jeudi 31 octobre 2013

JOYEUX HALLOWEEN

Ah, Halloween, les frissons et les bonbons qui filent des caries…

Mauvaise nuit à tous ! L'année dernière, je vous avais fais un article sur l'histoire d'Halloween, cette année, heu… Ben je ne sais pas quoi écrire, en fait. Oui, exactement comme la dernière fois ! Moi qui adore cette fête, je me retrouve en panne d'inspiration à chaque fois… 

Ça vous dit, un petit one-shot improvisé ? Allez ! Êtes-vous prêts à frissonner ? Alors suivez-moi… 


    Les bois avaient pris des couleurs écarlates. Les feuillages mordorés se déclinaient sous des teintes différentes qui rendaient le lieu chaleureux. Pourtant, en cette fin d'après-midi, Ambre frissonnait de froid. Elle resserra son tricot dans un geste habitué, agenouillée près de la rivière, comme tant d'autres femmes aux mains bleues. 
    Dans un soupir résigné, elle sortit un linge sale qu'elle plongea dans l'eau glacée. La morsure du liquide lui arracha une grimace. Pour ne plus penser à la souffrance qui picotait ses doigts, elle se mit au travail. Armée de son racloir et de sa planche, elle nettoya des heures durant le linge, jusqu'à ce que ses doigts engourdis ne puissent plus tenir son outil, jusqu'à ce que son dos lui arrache des gémissements. Quand elle se redressa enfin, la plupart des lavandières étaient déjà reparties. Ambre, dans un soupir soulagé, salua les dernières et repartit d'un pas vif.  

    Ambre traversa son village, le panier calé contre sa hanche. Sur son chemin, elle croisa des hommes qui lui sourirent, mais elle n'adressa pas un regard à leur bouche orné de chicots pourris. Tête haute, elle ignora les chuchotements sur son passage. Depuis qu'elle était devenue veuve, les hommes la convoitaient, les femmes se méfiaient d'elle comme de la peste. Sorcière, elle l'a tué, un si gentil garçon… 
    Comme si ces commères pouvaient comprendre quoique ce soit à sa douleur ! Comme si perdre son mari n'avait pas été déjà assez dur… 
   La jeune femme referma rapidement le battant de sa porte. Le cabanon où elle logeait était si vide… si froid… Elle déposa son panier, la peau couverte de frissons désagréables. Dire qu'il y a quelques semaines, elle aurait été accueillie par un sourire chaleureux de son mari, un baiser sur la tempe. Puis le petit Will, ce si joli bambin avec ses boucles brunes et ses mains toutes potelées, oui, le petit Will lui aurait souri avec sa bouche sans dents… 
    Ambre ne se donna même pas la peine de fouiller le garde-manger qu'elle savait vide. Son travail de lavandière ne lui rapportait pas assez d'argent pour qu'elle puisse vivre décemment. Vivre… ? Elle eut un sourire ironique. Depuis la perte des revenus de son mari, qu'avait-elle fait à part trimer pour survivre… ou survivre pour trimer, elle ne savait plus exactement. Elle porta une main à son front moite. Quelle faiblesse dans ses membres, elle se sentait vaciller… 
    Le crépuscule avait gagné l'horizon. Il déployait sur le monde ses voiles sombres, teintant le monde de nouvelles beautés, dévoilant un visage de leur terre, éphémère et étranger aux humains. Un spectacle dont la jeune femme ne se lassait pas. Là, sous le couvert de l'obscurité, elle pouvait se voiler la face, s'imaginer dans un foyer douillet et chaleureux, en compagnie d'une famille aimante à l'abri du besoin. 
    Dans les ombres, elle pouvait dissimuler ses actes… 
   
    Au lever du jour, Ambre se réveilla avec des crampes d'estomac. Elle tenta de couper sa faim avec de l'eau dans laquelle elle avait fait bouillir quelques herbes, mais ses maux s'accentuèrent. Heureusement qu'elle devait être payée aujourd'hui… Avec un peu de chance, elle pourrait s'acheter une belle miche dorée chez le boulanger. Rien que l'idée la faisait saliver. 
   C'est avec cette idée qu'elle commença sa journée. Son panier de la veille sous le bras, elle fit le tour du village pour remettre à ses clients leur linge lavé. Monnaie sonnante et trébuchante qui tombait dans sa paume gercée par les heures de travail. Elle recueillait avec un soin presque religieux la moindre piécette qui lui permettrait de subsister un peu plus, ne serait-ce qu'un jour de plus… 
-   Tu appelles ça du linge propre ?! 
    Ambre poussa un cri quand le client en colère lui balança la braie à la figure. Elle trébucha et tomba sur les fesses. Dans sa chute, elle lâcha le panier qui contenait encore deux robes. Ces dernières tombèrent dans la boue et les excréments de chèvre. Le tissu s'en imbiba aussitôt. Affolée, Ambre s'empressa de les ramasser d'une main tremblante. Ses robes allaient encore lui demander des heures de travail ! Dire que ses clientes l'avaient exigé pour aujourd'hui ! Elle aurait aimé hurler après l'homme, mais si… il risquait de ne plus avoir recours à ses services et… 
-   Retourne laver ça, incapable ! beugla l'odieux personnage. Et ne compte pas avoir ta paie tant que cette braie ne sera pas éclatante ! 
     Les doigts d'Ambre creusèrent la terre. Elle ne pouvait empêcher ses épaules de trembler. Elle allait… Ses yeux écarquillés fixaient les robes qu'elle tenait serrées contre sa poitrine. 
     Relever la tête… sourire gentiment… Sois une bonne petite. 
-   Bien sûr, monsieur ! Je vais vous la laver tout de suite ! 

