Je lis...

LES ZARNAK

   Bien le bonjour, tout le monde ! 

   Ah… Ça y est ! Cela fait deux semaines que je suis en stage aux éditions ABC Melody. Je vais attendre que le premier mois soit écoulé pour vous en parler. Mais, en attendant, j'ai tout de même des choses à vous partager. Notamment une lecture ! 


   Le catalogue d'ABC Melody comporte de nombreux titres. L'un d'entre eux, Les Zarnak, a attiré mon attention. Il s'agit d'une série de livres (deux tomes publiés, le troisième à paraître), écrite par Julian Clary et illustrée par David Roberts.

   Comment vous parler de cette histoire qui part d'un postulat assez, heu… inattendu !

   Et si des hyènes se prenaient pour des humains ?


   Car c'est le cas ici. Fred et Amélia Zarnak sont un couple de hyènes qui ont usurpé l'identité d'Anglais pour ainsi mener une vie d'êtres humains. Nos deux héros vont donc découvrir avec un regard innocent notre société et ses absurdités. Et comme si cela n'était pas assez compliqué comme cela, ils vont devoir aussi élever leurs jumeaux, Zach et Zoey, ce qui n'est pas chose aisée quand ton instinct animal revient à la charge et que tu as constamment envie… de rire !

   Les personnages brossés par Clary et mis en dessin par Roberts sont très attachants. Les Zarnak forment une famille unie et amusante qui profite de la vie comme elle vient. Dans la droite lignée des récits de Roald Dahl, les caractères sont exagérés sans pour autant être caricaturaux.

   Même si le but premier est de faire rire (grâce à Fred, notamment, qui ponctue la quasi totalité de ses phrases de blagues Carambar au sens littéral du terme), ce livre est aussi une belle leçon sur la tolérance et l'acceptation. Les Zarnak ont beau avoir beaucoup de poils et de grandes oreilles, ils ont une âme totalement humaine. Au cours de leurs aventures, ils font preuve d'une grande empathie et d'une ouverture d'esprit incroyable (cet aspect sera même renforcé au cours du tome 2).

   Et il faut tout de même que je vous parle des illustrations en noir et blanc qui sont sensationnelles ! Touchantes, absurdes, fourmillantes de détails ! On pourrait passer de longues minutes sur une page rien que pour les observer. Elles se marient superbement avec le texte grâce à leur aspect décalé et réaliste.


   De plus, plusieurs pages des deux romans sont entièrement noires. Je ne vous dis pas quand pour que vous puissiez le découvrir, mais ce sont des moments particuliers où la tension est palpable. Ce choix de couleur encadre à chaque fois le climax du scénario et c'est très appréciable.

   J'ai eu un petit coup de cœur aussi pour le début du tome 2 qui m'a vraiment, vraiment fait penser au commencement du Petit Prince. Je ne vous en dis pas plus.


   Voilà. Des personnages hauts en couleur, des histoires intéressantes et bien menées, de l'humour, de la réflexion, des illustrations drôles et intelligentes… Que demander de plus à un livre destiné aux enfants ?

ARTICLE SHAMPOING

   Bien le bonjour, tout le monde !

   Aujourd'hui, nous nous aventurons dans l'univers étrange et palpitant d'un grand auteur autrichien : Arthur Schnitzler.


   La nouvelle que je souhaite vous présenter a été écrite entre 1925 et 1926 et porte le titre de Nouvelle Rêvée (ou Traumnovelle en allemand). C'est cette histoire, notamment, qui a inspiré Eyes Wide Shut de Kubrick. Mais c'est aussi le récit qui a donné naissance à Nouvelle de Rêve, le roman graphique dont je vais vous parler par la suite. 

   Alors, que raconte la Nouvelle Rêvée ? Dans une Vienne de fin 19e, un couple, Fridolin et Albertine, semble parfaitement en harmonie. Il est médecin, elle est femme au foyer, ils ont une fille et une maison tranquille. Un soir, ils évoquent leurs souvenirs et s'avouent des tentations qu'ils ont ressenti par le passé. Aux yeux de Fridolin, il est normal pour un homme d'avoir ce genre de sentiment, mais il n'arrive pas accepter que ce soit aussi le cas de sa femme. Après une visite auprès l'un de ses patients, il refuse de rentrer chez lui car il ne veut pas voir Albertine. Commence alors une errance dans les rues de Vienne qui va le mener dans des lieux très étranges… 


   J'aurais pu faire un résumé plus court, mais je souhaitais l'étoffer afin de vous donner les fils principaux de cette trame somme toute assez simple. Mais c'était sans compter sur la finesse d'écriture de Schnitzler qui va nous emmener dans les tréfonds des rêves et des fantasmes de nos deux héros. Mise en avant de travers de la société, peur de l'autre, jalousie et crainte de soi-même sont au coeur de cette oeuvre qui, en peu de pages, arrive à vous emmener très loin. 

   J'ai commencé la nouvelle dubitative car je n'avais pas spécialement aimé Vienne au Crépuscule, un roman du même auteur. Pourtant, je ne peux que vous conseiller cette nouvelle très riche en écriture et en évènements. Et peut-être que vous arriverez à déterminer si les péripéties vécues par Fridolin ne se déroulent que dans son esprit, ou s'ils ont réellement eu lieu car c'est une des énigmes que propose ce petit ouvrage. Le débat reste ouvert ! 

   J'en viens maintenant à Nouvelle de Rêve, le roman graphique écrite et dessinée par Jakob Hinrichs. Il est toujours intéressant de voir ce qu'un auteur peut créer en adaptant une histoire issu d'un autre genre que le sien. Mais pour ce cas-ci, l'adaptation tient plus de la réinterprétation. 


   La jalousie est évacuée au profit d'un récit fantasmagorique où tous sortes de fantasmes sexuels sont mis en place. Là où l'écriture de Schnitzler est toute en pudeur et en chuchotis secrets, Hinrichs va jeter une lumière très crue sur la psyché de Fridolin dont les fantasmes prennent soudainement corps pour envahir les pages : déshumanisation des personnages, sexes à foison, remaniement de la trame scénaristique, couleurs qui explosent, effacement des numéros de pages… Tout est fait pour perdre le lecteur dans un labyrinthe bâti pour mettre en scène les délires du protagoniste. 

   La lecture surprend, surtout quand on vient de lire la nouvelle. Même si l'histoire d'Hinrichs suit assez fidèlement la trame mise en place par Schnitzler, on a vraiment affaire à deux récits différents, notamment à cause des fins qui sont radicalement opposées. En tout cas, c'est très intéressant de voir comment une histoire, près d'un siècle plus tard, peut être transposée dans une sorte d'univers contemporain.


TWILIGHT PRINCESS

   Bien le bonjour, tout le monde !

   Aujourd'hui, nous nous penchons sur le cas d'une adaptation et pas n'importe laquelle ! L'adaptation en manga d'un des meilleurs jeux vidéos auxquels j'ai pu jouer dans ma vie : The legend of Zelda, Twilight Princess !


   Il y a plus d'un mois de cela maintenant, j'ai appris qu'il existait une adaptation papier de ce jeu merveilleux. Moi qui hésite toujours trois cent fois avant de me procurer un manga, là, je n'ai pas réfléchi très longtemps. Je veux dire… Twilight Princess, quoi ! Avec Midona, le meilleur personnage de la licence ! Aucune raison de résister. 

   Mais, sinon, c'est gentil de dire cela, mais de quoi parle le manga ? L'histoire tourne autour de Link, un jeune berger qui vit dans un petit village tranquille d'Hyrule. Il y a de cela quelques années, Link est arrivé dans ces lieux, portant sur ses épaules le poids d'un passé mystérieux. La vie suivait son cours dans la paix, mais ces temps sont désormais révolus. De monstrueuses créatures ont envahi le village et il semblerait que le monde tout entier court un grave danger…


   Ceci est à peu près le scénario de chaque jeu Zelda, cela n'a rien d'innovant. Cependant, le manga est très agréable à lire et on est très vite happé par l'histoire d'un Link torturé qui s'intéresse de près aux arts de la magie.  Je suis curieuse de voir comment tout ça va évoluer !

   Les dessins sont superbes. J'ai déjà lu plusieurs adaptations, mais je pense pas que l'une d'entre elles avait encore atteint cette qualité (le dessinateur est Akira Himekawa, à qui on doit énormément de mangas Zelda). Après, j'attends de voir comment l'histoire va être développée avant de me prononcer définitivement à ce sujet : comment seront abordés les donjons, quels changements va subir l'histoire, quelles seront les différentes péripéties, quels personnages seront laissés de côté… 


   Pour le moment, Midona n'a pas encore eu un très grand rôle, alors j'attends les autres tomes avec impatience pour la voir en action.  Cependant, ce que je trouve dommage, c'est que son passé soit révélé dès les premières pages. Je suis d'accord que le manga intéresse certainement d'abord ceux qui ont joué et donc qui savent déjà qui elle est, la raison de ses actions et tout cela, mais… Cela gâche une partie du mystère, je trouve. 


   Adapter un jeu en format papier est compliqué. Si on veut que l'histoire reste fluide, il y a tout un tas de choses à modifier et à laisser de côté, comme les quêtes annexes, les interactions avec les PNJ, les longues promenades à travers le monde entier d'Hyrule, la possibilité de visiter à sa guise la moindre maisonnette… Tout ce qui fait le sel du game play, en réalité ! Comment bien rendre tout cela tout en donnant l'impression que le lecteur suit une histoire tout ce qui a de plus banal ? Là est tout l'intérêt de ce genre de travaux !  

   Enfin, voilà, l'article sera assez court, mais, comme il ne s'agit que d'un tome et que je souhaite pas trop en dire pour ne rien révéler, je vais m'arrêter ici. Pour le moment, je suis satisfaite de mon choix d'achat, le premier tome tient ses promesses. Nous verrons bien comment il fera par la suite ! 

 
   PS : le mois prochain, c'est l'anniversaire du blog. Cela va faire 5 ans qu'il est en ligne. Et, pour fêter cela, je vous réserve de belles surprises. Soyez sûrs d'être au rendez-vous le 22 avril !
    


RESISTE !

   Bien le bonjour, tout le monde !

   Alors, aujourd'hui, on aborde un sujet qui n'a été que très peu exploré sur ce blog : celui du témoignage. J'avais déjà écrit, il y a des années de cela, un article sur l'ouvrage de Natasha Kampush, mais je pense que c'est tout. 

   De plus, cet article est un peu particulier, car je vais vous parler un peu de ma vie privée. En fait, non, je vais surtout vous parler de Jeanne Pelat


   Jeanne, c'est une amie que j'ai rencontrée à la fac. Une personne adorable, très joyeuse, très enthousiaste. Discuter avec elle est un réel plaisir car elle a un savoir sur une foule de choses que je connais mal, alors c'est toujours agréable de pouvoir échanger. 

   Cependant, Jeanne a une particularité : elle est en fauteuil électrique. Est-ce que cela change quelque chose à ce qu'elle est ? Bien sûr que non. Mais cela change le regard des autres. 
   Il y a quelques semaines, elle m'a avoué avoir écrit un livre intitulé Résiste ! Une vie dans un corps que je n'ai pas choisi. Dans cet ouvrage, elle nous livre son passé, ses pensées, tout, sans concession. Il faut faire preuve d'une certaine force pour ainsi se découvrir sur papier, et Jeanne l'a fait. 


   Mon amie est atteinte de myopathie. Cette maladie, à tendance dégénérative, a été identifiée très tôt (vers l'âge de six ou huit ans, si je me souviens bien). Ajouté à cela d'autres problèmes de santé (maladie de peau, diabète…), Jeanne a eu le droit à un début de vie difficile. Et difficile est un mot bien faible quand on découvre tout ce qu'elle a enduré et tout ce qu'elle continue de subir. 

   Si j'écris cet article aujourd'hui, cependant, ce n'est pas pour pleurer sur le sort de la petite Jeannou. D'ailleurs, son témoignage n'est pas un livre qui donne envie de se lamenter (même si certains chapitres ont été durs à lire). Jeanne est une battante qui a refusé la fatalité, qui a refusé la tristesse. Elle vit et elle vit fort. C'est simple, je la vois constamment en train de sourire ! 

   Une phrase, dans l'un des chapitres de conclusion, m'a sauté aux yeux : "Nous avons le devoir d'être heureux". Et je vous jure que quand on arrive à cette phrase, après tout ce qu'on a lu sur elle, on sait que ce ne sont pas des paroles en l'air. N'importe qui peut dire ces mots, mais ils n'auront jamais autant d'effet et de sens que dans la bouche de quelqu'un qui a été meurtri par la vie.

   Jeanne se livre dans son ouvrage, avec une écriture très simple qui n'invite pas à la pitié. Les handicapés sont des personnes absolument comme vous et moi, ce sont juste… des gens. Ce ne sont pas des sortes d'OVNI ou quoique ce soit. Il en existe des cons, des gentils, des fermés d'esprit, des tolérants, bref, comme n'importe où ailleurs. Et il serait temps que tout le monde prenne conscience qu'il y a quelqu'un derrière le fauteuil.


    Ce qui est fou, c'est que je pensais quand j'étais plus jeune que, plus on faisait d'études, plus on était ouverts d'esprit (à fortiori dans le domaine littéraire). Mais ce n'est pas le cas. Quand j'entends des élèves de ma promotion dire “Je préfère souffrir que d'être paraplégique, je suis une battante, moi", ça me donne juste envie de hurler.

   Alors, voilà, j'ai juste envie de vous inviter à lire cette petite autobiographie qui est tout en douceur et en émotion. Parce qu'on ne peut pas se mettre à la place de Jeanne, mais, à travers ces quelques pages, on parvient quand même à prendre un peu de recul par rapport à la maladie et à l'handicap. Donc, juste, lisez, pour lever, ne serait-ce qu'un peu, le voile de la bêtise et de l'ignorance. 

ETHAN FROME

   Bien le bonjour, tout le monde !

   Ces derniers temps, je vous ai beaucoup parlé de formes narratives un peu particulières. Mais, aujourd'hui, on revient au traditionnel avec un roman tout droit sorti du début du XXème siècle, j'ai nommé Ethan Frome

   Ethan Frome est un roman éponyme écrit en 1911 par Edith Wharton. Lors de sa première publication, il fut édité en France sous le titre Sous la neige, un titre qui colle parfaitement avec l'univers pesant et retranché que Madame Wharton s'est amusée à mettre en place.


   L'histoire débute avec un narrateur anonyme qui nous apprend qu'il a été envoyé à Starkfield, un petit village perdu au milieu de nulle part, afin de superviser une branche de l'entreprise qui l'emploie. Le narrateur est fasciné par un homme aussi imposant que silencieux qui répond du nom d'Ethan Frome. Un jour, alors qu'une tempête de neige les surprend tous les deux, Ethan propose au narrateur de rester pour la nuit chez lui. Et c'est là qu'on apprend le passé tragique de cet homme.

   Ce roman est… superbe. Une écriture fine, une histoire rondement menée, des personnages bien écrits… Que demander de plus ?

   Le récit du narrateur principal encadre l'histoire d'Ethan Frome. Le dernier chapitre m'a soufflé et je n'ai pas pu m'empêcher de me sentir désolée pour notre héros éponyme que la vie n'a vraiment pas gâtée. Il a perdu ses parents jeune et a hérité d'une ferme et d'une scierie qu'il doit faire fonctionner seul. Sa femme est une malade chronique qui ne lève pas le petit doigt pour lui venir en aide et son silence est très pesant.


   Car, oui, ce livre est truffé de silences longs et angoissants. Les personnages ne parlent pas, ou alors quasiment pas. La femme d'Ethan est une créature de silence dont la présence pèse. Leur aide, Mattie, est au contraire très joyeuse et volubile. Tout du moins, elle l'est pendant une partie de l'histoire.

  Ce livre est le récit d'amours malheureuses. Ethan est un homme honnête qui fait tout pour s'en sortir, mais la fatalité est un fardeau bien lourd pour ses épaules. Il aime Mattie, mais ne peut vivre cet amour car le regard de sa femme plane toujours sur eux deux, même quand elle est absente.


  On a ici affaire à un très beau livre qui se passe presque en huis clos puisque les personnages semblent prisonniers de Starkfield. Certains partent bien à certains moment, mais ils finissent toujours par revenir, comme si le lieu les tenait en son joug et qu'il ne laissait personne lui échapper. En réalité, si, un seul échappatoire existe : la mort.

   C'est d'ailleurs sur une remarque d'un personnage âgé que se conclut le livre, une remarque à propos des tombes et des morts qui achèvera de vous plomber le moral. En tout cas, moi, après tout ça, je ne suis pas prête à monter sur une luge de si tôt…

   Ce roman a été adapté en film en 1993, avec Liam Neeson en rôle principal. Je ne l'ai pas vu, pas encore, mais je suis bien tentée ! L'intrigue a l'air de s'éloigner de la trame originale, mais bon, comme on dit, c'est une adaptation, pas un copiez-collez. Donc, à voir !


   Pour conclure, on a là affaire à un très beau livre, très bien écrit avec de beaux personnages et un univers tout à fait saisissant. Je le conseille à tous et à toutes pour une agréable lecture, loin de la neige.


LES MANHWAS

   Bien le bonjour, tout le monde.

   Petite précision avant de débuter cet article, non, le titre ne comporte pas de fautes. Le sujet des supports narratifs encore inexplorés m'ayant travaillé, je me suis demandé sur quoi je n'avais pas encore écrit. Alors j'ai pensé : “Je n'ai pas encore évoqué le genre des manhwas !”. Aussitôt dit, aussitôt fait, nous voilà dans l'univers encore inconnu des bandes dessinées… coréennes !


   Alors, qu'est-ce qu'un manhwa ? C'est une bande dessinée coréenne qui est colorisée. Tout simplement. Et un auteur de manhwa ? C'est un manhwaga. On peut en trouver sur internet, sous une forme papier… Mais si cela a un fort succès en Asie, ce style de bande dessinée n'a pas encore réellement trouvé sa place en France. Pourtant, c'est très intéressant car très libre au niveau des sujets. Et la Corée du Sud a quand même un passif assez important alors des choses à raconter, il y en a ! 

   Mais avant d'aborder ce thème, restons un peu sur la forme. Le manhwa connaît plusieurs déclinations, un peu comme nos bandes dessinées occidentales. Ainsi, on retrouve le manmun manhwa qui est un manhwa en une seule case. Mais il y a aussi myeongrang manhwa, la bande dessinée humouristique pour adulte, le takji manhwa, un manhwa d'aventure qui se déroule en Occident… On a donc affaire à un genre varié qui a une longue histoire ! Le takji, par exemple, était très populaire dans les années 50, après la guerre de Corée où les conditions de vie étaient épouvantables.

  Le manhwa n'a pas encore de public en France. Pourtant, il y a un nombre impressionnant d'éditeurs qui ont décidé de parier sur ce nouveau genre : Ki-oon, Casterman, Soleils Production, Clair de Lune, Kami, Pika Edition, Asuka, Kana, Milan Presse, Editions Sarbacane, Samji… Et on a quand même des grands noms dans cette liste. Néanmoins, en 2008, par exemple, les éditions SEEBD ont fait faillite et même si leur catalogue coréen a été repris, de nombreux titres n'ont pas été relancés. Il y a donc un véritable frein qui empêche les manwhas de s'installer dans notre pays. 


