à genoux, les bras tirés en arrière, un pied entre les omoplates.
-                Fais pas ça, mon choux, ricana-t-il. Je risque de te déboîter une épaule.
Il tira un coup sec sur les bras de sa victime, prêt à mettre ses menaces à exécution. Ael réprima un nouveau cri, furieux. Il vit deux des racketteurs maintenir Cinaed à genoux alors qu’un troisième approchait en faisant craquer les jointures de ses doigts.
-                Arrêtez ! cria Ael quand il comprit ce qu’ils s’apprêtaient à faire.
On ne l’écouta pas… Personne ne l’entendait. Le premier coup fusa, fulgurant. Un poing qui se fracasse contre une mâchoire. Un crochet digne d’un boxeur. Cinaed grogna. Puis ça s’enchaîna. Un véritable passage à tabac. Engourdi par la douleur, le frère de Gabrielle n’avait même pas la force de réfléchir ou de se débattre. Il était entré dans un état second, hagard. Ce fut seulement quand les coups s’arrêtèrent qu’il reprit un semblant de conscience. Il vit alors un dos.   
-                Ael… murmura-t-il.
Le garçon s’écroula. Ses mains se pressaient à son flanc, là où une tache rouge commençait à s’étendre. Cinaed, abasourdi, l’observa un moment sans comprendre. Les racketteurs, comprenant qu’ils étaient allés trop loin cette fois-ci, voulurent s’enfuir. Mais ils n’en eurent pas le temps. Soudainement, un mur de flammes s’éleva autour d’eux, leur coupant toute retraite.
-                Je ne vous ai pas dit que vous pouviez partir, fit remarquer Cinaed d’une voix impénétrable.
Sans prendre garde au regard horrifié d’Ael ou aux gémissements de la bande du boutonneux, il rétrécit le cercle de flammes, les obligeant à se rassembler au centre, se collant les uns aux autres.
De chasseurs, ils étaient tombés au statut de proies… Des proies bien fragiles et pitoyables… 
-                Brûlez, murmura le garçon.
-                CINAED ! hurla Ael au même moment.
Trop tard… Les flammes se précipitèrent sous les vêtements des quatre adolescents, dévorèrent leur peau. Leurs hurlements semblèrent ramener Cinaed à la réalité. Comme s’il sortait de transe, il prit brusquement conscience de ce qu’il faisait.
-                Non… Non, non, non ! s’époumona-t-il.
Il voulut se jeter dans les flammes, mais une main poisseuse de sang attrapa son poignet pour le tirer en arrière.
-                Arrête ! le conjura Ael. On ne peut plus rien pour eux !
-                Mais, mais… 
-                Cinaed, c’est fini !
Les cris s’étaient tus. Il ne restait des quatre garçons qu’un tas informe recroquevillé sur le sol sale. Ael planta ses yeux d’un bleu surnaturel dans les prunelles couleur noisette du frère de Gabrielle.
-                Tu es capable de produire des flammes.
Un constat, simple, tranquille. Juste un constat.
-                Non !… Oui, soupira Cinaed avec désespoir.
Par réflexe, Ael porta la main à son cou. Serait-il possible que… ? Il remit ses interrogations à plus tard. Ses yeux se portèrent sur les corps carbonisés. Il recula soudainement de deux pas et vomit au pied d’un mur. Il grimaça, sa blessure se rappelant à son bon souvenir. Elle était plutôt superficielle, mais elle saignait abondamment.
-                Ael… murmura Cinaed.
-                O… Oui ?
-                Tu as conscience… qu’on va être accusé de meurtres ?
Un silence de mort accueillit ses paroles. Ael savait parfaitement que Cinaed avait raison, mais cette perspective l’effrayait tellement qu’il n’osait pas y songer. Le frère de Gabrielle, le voyant ainsi abasourdi, se secoua :
-                Je vais aller me rendre aux policiers, ne t’en fais pas ! Je vais leur dire que tu as été pris dans un règlement de comptes !
-                Et comment tu vas expliquer leur combustion ? répliqua froidement le garçon en remontant nerveusement ses lunettes.
-                Je… J’ai un briquet.
Ael secoua négativement la tête.
-                C’est de ma faute si tu as été poussé à utiliser tes heu… flammes. Si je n’avais pas été là, tu les aurais battus.
-                Si je leur avais donné l’argent, comme tu me l’as dit, rien ne serait arrivé ! 
-                Ce qui est fait est fait ! trancha Ael avec colère. Et je ne vais sûrement pas te laisser croupir en prison !
-                Mais alors qu’est-ce qu’on fait ?!
Ael le considéra un moment. Son menton tremblait, tant ces mots lui pesaient 
-                On doit fuir.

Ce matin-là, quand elle se réveilla, Gabrielle trouva un mot de son frère sur la table de la cuisine. Petite sœur, je me suis attiré quelques ennuis, je dois partir pour un temps, que je ne saurais prédire. Je t’aime… 
La jeune fille poussa un long et las soupir. Ce n’était pas la première fois que Cinaed lui faisait le coup.
Mais elle ignorait encore aujourd’hui que cette affaire était bien plus grave que les précédentes.

Papa, maman,
Ne vous en faites pas, je vais bien. Avec un ami, sur un coup de tête, nous avons décidé de voyager quelque temps. Je rattraperai facilement les cours, pas d’inquiétude. Je ne compte pas négliger mon année malgré ce petit voyage. Je vous aime très fort. Votre fils, Ael.

Le lendemain, lorsque les équipes de nettoyage municipales se mirent au travail, elles trouvèrent dans la ruelle un tas de poussières.
-                Y’a du vomi, grogna un homme d’une mine dégoûtée. Encore des jeunes qui ont trop bu.
-                Heu, Charles, y’a du sang ici… fit quand même remarquer son collègue avec inquiétude.
-                T’occupe. Par contre, c’est quoi ce tas de poussières ?
-                Aucune idée.
Bon, je vais chercher le Karcher. On va s’occuper de ça en vitesse.

6 commentaires:

Anonyme a dit…

Sont dans la merdeeeeee… 

Chocolateee a dit…

Heu, j'espère que ça va aller, quand même !!! C'est pas une deathfic que tu nous as fait là, hein ?!

Marine Lafontaine a dit…

Pour savoir il faut lire ^_^

SCribo a dit…

Wha, Cin', quand il se met en colère, vaut mieux être de son côté… 

Eragon a dit…

Pauvre Ael ^^' il en voit vraiment de toutes les couleurs

Marie-Ange Ribeil a dit…

est-ce qu'ils sont pas un peu en train de fuir pour rien? ^^'
alala cte misère ^^'