    Elle n'en pouvait plus… Ambre éternua. Pourvu qu'elle ne tombe pas malade… Le dos, le bras, les épaules… comme si ses os étaient rompus… Elle tordit la robe, les dents serrées. Les tâches ne partaient pas ! Paniquée, elle se mit à frotter son pain de savon plus vigoureusement contre le tissu. 
-   Pitié, pitié, murmurait-elle entre ses dents serrées. Ne me faites pas ça… Pitié… 
    Elle sentit les larmes venir, elles brouillèrent sa vision. Dans un sanglot, elle se mit à racler le vêtement avec plus d'ardeur que jamais. Ses gerçures lui faisaient tellement mal… Quand elle reprit le pain de savon, ses mains tremblaient. Elle s'apprêtait à se remettre au travail, quand le savon lui échappa.    
-   Non ! 
   Trop tard, il se faisait déjà emporter par le courant. Sans hésitation, Ambre bondit dans l'eau. le courant était fort dans ce coin-là et, plus d'une fois, elle faillit tomber. Après avoir bu la tasse deux fois, elle parvint enfin à récupérer son pain de savon qu'elle serra contre sa poitrine, ahanante. Elle avait tellement eu peur… 
   Elle voulut faire demi-tour, mais un son la figea. Un… rire… ? Qui pouvait être là à cette heure avancée de la nuit ? Et pourquoi… faisait-il si froid tout à coup ? Un silence d'outre-tombe planait sur le bois. Oiseaux, insectes, bruissement des feuilles dans le vent… Tout s'était tu, jusqu'au ruissellement de la rivière. Un nœud qu'elle ne saurait expliquer vint s'installer dans ses entrailles. Son souffle formait un minuscule nuage dans l'air. 
Une main se referma sur son épaule. Ambre faillit pousser un cri, mais des doigts vinrent forcèrent le passage de sa bouche. Elle avait un goût de sang sur la langue… Ses yeux glissèrent sur les doigts posés sur elle. Des mains gercées par le froid, fendu par les heures interminables de travail… Ses pupilles se dilatèrent. Non, pitié, non… Les doigts s'enfoncèrent un peu plus dans sa gorge, Ambre crut qu'elle allait vomir. Elle aurait voulu se débattre, mais une peur animale paralysait ses membres.
Ô lavandières maudites… 
On la fit basculer en arrière. L'eau l'aspira. La dernière vision qu'elle eut  fut des jambes ruisselantes d’un sang noir mêlé à du pus qui suintait de plaies profondes à force de rester agenouillée… Agenouillée en signe de soumission absolue ou de résignation ? Se résigner à ce sort…
Je ne… Je ne veux pas !
Des visages marqués par mille tourments éternels… 
Ô lavandières de nuit, mères infanticides. 
Ambre sentit l'eau s'infiltrer dans sa gorge, parcourir l'intérieur de son corps, gonfler ses poumons. Elle ressentait chacune de ces sensations avec acuité. Ah, songea-t-elle, alors c'est ça qu'a vécu Will… quand je l'ai noyé… 
  Ses organes internes ne résistèrent pas à la pression et furent réduits en bouillie. Dans un ultime cri de douleur, elle se cambra, mais aucun son ne sortit de sa bouche béante. 

Au lever du jour, une battue fut organisée par le village, mais on ne retrouva nulle trace d'Ambre. Au bord de la rivière, le racloir, la planche, le savon, les vêtements… tout avait disparu. Mais on raconte depuis qu'une voix se fait entendre les nuits sombres, celle d'une femme. D'autres chuchotements parfois étaient perceptibles, mais ces paroles-ci étaient plus fortes que les autres, plus déchirantes en étaient les plaintes. 
Celle d'une mère qui pleurait l'éloignement de proches qu'elle n'avait pu rejoindre dans la mort. 

Marine Lafontaine

PS : Alors, qu'en avez-vous pensé ? Improvisation sur la légende des fameuses lavandières de nuit.   

dimanche 27 octobre 2013

NOUVEAUTÉS

Bien le bonjour tout le monde sous cette pluie automnale.