   Pourtant, les manwhas peuvent être très intéressants, notamment parce qu'ils abordent des sujets variés et forts (violences quotidiennes, relations homosexuelles, fantasmes en tout genre, psychologie…). Le style de dessin est proche du manga, je l'accorde, mais les pages sont en couleur, ce qui apporte quand même un plus. Alors j'aimerais au moins mettre en avant trois histoires qui m'ont marquée et qui gagneraient à être davantage lues.  


   Je commencerai par un manhwa au dessin très simple et aux couleurs tout aussi enfantines. Il s'appelle Ne pas voir, ne pas entendre, mais aimer de Go Yeong Hun. On suit l'histoire de Geun-Soo, un aveugle, et de sa femme, Sori, qui est sourde. Tous deux vivent ensemble tant bien que mal, dans une certaine pauvreté, mais l'amour leur permet de surmonter tous les obstacles qui se dressent sur leur chemin. Mais ce serait sans compter sur leur passé qui ne cesse de les hanter. 

   Ces deux personnages sont très attachants. Geun-Soon veut absolument gagner de l'argent pour que tous deux aient une vie décente. Sori, elle, fait tout pour apporter du soleil dans leur existence en souriant constamment. Le dessin est peut-être très simple, mais il est touchant et les couleurs douces apportent vraiment une note de tendresse. 


  Ce manhwa est aussi bourré d'humour, tout en abordant des sujets graves : l'handicap, la maladie dégénérescente, les mauvais choix, la tromperie, la pauvreté… C'est donc un petit cocktail d'émotions qui vous attend ici. Par contre, je doute qu'il soit disponible ailleurs que sur internet. Mais, comme vous allez le voir, de toute manière, c'est aussi le cas des deux autres. 

   Passons à la deuxième histoire, intitulée That Summer, de Kim Hyun. Cette fois-ci, nous nous situons dans l'esprit d'une adolescente, Jumi, qui mène une vie de lycéenne tranquille. Un jour, elle surprend deux jeunes hommes  en train de s'embrasser sur le toit de l'école. Contre toute attente, elle finit par devenir amie avec l'un d'entre eux et elle découvrira alors petit à petit l'étrange histoire d'amour qu'ils ont vécu ensemble. 


   S'il s'agissait d'un manga, on pourrait dire que ce manhwa appartient au genre du yaoi, mais un yaoi situé du point de vue d'une femme, ce qui est extrêmement rare, pour ne pas dire que cela ne s'est jamais fait. L'histoire est intéressante, tendre et calme, sur un rythme assez indolent. On se trouve dans la Corée du Sud contemporaine et c'est intéressant de voir comment est la vie là-bas. 
   Les couleurs sont aussi assez belles. Très douces, toutes dans des nuances de pastelle, ce qui rend la lecture vraiment très agréable. Pour l'instant, peu de chapitres sont sortis (une dizaine, je crois) et j'ai hâte de savoir comment tout cela va évoluer. 

   J'en viens enfin au meilleur, celui que je vous ai gardés bien au chaud. Cette fois-ci, on entre dans un univers très froid, très sombre. Un manhwa qui m'a personnellement soufflé, c'est une claque magistrale (surtout ces derniers chapitres, oh bon sang, quels chapitres…). 


   Le manhwa a pour titre Bastard, il est dessiné par Kim Kanbi et Hwang Youngchan. On rencontre Jin, un lycéen dont le corps qui a subi un lourd traumatisme : oeil en verre, broches en fer dans les membres… Dans le premier chapitre, il est en compagnie de son professeur particulier qui lui donne une leçon. Son père annonce alors qu'il doit partir en voyage d'affaires. La porte claque. Jin va alors chercher un maillet qu'il abat sur la tête de son professeur. 


   Je suis désolée pour ce paragraphe, mais je ne savais vraiment pas comment résumer cette histoire autrement ! Cette histoire est… fantastique. Le personnage de Jin possède des facettes par centaines et le personnage principal féminin, Kyun, est très attachant, plein de courage et de bienveillance. Vraiment une histoire… époustouflante. Une claque. 


   Le résumé que l'on trouve le plus couramment sur ce manhwa, c'est : "Il y a un serial killer dans ma maison". Vous vous en doutez bien, Jin n'est pas celui qui est désigné par cette appellation. Au fur et à mesure que l'on plonge dans son enfer quotidien, on est pris par la gorge par la puanteur de son foyer et par la froideur des couleurs.

   Encore une fois, on a affaire à une œuvre qui va aborder une multitude de thèmes : le harcèlement scolaire, la pauvreté, la maladie, l'handicap, la culpabilité, la folie, l'obsession, la prostitution, l'amour, la jalousie, le monde du travail… Tout cela étant servi par un dessin de grande qualité qui est capable de représenter toutes les émotions possibles avec une justesse incroyable, allant de la simple gêne à la plus monstrueuse des folies.


   Un dernier mot sur le rythme de l'histoire. Les chapitres sortent assez régulièrement, et heureusement ! Car certains chapitres peuvent être consacrés à une seule et unique action (comme le 83 et 84 qui reprennent les mêmes évènements, mais d'un point de vue différent). Mais cela n'est pas gênant du tout, ce format participe même à l'ambiance angoissante du manhwa.

   Tout comme l'article sur les webcomics, ce que je vous présente n'est vraiment qu'un échantillon de cet univers inconnu, et pourtant bien vaste ! J'espère avoir réussi à vous avoir donné envie de mettre un peu votre nez dans ce genre en manque de visibilité et qui mériterait pourtant qu'on s'y penche grandement.


LES WEBCOMICS

Bien le bonjour, tout le monde ! 
   Aujourd'hui, j'avais envie de vous parler d'une forme de narration qui n'avait pas encore été abordée sur ce blog. Si nous résumons, quels sont les supports narratifs que nous avons déjà évoqués ici ? Le roman, la bande dessinée, le manga, le film, le jeu vidéo, le théâtre, le témoignage, l'animation, la fanfiction, le fanart… Cela nous fait déjà un sacré chemin de parcouru, dis donc ! 
   Pourtant, nous n'avons pas encore tout vu, loin de là. Et aujourd'hui, j'aimerais aborder une forme dont je n'avais pas parlé jusque-là. J'aimerais donc aborder le sujet du webcomic. Mais qu'est-ce donc que cette bête-là ?

   Le webcomic, c'est très simple. Comme son nom l'indique, il s'agit d'une oeuvre de type graphique qui est exclusivement disponible sur internet (tout du moins, au commencement de sa publication). Depuis quelques années, ce genre fait fureur sur la toile. On peut parler du très célèbre Homestuck d'Andrew Hussie et qui comptabilise 8124 pages. Je ne m'étendrai pas sur cette oeuvre car je vous avoue ne pas encore avoir eu le courage de la lire. Mais je peux vous affirmer qu'elle possède une popularité et une fanbase tout bonnement impressionnante. Le nombre de fanarts qui circulent sur internet est fantastique. Un jour, il faudra vraiment que je me penche sur ce cas…
   Un autre webcomic que les fans de mangas connaissent assurément, c'est cet OVNI qui a débarqué comme un boulet de canon, je veux bien entendu parle de One Punch Man. Car, oui, à l'origine, ce manga était un webcomic dessiné par l'amateur One. Le scénario a tellement plu que le one shot est devenu une série puis une série qui a été de nouveau dessinée par un des plus célèbres mangakas japonais, Yusuke Murata. Comme quoi, il est bel et bien possible de passer d'un univers à l'autre pour peu qu'on fasse une moyenne de 20 000 vues par jour. 
   Aujourd'hui, One est devenu un auteur reconnu pour ces histoires qui regorgent de personnages d'une puissance époustouflante. On peut parler, par exemple, de son autre oeuvre qui s'appelle Mob Psycho 100. A l'instar de son grand frère, One Punch Man, cette histoire met en scène un ESPer qui possède des pouvoirs démentiels. Et son adaptation en animé est une bonne réussite, surtout quand on voit que l'auteur a encore quelques progrès à faire dans le domaine du dessin… 

   Un jour il faudra que j'écrive aussi sur ces deux-là…

   Après, il existe des webcomics qui n'ont pas la célébrité des deux premiers. Evidemment, il y en a à foison sur internet et tous ne percent pas de manière aussi fulgurante. J'en profite donc pour donner une petite visibilité à l'un des webcomic qui m'a le plus séduite ces dernières années (même si je ne pense pas que l'auteur soit en manque de fans). Il s'agit de l'oeuvre de Starfleet Rambo, intitulée The Boy Who Fell
   Au départ, il s'agissait d'une histoire en noir et blanc, mais, maintenant, l'auteur colorise l'intégralité de ses pages. D'ailleurs, parlons un peu de l'histoire ! On suit les mésaventures de Ren, un jeune homme timide qui a été entraîné dans les enfers par le roi des démons pour une raison obscure. Ce dernier fait croire à notre héros qu'il est mort, mais qu'il posséderait le pouvoir de le renvoyer dans le monde des humains s'il parvenait à remporter Hell Kitchen, un tournoi qui oppose les créatures les plus puissantes des enfers.
   Une histoire tendre, amusante, sombre, enjouée, prenante… Bref, c'est vraiment une oeuvre qui vaut le détour. Je ne peux que vous conseiller de vous plonger dans le travail tout en finesse de l'auteur. Les personnages sont très intéressants et le petit Ren évolue à grande vitesse dans ce monde carnassier où les plus faibles ne survivent pas au joug des plus puissants. De plus, vous pouvez aussi découvrir ses publications sur Tumblr qui sont généralement très drôles. 
   Mais sinon, y a-t-il un site pour publier ces propres webcomics ? Parce que c'est bien gentil de vous parler de tout cela, mais je n'ai pas encore évoqué de plateformes de mise en ligne. Alors certains auteurs choisissent de publier leurs travaux sur des sites personnels, ce qui est le cas des histoires citées ci-dessus. 
   Cependant, si jamais vous voulez vous lancer dans ce genre de projets, vous pouvez très bien vous tourner vers des sites qui hébergent vos histoires. C'est le cas de de Webcomics.fr, par exemple. Sur ce site, il y a une énorme majorité d'histoires qui tournent autour de l'humour, mais vous pouvez vous y inscrire dans un autre domaine (fantasy, action, aventure…). Ce site concerne les histoires de langue française et anglaise. 
   Après, il y a Top Web Comics, mais aussi DB Multiverse (une bande dessinée qui raconte la suite de Dragon Ball, créée par les fans) et bien d'autres ! Tellement, en réalité, qu'il serait difficile de tous les lister. Mais, dès que les auteurs commencent à connaître un certain succès, ils ont tendance à déménager sur des sites personnels, ce qui est une bonne idée car cela permet à leurs fans de les retrouver facilement.

   Bien entendu, il aurait été difficile de parler de webcomics sans évoquer également Maliki. Son auteur, Souillon, est devenu très, très célèbre grâce à son style léger et décalé, jusqu'à être publié aux éditions Ankama. C'est une bande dessinée pleine d'humour qui tourne autour de Maliki, une jeune fille aux cheveux roses et aux oreilles pointues. Ce protagoniste tient un blog où il dessine. Tout simplement. Le reste, ce sont des anecdotes sur sa vie et ses chats. Et c'est super ! 
   Bon, il va falloir que je pense à conclure, maintenant. Bien entendu, je trouve cette alternative à la publication superbe. Internet met entre les mains des lecteurs et des auteurs un véritable trésor. Les dessinateurs peuvent ainsi avoir une grande visibilité sans passer par des comités de lecture et autres. De plus, si le succès est au rendez-vous, il est possible de percer par la suite dans le monde de l'édition. De l'autre côté de la barrière, les lecteurs peuvent découvrir des univers parfois très poussés et ce gratuitement.  Et si vous voulez soutenir vos auteurs préférés, vous pouvez, sur la base du volontariat, leur apporter un soutien financier (souvent via Patreon).


   Cet aspect n'a t-il que des bons côtés ? Vous vous doutez que non, pas vraiment.

   Comme je l'ai souligné plus haut, il n'y a pas de comité de lecture. Donc pas de sélection. Si cela permet de donner une chance à tous, cela a pour conséquences de mettre en ligne un grand nombre d'histoires non abouties le moins du monde, ce qui est vraiment dommage. De plus, la censure étant quasiment, voire totalement, absente, n'importe qui peut tomber sur n'importe quoi. Je n'avais qu'écrit "webcomic" dans la barre de recherche de mon moteur de recherche et je suis tombée sur des bandes dessinées à caractère sexuel très explicite.

    Si vous voulez vous lancer dans cet univers, je serai plus que ravie de vous aider, alors n'hésitez pas à me poser des questions. Sur ce, je vous laisse sur une jolie illustration de Starfleet Rambo, à très bientôt !



LE SYNDROME E

   Bien le bonjour, tout le monde !

   Cela fait un petit moment que je n'ai pas écris sur le blog, mais, pour une fois, j'ai de bonnes excuses : les partiels de janvier et un problème informatique. En effet, le pad de mon ordinateur a eu la bonne idée de rendre l'âme. 

   Mais bon, cela ne m'empêche pas aujourd'hui de vous écrire un petit article sur un livre que mon adorable petit frère m'a prêté : Le syndrome E de Franck Thilliez. Cela faisait longtemps que je ne vous avais pas écrit une fiche de lecture, et la dernière une fiche de lecture sur un roman policier date de… Mai 2014 ! Ah oui, quand même… 

   Alors, que raconte ce roman ? L'histoire débute avec Ludovic Sénéchal qui a mis la main sur un mystérieux film anonyme auprès d'un collectionneur. Suite au visionnage de la bobine, Ludovic devient aveugle. Désespéré, il demande de l'aide auprès d'une de ses connaissances, Lucie Hennebelle, qui va découvrir que derrière ce simple film se cache une vérité bien plus terrifiante…


    Que dire alors, à propos de cet ouvrage ? Hé bien, il vous emporte, cela, c'est certain. Je ne lis pas énormément d'histoires de ce style, ce n'est pas ce qui me passionne le plus, mais le puzzle malsain mis en place par l'auteur ne laisse pas au lecteur le luxe d'hésiter : à mesure que se déroule l'intrigue, le mystère ne cesse de s'épaissir pour entraîner le lecteur dans des ténèbres toujours plus profondes et poisseuses. 

   Les deux personnages principaux, Lucie et Sharko, tous deux policiers, sont tous deux bien écrits, très bien ficelés, même si j'avoue avoir un certain penchant pour l'homme car son histoire est particulièrement poignante et développée : c'est le profil du flic qui a vu bien trop de saletés au cours de sa carrière et qui en a payé le prix fort.

   En soi, l'histoire est vraiment bonne et le jeu de puzzle est tout à fait délirant (les liens entre les histoires, les personnages, les recherches, les emboîtements…). Mais, parfois, on va tout de même loin dans le sadisme ( pour citer deux exemples, une certaine mise a mort va vous arracher un sursaut et la scène des lapins est simplement épouvantable). Même si Thilliez qualifie les criminels présents entre les pages de psychopathes et de salopards, je me suis sentie mal à l'aise par moments. Car certaines figures de ce roman sont tout bonnement folles et leur folie les pousse à commettre des actes d'une atrocité révoltante.


   J'aimerais vous parler un peu de l'écriture également. J'aime beaucoup le fait que l'auteur n'hésite pas à mélanger les registres, voire à privilégier largement le langage familier. Injures et mots couramment employés à l'oral sont de mises dans ce labyrinthe malsain  qui se lit avec une facilité déconcertante.

   Un petit reproche tout de même ! Les personnages sont bavards, et même un peu trop. Certains monologues peuvent s'étaler sur des pages et des pages ! Je regrette que l'auteur n'ait que cette alternative là à nous proposer pour exposer des éléments clés de l'enquête et ainsi éclairer la lanterne de son cher lecteur.


   Mon père a qualifié ce roman de sadique (oui, il est passé un peu entre toutes les mains) et je suis de son avis. Je ne recommanderai pas ce livre à tous. L'histoire est folle et la conclusion de l'énigme, que je vous laisse découvrir par vous-même, arrache un sursaut de dégoût. Néanmoins, c'est un bon roman et on ne peut qu'être impressionné par le gigantesque puzzle que Thilliez s'est amusé à mettre en place.

CEUX AU-DESSUS DE L'HOMME

   Bien le bonjour, tout le monde ! 

   Cela fait très longtemps que je n'ai pas parlé mangas. Alors je me suis dit que c'était l'occasion pour moi d'écrire un article que je souhaite publier depuis longtemps : une comparaison entre trois mangas où l'homme n'est plus le prédateur ultime.
   Bien entendu, des êtres au-dessus de l'homme, il y en a la pelle dans l'univers du manga. Démons, anges, ESPers, djinns, fantômes, extraterrestres, robots et j'en passe ! Les simples mortels sont moins nombreux, les simples mortels sans talent sont même une minuscule minorité dans ce grand océan qui regorge de personnages redoutables. Ces êtres sont partout et l'emportent toujours sur le petit citoyen lambda. Et certains ont poussé l'idée plus loin jusqu'à faire régresser l'homme au statut de proie.
  
 C'est de cela dont je souhaite vous parler aujourd'hui. Pour cela, je vais me baser sur trois œuvres japonaises : Parasyte (ou Kiseiju), Shiki et Tokyo Ghoul. Je ne vais vraiment m'approfondir sur leur histoire, mais sur le traitement de la relation homme-créature établie au cours de ces mangas. Mais, pour cela, nous allons d'abord procéder à un rapide résumé !
    
Parasyte, un vieux manga de 1988, écrit par Hitoshi Iwaaki et adapté en animé en 2014. L'histoire est celle de parasites qui sont venus sur la Terre pour des raisons mystérieuses. Ces créatures ont besoin d'hôtes pour survivre. Shinishi, un lycéen ordinaire, échappe de justesse à la mort après qu'un parasite l'ait attaqué. Cependant, une sorte de fusion s'opère et humain et extraterrestre se retrouvent à partager le même corps. C'est ainsi que Shinishi se rend compte qu'il possède de nouvelles capacités… et qu'une menace plane sur l'humanité tout entière.
   
   Passons à Shiki, un roman d'horreur de 1998 écrit par Fuyumi Ono. Par la suite, il fut adapté en mangas en 2007 puis en animé en 2010. Encore une fois, il s'agit d'une série qui a traversé les âges. On se retrouve dans les années 90, dans un village isolé Sotoba qui accueille de nouveaux résidents très mystérieux. Cependant, peu de temps après leur arrivée, des morts étranges surviennent. Qui sont vraiment les Kanemasa ? Et que se passe-t-il en fin de compte dans ce village où les morts semblent soudain revenir à la vie ?