Eros et Thanatos, comme certains ont dû le voir, a été remis en ligne. Vous pouvez aller le lire sur le blog (lien), mais aussi sur un nouveau site sur lequel je me suis inscrite récemment !

Le site s'appelle Fanfiction Fr, peut-être le connaissez-vous. Je ferai un article plus détaillé plus tard sur les fanfictions. pour l'instant, j'aimerai expliquer mon choix.
Fanfiction Fr est un très bon site où vous trouverait une foule d'histoires. De plus, leur présentation est claire et simple, ce qui facilite grandement la lecture.

Eros et Thanatos est donc également disponible là-bas, je vous conseille vivement d'aller y faire un tour pour découvrir ou relire mon roman. N'hésitez pas à partager cette information autour de vous ou tout simplement à commenter, c'est toujours super motivant d'en lire quelques uns !

Voici le lien pour Fanfiction Fr --> Ici

Merci à tous pour votre attention ! N'oubliez de commenter et partager !

Marine Lafontaine

jeudi 24 octobre 2013

MINI ARTICLE

Bonsoir, un petit article sur un blog de poésie que j'ai découvert il y a à peine quelques minutes ! 

Il est tenu par Sïana, une jeune femme de dix-huit ans qui, après avoir passé des années à noircir des cahiers, a décidé de pratiquer son art en pleine lumières. Sur son blog, elle publie des poèmes époustouflants, chargés de magie. Je ne vous en dis pas plus, allez donc lui rendre une petite visite, ça vaut vraiment le détour ! 


Marine Lafontaine

mardi 22 octobre 2013

IMPROVISATION

   On m'a mise au d'écrire un texte sur le vif en totale improvisation sur n'importe quel sujet qui me viendrait à l'esprit. Je ne sais pas vraiment si le résultat est satisfaisant, mais j'ai voulu partager ça avec vous ! 
   N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez ! 


   J'aurais aimé avoir les mots pour te dire à quel point tu étais belle. J'aurais aimé aimé pouvoir te faire comprendre que ce monde n'était pas vide, que ton existence n'était nullement contingente. 
   Tout est un, un est tout. 
   Nous sommes tous un rouage de cette immense mécanisme de l'Etre humain. Etres à la fonction nourricière et reproductrice, l'orgiaque débauche nous caractérise. Débauche de sexe, d'alcool et de rêves piétinés. Pourtant, la lumière parcourt son cycle, elle revient toujours nous éclairer et nous extirper de la nuit confuse. 
   J'adorais les levés de soleil qui teintaient ton visage de mille couleurs. C'était l'éveil des sens. Ta bouche pleine, tes joues pâles, tes yeux aguicheurs et la langue qui luisait quand, dans une attitude enfantine, tu tirais ce muscle rose vers le Créateur. Tu l'insultais avec des noms d'oiseaux de ton invention ; comme ce défi transparaissait. Le défi de te détacher de lui pour saisir à bras le corps ta vie. C'était doux et chaud. Tes étreintes me brûlaient. 
   Jamais une vie ne m'avait parue aussi belle. Jamais un tas de viande n'avait eu autant d'attrait. Carcasse animée, tu t'efforçais par des agitations à remplir ton âme de secrets rêveurs et d'actes constructeurs. Dans des spasmes orgasmiques, tu dévoilais tes beautés à ce monde encore jeune. Avec une jouissance étouffante, tu m'apprenais le langage des optimistes, des amoureux et des vivants. 
   Et moi, élève précoce, je me déployais, je me nourrissais de ta sève. Mais, en me développant, mes branches ont jeté sur toi des ombres glauques et misérables où rampaient des cauchemars. Tu es tombée du statu de philosophe à celui du vulgaire qui ne comprend pas son Univers. Triste chute qu'a été la tienne ; Fane, décline tel le soleil d'Hegel. 
   Tu étais belle, mais tu as perdu l'attraction que tu exerçais sur nous autres hommes communs…

   Débauche de sens. 
   Orgie nuptiale. 
   Ô douce amertume de ma solitude, puisses-tu un jour t'estomper. Pour qu'enfin un jour renaisse toute la magie et la beauté. 

    Voilà, conclusion ! Bon, c'est de l'improvisation, ne soyez pas trop sévères, s'il vous plaît ! 
    Pour ceux qui se demandent de quoi je parle avec le soleil d'Hegel, le petit truc à savoir c'est que Hegel, un philosophie, a autrefois comparé la philosophie au cycle solaire qui vient éclairer le monde, arrive à son zénith (apogée) puis décline jusqu'à disparaître. Puis tout recommence… Je sens que je vous ai plus embrouillé qu'autre chose, non ? 
    Enfin, bref, c'était notre moment Baudelairien ! j'espère que vous avez aimé ! A très vite, tout le monde ! 

  PS : remise en ligne d'Eros et Thanatos très prochainement !!

Marine Lafontaine

mardi 15 octobre 2013

CHASSÉ-CRØISÉ

   Bien le bonsoir ! Article spécial qui va porter sur une sorte de heu… mise au point ? Je n'aime pas trop ce terme, ça ressemble à une sentence. Mais je vous rassure tout de suite, ce n'est nullement le cas ! Heu… Bon, et si on démarrait ?

   Tout d'abord, je voulais vous parler de Eros et Thanatos qui sera sûrement remis en ligne tantôt. Les résultats du concours tremplin Balck Moon sont normalement pour bientôt. Si je ne figure pas parmi les cinq finalistes, je remettrai en ligne le roman avec, en plus, une scène ajoutée ! 

  Je pense démarrer une nouvelle fiction d'ici peu avec comme pivot Kei, le personnage principal de mon livre Libre arbitre. Par contre, je ne sais pas encore bien ce que je vais faire de lui… Auriez-vous des idées, des envies à me soumettre ? N'hésitez pas à me les envoyer par mail ou les ajouter par commentaire ! Toute idée est la bienvenue !


  Enfin, j'aimerai vous parler d'un petit livre qui me tient à cœur. Chassé-croisé en est le titre, il détient au compteur 103 pages, ce qui est peu, je le concède, mais toutes ont été rédigées dans le courant de septembre (du premier au trente, pour être précise). Une aventure d'écriture haletante.

  Sur quoi porte cette histoire ? Sur plusieurs sortes d'aventures de dix points de vue différents. On a Amedeo, un détective qui a recueilli il y a deux ans Darkie, un gamin dont il ne connaît pas le visage, Aylce, une dullahan à la recherche de son corps, Célie, un infirmier au cœur d'artichaut, Brahim, un cancéreux au caractère exécrable, Kate, une jeune fille à la santé fragile, Tina, une vieille femme de quatre-vingt ans, Jacobs, un adolescent télékinésiste qui rêve de devenir pâtissier, Nelson, un garçon qui aime jouer au basket et Olivier, un épicier.
   Autour d'eux gravitent d'autres personnages, mais ils ne parlent pas à proprement parler (sauf Giani, un SDF à qui les personnages viennent confier leurs problèmes). En effet, chaque personnage à sa voix à donner dans des chapitres à la première personne du singulier. Voici le début du livre :
 
Mai 2013, par un beau matin, ensoleillé, un ciel dépourvu de tout nuage. 7h, l’heure de l’éveil, l’heure du déclenchement de l’histoire. Chut… Les personnages vont commencer.



Amedeo abattit son poing sans délicatesse aucune sur son réveil. Il maugréa un moment, enfoui sous ses couvertures bien chaudes. Cette fichue sonnerie avait le don de tirer du sommeil en sursaut ! Repoussant les couvertures, le jeune homme bâilla et s’étira longuement avant de se diriger d’un pas de somnambule hors de sa chambre.

-                Darkie, c’est l’heure, grommela-t-il en frappant à la porte de l’enfant, située en face de la sienne.



Célie se glissa doucement hors des bras de Bonie pour ne pas la réveiller. Non par gentillesse, mais subir son babillage incessant dès le réveil, non merci ! Il piocha quelques vêtements dans son armoire puis jeta un coup d’œil à son horloge mural. Un juron fleurit lui échappa en constatant son retard et il se hâta vers la salle de bain.



Kate poussa un soupir de bien-être quand elle sentit l’eau chaude de la douche couler sur son corps et chasser de son esprit les dernières brumes de sommeil. Sommeil dû encore une fois à ses somnifères. La jeune femme chassa de sa tête ses problèmes de santé pour se concentrer sur ce moment vivifiant. A tâtons, elle chercha son gel douche. Elle s’en saisit, l’ouvrit et le porta à son nez pour se laisser envahir par la douce odeur de vanille.



-                Nelson, tu vas finir par être en retard en cours ! pesta Olivier.

Un grognement lui répondit. Peu convaincu, le père de famille, bien décidé à déloger sa larve de fils, l’attrapa par un pied qui dépassait du lit et tenta de le tirer. Mais l’adolescent parvint à se dégager et à regagner le couvert protecteur de la couette. Olivier poussa un soupir, les mains sur les hanches.



-                Monsieur Auteuil, je vous apporte votre petit-déjeuner.

Brahim grogna dans son sommeil. Il aurait souhaité tourner le dos à l’intruse, mais cette dernière était déjà en train de relever le lit pour qu’il puisse s’asseoir et manger convenablement. L’infirmière déposa son plateau sur ses genoux.



Jacobs mordait à pleine dent dans sa tartine de Nutella sans faire attention aux informations que diffusait la radio, entièrement plongé dans la leçon de sciences physique qu’il tentait en vain de retenir. Oui, bon, sa mère n’avait pas arrêté de lui dire la veille d’apprendre sa leçon, mais il avait d’autres choses à faire. Terminer son dernier jeu vidéo par exemple.