   Enfin, Tokyo Ghoul, un manga de Sui Ishida qui a débuté en 2011 et été adapté à partir de 2014. On suit le parcours de Kaneki Ken dans un Tokyo contemporain menacé par d'étranges créatures qui dévorent les humains : les goules. Kaneki en rencontre une un jour par hasard et il est gravement blessé. Pour le sauver, un chirurgien lui fait une greffe. Malheureusement, les organes qu'il reçoit sont ceux d'une goule, faisant de lui un hybride, ni tout à fait goule, ni tout à fait humain.
   Voilà pour un résumé assez (très) grossier. Nous avons donc trois univers assez différents. Leur point commun, c'est que les personnages principaux sont des hommes qui subissent une sorte de mutation, ce qui les fait basculer de l'autre côté de la barrière. Ils se retrouvent donc à un point d'équilibre. Shinishi apprend à connaître les parasites car l'un d'entre eux, Migi, vit dans sa main droite. Kaneki, lui, appartient aux deux mondes sans appartenir à un seul d'entre eux. Tous deux sont donc des ponts entre les deux univers et c'est pour cela qu'ils sont très intéressants.
   Nous n'avons pas de personnage de ce genre dans Shiki. Vous vous en doutez, les morts sont causées par des sortes de vampires qui ont un objectif précis à l'esprit. Donc, tu es un shiki ou tu n'en es pas un, tu n'as pas réellement de stade intermédiaire. Et ce fait-là sert à l'histoire car les shikis ne veulent pas vivre avec les hommes et vice versa. Les goules et les humains non plus, me direz-vous. Certes, mais Shiki va plus loin dans la réflexion de séparation.
    Pour illustrer mes dires, je vais devoir révéler certaines clés de l'intrigue, alors je déconseille d'aller plus en avant si ne connaissez aucune de ces histoires.

   Les shikis ne sont pas nombreux et ils ne sont pas "passifs" contrairement aux goules que Kaneki va être amené à rencontrer à l'Antique, le café où il va travailler. Les goules se mêlent aux humains et vivent en secret. Les shikis, eux, souhaitent créer un idylle où ils pourront vivre en paix sans se cacher. C'est pourquoi ils choisissent Sotoba. Un lieu isolé où ils essaient de vampiriser tous les humains afin de mettre sur pied leur petit paradis. Et c'est cela, je pense, qui fait que Shiki est plus intéressant que Tokyo Ghoul.
   Tokyo Ghoul avait un excellent départ. Le groupe de goules que rejoint Kaneki est très intéressant car ce sont des pacifiques noyés dans une masse de créatures toutes plus agressives les unes que les autres. Il y a des nuances, bien sûr, mais je trouve le propos mieux servi dans les autres œuvres. On est beaucoup plus dans le spectaculaire chez Tokyo Ghoul, si bien qu'on perd un peu au niveau du fond.
   Pourtant, il est possible de servir le fond et la forme à la fois, ce que fait admirablement Parasyte, et c'est pourquoi je positionne ce manga en tête de ce petit classement.

   L'histoire est excellente, servie par des personnages incroyables, tous plus poussés et réfléchis les uns que les autres, que ce soit Reiko Tamura ou celui qui fait un discours incroyable lors de l'assaut à la mairie (je ne pense pas qu'il ait de nom…). Le duo Shinishi-Migi est très, très intéressant également. Le lycéen va petit à petit apprendre à connaître ce qui gravite autour des parasites, ce qui va l'amener à remettre beaucoup de choses en question, notamment sa vision du bien et du mal. Quant à l'extraterrestre, c'est un passionné de connaissances, un dévoreur de savoir qui ne cesse d'apprendre. Il veut tout savoir sur le monde et va évoluer pas à pas. Dans un certain sens, on peut le dire, c'est un humaniste.
   Et, avec tout ça, on a un manga bourré d'actions, de retournements et d'émotions. Que demander de plus ?
   Il faut savoir que ces trois mangas ne me faisaient pas du tout, du tout envie au départ. J'ai mis longtemps à me pencher sur eux, mais je ne l'ai vraiment pas regretté. Les trois sont bons, vraiment (même je commence à décrocher de Tokyo Ghoul Re:, le manga, nouvelle partie des aventures de nos amis de l'Antique). Certains passages sont très, très durs, dans les trois, et je n'arrive toujours pas à apprécier le design de Shiki (mais ses musiques, bon sang, ses musiques !). C'est pourquoi je ne les recommande pas à tous, mais ils sont très bien, donc, si la violence (parfois très poussée dans certains passages comme la scène de torture de Kaneki par Jason qui est très puissante, mais horrible) ne vous fait pas peur, je vous invite à vous plonger là-dedans.

   J'aurai pu vous parler de tout cela encore longuement, car il y a beaucoup à dire en matière de comparaison sur ces trois œuvres. Ici, je ne me suis attardée que sur la relation entre les humains et les créatures, mais la question de l'adaptation (le fait de passer d'un support à un autre implique toujours des choix intéressants), l'animation, la musique… Il y a tant à dire ! Alors n'hésitez pas à me dire si vous souhaitez un autre article avec les mêmes sujets sur l'avant de la scène. Et je vais m'arrêter de blablater maintenant, parce que, sinon, la longueur de l'article va faire peur même aux plus téméraires !

JOURNAL D'UNE FEMME DE CHAMBRE

   Bien le bonjour, tout le monde !

   Aujourd'hui, une fois n'est pas coutume, on va parler d'un classique de la littérature française. J'ai le grand plaisir de vous présenter Journal d'une femme de chambre, écrit par Octave Mirbeau et publié en 1900 chez Fasquelle

   Alors, qu'est-ce ? Ce roman, je l'ai étudié en classe et c'est pourquoi je voudrais vous en parler. Parce que, whaou, il est… très particulier.  Je vais vous dire cela tout de suite.

   Parlons un peu de l'histoire. On se retrouve dans l'esprit de Célestine R., une jeune femme qui sert sous les ordres des Lanlaire, un couple bourgeois particulièrement avare et ridicule. A travers le point de vue de notre narratrice, on découvre la France anti-dreyfusarde dans toute son horreur. Et bon sang, quel voyage !

   Ce roman est vraiment un coup de coeur. On découvre la France de 1898 dans sa plus grande intimité grâce à une écriture à la fois belle et acérée. Le personnage de Célestine est très intéressant et attachant à la fois, même s'il est parfois très dur.

     Mirbeau avait l'ambition de secouer les consciences avec cet ouvrage et c'est pourquoi il ne va pas hésiter à mettre sur pied des scènes parfois dures, voire dérangeantes (le passage sur le viol et le meurtre de la petite Claire, même si on n'y assiste pas, en est un bon exemple). A ses yeux, le scandale est un excellent moyen de diffuser son oeuvre car la littérature est un engagement qui vise à déranger. Et l'on peut dire qu'il y parvient parfaitement avec ce roman.

   C'est une oeuvre construite sur beaucoup d'analepses, c'est-à-dire que Célestine partage énormément ses souvenirs avec les lecteurs, on revient toujours sur ce qu'elle a vécu dans sa vie. C'est très intéressant et cela donne au personnage une épaisseur considérable. Grâce à elle, on se rend compte à quel point les domestiques étaient maltraités au 19e (même si la gente domestique n'est pas épargnée par la plume assassine d'Octave Mirbeau).

   Je ne conseillerai pas ce roman à tous. Il est super, là n'est pas la question, mais il peut être difficile à appréhender. De plus, la sexualité y est fortement présente, et pas sous son meilleur jour. Le traitement des domestiques est abominable et aucune institution n'échappe à l'oeil critique de notre ami Mirbeau, pas même le clergé et l'armée (ou devrais-je dire surtout pas). 

   Et, bien sûr, l'antisémitisme prend une place particulièrement importante dans le roman. C'est à la fois fascinant et terrifiant. Plutôt que vous en parler longuement, car je pourrais continuer ainsi longtemps, je vais juste vous conseiller de foncer le lire. Si cela vous tente, en plus, Léa Seydoux a joué dans une interprétation du roman en 2015 et le film est un petit bijou qui suit parfaitement le déroulement de l'intrigue.

   J'espère avoir tout de même réussi à susciter votre intérêt. Je n'ai rien lu d'autre de Mirbeau, mais j'aimerais vraiment me plonger dans 21 jours d'un neurasthénique qui doit être proprement fabuleux. Si vous êtes partant, n'hésitez pas, je ne pense pas que vous regretterez cette plongée dans l'intimité des boudoirs et des cabinets de toilette.  

LES GENS HEUREUX LISENT ET BOIVENT DU CAFE

Bien le bonjour, tout le monde. 

Avant de commencer cet article, j'aimerais juste consacrer un mot aux survivants des attentats du 13 novembre 2015. Nous n'oublions pas votre douleur, nous n'oublions pas ce que vous avez vécu. Ce qu'il s'est passé est inhumain, nous ne pouvons l'effacer, juste soutenir ceux qui porteront à jamais les stigmates d'une peur immense. Nous sommes là, avec vous. 

Le livre d'aujourd'hui est une commande de Margaux R., merci à elle, cela faisait longtemps que nous n'avions pas eu d'article de ce genre ! Le livre qu'elle m'a demandé est Les gens heureux lisent et boivent du café d'Agnès Martin-Lugand. J'avais déjà entendu parler de ce roman pour son titre très particulier qui renvoie à un café dans l'univers de l'auteur. Mais l'histoire n'est pas du tout aussi joyeuse que le laisse entendre le titre… 


L'histoire est celle de Diane, une parisienne qui a perdu son mari et sa fille dans un accident de voiture. Un an plus tard, elle ne parvient toujours pas à sortir la tête de l'eau. Elle prend donc la décision de s'isoler en Irlande, une destination dont rêvait autrefois son mari. Là, peut-être, enfin, parviendra-t-elle à se reconstruire. 

J'ai commencé le roman sans rien savoir de l'histoire. J'ai été très vite frappée par le style très lapidaire de l'auteur qui privilégie les phrases courtes et les dialogues. On se situe exclusivement du point de vue de Diane, plongée dans un brouillard de fumée de cigarette où elle revit sans cesse son horrible perte. On s'attache vite à cette jeune femme blessée qui ne parvient plus à garder pied dans la réalité. Mais…

Le roman est cousu de fil blanc. Le personnage principal masculin, un dénommé Edward, est le cliché de l'artiste maudit à l'enfance compliqué et au coeur brisé. On voit venir la fin de loin, ce que je trouve un peu dommage, étant donné que l'histoire est bien traitée, ce qui n'est pas facile quand on s'attaque à un sujet aussi lourd. Même le personnage de Félix, un homosexuel fêtard, ressemble à une caricature, ce qui est dommage, il aurait pu apporter plus à la trame. 

Après, on ne lit pas ce roman parce que l'histoire est complexe, immensément riche et extrêmement bien écrite. C'est un bon roman, intéressant, sympa, qui se lit avec facilité. De plus, il a un format assez petit, ce qui permet de le glisser dans un sac. Donc, c'est pour ces raisons-ci que je vous le conseille.

LE VENTRE DE LA FEE

   Bien le bonjour, tout le monde.

   Aujourd'hui, petit article sur un roman noir au titre plus qu'intrigant, j'ai nommé Le ventre de la fée d'Alice Freney

   Ce roman, on m'en avait déjà vaguement parlé par le passé en me demandant ce qu'en j'en avais pensé. Décidant enfin à me lancer sur la demande de Katie G., je me suis plongée dans l'univers de Gabriel, le personnage principal… Et je l'ai plutôt regretté !  

   Le ventre de la fée est le premier livre de Freney et il fut publié en 1993. Par ce roman, elle fait une entrée dans le monde littéraire tout à fait stupéfiante. Pour un premier pas, Freney se présente sous un jour d'une auteur qui n'a pas froid aux yeux. Son roman, d'une noirceur peu commune, est servi par une écriture légère, délicate et neutre, ce qui renforce le côté monstrueux de son personnage principal, Gabriel, l'être qui est sorti du ventre d'une fée. 

   Que vous dire sur l'histoire ? C'est celle d'un jeune homme qui a eu une mère merveilleuse, une mère à qui son père avait donné le doux nom de fée. Mais Gabriel n'appartient pas à la même race qu'elle. Il est un monstre habité par des pulsions incontrôlables et il n'en a que trop conscience. Il ne peut juste pas s'en empêcher...

   Le récit se situe d'abord d'un point de vue inconnu qui décrit la vie de la fée dans sa jeunesse. L'auteur refuse de nous donner son nom, elle n'est jamais présentée autrement que sous ce nom. Après son accouchement, il y a une ellipse narrative qui nous fait bondir jusqu'à un Gabriel adulte où l'on découvre avec horreur ce qu'il fait subir à ses victimes. On le voit évoluer dans ses méthodes, sa façon de pensée, sa façon de ressentir ses actes. C'est une plongée dans un esprit déréglé qui sait qu'il appartient à un autre monde et qui, peu à peu, va accepter les foudres qui grondent dans sa poitrine. 

   Ce roman est d'une violence qui tord les boyaux. Je n'ai pas réussi une once de sympathie envers le personnage, et je doute que c'était ce que recherchait l'auteur. Elle présente son personnage en lumière, ni crue, ni douce. J'ai eu du mal à tourner toutes les pages de ce livre, mais je ne regrette pas de m'être glissée dans cette lecture qui m'a permis de découvrir plus en profondeur une facette noire de l'humanité. 

   Evidemment, je ne conseillerai pas ce livre au premier lecteur venu. Si vous avez une grande sensibilité ou que les vices tels que le viol vous répugnent, je pense qu'il vaudrait mieux passer votre chemin. Mais si vous avez la curiosité et le recul nécessaire, je pense que ce livre peut vous intéresser. 


ARTICLE SHAMPOING

Bien le bonjour, tout le monde !

   Aujourd'hui, un petit article shampoing qui ravira les fans de grands romans et ceux de Léonardo Dicaprio. En effet, aujourd'hui, on va parler amour, on va parler richesse et on va parler Amérique. Aujourd'hui, nous entrons dans les années folles depuis le point de vue de Nick Carraway. Messieurs dames, c'est l'heure de Gatsby le Magnifique

   
Gatsby le Magnifique (ou The Great Gatsby pour la version originale) est un roman de Francis Scott Fitzgerald écrit en 1925. Personnellement, je n'ai pas lu l'oeuvre originale, mais la traduction de Philippe Jaworski qui est absolument délicieuse et que je vous recommande chaudement. 

   Cet article portera aussi sur le film où jouent Léonardo Dicaprio (Jay Gatsby) et Tobey Maguire (Nick Carraway). Il a été réalisé par Baz Luhrman en 2013. Deux en un, article shampoing, c'est parti ! 

   Partons tout d'abord du roman. Le narrateur est Nick Carraway, un homme qui a vu ses illusions être brisées en Amérique, à West Egg. Il est suivi par un médecin qui lui conseille d'écrire sur ce qu'il a vécu lorsqu'il était courtier. Nick va alors se lancer dans une chevauchée formidable vers le passé où on découvrira la vie de son voisin, le célèbre et très, très mystérieux Jay Gatsby, éperdument amoureux d'une femme mariée nommée Daisy qui n'est autre que la cousine de notre narrateur. 

   Ce roman est avant tout une incroyable histoire d'amour, mais que l'on suit intégralement depuis un point de vue extérieur. Nick ne va jamais s'introduire dans le couple ou dans leurs pensées, si bien qu'il ne rend compte que de certaines marques visibles de l'amour qui existe entre les deux personnages. Mais celui de Gatsby est tellement incroyable, magnifique et omniprésent que le lecteur le ressent au fond de son ventre. Après tout, Gatsby est un homme dont la moindre action est commandé par l'amour, ce qui est très beau, mais aussi très triste. 

   Je ne peux évidemment pas parler de ce roman sans parler du style absolument incroyable de Fitzgerald. La traduction est un chef d'oeuvre qui retranscrit une force d'écriture tout à fait magique. Je pense que je vais vraiment me pencher sur l'original, mais j'hésite car j'ai peur d'être un peu déçue tant j'ai été transportée par le point de vue de Jaworski

   Parlons un peu du film. Je l'ai vu l'année dernière et j'aimerais maintenant le visionner de nouveau à l'aune du livre. J'ai beaucoup aimé ce long métrage et je trouve que les acteurs ont superbement fait vivre les personnages de papier. Les décors sont impressionnants et on ressent parfaitement la folie des années 20 qui ressemblent plus à un monde suspendu qu'à une période de notre histoire. Même les musiques semblent habitées de frénésie. 

   J'aimerais maintenant venir un peu sur le personnage de Daisy qui a donné lieu à de multiples débats entre moi et mon entourage. Dans le film, le rôle de cette femme est incroyablement ambigu, je l'ai même trouvé plus subtile que dans le livre… ou non. Elle est déchirée entre ses émotions et ne sait la voie qu'elle doit emprunter. La scène de l'hôtel en est l'exemple le plus frappant. Cette scène, d'ailleurs, prend une tournure différente dans le roman où Daisy semble avoir un avis beaucoup plus tranché… ce qui la rend peut-être, en définitive, encore plus mouvante. Beaucoup de fans la détestent, moi, elle me fascine.  

   En résumé, un roman et un film très bons à l'histoire fascinante. A découvrir très vite. Par contre, dans le livre, ne vous attendez pas à un “Je suis Gatsby” aussi incroyable que dans le film. On passe très vite dessus, contrairement au film où la phrase est suivie de feux d'artifices. Personnellement, je l'attendais avec impatience, mais ce n'est pas du tout le même effet !

FARENHEIT 451

   Bien le bonjour, tout le monde ! 


   Comme promis, me revoilà avec une histoire dans la même veine que Poison City. Cependant, cette fois-ci, il s'agit d'un roman et pas des moindres car il s'agit d'un pionnier du genre dystopique, j'ai l'honneur de vous présenter Farenheit 451, écrit en 1953 par Ray Bradbury

   Contrairement au manga susdit, ce roman se situe dans une époque lointaine qu'on ne parvient pas à situer. Dans mes souvenirs, je crois aussi qu'on ne connaît pas exactement le lieu où se déroule le récit. Ce dernier se situe du point de vue de Guy Montag, un homme qui exerce le métier de pompier. Il est payé pour débusquer des livres et y mettre le feu. Etrange ? Ce n'est rien comparé au reste de l'histoire. 

   Guy nous entraîne dans son quotidien pour le moins dérangeant. Il y a le limier, le chien robot qui ne semble pas l'aimer. Il y a sa femme, complètement aliénée par les murs TV de leur maison. Il y a ces livres, dans leur cachette, qu'il a volé lors d'une de ses descentes. Et il y a Clarisse, cette jeune fille qui aime observer, réfléchir et écouter, une attitude qui lui paraît fort… bizarre. 

  Le monde dans lequel évolue le personnage est figé, mort et sans âme. Ces collègues ne se posent aucune question sur le bienfondé de leurs actions, sa femme n'est qu'une coquille vide qui passe son temps perdue dans l'univers coloré des émissions télévisées. Rien ne semble avoir de sens pour un lecteur de notre époque. Et, évidemment, les livres n'existent pas. Ce qui y est écrit importe peu, leur seul destin est de brûler. Les hommes sont redevenus des enfants indifférents qui “ne parlent de rien” et qui se laissent porter par une société qui prône la violence au nom du bonheur. 