Tina chantonnait gaiement devant sa glace, tout en faisant glisser délicatement sa brosse dans ses cheveux blancs tout bouclés et tout vaporeux, dû au shampoing de la veille. Elle sourit à son reflet avec conviction.  

-                Ma petite vieille, tu as toujours aussi bonne mine !



Gianni était assis sur son banc. Il l’était toujours, d’ailleurs, qu’importe le temps, l’heure ou le jour, il se trouvait là, dans ce parc boisé, à cet emplacement précis. Il jeta un regard embarrassé à Aylce qui pleurait depuis des heures à ses côtés.

-                Faut me comprendre, je n’en peux plus ! hoquetait-elle. Des semaines entières se sont écoulés depuis que je l’ai perdu !

Bon bah, puisqu’il n’avait pas le choix… 

Gianni se leva.

Puis Amedeo prend la parole et l'histoire démarre. Chaque personnage intervient à tour de rôle pour construire le roman et lui donner vie. Il y a aussi quatre lettres qui s'introduisent dans le récit. L'une d'entre elles, la dernière, vient d'ailleurs illustrer le titre.
Je ne peux pas vraiment résumer ce récit sans vous en dévoiler une partie, donc, pour conclure, je vous livre un dernier extrait qui, je l'espère, éveillera votre intérêt ! 
 