   Ce roman est très court et très facile d'accès. C'est une histoire importante qui pousse le lecteur a s'asseoir un moment pour observer son environnement proche et lointain. Ne sommes-nous pas en train de nous enfoncer dans le chemin que nous a montré du doigt Ray Bradbury ? Notre esprit critique est-il parfaitement aiguisé ? Qui sont les marionnettes et qui sont les marionnettistes ? 
   
   Vous pensez sûrement que je pars dans le mélodrame, ce qui, en soit, n'est pas tout à fait faux. Mais je pense sincèrement que ces histoires, ces véritables dystopies (je vous laisse déterminer qu'elles sont les histoires qui dénoncent et qu'elles sont celles qui suivent l'effet de mode “Hunger games”) sont des signaux d'alarme qui tiennent notre esprit en éveil. Pour que, jamais, notre parole ne s'éteigne.

POISON CITY

   Bien le bonjour, tout le monde !

   Aujourd'hui, j'aimerais vous parler de censure, de liberté, de quête et de vérité. De nos jours, les dystopies font rage dans l'univers de l'art. Que ce soit dans l'animation japonaise, américaine, dans la littérature, dans la peinture, dans le dessin, dans la photographie et j'en passe, les artistes se sentent les premiers concernés quand on touche à leur liberté d'expression. Et cela est normal car il s'agit de leur matière, de leur sujet, de leurs limites. 

   Il existe donc une foule de personnes ayant traité le sujet, mais, aujourd'hui, j'ai choisi un manga pour partager avec vous cette quête de justice. J'aimerais revenir plus tard sur ce sujet avec un roman dont je vais taire le nom pour le moment. 


   Le manga en question est une série de deux tomes nommés Poison city. Ils ont été écrits et dessinés par Tetsuya Tsutsui et publiés entre 2014 et 2015 par Shueisha (Japon) et Ki-oon (France). 

   Avant d'en venir à l'histoire elle-même, j'aimerais vous parler de l'auteur en lui-même. Tsutsui s'intéressait déjà la censure des bandes dessinées américaines en 2007, mais, ce qui l'a réellement poussé à créer son manga, c'est le fait qu'il ait été victime autrefois de censure pour une de ses oeuvres qualifiée de, je cite, “nocive pour la jeunesse”. L'agence pour l'enfance et l'avenir de Nagasaki n'a même pas daigné avertir l'auteur de leur décision, si bien qu'il ne s'en est rendu compte que quelques années plus tard.  

   Et Poison city est né. Ce manga pourrait simplement être vu comme une revanche contre ceux qui l'ont censuré, mais je pense que l'auteur éprouvait un réel intérêt pour le sujet de la censure et que c'est cela qui l'a poussé à réaliser cet ouvrage des plus angoissants.

  L'histoire se déroule au Japon, durant notre ère. A l'approche des Jeux Olympiques, les autorités gouvernementales ont décidé de “purifier” l'image de leur pays et cela passe par une censure très sévère de tous les arts. Une époque bien sombre, surtout pour Mikio Hibino, un jeune mangaka qui rêve de publier un manga d'horreur.

   L'histoire est dérangeante et elle est traitée de manière à causer un malaise chez le lecteur. Le sujet est bien développé et arrive à titiller l'esprit, surtout quand l'on sait que certains faits évoqués se sont produit et se produisent encore dans notre réalité (les comités de censure sont toujours en place, la lutte contre les comics a réellement eu lieu…). De plus, l'auteur met en parallèle cette histoire avec celle de Hibino, une histoire de zombies tout bonnement épouvantable. J'ai regretté d'ailleurs que les deux univers ne soient pas plus liés, mais bon…

   La série est en deux tomes. La fin, bon sang de bon soir… Elle est à l'image du reste : flippante. Mais pas parce que l'histoire tombe dans l'horreur, mais tout simplement que ce qui arrive au personnage principal est terrifiant.

Concernant les dessins, je ne suis pas une fan inconditionnelle, mais, de mon point de vue d'amateur, ils demeurent très bons. Ils sont clairs et réalistes, ce qui leur donne vraiment une grande force.

   A la fin du manga, vous trouverez un dossier vous expliquant en détails ce qui est arrivé à l'ouvrage censuré de l'auteur. Ainsi, on parvient à comprendre comment fonctionnent les comités de censure japonais… et on aperçoit alors l'absurdité de la chose.

   La censure est un sujet d'actualité, peut-être même, qu'aujourd'hui, il est beaucoup trop actuel. Dans notre pays moins qu'ailleurs, j'en suis consciente. Cependant, cette liberté est un de nos droits les plus fondamentaux. Alors, même si on ne se sent peut-être pas les premiers concernés, c'est une cause qui ne doit jamais être abandonnée, que ce soit pour nous ou, comme le souligne Tsutsui, pour les générations futures.


LE GRAND MEAULNES

   Bien le bonjour, tout le monde ! 

   Aujourd'hui, je vais vous parler d'un livre qui m'a été recommandé par un lecteur du blog. Cela tombe bien, comme je devais le lire l'année dernière, on peut dire que ça m'a motivé. Alors merci à Françoise F de m'avoir encouragé à ouvrir ce roman… et à être surprise ! 

   Le livre d'aujourd'hui est intitulé Le Grand Meaulnes, un classique parmi les classiques. Il a été écrit par Alain-Fournier en 1913, soit juste un an avant la mort de l'auteur. Au départ, quand mon professeur de littérature voulait nous le faire lire, j'étais plutôt sceptique. Grâce à la commande, j'avais une motivation et je me suis dit que ça serait bien nécessaire. Mais, en fait… pas du tout. 

    Avant d'aller plus loin, je vais un peu vous parler de l'histoire. C'est celle d'Augustin Meaulnes, appelé le grand Meaulnes par ses camarades de classe. Le récit de sa vie nous est conté par François Seurel, le fils d'un enseignant où loge Augustin. Ce dernier, lors d'une escapade, se retrouve dans une fête mystérieuse où il rencontre une jeune fille, Yvonne, dont il tombe éperdument amoureux. Revenu à sa vie d'écolier, il ne va avoir plus qu'une idée en tête : retrouver cette personne. 

   Je ne pense pas parvenir très bien à résumer cette histoire et, si on me l'avait vendu ainsi, je ne pense pas que j'aurais été tentée. Et pourtant… 

   Alain-Fournier est un magicien. Ses mots vous enchantent les oreilles et vous transportent dans une toute nouvelle dimension. Le passage consacré à la description des festivités dans le mystérieux domaine perdu est absolument délicieux. On a réellement l'impression d'être emmené dans un ailleurs plein de poésie. 

   L'histoire est bien menée et on s'attache vite aux personnages, en particulier au narrateur, un garçon calme et droit qui admire beaucoup Augustin Meaulnes. Je ne pensais pas autant aimer ce livre quand je l'ai ouvert, mais j'ai vraiment aimé suivre les aventures de nos héros à travers leurs épreuves. Ils grandissent tout au long de l'histoire, autant physiquement que mentalement. 

   La fin m'a un peu déçue et laissé sur ma fin. J'étais surtout triste pour le narrateur. Cela reste une fin très correcte, mais je m'attendais à autre chose. Quoi exactement, je ne sais pas, mais bon… Une fin ne peut jamais satisfaire tout le monde, c'est un moment dur à écrire.  

   C'est donc, à mes yeux, un très bon roman, plein d'aventures et qui est cousu de rêves grâce à une belle écriture. Je vous le recommande vivement ! Concernant l'adaptation cinématographique, je ne l'ai  pas visionné, donc je ne saurai vous en dire plus pour le moment.
 

 MEDEE KALI


   Bien le bonjour, tout le monde !
   Aujourd'hui, parlons théâtre ! Si vous avez un peu parcouru ce blog, vous avez du vous rendre compte que j'avais un sérieux faible pour la légende de Médée, cette terrible sorcière, cette mère inhumaine. Entre l'article sur le mythe et la réécriture, oui, on peut dire que j'éprouve un penchant pour cette horrible histoire.

   Et cette (presque) passion ne s'arrête pas là. Un jour, en cours de Lettres modernes, on a étudié un extrait de la pièce de Laurent Gaudé appelée Médée Kali. Autant vous dire que je n'ai pas très longtemps hésité à acheter la pièce pour pouvoir me plonger dedans. Et quelle plongée !
   A travers les pages, on découvre un nouveau passé de Médée. Fille issue des rives boueuses du Gange, c'est une sorcière formidable qui naît et qui grandit dans la pauvreté la plus absolue. Le récit de son passé est entrecoupé par deux autres histoires : celle de Médée qui parle à un homme qui demeure dans l'ombre et celle de ses enfants morts dont les voix spectrales sont présentes à chaque début de scènes.
   Mais avant d'aller plus avant dans la structure du récit, parlons de l'histoire en elle-même. Il s'agit d'une sorte de suite ou de radicalisation du mythe. Médée a déjà assassiné ses enfants et est repartie. Ce récit doit bien se situer quelques années plus tard. La sorcière revient sur les lieux du crime, suivie par un homme qui ne parle pas. Elle veut déterrer ses enfants pour les brûler, elle souhaite les assassiner de nouveau pour punir une nouvelle fois son mari et s'assurer qu'il ne lui reste absolument rien, pas même la dépouille des enfants qu'il a tant aimé.
   La pièce est très courte, en réalité. Elle ne comporte que neuf petites scènes, mais neuf scènes très particulières car il s'agit purement et simplement d'un monologue. La seule qui parle sur scène est en effet l'actrice qui joue le rôle de Médée. C'est une femme en colère et habitée par la douleur. Elle commet une nouvelle fois un acte d'une cruauté abominable et c'est pourquoi l'auteur a choisi d'associer son nom à la déesse indienne de la destruction.
    Personnellement, j'ai été happée par ce récit. La voix des enfants qui commente l'action depuis l'au-delà ajoute quelque chose d'angoissant et de pathétique à la pièce. Je trouve que Laurent Gaudé a su atteindre l'essence du mythe et, surtout, il est parvenu à lui donner un point final. C'est une conclusion intéressante et je vous encourage vraiment à la lire.
   Tout ça me donne envie d'écrire une suite à ma propre réécriture sur Phérès et Merméros… 



LE MEILLEUR DES MONDES


Bien le bonjour, tout le monde ! 

    Me voilà revenue dans le Nord après un mois de stage aux éditions de l'Harmattan. Chaque matin et chaque soir, je prenais le métro afin de me rendre sur mon lieu de travail, ce qui me faisait à peu près deux heures de route par jour. Autant dire que j'avais un peu de temps devant moi pour lire. Et c'est ce que j'ai fais ! 

   Dans le métro, je me suis mise à dévorer Le meilleur des mondes d'Aldous Huxley, publié par Pocket. Et je me suis pris une de ces claques… !

   Ce livre est un des romans d'anticipation dystopique les plus célèbres au monde. Et bon sang, on comprend très vite pourquoi. Je n'ai pas encore lu l'essai de Huxley où il revenait sur son roman, mais il va vraiment falloir que je le fasse. 

   Alors, de quoi cela parle-t-il ? Il s'agit de notre monde, mais plongé dans un fonctionnement totalement différent. L'histoire nous introduit dans cet univers particulier en nous faisant visiter « Centre d'incubation et de conditionnement de Londres-Central » où sont créés tous les nouveaux nés. Chaque embryon est conditionné pour appartenir à une classe et y être parfaitement heureux. Car, cela, c'est la règle absolue de ce monde : tout le monde doit y être parfaitement heureux. 

   Nous partons donc à la découverte de ce monde aux côtés de Bernard, un Alpha plus, et Lénina qui doit être une Bêta plus si mes souvenirs sont exacts. Si la jeune femme est fondue dans son univers, ce n'est pas le cas de notre héros qui ne trouve pas sa place dans la société. Un jour, il emmène Lénina voir une réserve de “sauvages”, des êtres humains qui n'ont pas été conditionnés et qui sont donc parqués dans des lieux clos. Et là commence leur chute… 

   Ce roman m'a mis véritablement mal à l'aise. Le monde décrit est à la fois fabuleux et terrifiant. Les êtres humains ne possèdent aucun libre arbitre et le savent parfaitement. Ils sont créés par les hommes pour être satisfaits de leur condition et ne jamais chercher à dépasser leur statut. Même leur métier est déterminé à l'avance (certains Gammas ont une peau renforcée pour pouvoir travailler près de fours…). 

   Les personnages sont également gavés comme des oies de soma, une drogue qui les déconnecte complètement de la réalité. Nous n'avons pas le point de vue des classes inférieures (car elles sont incapables de véritablement penser), mais nous avons celui de John, un “sauvage” aux idées très proches de celles du lecteur et qui s'indigne de ce monde artificiel et stérile. 

   Personnellement, ce bouquin m'a terrifiée. Je sais que c'est tentant de vendre sa liberté contre le bonheur, mais peut-on appeler cela vivre ? Les personnages ne sont rien d'autres que des pantins qui vivent selon des préceptes qu'on leur a inculqué durant leur sommeil. Et la fin… La fin est un coup de marteau en plein front. Elle vous assomme et vous laisse pantois. Je n'ai pas été capable d'ouvrir un nouveau livre pendant un moment après ça car j'avais besoin de temps pour digérer l'histoire de Huxley. 

   Un livre à découvrir, pour résumer. Une réflexion absolument incroyable et un coup de pied qui réveille. Vous ne regretterez pas ce plongeon.

   Si cela vous intéresse, aussi, ce roman a inspiré un manga absolument génial (un de mes préférés) qui vous remuera corps et âme avant de vous mettre la claque finale au dernier épisode : Shinsekai Yori. A découvrir !


LE PLUS PETIT BAISER JAMAIS RECENSÉ

   Bien le bonjour, tout le monde !

   Allez, histoire de relancer la machine, j'ai décidé de vous parler aujourd'hui d'un petit livre au goût de chocolat qui saura ravir vos papilles de lecteurs. Allons-y alors pour la découverte du Plus petit baiser jamais recensé, écrit par ce génie qu'est Mathias Malzieu et publié par Flammarion en 2013. 

 
   Comme toujours, Malzieu fait plonger son lecteur dans un univers à la fois réaliste et absurde où tout semble être possible. On retrouve dans ce roman-ci le héros de son livre Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi qui a bien grandi depuis ses dernières aventures avec Giant Jack, le héros de La Mécanique du Coeur.

   Le personnage principal (dont je ne connais ou ne me souviens plus du nom) est maintenant un adulte. Il s'est tourné vers le métier d'inventeur, mais une rupture difficile va le rendre dépressif. Alors qu'il pensait avoir trouvé une autre fille susceptible de combler le vide de son coeur, celle-ci disparaît quand il l'embrasse ! Pour la retrouver, il sera aidé par un vieux détective à la retraite, un étrange perroquet et une timide pharmacienne.

   Et bien, que dire de ce livre ? C'est du Mathias Malzieu tout craché. Cela faisait pratiquement deux ans que je n'avais pas lu de livre avec la prépa et j'ai décidé de recommencer par celui-là. Et bon sang, que ça fait du bien ! Retrouver l'écriture à la fois légère, tordue et poétique de cet auteur a été un véritable plaisir. Et son univers complètement loufoque m'a une nouvelle fois séduite.  

   L'histoire est légère, mais grave à la fois car l'auteur, à travers ses personnages, nous amène à réfléchir sur les relations entre les personnes. Pour retrouver la fille invisible, le narrateur (car c'est un livre à la première personne) se surpasse en inventivité, mais comment réagira-t-il une fois qu'elle sera visible, comment réagira-t-il une fois qu'elle se révélera à lui ? Cette question demeure en suspens durant de nombreuses pages. 

    Une des plus belles inventions de ce livre est le chocolat au goût de baiser. L'inventeur tente de reproduire le goût du plus petit baiser jamais recensé à travers des chocolats absolument incroyables. En lire la recette met l'eau à la bouche et nous donne vraiment envie d'y goûter. Hé bien, chers fans, sachez que cela est possible ! Un chocolatier, du nom de Victor et Hugo, les a reproduit ! Je ne sais pour vous, mais, personnellement, ça me tente bien d'aller faire un petit tour dans cette boutique, moi… 



NO.6 LE RETOUR


   Coucou les gens !

   Comme vous le savez peut-être, No.6 est un manga/roman/animé pour lequel j'ai énormément
d'admiration et de respect. La dernière fois que j'en avais parlé, je n'avais fait référence qu'à l'animé, car c'était tout ce que je connaissais jusqu'alors de ce chef d'oeuvre.  Mais la donne a changé. Maintenant, j'ai lu le roman et le manga… Et p****n que c'est bon !

   Je vais commencer par parler du roman. La série a été écrite par Atsuko Asano et publiée en France par les éditions du Rocher. Sur les neuf tomes, seuls cinq ont été traduits en français. Et que dire à propos d'eux… ? 

   Et bien ils sont bons. L'écriture m'a un peu surprise au premier abord, mais il faut dire que c'était la première fois que je lisais un auteur japonais. Mais finalement, quand on y est habitué, le livre est très agréable à lire et colle très bien à l'univers glaçant de No.6. Je vous mets un extrait ci-dessous : 
    J'ai déjà vu ce ciel au bleu profond, alors que j'étais allongé dans cette prairie. XCe bleu reste visible même au sein de cette répugnante obscurité. D'accord, le monde succombe sous les assauts répétés des mensonges et de la cruauté. Il est à deux doigts d'y passer, mais il n'est pas vaincu. Dans ce monde, comme dans le coeur des gens, règne aussi - et encore - quelque chose d'aussi magnifique que ce ciel éclatant. J'en suis certain !

   Le récit, comme dans l'animé et le manga, se situe principalement du point de vu d'Aster. L'histoire est exactement la même, mais je vais la résumer pour ceux qui ne connaitraient pas l'univers de No.6. 

   Suite à une guerre terrible, la Terre a été dévastée au point de ne plus compter que six zones habitables. L'armement a été proscrits et chaque région est devenue indépendante. No.6 est l'une d'entre elles : une magnifique cité dite utopique. Parmi ses citoyens, on rencontre Aster, un enfant qui possède un QI très élevé. Grâce à ça, il vit dans le beau quartier Chronos avec de nombreux privilèges et il est promis à un grand avenir. Le jour de son douzième anniversaire, il rencontre Le Rat, un garçon qui s'est échappé du centre correctionnel. Il le protège, le soigne et le nourrit, mais le garçon a disparu le lendemain. Le gouvernement découvre ce qu'Aster a fait et il est destitué de tous ses privilèges. Quatre ans plus tard, il travaille comme surveillant de parc et assiste à de mystérieuses morts : les gens vieillissent tout à coup juste qu'à périr ! Aster est obligé de fuir et cette action le mènera au coeur du secret de No.6... Comment ça j'ai repris exactement ce que j'avais écrit dans mon précédent article ?  

   Les livres sont bons et m'ont fait encore plus aimer l'histoire. J'ai été subjuguée par le fait que l'auteur parvienne en si peu de mots à décrire, retranscrire et mettre en scène. Non seulement l'histoire est de toute beauté, mais elle est servie par une écriture épurée et simple, ce qui rend l'impact de la monstruosité de No.6 d'autant plus frappante. 


   Passons dorénavant au manga. Il est… splendide ! 

   Comme vous le savez sûrement, l'édition française n'est pas encore prévue. N'y tenant plus, j'ai acheté les tomes en anglais. Et je ne le regrette absolument pas. Grâce à une camarade de classe, j'ai plutôt progresser en anglais, ce qui a rendu ma lecture facile et plaisante. et bon sang, qu'est-ce que c'est bon d'enfin connaître le fin mot de l'histoire !

   L'histoire demeure donc la même, même si des détails varient d'un support à un autre (certaines images, par exemple, ont été évacuées de l'animé, destiné à un plus large public, alors qu'elles existent bel et bien dans le manga et le roman). Le chara design est bien entendu le même que celui présenté dans l'animé. Et le dessin… Ouah !

   Le dessin est bon. Okay, ce n'est pas transcendant non plus, mais la dessinatrice a vraiment fait un travail propre et soigné. Hinoki Kino, la dessinatrice, est connue surtout pour avoir réalisé de nombreux doujinshis (mangas amateurs), et No.6 est son premier “véritable” manga.  Le trait peut paraître un peu léger pour un manga qui aborde pourtant des thèmes graves et montre parfois des images choquantes. Mais c'est aussi là la force de No.6, car dans les scènes destinées à dégoûter le lecteur (et je peux vous jurer qu'il y en a), le dessin a d'autant plus d'impact. Par le contre, le découpage (en ma qualité de simple amatrice) me paraissait parfois un peu bizarre. Mais bon, ce n'est que du chipotage (parce qu'il faut bien chipoter).

   De plus, le tome huit comporte une série de pages couleurs de toute beauté et chaque tome quasiment est pourvue d'une histoire bonus qui ravira les fans.  

   Parlons maintenant de la fin. Pour ceux qui ne souhaitent pas se faire spoiler (même si je ne vais pas dire grand chose), je vous conseille d'arrêter votre lecture. C'est bon ? Bon… Alors, beaucoup d'amateurs de ce manga se posent une question : la fin de l'animé correspond-t-elle à celle du manga ? Question à laquelle je dirais oui… en partie. Parce que la fin est presque la même que celle proposée par l'animé, si ce n'est qu'une grande partie du neuvième tome a en fait été oubliée. Il existe quelques autres péripéties qui mènent, finalement, presque à la même conclusion à quelques détails près. 

   Que dire de plus ? No.6 est une histoire qui m'a profondément marquée. L'animé m'a fait un effet coup de poing, les romans m'ont émerveillé et les mangas m'ont permis de prendre pleinement conscience de la profondeur et de la beauté de l'histoire. Ai-je un reproche à lui faire ? Oui, quand même, j'en ai bien un.   

   Quand on débute No.6, on s'attend à trouver une histoire qui inspecte les tréfonds les plus obscurs de l'humanité. Le fait que ce soit ancré dans une réalité plausible, bien que post-apocalyptique, apportait à l'histoire un attrait qui donnait des frissons. C'est pourquoi le côté fantastique de l'œuvre, bien que présenté sous un aspect scientifique, apporte une note un peu faussée. Mais après, ce n'est que mon avis personnel et ça ne change en rien le fait que No.6 demeure dans le top de mes mangas préférés, aux côtés de Kenshin le vagabond, D.gray-man et Shinsekai Yori.




LES TOURNESOLS AVEUGLES


   Bonjour tout le monde ! 

   Ah, les vacances… Le soleil, la plage, les amis… Mon oeil, oui ! Ah, là, là… Pourquoi on a autant de devoirs de vacances, je me le demande. Mais bon, là n'est pas le sujet. Aujourd'hui, petit article sur un livre qui figure dans mes coups de coeur de l'année, j'ai nommé Les Tournesols Aveugles d'Alberto Méndez

   Alors que raconte donc ce livre-ci ? En réalité, l'ouvrage regroupe quatre nouvelles qui se déroulent après la guerre civile. La toute première, par exemple, débute le lendemain même de la victoire franquiste. Alberto Méndez, avec ces courts textes qui tournent autour d'une trentaine ou quarantaine de pages, parvient à retranscrire avec une force impitoyable toute la cruauté d'une époque, d'un pays, qu'on ne connaît que trop peu. Pour ce qui est de mon cas, il est vrai que je ne me suis jamais penchée plus que cela sur l'histoire de l'Espagne. Mais avec ce livre, l'immersion est violente… et incroyable. 

   Les nouvelles sont classées dans un ordre chronologique. Ainsi, la première portera comme titre “1939 : première défaite" avec comme sous-titre "Si le coeur pouvait penser, il cesserait de battre". Chacune est titrée de cette manière, si bien que la dernière nouvelle comporte dans son titre celui du roman. 

   Chaque nouvelle est un coup de poing et les quatre se répondent à la manière de rimes alternées. Je salue évidemment le travail de l'auteur, mais également du traducteur Nhelly Lhermilier qui a su, à mon humble avis, parfaitement transposer dans notre langue la beauté du style de Méndez. Car oui, l'écriture est un bijou. C'est poétique, c'est cru, c'est haletant et pitoyable, je n'ai vraiment aucun reproche à faire à ce niveau. 

   Vous remarquerez que je n'ai pas réellement parlé du contenu. Oui, c'est vrai, mais je ne veux pas vraiment vous en dire plus. J'ai découvert LTA grâce à mon professeur d'espagnol en prépa et je ne connaissais pratiquement rien de l'intrigue (à part la partie que nous avions du traduire en devoir) et le processus du plaisir que j'ai ressenti est aussi venu du fait que je ne savais pratiquement rien de l'histoire à la base. 
   Surtout quand on songe que tout ce qui est dit est la vérité… 

Je pense m'arrêter là. Ce bouquin est pour moi un véritable coup de coeur. Il est intriguant, fort et beau. J'espère avoir réussi à vous convaincre de le lire. En attendant, je vous remercie d'avoir lu cet article jusqu'au bout. N'hésitez pas à me suivre sur les réseaux sociaux, où je poste plein d'articles en dehors de ceux du blog, mais aussi à partager le blog et à me donner votre avis. Vous pouvez aussi me suggérer des articles via les commentaires, les réseaux ou par mail (marine.lafontaine@gmail.com). Merci pour votre soutien et à bientôt !
 

LA PETITE MORT

   Bien le bonjour, tout le monde.
   Aujourd'hui, sujet un peu spécial, car nous allons aborder un type d'histoire que je n'ai jamais évoqué jusqu'alors. Il ne s'agit pas d'un genre littéraire en particulier, en fait, ce n'est même pas un roman. Non, aujourd'hui, je vais vous parler bande dessinée !
   Alors, contrairement aux idées reçues, la BD et le manga sont fondamentalement différents. Ainsi, je suis une grande fan de mangas, mais j'ai lu très peu de BD dans ma vie car j'avoue avoir du mal à accrocher. Il faut vraiment que l'histoire m'intéresse pour que me convaincre d'en lire une. Mais celle-ci... C'est un peu comme si un OVNI vous tombait sur un coin de la tête.
   La Petite Mort est un BD dessinée et imaginée par Davy Mourier et elle est publiée aux éditions Delcourt. Jusqu'alors, deux tomes ont vu le jour et on attend tous avec impatience le troisième, moi y compris. 
   Alors que raconte cette BD ? Hé bien, c'est l'histoire d'un petit garçon qui rêvait de devenir fleuriste. Jusque là, rien de bien particulier, me direz-vous, oui, mais voilà, la famille de notre héros est un peu particulière puisque ce sont tous des faucheurs. La Petite Mort vit donc avec Maman Mort et Papa Mort et va à l'école primaire du coin, mais n'est pas super apprécié par ses camarades, comme vous pourrez vous en douter.
   On suit donc le quotidien de cette Petite Mort qui est confrontée aux problèmes auxquels tout enfant de son âge fait face, mais qui doit également apprendre à manier une faux correctement et à jouer son rôle de guide des âmes. Entre humour noir et décalé, Davy Mourier enchaîne les sketchs tout en permettant à son personnage et à son entourage d'évoluer.

 Les dessins sont peu colorées, mais entre découpées de fausses pages de pub très amusantes. Les blagues sont parfois cruelles, parfois ridicules, mais je peux vous garantir que Davy Mourier saura dérider les plus renfrognés. Car derrière son aspect des plus gageste, La Petite Mort sait traiter son sujet et amener son lecteur à avoir une certaine empathie pour les personnages. Le deuxième tome a su équilibrer cet impression (la fin m'a particulièrement remuée, surtout que je ne m'y attendais absolument pas).
    Mais ce n'est pas tout !  Dès la première page, on nous apprend que la BD contient des éléments en réalité augmentée. Une fois l’application installée, les possesseurs de smartphones pourront scanner certaines pages marquées afin de découvrir un contenu additionnel qui se révèle être une série de vidéos de l’auteur. A travers celles-ci, il nous explique pourquoi il a fait certains choix, comme pour le nom du poisson rouge, l’intégration de certains personnages…Ce que je ne savais absolument pas avant de faire mes recherches pour cet article. J'ai hâte de rentrer à la maison pour découvrir tout ça !
   Bref, c'était La Petite Mort. Une BD que je vous conseille vraiment car elle est intéressante et vous permettra de passer un très bon moment. La fin de l'année arrive à grands pas (pour ceux qui n'auraient pas encore fini) et j'ai une pensée pour tous nos bacheliers qui sont en train de suer sang et eau sur les sujets (mon petit frère est dans le lot, bon courage à toi !). 


LES ANNALES DU DISQUE-MONDE


Bonjour tout le monde, 

   je pense arrêter de m'excuser à cause de mes absences et mes retards, parce qu'à force, ça risque de devenir redondant et un peu casse-pieds pour vous. Alors on va passer outre (sans vouloir commander) et commencer directement l'article !… Même si je suis désolée d'être si peu présente sur le blog !

    Donc, bonjour à tous et à toutes ! Aujourd'hui, j'ai décidé de vous parler de Terry Pratchett (paix à son âme), un monstre de la littérature fantasy dont l'oeuvre ne compte pas moins de quarante-six romans.
   La collection la plus importante qui ai vu le jour, et assurément la plus connue, n'est autre que Les annales du Disque-monde. N'étant qu'une novice dans ce monde incroyable, je ne pourrais pas en parler en long, en large et en travers, mais certaines personnes dans ma famille en sont des fans invétérés, alors ça m'étonnerait qu'on me laisse très longtemps dans mon ignorance.

   Le premier livre des annales a vu le jour en 1983 et ses quarante petits frères ont suivi la même voie du succès. C'est un univers complètement fou et cohérent qu'à mis en place ce génie de l'écriture. Avec un style d'écriture léger et simple, Pratchett a tout simplement créée un monde qui s'est développé de façon autonome. Un monde d'une richesse inouïe qui fourmille de détails et de personnages plus intéressants et burlesques les uns que les autres. Et tout ceci est visible rien qu'en lisant un échantillon de l'ensemble. Oui, je peux affirmer tout cela alors que je n'ai lu qu'un seul ouvrage (pas taper, je vais me rattraper, promis juré !). 

    A noël, un camarade de classe m'a offert le quatrième tome des annales, intitulé Mortimer et qui date de 1987 (1994 pour la version française). J'avais déjà essayé lire un Pratchett par le passé (Un chapeau de ciel), mais, même si l'histoire m'avait parue intéressante, je n'avais pas accroché au style donc je l'avais laissé tomber. Mais là, deux raisons m'ont poussé à lire jusqu'au bout ce roman : un, mon camarade qui me harcelait pour savoir chaque jour si j'avais avancé. Et deux, mais p****n, l'idée ! L'histoire est simplement énorme ! 

   Donc l'histoire est celle de Mortimer, Morty pour les intimes, que son père essaie désespéramment de caser en apprentissage chez quelqu'un. Malheureusement, à la foire au travail, personne ne veut de lui. Alors que la nuit s'avance, un cavalier surgit et propose de l'embaucher. Il s'agit de la mort en personne qui souhaite lui apprendre les ficelles de son métier. C'est le début d'une histoire rocambolesque qui pourrait bien changer le destin du Disque-monde.

   J'ai vraiment apprécié ce livre. J'en lisais un petit bout chaque matin avant de partir en cours, si bien que Mortimer m'a accompagné un long moment cette année. J'ai assisté peu à peu à son évolution et à celle des personnages qui l'entouraient. Celui de la Mort est vraiment intéressant, sympathique et captivant. L'histoire est rondement menée et ne nous laisse pas un seul instant nous ennuyer. Le style d'écriture, qui m'avait rebuté, m'a finalement avalé et projeté dans ce monde d'un burlesque absolument stupéfiant, même s'il y demeure une certaine profondeur.

   En somme, un très agréable moment à passer. On m'a déjà prêté deux tomes qui demeurent sur ma table de chevet, attendant tranquillement que je daigne les ouvrir. Terry Pratchett a créé véritablement un univers riche et fantasque qui nous extirpe de force de notre réalité pour une balade dans l'inconnu et le rire. Je le conseille à tous ceux qui hésiteraient encore à découvrir ce monstre à pattes et je peux vous assurer qu'il vous fera rire.

   Et vous ? Quels tomes avez-vous lus et pourquoi vous ont-ils plu ?


IKIGAMI

   Bien le bonjour, 

   Voilà un bout de temps que je n'avais pas fait de fiche de lecture. Pour redémarrer du bon pied, je Ikigami, préavis de mort
vous propose un article sur un manga que j'ai commencé en noël dernier, mais que je lorgnai depuis un bon bout de temps : j'ai l'honneur de vous présenter

   Ikigami est un manga de Motoro Mase (dont la nouvelle oeuvre, Demokratika, d'ailleurs, à l'air d'être pas mal du tout…). La série comporte dix tomes et punaise, quels tomes ! 
   
   Donc, de quoi ça parle ? Ikigami tourne autour d'une loi mise en place dans un pays imaginaire appelée loi de la prospérité nationale. A leur entrée à l'école, les enfants reçoivent tous un vaccin qui contiennent, pour un seul sur un millier, une micro capsule qui les tuera entre 18 et 24 ans. Cette loi a pour but de faire prendre conscience aux personnes la valeur de la vie les inciter à en profiter un maximum. A travers cet univers sordide, nous suivons l'évolution d'un employé de mairie nommé Fujimoto dont le travail est de livré aux personnes concernées leur Ikigami, un préavis de mort qui les informe 24 heures à l'avance qu'elles décèderont. 

   Donc voilà, en somme, ce n'est pas trop la joie au rendez-vous. Ikigami est avant tout une critique sociale. C'est une claque en plein visage, une voix qui braille “Et toi, qu'est-ce que tu ferais si tu n'avais plus vingt-quatre heures à vivre ?”. C'est d'ailleurs autour de ça que se centre le manga. Chaque tome est composé de deux histoires où l'on suit une personne qui a reçu l'ikigami. On va alors l'accompagner dans ses réactions, ses actes, ses sentiments… Selon le contexte social ou le caractère, les personnages vont prendre des voies diamétralement opposées, allant jusqu'à commettre des actes d'une extrême violence ou, au contraire, des actions très belles.

  C'est ici aussi que la loi est très vicieuse, offrant aux familles des victimes des compensations financières si la mort a été paisible et les stigmatisant en cas contraire. Les morts belles vont être énormément valorisées par les médias alors que les actes mauvais seront au maximum étouffés. 
    Au centre de tout ça, nous n'avons qu'un point de repère : Fujimoto. Travaillant pour la loi de la prospérité nationale, il devrait y croire dur comme fer, mais ne peut s'empêcher d'émettre des doutes, ce qui amènera les autorités à l'avoir à l'oeil. Même si au départ Fujimoto n'est relativement pas présent, il va prendre de plus en plus d'importance à mesure que les tomes se poursuivent. 

   Alors que penser de cette oeuvre ? Hé bien, c'est un chef d'oeuvre. Les histoires sont remarquablement bien construites, les dessins, proche de la réalité, nous prennent aux tripes et le fond a un réelle profondeur et amène des questionnements qui vont au-delà du “que ferais-tu de tes dernières 24h ?”.  Chaque tome apporte son lot d'émotions et on suit avec fièvre chaque personnage, même si on connaît tous l'issue du chapitre. D'ailleurs, il doit me rester environ trois tomes à lire encore. J'ai grand hâte de savoir ce que nous prépare l'auteur en guise de final parce que pour l'instant, il y a encore énormément de chose que je voudrais savoir ! 

   En somme, Ikigami est vraiment un excellent manga qui regorge d'éléments intéressants. Je ne le conseillerai pas à n'importe qui tout de même, car le sujet est dur. La première histoire est, par exemple, d'une grande violence. Néanmoins, je pense vraiment qu'il s'agit d'une oeuvre à connaître et j'encourage tous ceux qui hésiteraient à se lancer dans la lecture de ces tomes. Ensuite, il faut savoir qu'un film live a été adapté en 2008, mais, d'après ce que j'en ai entendu, il ne serait pas excellent… A vous de voir ! 


RENOUVEAU

  
   Bien le bonjour, tout le monde !

   Me voilà de retour avec un article shampoing un peu spécial qui portera sur un animé et un manga dont je vous ai déjà parlé, mais qui en sont à leur seconde édition, en quelque sorte.  

   Je commencerai par Kenshin le vagabond restauration, une nouvelle série qui se compose de deux tomes. Si vous connaissez un peu le blog, vous devriez savoir que Kenshin le vagabond fait partie de mes mangas préférés. un jour que j'errais dans une librairie, je suis tombée sur Kenshin le vagabond restauration. Curieuse, j'ai acheté le premier tome pour le lire. 
   Alors qu'en penser ? Bah, c'est assez étrange et frais à la fois. L'auteur a réécris le début ainsi que la rencontre entre les personnages principaux. Si celle entre Sanosuké et les autres n'est pas excellente, l'introduction de Kaoru et Yahiko est une réussite. Les personnages sont beaucoup plus nuancés voire dilués (Yahiko est beaucoup moins fier que dans la série initiale). Mais, en un seul tome, l'auteur est parvenu à introduire beaucoup de personnages que l'on retrouve au fil de la série. 
   On a même le droit à une aventure inédite avec un personnage de médecin somme toute séduisant qui se déroule avant l'arrivée de Kenshin au dojo Kamiya.
   
   Un mot sur les dessins. Alors, c'est un bon travail. J'ignore ce que l'auteur a fait entre temps en mangas, mais son style a grandement évolué, surtout quand on le compare au tout premier tome de Kenshin. Le graphisme est beau, le découpage bien fait (à mon humble avis d'amatrice). C'est dynamique, lisible et clair. Kenshin perd d'ailleurs un peu de son côté efféminé alors que Kaorou gagne en prestance. 

   Bref, une mini série dont j'achèterai le second tome en bonne fan que je suis, mais si elle avait duré plus longtemps, je ne l'aurais probablement pas fait. J'adore les aventures de Kenshin et j'ai aussi aimé la fin. J'aurais préféré deux tomes sur la nouvelle génération qui a vu le jour dans le dernier tome, en fait, ça m'aurait énormément plu. Mais bon, ce n'était pas l'enjeu de ces tomes, puisqu'ils ont été écrits en écho au film qui est sorti il y a un an ou deux. Enfin, c'est aussi sûrement histoire de raviver un peu la flamme “Kenshin”. 
   En gros, c'est du business.       