Amedeo Kea

-                Bonjours, vous pourriez m’aider à retrouver mon corps, s’vous plaît ?
Je pensais pouvoir dire, sans me vanter, que j’avais déjà vu et vécu beaucoup de choses malgré mon âge. Entre ma mère qui m’avait abandonné à la naissance, les dettes monstrueuses de mon père, mon passage dans un centre de correction, mon adoption aux alentours de seize balais et autres joyeusetés sur lesquelles je passerai, oui, à vingt-quatre ans, peu de personnes pouvaient affirmer avoir fait tout ça.
Mon nom, Amedeo Kea, le prénom que m’a donné mon père, le nom de famille de mes parents d’adoption. Et, sur le pas de ma porte, Gianni Prochenzo, le SDF du coin, celui qui fréquente le parc Van Gogh. A son air, je devinais qu’il n’avait pas quitté son banc pour une raison quelconque. Il me tendait un sac d’où était sortie cette phrase curieuse et dérangeante. J’hésitais à m’en saisir, mais Gianni ne me laissa pas le choix et le fourra dans mes bras. Je poussais un soupir et lui fit signe d’attendre un instant. 
-                Darkie, dépêche-toi, tu vas louper ton bus, grognai-je en entrant dans la cuisine.
L’enfant, attablé devant son bol de céréales, ne me répondit pas, comme à son accoutumée. Il se contentait de mâcher mollement sa nourriture lyophilisée que j’ai en horreur tout en regardant des dessins animés débiles à la télé. Je retournai sur le pas de la porte avec un tupperware en main.
-                Here, take it. It should be enough for you this afternoon.
Il me remercia d’un signe de tête et d’un sourire ; l’est pas bien bavard, lui non plus. Je le vis s’éloigner de son drôle de pas feutré et refermai la porte. Darkie m’avait déjà chipé le sac et s’employait à le fouiller.
-                Ame’, m’appela-t-il.
Je m’accroupis près de lui, curieux de voir ce que nous avait apporté le vieux Gianni. Si je puis dire… ça ne m’a pas déçu.
-                Ah bah enfin ! Non, mais vous aviez l’intention de me faire poirauter encore longtemps là-dedans ! Mine de rien, il y fait chaud !
OK… Heu… Darkie tenait en main une tête. Oui, une tête, vous avez bien lu. Je ne saisissais pas bien la blague, là… Le visage était celui d’une jeune femme, approchant de la vingtaine, je dirai, encadrés par des cheveux blonds cendrés ondulés. Ses yeux verts dardaient sur moi un regard courroucé.
-                Jeu ? suggéra Darkie avec le si peu de mots qui le caractérisaient.
Agacé, je me tournai vers lui. Ce gamin, je l’avais trouvé, il y a quoi ? Deux ans ? Malade, à la rue. Depuis, il vit ici. Je n’ai jamais réussi à lui arracher la moindre info à son sujet, j’ignore à même son prénom ou son visage puisqu’il porte en permanence (même pour dormir ou se laver, j’ai vérifié) un masque de Dark Vador. 
-                Sûrement, acquiesçai-je. Remets ça dans le sac et va chercher tes clics et tes clacs. A cette heure-là, le bus est déjà passé, je t’emmène.
Mais Darkie ne m’obéit pas, détaillant la tête. Il la posa sur le sol comme pour mieux l’étudier. L’intéressée ne semblait d’ailleurs pas bien heureuse d’être l’objet de cette observation. 
-                Non, mais oh ! s’emporta-t-elle. Vous voulez me disséquer aussi ! Bon sang, je me demande bien pourquoi ce clochard m’a amené là si vous n’êtes pas fichus de me venir en aide !
C’est trop perfectionné pour être un jouet, ça. Darkie, nullement surpris par la colère de la tête, l’avait reprise. Il la logea dans le creux de ses bras et leva son visage sur moi.
-                Besoin d’aide, me lança-t-il.
Tout être humain rationnel aurait déjà balancé cette chose par la fenêtre en espérant ne plus jamais croiser son chemin. Sauf que Darkie et moi, on se ressemblait assez à ce niveau-là : on n’avait pas toujours des réactions dites normales. C’est pourquoi, cette tête, on ne l’avait pas jetée, on n’avait pas hurlé, on ne s’était pas planqué sous une table et on n’avait pas appelé d’exorcistes. Au lieu de cela, je consultais l’heure dans une grimace. 
-                Ton prof va gueuler, Darkie.
Le gamin hocha la tête et partit chercher son sac dans sa chambre. Je me retrouvais alors seul avec la fameuse tête qui semblait bouder. Elle roula soudainement vers moi.
-                Je vous en prie, aidez-moi ! me supplia-t-elle avec des yeux baignant de larmes. J’ai perdu mon corps suite à un accident, je ne sais pas du tout où il peut être !
-                Ton corps ? répétai-je.
Oui, je parle avec une tête, rien de plus normal. Bah, j’ai déjà vu plein de films d’horreur que plus rien ne m’étonne, que voulez-vous.
-                Oui, mon corps ! insista vivement la tête, visiblement ravie que je lui prête enfin un peu d’attention. Je l’ai perdu !
-                Comment t’as fais ton compte ?
Là, je vis la tête froncer les sourcils.
-                Mais… vous n’avez pas peur de moi ? demanda-t-elle, apparemment froissée par ce constat.
-                J’en ai vu d’autres, éludai-je.
-                Alors ça, c’est trop fort ! s’énerva-t-elle pour de bon. Je quitte l’Irlande parce que je ne fais plus peur à personne, mais en France, c’est la même rengaine ! Vous ne croyez plus aux fantômes, aux morts-vivants, aux esprits et vous nous tournez en ridicule dans des films pathétiques ! Ah, vive le 21ème siècle, bravo ! Si j’avais mon corps, je vous applaudirais, tiens !
Darkie revint sur ces entres faits avec son sac de cours. Je me redressai et saisis la tête pour la déposer sur la table basse du salon.
-                Je conduis le gamin à l’école et je reviens.
-                Hé, vous n’allez pas me laisser là ! s’indigna la tête. Non, mais, revenez !
Je refermai la porte sans prendre en compte ses insultes. Darkie me tira par la manche pour que je me presse et nous descendîmes jusqu’au parking dans un silence habituel. Nous nous installâmes dans la voiture et je mis en marche le moteur.
-                Dullahan.
Je m’arrêtais dans ma manœuvre pour fixer Darkie qui venait de prononcer ce mot. D’après ma mémoire, un dullahan était une sorte de cavalier qui tenait sa tête sous son bras et qui répandait la terreur autrefois en Irlande. Ils apportaient la mort et pouvaient posséder un fouet créé à partir d’une colonne vertébrale humaine.
-                Tu parles de notre invitée surprise, déduis-je.
Il acquiesça. Je soupirai et jetai un coup d’œil à ma montre. Bon, de toute manière, les cours avaient commencé.
-                On remonte. 

Je m'arrête ici. Je pensais éventuellement le mettre en ligne aussi. Qu'est-ce que vous en pensez ? Tout dépend de vous. Faites-moi vite savoir vos avis ! 

Marine Lafontaine
   

dimanche 13 octobre 2013

VOCALOID

   Chose promise, chose due ! Voici un article sur le célèbre Vocaloid. Merci à Sylvie M. pour son mail, j'ai dorénavant la tête farcie de nouvelles chansons japonaises !


   Alors, commençons par le commencement, à savoir, qu'est Vocaloid ?Alors, il s'agit d'un logiciel de synthèse vocale créé en 2004 par Yamaha Corporation. Pour l'utiliser, il suffit de rentrer les paroles (japonaises ou anglaises) et le logiciel les synthétisera en chants. 
   Les premières voix réalisées Zéro G-Limited, appelées Lola et Léon, étaient anglaises. Mais ils ne connurent pas de succès en Amérique, pourtant le pays visé, contrairement au Japon où ils devinrent rapidement célèbres. Ils furent suivis de Miriam, créée à partir de la voix de la chanteuse Miriam Stockley. Je passerai outre la suite de l'histoire, sinon, je n'en ai pas fini. Venons-en aux voix en elles-même !
   Ce qu'il faut savoir, c'est que plusieurs voix sont disponibles et que chaque voix correspond à un chanteur virtuel. Mais Léon, Lola et Miriam n'avaient pas d'apparence fictive. Il fallut attendre l'arrivée de Meiko (de la chanteuse Hago Meiko) pour que le premier personnage de Vocaloid voit le jour. Puis fut créé Kaito, le premier garçon. Ils constituèrent à cinq la première génération de Vocaloid. 