   Passons à un autre renouveau. Alors… Peut-être avez-vous lu mon article sur Fate/stay night. Hé bien figurez vous qu'une nouvelle série est sortie, une sorte de remake, appelée Fate/stay night: Unlimited Blade works. Curieuse, et vaguement inquiète (après tout, je n'avais pas aimé la première version), je me suis finalement laissée tenter… Et je ne le regrette absolument pas ! 

   Ce qu'ils ont fait de FSN est un miracle ! Comme quoi, avec une même histoire, on peut en tirer deux choses radicalement opposées. Même Shiro, bon sang, Shiro quoi ! Lui qui m'avait tant tapé sur les nerfs par le passé est devenu un personnage absolument génial ! En changeant pas grand chose en plus. 

   Je regrettai dans le premier FSN qu'on n'accorde que si peu d'importance à Caster qui, à mes yeux, avait un grand potentiel. Hé bien, je suis servie ! Elle est devenue le principal adversaire de Shiro et de Tosaka, d'ailleurs la relation entre la jeune mage et son servant est plus développée et approfondie, tout comme celle que sont en train de nouer Emiya et Rin. Bon, Sakura joue toujours au pot de fleurs et le rôle de Rider s'est réduit à quelques apparitions (c'est dommage, son combat était plus cool), mais sinon, c'est quand même du grand art quand on voit son point de départ ! 
   Les graphismes sont aussi magnifiques. Ils ont repris exactement ceux de Fate Zéro et c'est absolument génial. Les combats ont gagné en souffle et en intensité, également.

   Donc voilà. La série est en cours et nous en sommes pour l'instant au 13ème épisode. Jusque là, ils ont fait du très bon travail, même si on peut reprocher que pour le moment la guerre ne soit uniquement concentrée sur le duel entre Caster et Saber-Archer. Tous les autres personnages sont apparus dans les premiers épisodes, l'air de dire “Coucou, nous sommes en guerre, et nous sommes les adversaires”, pour ensuite disparaître de nos écrans. 
   Bref, avant de me prononcer définitivement, j'attends de voir comment ça va se conclure ! 


HAPPY HALLOWEEN


   Trick or treat ?

   Bien le bonsoir, horrifique soirée à tous  ! Alors cette année, pas d'article sur les origines d'Halloween, ni de fiction improvisée sur le vif. En contrepartie, je vous propose de découvrir quelques petites choses.

   Commençons par faire plaisir aux fans de mangas. Manga Lab, une très bonne chaîne, vient de sortir un hors série spécial pour aujourd'hui. Dans une petite vidéo, Xel.OS vous propose de découvrir trois mangas en lien avec l'horreur. Comme je n'ai absolument aucune connaissance dans ce domaine, je lui laisse la parole. Xel.Os, c'est à toi!

   Ensuite, moi, je vous propose un de mes livres préférés qui vous fera frissonner tout au long de sa lecture : L'invisible de Robert Pobi. Par contre, comme j'ai déjà écrit à son sujet, je vous mets le lien vers l'article en question plutôt que de le réécrire : ici

   Pour rester dans la même politique que Manga Lab, je vais vous faire part de deux autres titres en rapport plus avec la mort et l'univers qui tourne autour qu'Halloween en lui-même. 

   Le premier est évidemment L'Epouvanteur de Joseph Delanay (on ne change pas une équipe qui gagne). J'ai déjà écrit plusieurs articles à son sujet, mais je trouve que les aventures de Tom Ward sont vraiment celles qui sont le plus imprégnées de l'esprit d'Halloween.
   Pour ceux qui ne connaîtraient pas, je résume grossièrement le début. L'histoire tourne autour de Tom Ward, le septième fils d'un septième fils. Grâce à ce statut, il possède des pouvoirs spéciaux. En effet, il est très sensible aux émanations des créatures des ténèbres et il est appelé à les combattre. Pour défendre le Comté, il débutera une formation auprès de Grégory, un Epouvanteur.  
    Et non, je ne parlerai pas du film, même si c'est exactement ce que je suis en train de faire. Pourquoi ? …Vous avez vu la bande annonce ?

 Nécromanciens de Lish Mcbride, un livre que j'ai lu l'année dernière et dont on attend toujours le deuxième tome. Avant tout, qu'est qu'un Nécromancien ? C'est une sorte de sorcier qui a le pouvoir de lever les morts et même de les soumettre à sa volonté. Et tel est le pouvoir que se découvre un jour Sam lorsque sa route croise celle d'un autre Nécromancien, Douglas. Emprisonné par celui-ci, Sam parviendra-t-il à survivre à ce qu'il lui inflige ? 
  Le deuxième est
   Je vous la fais courte pour ne pas prendre trop, trop de place. Ce livre est cool. Pas spécialement original, pas spécialement marquant, pas spécialement bien écrit, mais cool. C'est un bon moment de lecture, en gros.

   Voilà. Je ne vous conseillerai pas de films ou de séries car je suis une véritable trouillarde et que mon dernier film d'épouvante remonte à il y a deux ans voire plus. Par contre, si vous voulez plonger dans un univers Halloweenien (ce mot existe-t-il…?), je ne peux que vous poussez vers les œuvres de Tim Burton (non, je n'ai pas plus originial à vous soumettre, je l'avoue…).

   Mais j'ai quand même fait un effort, je vous ai fait un dessin spécial Halloween ! Attention les yeux, Ryuk entre en scène… et fait de la pub ! 


    Non, non, je ne suis pas spécialement Mac, qu'est-ce qui vous fait dire ça ?
    
    Je me suis dit qu'il fallait quand même une petite note de musique pour conclure le tout, alors j'ai décidé de faire plaisir à tous les fans de culture japonaise par une petite chanson made in Vocaloid. Bonne écoute !


LOCUS AMOENUS


   Bien le bonjour chers lecteurs. Aujourd'hui, un petit article tout simplinou. En fait, j'avais envie de vous présenter mon locus amoenus par excellence, celui qui m'a toujours recueilli en cas de coups dur. 

   Avant toute chose, plusieurs d'entre vous se demandent peut-être ce qu'est un locus amoenus. En réalité, c'est une expression latine qui, littéralement parlant, se traduit par lieu agréable. Cette notion, théorisée par Horace, désigne une sorte de paradis, pour faire court. Ce terme est cité dans de très nombreux textes au point de devenir un lieu commun littéraire. Les personnages sont souvent en quête d'un locus amoneus où ils pourraient vivre en paix.
   Pour ceux qui s'intéresseraient au sujet, je vous invite à visiter ce site qui vous présente plusieurs lieux de légende. Et pour les spécialistes du latin, vous pouvez toujours aller sur cette page Wikipédia, rédigée entièrement dans cette langue morte. Je pense pas que quelqu'un le fera réellement, mais ça m'a tellement fait bizarre de trouver cette page que j'avais envie de la partager.

    Mon locus amoenus, contrairement aux textes classiques, n'est pas composé d'eau et de verdure (quoique…), mais de livres, bien sûr. Donc, oui, en fait, aujourd'hui, j'avais envie de vous montrer ma bibliothèque. Tous mes livres ne sont pas tous là, mais le gros, si !


   Alors, voilà ma première (oui, j'en ai deux ^^). Le grand éventail qu'on voit est bien celui que j'ai acheté à la Japan Expo, l'an dernier. 
   Au premier étage, il y mes collections dans le genre fantastique ( Molly Moon, Charlie Bone, Artemis Fowl…) et dystopie (Hunger Games, Syrli, No.6…). 
   Au deuxième, on retrouve la suite des bouquins fantastique (Le passe-muraille, Le chat qui parlait malgré lui…), quelques dystopie également (Le passeur…) et les livres basés sur un pan de l'Histoire (Le clan des Hotori, les orangers de Versailles, Chroniques des Temps Obscurs…). Cet étage est gardée par une petite Daenerys qui m'a été offerte par deux amis pour mes 18 ans. 
   Le troisième est composé essentiellement de livres que je lisais quand j'étais plus jeune (Mon amie Flicka, Sissi Impératrice, Les malheurs de Pollux) qui cohabite avec ma collection de Boro, que je ne savais plus trop où caser. 
   Le dernier enfin, comporte 6 parties : les classiques (Zazie dans le métro, W ou le souvenir d'enfance, L'appel de la forêt…), ma collection de Fantômette dont je ne veux absolument pas me passer, les pièces de théâtre (Médée, Hamlet, Lorenzaccio…), mes livres de philo (La crise de la culture, Les méditations métaphysiques, Crainte et tremnblement…), mes recueils de poème (La brûlure, Les châtiments, Une saison en Enfer) et les livres en anglais (Breakfas at Tiffany's, Emma, Lilith…).  

   Et voilà la deuxième partie. les deux premiers sont consacrés aux bulles. Mais celui tout en haut est consacré aux BD (Mauvais genre, La croix du Sud, Mélusine…), alors que celui d'en dessous est réservé aux mangas (Red raven, Kenshin le vagabond, D.gray-man…). 
   Ensuite vient l'enfance (encore). La place se  disputent entre les Martine, les livres de contes (Le Trésor de l'enfance, Contes scandinaves, Contes d'Andersen…) et quelques Prix Clara.
   En dessous, aucun roman. Ce sont des livres documentaires. La plupart tournent autour de l'art (501 artistes, 1001 tableaux, La peinture au fil du temps…), quelques uns autour de la faune et de la flore (Les merveilles du monde, Le royaume des animaux, La vie des animaux…), pas mal sur l'Histoire (Comment vivaient les Grecs, L'imagerie des dinosaures et de la Préhistoire, Toute l'Egypte…).
    Le dernier étage se divise en plusieurs catégories, encore : les témoignages (3096 jours, La métaphysique des tubes, Brûlée vive…), la fantasy (L'épée de vérité, Eragon, Les empereurs mages…), deux beaux livres (Madame Butterfly et Tristan et Iseult), mes policiers (Misery, L'invisible, La bête et la belle…), mes Eric Emmanuel Schmitt (Ulysse from Bagdad, Oscar et la dame rose, Lorsque j'étais une œuvre d'art…) et les autres, un peu les inclassables du genre (Anna et Mister God Fynn, Lettre d'amour de 0 à 10, Comment je suis devenu stupide…).

   Voilà, c'était un petit article sur ma bibliothèque et je vous ai fourni plein de titres en même temps. Si vous avez envie de renseignements sur certains ouvrages, n'hésitez pas à me les demander, je vous les donnerai avec grand plaisir !


ARTICLE SHAMPOING


   Bien le bonjour tout le monde ! 

   Vous savez quoi ? Je suis en vacances ! Enfin ! La dernière semaine de cours a été dure. Le rythme intense a failli avoir raison de moi (il fallait voir comment je m'écroulais dans mon lit chaque soir…). Enfin, bon ! Pour démarrer de bon pied ces deux semaines de calme (et de devoirs…), je voulais commencer par un double article sur la comparaison de All you need is kill et Edge of Tomorow. 

   Commençons par le manga qui est à la base de notre épopée sauvage. 
   Le manga, en réalité, est lui-même le fruit d'une adaptation du light novel de Hiroshi Sakurazaka, illustré par Yoshitoshi ABe. La même année, le manga est produit. Le chara design et le scénario original sont conservé, mais c'est à Ryosuke Takeuchi que nous devons le nemu (le storyboard, en somme). Et les fans reconnaîtrons sans problème le coup de crayon absolument superbe de Takeshi Obata, dessinateur des très célèbres Death Note et Bakuman.

   Maintenant que vous connaissez sa genèse, parlons de l'histoire en
elle-même. Une espèce extraterrestre, nommée “mimic” a envahi la Terre et cherche à éradiquer toute vie humaine. Nous nous trouvons sur l'île de Kotoiushi où l'armée japonaise et américaine ont uni leurs forces pour faire face à la menace. Nous sommes la veille de l'assaut et le soldat Keiji Kiriya se réveille alors qu'il venait de mourir hier sur le champ de bataille.

   Ce manga est réellement bon, tout du moins, selon mon avis. Je n'ai absolument aucun reproche à faire sur les dessins. Leur côté réaliste accentue l'aspect horrifique de l'histoire et les scènes de bataille en sont un exemple tout particulièrement frappant. L'histoire aussi n'a pas vraiment de défauts. Le, ou plutôt les, personnages principaux sont intéressants dans leur manière de vivre lees différentes épreuves qu'ils traversent. Pour une série conclue en deux tomes, je les ai trouvés bien fouillés et solides.
   L'idée principale est classique, mais son traité rend vraiment l'aventure de lecture prenante. On s'engouffre avec Keiji dans l'engrenage tordu et terrifiant des boucles. Les mimics sont également un réel atout. Leur nom et leur aspect de boule, qu'on pourrait presque qualifier de burlesques, contribuent en réalité à les rendre effrayants. Et on ne sait strictement rien d'eux, à part ce qu'en déduisent les personnages. Qui ils sont, d'où ils viennent, pourquoi ils sont là… ? 

   Une amie, à qui j'ai fait lire le manga, m'a résumé sa pensée en un mot à son propos : “Bof”. Pour elle, le manga nous laisse bien trop sur notre faim, et je suis obligée de reconnaître qu'elle n'a pas tort. L'auteur aurait pu aller beaucoup plus loin, et il l'a d'ailleurs lui-même admis puisqu'il a annoncé qu'il écrirait une suite. Maintenant, le tout est de savoir comment il va faire pour produire une aussi bonne histoire sans trop tirer sur le sujet. 

   Passons à Edge of Tomorrow. Vous savez, en regardant la bande annonce (je ne connaissais alors pas encore le manga), je me suis dit : “C'est dingue, on dirait un manga de mecha !”. Ce qui, au final, c'est révélé vrai. Mais un manga de mecha vu par des studios américains ! Voilà de quoi m'intriguer. Alors, je me suis lancée et j'ai visionné le film. 

   Voilà tout d'abord la bande annonce : ici

    L'histoire est celle de William Cage, un major du service des relations publiques. Quand il apprend qu'il doit être envoyé sur le front avec les autres soldats pour pouvoir retransmettre leurs exploits à la face du monde, son premier réflexe est de s'enfuir. Il est alors rétrogradé et qualifié de déserteur. Devenu un soldat comme les autres, il est lancé dans un débarquement suicidaire. Mais alors qu'il meurt sur le champ de bataille, il se réveille la veille de l'assaut. 

   Le synopsis de base est à peu près respecté et si je me détache de l'œuvre originale, ce film n'est pas
si, si mauvais que ça, sans toutefois être bon. Mais comme j'ai vraiment aimé All you need is kill, je ne peux m'empêcher de les comparer… et la transition passe mal.

   Les personnages de Edge of Tomorrow sont… classiques. Je ne me suis pas particulièrement attachée à eux. Ils ont un petit quelque chose, mais c'est sans plus. 
   Et studio américain oblige, beaucoup d'actions sont basées sur le spectaculaire. Là où le manga mettait l'accent sur le côté horrifiant d'une guerre qui ressemble au dernier sursaut de désespoir d'une humanité agonisante, le film censure les morts et, j'ai trouvé, adoucit le trait. 

   Je me dois de dire un mot sur Keiji et William. Keiji a réellement une évolution intéressante. Seul, en observant de loin cette idole de guerre qu'est Rita Vrataski, il va surmonter tout : la peur, la solitude, le désespoir. Il va prendre les boucles à bras le corps et combattre de toutes ses forces sa destinée. William m'a paru beaucoup faible, voire fade, en comparaison. 

   Comme je l'ai dit, mon point de vue n'est pas le moins du monde objectif. Si je n'avais pas lu le manga, le film m'aurait assurément beaucoup plus plu. Mais je vous conseille vraiment de tester les deux, car les différences sont très parlantes et révèlent beaucoup quant aux mentalités, qu'elle soit japonaise ou américaine. Dans tous les cas, vous passerez un bon moment. 

   Voilà, ce sera tout pour cet article, j'espère qu'il vous a plu. Comme ce sont les vacances, je vais tenter d'écrire pas mal pour le blog.


LORSQUE J'ÉTAIS UNE ŒUVRE D'ART

   Bien le bonjour, 

   aujourd'hui, petit article sur un petit livre à l'histoire énorme, j'ai nommé Lorsque j'étais une œuvre d'art de ce très grand auteur qui est Eric Emmanuel Schmit

   Alors, que raconte ce livre ? On débute l'histoire avec le personnage principal et narrateur qui essaie de se suicider. Il est arrêté dans sa tentative par un curieux bonhomme qui lui demande de lui donner 24h pour lui redonner l'envie de vivre. Ce qu'ignorait le narrateur, c'est qu'en acceptant le marché de l'artiste qu'est Zeus Peter Lama, il ne serait non plus un humain, mais un vulgaire objet que son créateur qualifie avec adoration d'œuvre d'art. Renommé Adam bis, notre narrateur va alors nous conté sa descente en enfer sous les traits d'une statue vivante. 

   Ce livre est juste excellent, il n'y a pas d'autre terme. L'histoire nous prend à la gorge immédiatement et nous entraîne dans le monde de l'art qui est proche d'un univers mafieux où règne la loi du plus fort et (surtout et) du plus riche.
   L'auteur parvient à nous tenir en haleine de la première à la dernière page avec une histoire inédite, farfelue, mais cruellement réaliste. Et l'auteur n'a jamais contraint notre imaginaire par de longues descriptions, au contraire. Adam bis, la demeure de l'artiste, les toiles de Carlos Hannibal… On attendait tous, après l'opération du narrateur, une description de son nouveau corps qui est tout de même le point central de l'œuvre et que neni ! Ce qui est assez fort, je l'avoue, mais surtout diablement intéressant. 

   Je n'ai besoin d'en dire plus sur ce petit bijou que je vous recommande vivement.


LE CHANT D'ACHILLE


   Bien le bonjour ! 

   Chers lecteurs, écoutez-vous la radio le matin ? Oui ? Moi aussi ! France Inter pour être précise. Pourquoi je vous parle de cela ? Parce que c'est ainsi que j'ai découvert le livre de Madeline Miller qui passait sur France Inter ce mois-ci.

   Mais avant toute chose, je vous prie de m'excuser pour mon retard. J'ai travaillé durant tout le mois de juillet en tant qu'animatrice stagiaire, je n'ai pas eu le temps du tout de m'occuper du blog. Mais je suis en vacances maintenant, donc, je vais pouvoir partager avec vous quelques petites choses ! Dont ce livre que j'ai dévoré d'une traite. 

  
   Le chant d'Achille porte sur le passé commun entre Achille, fils de Pélée et Thétis, et Patrocle, fils de Ménétios. N'ayant jamais lu L'Iliade, mais étant une fan de mythologie, je ne connaissais que peu Patrocle qui est ici le narrateur de l'histoire. Ainsi j'ai pu découvrir tout en profondeur un personnage très intéressant.

   Suite à un accident dans lequel Patrocle tue son cousin, son père l'envoie en exil à Phthie où il rencontra Achille, le prince de ce royaume. C'est tout ce que vous avez à savoir en réalité pour ce livre puisque l'auteur respecte scrupuleusement le déroulement de leur vie selon la légende. Les Hellénistes sauront donc parfaitement ce qui se passe ensuite. 

   Alors, comment rendre un livre intéressant alors que tout le monde, pratiquement, connaît déjà la fin ? Une bonne écriture est essentielle et Madeline Miller a rempli cette catégorie avec succès. Poétique et rythmée, son écriture nous propulse dans une des plus célèbres légendes que l'on découvre depuis un point de vue inédit, celui de Patrocle. 
   Ce prince déchu, banni de son propre royaume, n'avait, au départ, rien d'un héros légendaire. Mais il va poursuivre une grande évolution à travers le livre pour finalement devenir le héros de la Patroclée. 
   Qu'est-ce que la Patroclée ? C'est une partie de L'Iliade où Patrocle s'illustre sur le champ de bataille. Car sinon, Homère ne lui donnait comme rôle que celui qui accompagnait Achille sans pour autant être considéré comme un guerrier, ce qui est parfaitement retranscrit dans le roman. Et un héros grec comme lui, c'est rare et c'est super. 

   Ce que m'a apporté également cette lecture, c'est de découvrir véritablement Achille. C'est-à-dire, le découvrir dans toute son humanité. J'ai toujours vu ce héros comme quelqu'un de froid, arrogant, très puissant. C'était un demi-dieu pour lequel je n'avais aucune sympathie, ce qui n'est plus du tout le cas maintenant. 
   Quand on rencontre Achille, ce n'est encore qu'un enfant. Je crois qu'il ne devait qu'avoir douze ans. Patrocle nous décrit son talent, sa beauté, sa force, mais également ses doutes, ses hésitations, son espièglerie. Quand on se retrouve au siège de Troie, on le voit changer peu à peu et devenir ce héros (monstre, devrais-je dire ?) impitoyable et incroyablement fier que nous connaissons.

   Il n'y a que deux petits détails qui me chiffonnent autour du personnage d'Achille. J'aurais souhaité entendre parler du passage où sa mère Thétis le baigne dans le Styx, même si ce n'était que de l'ordre de l'évocation. Et qu'on respecte sa mort. Justement parce qu'il a été plongé dans le Styx, Achille est censé être invincible, excepté au talon car sa mère le tenait par là quand elle l'a mise dans l'eau du fleuve noire. Mais là, il est mort, non pas d'une flèche au talon, mais d'une flèche dans le dos.
   Après, vous allez me dire que je chipote, et vous aurez raison, mais voilà, j'ai du mal (et toi tu vas me dire que tu as respecté la légende de Médée dans ta réécriture, peut-être ? Chut, tais-toi fichue conscience !).  Un conseil, ne regardez jamais Le choc des Titans avec moi ! Parce que je vais râler d'un bout à l'autre du film !

   Donc voilà, en résumé une très plaisante lecture que je vous conseille vivement. L'écriture est agréable et on prend plaisir à découvrir tous les personnages qui ont fondé la mythologie. Patrocle est un héros très intéressant. Avec son côté peureux et maladroit, j'avais peur qu'il m'agace assez vite, mais pas du tout. Au contraire, il est attendrissant, puis, à mesure des années, il devient un héros impressionnant et admirable. Voilà, c'est tout ce que j'ai dire sur Le Chant d'Achille, j'espère vous avoir convaincu !


ARTICLE SHAMPOING

   Bien le bonjour, les gens ! Aujourd'hui, nouvel article shampoing ! 
   Pour ceux qui ne connaissent pas le principe, ce genre d'articles portent sur deux sujets au lieu d'un. Oui, c'est du deux en un, comme les shampoing (merci Madame Tirmant pour m'avoir enseigné ce principe en latin !). 
   Bref,  aujourd'hui, on s'attaque à un sujet titanesque (jeu de mot pourri, vous allez comprendre avec le titre…). J'ai nommé Shingeki no Kyojin ou, plus communément, L'Attaque des Titans !

   Alors SNK, qu'est-ce que c'est ? C'est un manga de Hajime Isayama dont le premier tome est sorti en 2009. A l'heure actuelle, il est toujours en cours de parution et déjà 13 volumes ont vu le jour. Mais c'est également une trilogie de light novel de Ryo Suzukaze nommé Before the Fall, un manga en cours appelé Shingeki ! Kyojin Chuugakkou de Saki Nakagawa, un animé de 25 épisodes réalisé par Production I.G,  une série de deux tomes intitulés Shingeki no Kyojin Gaiden (sur le passé de Rivaille) et il semblerait qu'un long métrage soit prévu pour 2015. 

   Mais tout cela, on le bazarde ! Moi, je vais essentiellement traiter du manga fondateur du mythe des titans que je lis, ainsi que le séquel Shingeki no Kyojin, Before the Fall. Je passerais assez vite sur l'animé que je ne connais qu'à travers les AMV, étant donné qu'il est payant… Fait'ch' ! 

   Bref ! Attaquons le vif du sujet avec tout d'abord un petit le saviez-vous ? Saviez-vous que l'aventure des Titans n'avait pas débuté tout de suite avec la série ? SNK, c'est d'abord un One Shot, dessiné par l'auteur lorsqu'il avait dix-neuf ans. Je l'ai lu. Le dessin est franchement affreux, mais l'histoire est pas mal et le mystère autour des Titans est déjà bien épais. 
   Je vous conseille de le lire. Pour une chose essentiellement, en réalité. Une fois que vous l'aurez lu, vous ne pourrez pas dire que le dessin du manga (la véritable série) est dégueulasse. Parce que le One Shot est cent fois pire ! Mais je dois dire aussi que cela fait partie de la genèse du manga, alors il vaut tout de même le coup d'œil, rien que pour suivre l'évolution de l'auteur et de son œuvre. Personnellement, j'ai débuté avec ça, et je ne l'ai pas regretté.

   Mais revenons-en au point de départ. Alors, à moins d'être un néophyte ou de vivre dans une grotte, il est très peu probable que vous soyez passé à côté de SNK.  Ce manga a fait fureur et on peut le comprendre. Mais bon, même si je pense que vous la connaissez, laissez-moi vous présenter l'histoire.
   Il y a une centaine d'années sont apparus les Titans, des géants monstrueux qui dévorent les humains pour une mystérieuse raison qu'aujourd'hui encore nous ignorons. La majorité de l'humanité a été décimée et aujourd'hui, les survivants se sont retranchés dans des villes fortifiées dont les murs mesurent une cinquantaine de mètres.
   Voilà cent ans que les humains n'ont pas vus de Titans près de leurs murs jusqu'au jour où apparut le Titan Colossal qui détruisit un pan du Mur Maria de la ville de Shiganshina. La ville est envahie par les Titans. Le héros de l'histoire, Eren, et sa sœur, Mikasa, voient leur propre mère se faire dévorer sous leurs yeux. Pour Eren, la voie à suivre est claire : il va entrer dans l'escouade d'exploration, le seul régiment qui ose s'aventurer hors des murs fortifiés pour combattre, et massacrer les Titans.

   Un résumé un peu pourri et long, mais voilà les éléments qui déclenchent l'épopée et punaise, quelle chevauchée !

  Je lis les mangas et je trouve réellement l'histoire bonne. Les Titans sont terrifiants et plus on avance, plus le mystère autour d'eux s'épaissit et plus ils sont terrifiants. Pourquoi ils agissent, quelles sont leurs réelles capacités, qui sont-ils ? Tout cela nous taraude, on veut comprendre, on veut savoir.

   On a aussi une sacré palette de personnages. Armin, Hansi Zoé, Rivaille, Conny, Sacha, Reiner, Jean… Tous sont intéressants et connaissent une évolution au fil des pages.

   Un autre point fort du manga tient en deux mots :  manœuvre tridimensionnelle. Je n'en dirai pas plus.

   Et le dessin est parfaitement adapté au style. Si l'auteur avait fait un shôjo, je dirai pas, mais là, le dessin correspond vraiment. Les scènes horrifiques sont assez nombreuses dans le manga et la pâte de l'auteur contribue à leur rendu des plus saisissants… et terrifiants.
   Ce n'est pas pour autant que le manga est parfait. Le dessin reste tout de même moyen, même si, aux chapitres actuels, il est bien meilleur qu'au départ. Niveau histoire, pour le moment, je n'ai pas grand chose à reprocher à l'auteur. J'espère qu'il a des explications en béton concernant Eren, la fameuse cave, les Titans, le mur et les Titans, encore. Parce que pour l'instant, y'a trois mille scénarios possibles qui s'échaffaudent dans nos petites têtes, heureusement qu'en attendant la suite, on a Before the Fall !

   Before the Fall, donc, se déroule entre 770 et 790 (alors que la série débute vers l'année 845). L'humanité est retranchée derrière ses murs, mais ne connaît ni le point faible des Titans et ni le système de combat tridimensionnel. En 770, un titan envahit la ville et provoque un véritable carnage, les humains n'étant pas encore armés face à cette menace. Après le massacre, le bataillon d'exploration est chargé de ramasser les corps. Dans une flaque de vomi de titan, on retrouve un bébé encore en vie. Craint et rejeté, cet “enfant des titans” n'a qu'un seul but en tête : avoir un véritable contact avec les titans pour prouver son humanité.

   Ce manga est bon. Le dessinateur n'est pas Hajime Isayama, ça se voit tout de suite, mais le style reste proche de la série originel. Et l'histoire… Chaque fin de chapitre est une torture ! La suite !
   Le personnage principal, Kyukuro, est très intéressant. Sérieusement, je n'ai lu que les sept premiers chapitres pour l'instant et il a déjà tellement évolué ! Son character design est cool, sa personnalité en acier donne envie de le suivre… Vraiment, pour le moment, Before the Fall est une réussite. J'ai hâte de voir comment l'histoire va se poursuivre !

   J'évoque brièvement l'animé. Quand j'ai regardé le premier épisode, je me suis dit deux choses : “berk, dégueu'” et “Wha, trop beau !”. L'histoire est sanglante à souhait, d'où la première réaction, mais l'animé est magnifique. Tous les défauts graphiques que l'on pourrait reprocher au manga sont ici corrigés. Je ne peux donc que vous le conseiller, si vous parvenez à le visionner sans payer (faîtes-moi signe alors !).


KALEB


   Bien le bonsoir ! 


   Ce soir, petit article sur un livre que j'avais envie de lire depuis longtemps, longtemps, mais sans jamais l'avoir trouvé à la bibliothèque de mon village. Finalement, l'occasion s'est présentée à mon anniversaire où ma famille m'a fait la surprise de m'offrir la trilogie complète de Kaleb !

   Kaleb  est donc une trilogie d'une auteure Islandaise, si mes souvenirs sont exactes. Cette femme, de son pseudonyme Myra Eljundir, se présente toujours à son public masquée. Son roman est extrêmement liée à sa propre vie et ce pour deux raisons : à l'instar de son personnage principal, Myra est une empathe, assez puissante pour avoir dû s'isoler de ses proches. Et la seconde, mais pas des moindres, est qu'elle apparaît elle-même comme personnage dans le troisième tome de la série. Je reviendrai sur ce point-là plus tard. 

   La trilogie porte sur Kaleb, un adolescent qui vient d'avoir dix-neuf ans. Charmeur et impertinent, cet adolescent développe à une vitesse fulgurante un don d'empathie. Ce pouvoir lui permet de ressentir les sentiments des autres et même de les manipuler. Mais les actions qu'il entreprend suite à la révélation de son don vont attirer l'attention de plus d'un, en particulier d'un groupuscule surnommé Sentinelles dont l'un des membres semble porter à Kaleb une haine tout particulièrement farouche. 

   Kaleb est un personnage qui balance toujours entre le bien et le mal, c'est là même une des grandes thématiques abordée à travers la trilogie. Sombrant tantôt dans une sorte de folie morbide, tantôt faisant preuve d'une étrange sagesse, le personnage ne cesse de nous perturber. Je dois avouer ne pas avoir su sur quel pied danser avec lui durant toute ma lecture. Adolescent victime de son propre pouvoir ou véritable salaud, il n'y pas de réponse tranchée, même si la fin fait plus pencher la balance d'un côté que de l'autre. 
   Durant son périple, il va faire la connaissance de beaucoup de personnages qui, bien que peu développés, sont tous intéressants car l'auteur arrive, en peu de temps, à nous brosser d'eux un solide portrait psychologique. Les deux autres personnages à mettre en avant, vraiment travaillés pour le coup, sont évidemment Abigail et le colonel qui ne cessent de nous surprendre par leur… leur caractère et leurs ambitions, dirai-je.   

   Les trois tomes présentent une évolution très marquée à la fois de la situation et des personnages. Un certain laps de temps, d'ailleurs, s'écoule entre chaque livre, ce qui permet à l'auteur de faire considérablement progresser ses personnages, mais de passer sous silence certaines parties de l'intrigue, ce que j'ai trouvé assez dommage.

   Le troisième tome est très intéressant dans le sens où le récit est entrecoupé de passages du fameux Livre du volcan dont on entend parler depuis le début. C'est un choix qui m'a rebuté un premier temps, mais qui est, en réalité, très appréciable et apprécié. J'ai vraiment beaucoup aimé découvrir le passé des Enfants du Volcan, suivre l'évolution de leur histoire à travers les âges, partager leurs sentiments… C'est une passionnante chevauchée à travers le temps. 
    Pour rester dans ce tome-là, il y a une chose, par contre, que je n'ai pas aimé… c'est l'intrusion de l'auteur. Je suis désolée pour Myra Eljundir qui, justement, a vraiment aimé se rapprocher de ses personnages par l'intermédiaire de sa projection dans le roman, mais… Je ne sais pas vraiment comment expliquer ça, mais… Ça n'est pas passé. Après, peut-être est-ce le rôle de Myra que je n'ai pas apprécié. Dans le roman, elle joue le rôle d'une libraire, une sorte de voyante qui sait comment  va se terminer l'intrigue, mais qui refuse de le révéler aux personnages qui auraient pourtant bien besoin d'un coup de main ! 

   Il est important de souligner que le livre n'est pas à en remettre entre toutes les mains. Scènes de sexe et de violence sont au rendez-vous, sans censure et sans édulcoration. Le troisième tome, notamment, présente des scènes vraiment violentes avec la mort de certains personnages qui en feront grimacer plus d'un. Mais je conseille cette trilogie qui comporte une véritable réflexion. D'ailleurs, je vous conseille de vous intéresser à l'auteure en particulier qui parle beaucoup de son livre à travers elle. Je vous mets plusieurs liens pour que vous puissiez vous imprégner du personnage : ici, et . Je ne donnerai pas mon avis à ce sujet pour vous laisser juger par vous-même. 

   Voilà, ce sera tout pour cet article. Merci de l'avoir lu, j'espère qu'il vous a plu ! N'oubliez pas que vous pouvez me suivre sur Twitter, Facebook et Google +, mais aussi devenir membres du blog ou vous abonner. Vous pouvez aussi me suggérer des articles par mail (marine.lafontaine@sfr.fr) et poster des commentaires sur cet article ainsi que le partager. Merci pour votre soutien et votre participation qui fait toujours chaud au cœur ! 

PS : Pour ceux qui se poseraient encore la question, Mlle Pupkins n'écrira définitivement plus sur le blog. je lui avais bien proposé, mais elle a refusé en me disant qu'elle avait changé radicalement de registre et donc qu'elle ferait sans. Bon… Tant pis, tant mieux, me revoilà redevenue seule maître à bord ! Mais cet essai m'a plu et si jamais vous avez envie d'écrire des fictions pour le blog ou que vous connaissez des personnes dans votre entourage que ça intéresserait, je serai ravie de les accueillir, surtout que je risque d'être peu présente l'année prochaine avec le boulot en prépa… A vous de voir !



 LES MANGAS DE MIKKA


  
   Bien le bonjour ! Me voilà enfin de retour ! Et je vous propose pour fêter cette fin de bac un long article ! En effet, ici je ne vais pas vous présenter un ou deux mangas, mais huit. 

   Pourquoi ces huit là ? Je les ai tous découverts (et lus) grâce à une amie qui les possédait dans sa bibliothèque. Ces deux dernières années, on s'est organisé un véritable trafic : elle me les passait tel jour, je devais lui rend ces livres tel jour et pas un autre (retards non tolérés). Donc c'est parti pour une petite chronique sur les mangas de Mikka !

   Le premier qui me vient à l'esprit est Devil and Realist, le seul manga que je connaissais avant que Mikka ne le remette au goût du jour. Pour être honnête, je l'avais abandonné en cours de route car je le trouvais peu intéressant. Mais la suite m'a plu.
   L'histoire est celle de William Twinning, un brillant étudiant qui rêve de trouver sa place dans le gratin de la société anglaise. Malheureusement, sa famille a été ruinée par son oncle qui gérait mal leur argent. Ne voulant salir sa réputation, William cherche dans les caves un moyen de payer sa scolarité. C'est alors que surgit un démon du nom de Dandelion qui vient lui révéler deux choses : un, qu'il est le descendant de Salomon et deux que lui seul a le pouvoir de choisir le nouveau souverain des enfers. 
   Le manga est assez sympa à lire et l'animé, bien qu'incomplet et court, est plaisant à regarder. Le caractère très terre à terre de William donne vraiment au manga son accent léger. Les démons et les anges sont représentés avec beaucoup de nuances, l'histoire ne nous offre pas du tout une vision manichéenne du monde. D'ailleurs, notre sympathie a plutôt tendance a pencher vers les démons que vers les anges qui emploient vraiment des manières basses pour des êtres de Dieu. 

   Pour rester dans les démons, parlons de Defense Devil. Ce manga est coréen, et comporte une dizaine de tomes. Si la fin m'a terriblement déçu (pour ne pas dire le dernier tome), j'ai été séduite par les personnages, les secondaires autant que les principaux, même si je n'ai pas eu le coup de foudre pour Sugal, contraiemment à mon amie qui, je pense, ne m'a fait lire le manga que pour je découvre ce personnage. 
  Mephisto Bart Kucabara est un démon qui fut banni des enfers. En compagnie Bichura, un autre démon, il est avocat des enfers, c'est-à-dire qu'il prend la défense des âmes qui tombent dans l'anti-chambre des enfers et tente de prouver leur innocence avant que les Shinigamis ne les jettent dans les enfers. S'il parvient à gagner un “procès”, il récolte de la Matière Sombre. Cette substance lui permettra, en quantité suffisante, de regagner les enfers. 
   Je ne vous en dis pas plus, mais j'aurais souhaité développer d'avantage pour vous donner envie de le lire. Je n'ai pas spécialement accroché avec le dessin, mais l'histoire est réellement bonne. Le personnage de Kukabara est intéressant car il est totalement à l'opposé de l'image classique du démon, ce qui fait excessivement râler Bichura qui entretient une relation vraiment très intéressante avec son maître.

   Je passerai très vite sur Diabolic garden et Gate, deux courtes séries que je n'ai pas aimé. Mikka adore les dessins du premier (pitié…) et aime apparemment l'histoire du second. En ce qui concerne ce dernier, je ne lui ai trouvé qu'un seul intérêt… Heu, je crois que c'était le méchant… mais je ne me rappelle pas bien… 
   Toujours est-il que vous aimerez peut-être, vous pouvez toujours tenter. Mikka a bien aimé, pourquoi pas vous ! Bref, au suivant !