   Le 31 août 2007 fut le jour de la naissance de la célébrissime Hastune Miku (à votre gauche), voix féminine japonaise, tirée de la voix de Saki Fujita. C'est là que Vocaloid connaîtra un véritable essor avec près de 40 000 copies du logiciel vendues en un an, je crois. Presque considérée comme une chanteuse à part entière, énormément de chansons seront écrites pour Miku. Suite à ce succès, de nombreux nouveaux chanteurs virent le jour, formant ainsi la deuxième et la troisième génération, en plus de nombreux dérivés.

   Voilà, c'était un mini historique de Vocaloid. Vous pouvez trouver de nombreux CD et de produits dérivés des petits chanteurs et même assister à des concerts. Pour plus de détails, vous pouvez vous rendre sur ce site qui vous donnera une foule de renseignements : ici
   Bien sûr, l'article ne va pas s'arrêter là et je vais vous emmener faire un petit tour d'horizon avec moi. 

   Comme je ne m'intéresse à Vocaloid que depuis peu, je n'y connais pas grand chose. Pour ne pas partir dans n'importe quelle direction, j'ai choisi de me focaliser sur un chanteur de Vocaloid en particulier. Il s'agit de Kagamine Len, la deuxième voix de la deuxième génération. Il est associé à Kagamine Rin, qui est considérée la plupart du temps comme sa sœur jumelle, ou tout simplement un double de lui-même (“Kagami” signifiant miroir en japonais et “ne” son). J'ai essentiellement écouté des chansons de Len et je peux en déduire une chose : toutes racontent une histoire qui est soi triste, soi triste et morbide.
   Je commence d'ailleurs avec l'une des mes préférées : The Servant of Evil.


   Cette chanson fait figure de chapitres dans une vaste histoire appelée “Theatre of Evil” qui nous raconte la naissance de Len et Rin en tant que chanteurs de Vocaloid. Cette histoire a été énormément reprise, si bien que vous allez retrouver beaucoup de versions différentes. Pour tout dire, j'ai même eu l'occasion de l'écouter en français et en russe !
   Après, il existe une très belle histoire qu'est celle de “New Milenium”, mais dont je n'ai pas du tout aimé la chanson… Ensuite, que pourrai-je vous faire écouter… ? Ah, je sais ! “Night Walker” ! 


   Conclusion : les filles, n'enterrez pas votre copain vivant, on ne sait jamais, il pourrait peut-être revenir ! Quand je vous dis qu'on trouvait des histoires tristes et morbides… Celle qui m'a le plus dérangée reste “Dark woods circus” sur des monstres de foire. D'après ce que j'ai compris, il s'agirait de visiteurs capturés et modifiés, un truc de ce genre… La musique donne des frissons et le clip qui accompagne met vraiment mal à l'aise !
   Allez, une troisième. Nous avons vu un Len dévoué envers sa sœur au point de se sacrifier pour elle. Mais et s'il l'aimait trop, qu'est-ce que cela donnerait ? La réponse en musique. 


  
   Hé beh, beh… Il existe encore énormément de chansons, j'ai l'impression que c'est impossible d'en faire le tour ! Je vous conseille “Dream eater” qui porte sur le légendaire Baku, un dévoreur de rêves, comme le titre l'indique. Mon article est très incomplet car je me suis intéressée qu'à un seul chanteur de Vocaloid, mais je suis loin d'avoir écoutée toutes les chansons qui ont été créées à partir de lui seul. Je vous conseille de vous rendre sur Youtube si vous voulez en voir d'autres, comme “Trick and Treat”, ou la série réalisée sur les 7 péchés capitaux, ou encore “Paper plane”. En attendant, on va se quitter sur une belle histoire d'amour. Voici “Vœux Noirs”. Je vous souhaite une très belle soirée ! 


   Ce sera tout pour l'article commande ! Merci encore à Sylvie de m'avoir ouvert les portes de Vocaloid (au grand malheur de mes parents qui n'apprécient guère la musique japonaise).  A très bientôt pour un nouvel article, n'hésitez pas à commenter ou à vous abonner au blog par mail pour être prévenus dès qu'un écrit est mis en ligne. Vous pouvez aussi me suivre sur Google + et sur Facebook et me recommander un sujet par mail : marine.lafontaine@sfr.fr   

Marine Lafontaine


mardi 8 octobre 2013

ARTICLE SHAMPOING

   Aujourd'hui, article shampoing sur un manga commandé et un petit passage sur le tome neuf de l'Epouvanteur, dont je vous ai déjà parlé.

   Je commence tout de suite avec ce tome-ci. Habituellement, je présente une série sans revenir sur chaque tome (sinon, ça me donnerait des articles à rallonge). Mais je voulais quand même dire un mot sur le tome neuf qui est un peu spécial par rapport aux autres puisque, pour la première fois, nous nous détachons de notre cher narrateur, à savoir Tom Ward, pour partir sur les routes en compagnie de Grimmalkin, la sorcière aux ciseaux. 

  
Ce changement de narrateur est surprenant, mais aussi bienvenue. A la fin du tome précédent, Tom, le vieux Gregory et Grimmalkin ont accompli quelque chose… heu… (comment vous dire sans rien révéler…) d'important, mais ont dû se séparer. La sorcière est partie de son côté avec quelque chose sous le bras qui va amener la plupart des sorcières du comté à partir à sa poursuite dans le but de la tuer. 
   Ainsi, nous suivons entièrement l'aventure de Grimmalkin et nous pouvons ainsi profiter de son point de vue de tueuse aguerrie. Cela donne à la série un autre ton que celui un peu naïf de l'apprenti épouvanteur qu'est notre petit Tom (pas si petit que ça). 
   
   Un très bon tome qui offre une riche aventure à son lecteur, comme à chaque volume. A dévorer, autant que les autres. Au passage, j'en profite pour signaler qu'un film adapté de la série est en train d'être tourné ! Super… c'est ce que je me disais avant de voir la bande annonce. Pour ceux qui veulent aller constater le massacre, c'est “Le Septième fils”, moi, je vais me planquer sous ma couette avec mes livres…

   L'article porte ensuite sur un manga commandé par Antoine W, merci à toi pour m'avoir fait découvrir cette histoire incroyable. Mais, entre Higurashi et celui-ci, j'ai franchement l'impression que vous prenez un malin plaisir à m'envoyer des mangas aux ambiances malsaines !

  
   Le manga choisi est Psycho-pass et, je vous le dis d'entrer de jeu, il est excellent. 

  Tout d'abord, il réunit une équipe dont les membres ont déjà fait leur preuve, notamment le studio de Production I.G à qui on doit notamment le magnifique Guilty Crown. On retrouve aussi Akira Amano, en charge du Character Design Original, qui n'est autre que le mangaka de Reborn. Et ce n'est pas tout ! Parmi les scénaristes, il y a Gen Urobuchi qui avait participé à le superbe Fate/Zéro ! Bref, dès le départ, cet animé promet d'être intéressant. Et il l'est. 

 
L'histoire se déroule dans un Japon futuriste où une technologie avancée nommée Sybil règne sur le pays. Elle est capable de lire dans l'esprit de sa population et ainsi établir un psycho-pass. Ce psycho-pass est en quelque sorte une évaluation du taux de violence (ou coefficient de criminalité) chez une personne. Plus il est sombre, plus la personne est violente ou susceptible de l'être. Elle peut alors suivre une thérapie pour éclaircir son psycho-pass avant de devenir un criminel latent.
   Et quand c'est le cas, alors interviennent les agents du DIC. Armés des yeux de Sybil appelés les Dominators, ils sont aidés dans leur tâche par les Exécuteurs, des criminels latents qui en chassent d'autres. 
   On suit essentiellement l'histoire d'un agent, Tsunemori Akane, et d'une exécuteur, Kogami Shinya. Akane est un agent fraîchement diplômé qui, lors de son premier jour, se heurte de plein fouet à la cruauté et à la violence de son travail. 

   L'histoire est cruelle, en effet. La population est complètement enfermée, restreinte, conditionnée par Sybil, si bien que certains, à force de faire taire leurs pulsions finissent par arriver à saturation. La galerie de personnages est une incroyable fresque de couleurs crues, notamment Shogo Makishima qui est le grand psychopathe de cette histoire. Manga très, très intéressant pour toute la psychologie et la réflexion qui en découle, mais je le déconseille à tous ceux qui n'aiment pas la violence, car, en plus d'être violente physiquement, moralement, elle est aussi très présente. 

  Voilà, ce sera tout pour cet article-ci. J'en profite pour ajouter que je travaille actuellement sur la commande de Sylvie M. qui traite de Vocaloid. C'est un gros morceau et comme je ne m'y connais absolument pas, il faut que je me renseigne, mais je vous promets un bel article ! 
  En attendant passez une excellente soirée ! A très bientôt pour un nouvel article, n'hésitez pas à commenter ou à vous abonner au blog par mail pour être prévenus dès qu'un écrit est mis en ligne. Vous pouvez aussi me suivre sur Google + et sur Facebook et me recommander un sujet par mail : marine.lafontaine@sfr.fr

Marine Lafontaine