   Maintenant, Dictatorial Grimoire. Il ne m'en reste pas grand nombre de souvenirs, mais je me
rappelle avoir aimé ce manga, une courte série. Les dessins sont beaux et les surprises au fil des pages nombreuses. Si vous lisiez les contes des frères Grimm enfants, attendez-vous à voir votre enfance être bouleversée !
   L'histoire démarre avec l'arrivée de Otogi Grimm en ville. Il s'installe dans un vieux manoir qui semble appartenir à sa famille et qu'on dit hanté. Si le jeune homme ne croit en ces histoires de fantômes, il découvrira bien vite que les rumeurs ne sont pas totalement infondées. Il va découvrir un étrange ouvrage et libérer par inadvertance des créatures qui ne sont autre que les personnages de contes de Grimm, mais qui se révèlent bien différentes de ce qu'on avait pu imaginer… 
   Le manga est sympa à lire. Ce n'est pas du haut niveau, mais j'ai réellement passé un bon moment. Au fur et à mesure, on découvre de nouveaux personnages et je crois que les auteurs se sont amusés à prendre totalement à contre pied les stéréotypes. Entre Cendrillon et Blanche Neige, je ne sais pas quel est le personnage le plus métamorphosé, mais, en tout cas, tous les deux sont surprenants et vraiment drôles. 

   Je ne peux évidemment pas échapper à King's game. Cette histoire est le parfait exemple d'histoire dite psychopathe. Une de celles qui nous dégoûte et nous tient en haleine à la fois et bien qu'on la trouve horrible, on ne peut s'empêcher de lire la suite. 
   Alors keskecé que cette bestiole-là ? King's game raconte l'histoire d'une classe banale de lycéens banals aux histoires et aux journées banales. Jusqu'au jour où, à minuit, chaque élève reçoit par sms un gage qui concerne deux élèves de leur classe. Cela les fait rire. le problème c'est que les gages se multiplient et partent de plus en plus dans les extrêmes. En moins d'un tome, on passe du simple bisou à la relation sexuelle. Et autre point : ceux qui n'exécutent pas leur gage en moins de 24h meurent de manière systématique… et impitoyable. 
   Il existe aussi une seconde saison en droite ligne de la première appelée King's game extreme. J'ignore pourquoi, mais pour cette deuxième saison, l'auteur a choisi de continuer la série avec un nouveau dessinateur. Alors que celui de la première partie avait un dessin que je jugerai de réaliste, celui de maintenant a vraiment un coup de crayon de manga. Ce qui, dans un sens, rend l'histoire encore plus morbide… 
  Je ne dirai rien sur cette saison pour ne pas vous spoiler. King's game demeure un bon manga, malgré ce que j'en pense. Un conseil : surtout, ne vous attachez pas aux personnages ! Ou vous allez finir par faire une dépression nerveuse, surtout à la fin de la lecture du cinquième tome. 

   J'enchaînerai avec Undertaker Riddle. J'ai trouvé l'histoire sans plus, pour tout avouer, mais tout de même plaisante à lire. Je n'ai pas accroché avec les dessins par contre. Là encore, par contre, je soupçonne Mikka de m'avoir fait lire ce manga uniquement pour que je puisse “rencontrer” Dante, son favori (bien que j'ai une nette préférence pour son contractant, Hiren). Mais si je conseille vraiment ce manga, c'est pour son dernier tome qui m'a très agréablement surprise. La fin est complète est on assiste à plusieurs retournements de situation d'un chapitre à l'autre.
   L'histoire commence avec Hayato, un lycéen qui a la capacité de voir les fantômes et ceux depuis toujours. Vivre entouré des morts fait parti de son quotidien surtout que ceux-ci semblent particulièrement attirés par lui. Le jour de ses 17 ans, l'adolescent fait la rencontre d'un fossoyeur nommé Riddle qui parvient à le débarrasser des esprits qui le hantent avec facilité. Il propose alors à Hayato de devenir fossoyeur à son tour, mais à une seule condition : il va falloir que le garçon meure. 
   
    Et nous achèverons ce long article avec Hell's kitchen (non, pas la série TV) ! Pour tout avouer, je l'avais repréré car le personnage sur la couverture du premier tome me faisait penser à jack de Pandora Hearts. Mais réflexion faite… non… Ce n'est pas du tout Jack. 
   Oui, il existe aussi banal et looser que Tsuna (Reborn), et il s'appelle  Satoru. Sa vie bascule le jour où il fait la rencontre Dogma, un démon. Celui-ci a un petit problème. Il est un dévoreur d'âme et adore tout particulièrement celle des chefs cuisiniers, mais la plupart d'entre eux sont bouffis d'orgueil et leur goût en pâti. C'est pourquoi il a décidé de créer un chef cuisinier sur mesure qui serait à son goût. Et malheureusement pour Satorou, c'est lui que le démon a choisi. 
   Hell's Kitchen est un manga très sympa à lire qui met en scène des personnages haut en couleur qui aiment tous la cuisine pour différentes raisons. On retrouve les classiques avec le génie foufou, la gloutonne, celui que personne ne reconnaît, la timide… Mikka et moi avons toutes les deux flashé sur le personnage de Tachibana (c'est rare qu'on aime le même personnage) pour mon plus grand malheur (elle est trèèès possessive…).   

   Donc voilà tout pour cet article. Je vous présente mes excuses pour avoir été absente aussi longtemps. Je vais essayer de me rattraper et d'écrire au plus vite la suite de Rouge comme le Rubis. En attendant, bon courage pour ceux qui ont encore des épreuves et bonnes vacances pour ceux pour qui tout est fini ! A bientôt ! 


LE CLIENT


   Bien le bonsoir mes chers concitoyens !
   Aujourd'hui, petit article sur un livre magistral. J'ai le plaisir de vous présenter Le client de John Grisham !

   Le client est un roman à suspens qu'on pourrait presque qualifier de policier, même si, d'après moi, il ne rentre pas exactement dans cette catégorie. On y rencontre Mark Sway, un jeune garçon de 11
ans qui n'a pas froid aux yeux. Alors qu'il assiste au suicide d'un avocat véreux, celui-ci lui révèle, avant de passer l'arme à gauche, l'emplacement du corps d'un sénateur assassiné par la mafia que les forces de l'ordre ne parviennent à retrouver.  
   Se méfiant autant de la mafia que du FBI, Mark n'a d'autre choix que de choisir la justice pour le protéger. Il choisit de confier sa vie à une avocate de forte caractère pour un dollar, toute sa fortune. Reggie Love accepte alors de le représenter et de le suivre dans cette terrifiante affaire.

    J'ai tout bonnement adoré ce livre. John Grisham est tout d'abord avocat avant d'être romancier, ce qui confère à son roman des accents de véracité qui rendent l'histoire d'autant plus attrayante. L'intrigue ne traîne pas en longueur et Grisham nous expose avec brio les mondes de la justice et de la mafia, plus étroitement mêlés qu'on pourrait le croire. 
    Tous les personnages sont étudiés et intéressants. Malgré son jeune âge, Mark est un enfant très mâture, mais il possède également ses faiblesses, ce qui le rend très attachant. Reggie, de par son passé, s'est forgé un fort caractère, ce dont elle a bien besoin en vue de tous les évènements de l'histoire. Même Roy Foltrigg est intéressant, bien que ce personnage soit tout simplement exécrable. 

    Je ne vous parlerai pas du film qui a été tiré du roman puisque je n'ai pas encore eu l'occasion de le visionner, malheureusement. Mais je vous recommande vivement de lire ce livre. L'histoire nous tient en haleine de la première à la dernière page. Si vous avez envie de passer un bon moment, c'est par ici que ça se passe ! J'espère vous avoir convaincu !
    
   N'oubliez pas que vous pouvez me suivre sur Twitter, Facebook et Google +, mais aussi devenir membres du blog ou vous abonner. Vous pouvez aussi me suggérer des articles par mail (marine.lafontaine@sfr.fr).

   Le bac approche et je vais travailler durant tout le mois de juillet, alors je ne sais pas pour quand sera le prochain article. Je vous promets tout du moins de ne pas abandonner le blog. L'aventure continue, pas d'inquiétude. Merci à vous qui continuez à lire mes articles, ça me donne toujours le courage et l'envie d'aller plus loin. 

A très bientôt !


DUALED

   Bien le bonjour !

   Me revoilà avec un nouvelle fiche de lecture qui va porter sur un livre sortit tout récemment. Je l'ai lu d'une traite et je l'ai refermée, partagée. Sentiments mitigés. Je vais vous parler aujourd'hui de Dualed.  

   Dualed est donc un roman de Elsie Chapman qui sera apparemment le prélude d'une saga à venir. A voir, je reste septique pour le moment. 

   Le synopsis est très intéressant. On nous plonge dans un monde ravagé par la guerre. Une poignée de survivants se sont réfugiés dans la ville fortifiée de Kersh. Pour faire des citoyens des soldats très bien entraînés, le Conseil (je crois que c'est bien le nom…) met en place le système des Alter Ego. Entre 10 et 20 ans,  sans prévenir, vous pouvez être “activés”. Ce qui veut dire que vous avez un compte à rebours de 30 jours pour éliminer votre Alter Ego, votre clone, en quelque sorte, élevé dans une autre famille. Si, à la fin de ce délais, l'un des deux n'est pas mort, les deux sont condamnés à mort.

   Voilà un livre qui promet. Du suspens, on espère un énorme dilemme psychologique, un questionnement sur la place des individus dans la société… ce qui est fait. Oui, on doit tout de même le reconnaître, les questionnements assaillent notre héroïne, une jeune fille de 15 ans car les livres de dystopie ont toujours une fille comme personnage central, nommée West. Mais pas plus que ça. En réalité, les doutes du personnage sont délaissés au profit de l'action, mais ce qui, dans un sens, correspond exactement à l'état d'esprit de West qui est souvent en complet décalage avec son environnement, anesthésiée par la cruauté de son univers. 

   En réalité, le livre tient plus du scénario que du roman. S'il est adapté au grand écran, ce dont je ne doute que moyennement, je suis sûre qu'il emportera un vif succès. Car le roman est très bon dans un certain sens : suspens, émotion, action… C'est même pas mal du tout. Mais un roman de dystopie, au même titre que la Science-fiction, apporte généralement une critique sur notre monde actuel. L'héroïne, que ce soit malgré elle ou de son plein grès, va alors combattre ce système. Ce n'est pas vraiment la recette de Dualed qui, par son choix, nous surprend. Je n'en dis pas plus pour ne rien dévoiler. 

    Dualed est un bon moment. Je l'ai lu rapidement et j'en suis assez contente, malgré ses quelques défauts. J'attends de voir la suite. 

   Excusez-moi pour mon retard, je n'ai pas publié d'articles depuis longtemps, mais j'étais plongée dans mes révisions de bac blanc… avant d'apprendre que je n'avais pas de bac blanc… Bref… 
   Je vous promets de nouveaux articles très vite. Mlle Pumpkins ne devrait plus tard à nous envoyer de nouvelles histoires aussi. A très vite ! 


LES ARTICLES QUI N'EXISTERONT JAMAIS… A PRIORI


   Bien le bonjour, tout le monde !

   Aujourd'hui, article très spécial qui va porter sur différents sujets que je ne compte pas aborder sur le blog. Mais puisque plusieurs d'entre eux sont considérés comme des classiques, j'ai pensé faire une liste de ceux que je ne veux pas faire.

   En tout premier lieu, et je serai très brève à ce sujet, on m'a envoyé un article commande sur Boku no pico… C'est juste hors de question. Je laisse la parole au Chef qui saura mieux vous expliquer que moi pourquoi non, c'est… non.

   Ensuite, pourquoi je ne ferai pas d'article sur Elfen Lied… Brrr… 
   J'ai un petit rituel avant de regarder un manga conseillé (car oui, on me l'a fortement conseillé) qui consiste à visionner à l'avance l'opening pour me faire une opinion. Déjà l'opening de ce manga fout juste la trouille !… Oui, je suis une froussarde, et alors ? Et il n'est rien comparé à l'animé.  C'est sanglant. Mais sanglant pas juste quelques hémorragies, non, mais sanglant genre je-suis-un-monstre-avec-des-bras-invisibles-qui-démembre/tranche/arrache/éviscère/etc-tout-sur-mon-passage. 

   Car oui, les personnages principaux sont des diclonius. Ces créatures ressemblent à de gentilles petites filles aux cheveux roses, mais ce sont des montres créés par les hommes et ce sont des p****n de machines à tuer ! 
   Je n'ai pas supporté Elfen Lied pour son hémoglobine qui coulait à flots, toute la violence qui allait avec, son scénario extrêmement sombre et sa nudité à outrance. Et, pour aller même dans le politiquement incorrect, l'histoire d'inceste qui existe entre le personnage central masculin et sa cousine. 

   Bref… Ensuite, pourquoi je ne ferai pas d'article sur Dragon Ball Z
   Ce manga, tout le monde le connaît, donc je n'ai pas besoin de le présenter, déjà. Même ceux qui ne s'intéressent pas aux mangas ont déjà entendu parler de ce monument. Personnellement, je m'y connais relativement peu à ce sujet et il faut dire que Dragon Ball Z est tellement grand qu'il est difficile de l'appréhender dans son entier.
   Il existe deux camps qui partagent l'œuvre d'Akira Toriyama : ceux qui vénèrent le manga et qu'ils le hissent au rang de religion et ceux qui trouvent ça ringard. Je ne vais pas me mêler de ça… mais je vais dire un mot là-dessus quand même. 
   Ce manga a été publié la première fois en 1989 et tout ce qui peut paraître cliché maintenant était simplement révolutionnaire pour l'époque (le héros qui vainc le méchant avec le pouvoir de l'amitié…). Si l'animé a certaines longueurs (je crois que les cinq minutes de Freezer en ont traumatisé plus d'un…), le manga est apparemment beaucoup plus rythmé. 

   Niveau manga, qu'y a-t-il encore… ? Ah oui ! Je ne ferai pas d'article sur Judge, Doubt et autres mangas de ce genre ! J'ai déjà donné avec Higurashi et King's game, je vais m'arrêter là… Mais je ferai une exception dans les mangas dit de psychopathes (oui, ceux qui nous font dire : “Oh putain, c'était horrible ! Comment on a pu créer une histoire aussi affreuse ?!… Où est la suite ?”) avec Berseker. C'est au programme. 
    Dans un style différent, je ne ferai pas d'article non sur Seikon no Qwaser. Et non de justification, c'est comme ça, c'est tout… Bon sang, ce manga c'est de l'ecchi à outrance ! Ça en devient insupportable, ça casse toute l'intrigue !
   Bref…

   Au niveau des romans, je ne refuse en général aucun sujet. Enfin, si, parfois… Notamment le cas de Twilight (et autres romans dit de morsure).  
    Ces romans ont tellement été critiqué ou loué que quoiqu'on en dise dessus, on est sûr qu'on aura en retour une avalanche de réponses plus ou moins… violentes. Après, on ne va pas hurler avec les loups et jetter des pierres sur l'auteur. Son histoire a la qualité incontestable d'avoir séduit un large public et que ce soit en bien ou en mal, ses livres ont fait énormément parler d'eux. Après, personnellement, j'ai testé les romans et je me suis ennuyée, en toute franchise et sans jugement hâtif. Quant aux films… Je ne préfère pas en parler. 

   Restons dans le culte avec Cinquante nuances de Grey. Non, non, non et non, je ne parlerai pas de ça (mais alors t'es en train de faire quoi, là ? Tais-toi, ma conscience !). 
   J'ai testé aussi (oui, je l'ai fais !). Au début, c'est une petite amourette, absolument niaise et assez surréaliste comme on en voit partout, mais ça tombe dans le sexe très vite. Et ça aurait pu être sympa. Je pense. Mais non. 
   Le délire du personnage principal masculin, c'est d'être le dominant au lit. Et la femme doit lui être soumise (il y a même un contrat de confidentialité). Et je ne suis pas féministe, mais… Ça m'est restée en travers de la gorge. Après, toute l'histoire est basée sur cette relation domination soumission, c'est le parti pris de l'auteur… Chacun son point de vue.
   En plus le personnage principal féminin est une gourde insupportable !… Voilà, ça, c'est dit.  La seule chose que j'ai aimé, en fait, c'est le CD…
   J'ai refermé le livre et je l'ai rendu à son propriétaire. 

   Après, oui, aussi, pas d'article sur Vampire diaries. Là, je suis calée, j'ai lu la plupart des tomes. D'ailleurs, pendant un temps, j'ai vraiment aimé, bien que ce soit un peu long parfois… et carrément tiré par les cheveux par endroits.
   Ce qui m'a refroidi, en fait, c'est que la mort ici, c'est juste une petit grippe. On s'en remet. Après, OK, ce sont des vampires, donc voilà. Mais même quand un personnage est censé être mort, genre archi dead, vraiment mort quoi, bah… il revient. A force, c'est même plus intéressant quand un personnage meurt, ça n'a plus d'impact… c'est moi où je fais de quelques cas une généralité ?
    Bref… Après, ça va être très con, mais j'ai détesté Le journal de Stephan où l'on suit la transformation des deux frères. Il y a pourtant un rebondissement du tonnerre dedans, mais… j'ai pas aimé du tout.  
     

   Voilà qui est tout je crois bien ! Hum, aujourd'hui, je me suis fait une foule d'ennemis je crois, mais c'est pas grave !



V POUR VENDETTA (X2)


   Bien le bonsoir, nous voilà réunis pour un nouvel article commande de Valentine F. Merci à elle pour son mail aussi sympathique que riche en conseils. 

   Valentine m'a demandé de rédiger un article sur V pour Vendetta. Malheureusement, elle ne m'a précisé si je devais traiter la bande dessinée ou le film, c'est pourquoi j'ai choisi de faire les deux !  Attention, pour que mon article soit constructif, je dévoile certains détails clés de l'intrigue. Surtout que j'analyse la fin du film et que je la compare avec la bande dessinée. Avant que vous n'alliez plus loin, je tenais à vous prévenir.

   Merci donc à elle pour cette demande qui m'a permis de découvrir l'histoire stupéfiante du Guy Fawkes, de V, d'Evey et l'origine du célèbre masque que voici.
   Le sujet est délicat à traiter en raison de l'aspect politique qu'à pris le masque à travers Anonymous ou le mouvement Occupy. Aussi mon but ici n'est pas de faire de la politique, même si je suis obligée d'évoquer cet aspect, mais de traiter une histoire, une fiction. J'espère que vous comprendrez ma position et que vous m'excuserez si, par mégarde, je devais faire quelque amalgame ou erreur. 

   Alors, lançons-nous ! Alors, V pour Vendetta est avant toute chose une bande dessinée des années 80, scénarisée par Alan Moore, monument de la BD à qui on doit notamment Watchmen et La ligue des gentlemen extraordinaires, et illustrée par David Lloyd. Avant de vous parler de l'histoire en elle-même, je dois commencer par vous présenter Guy Fawkes. 

   Guy Fawkes était un terroriste du début du dix-septième siècle, 1605, si je me souviens bien, et c'était un catholique dans une Angleterre majoritairement protestante. Pour lutter contre les mauvais traitements que subissaient les catholiques, ce cher monsieur décida de faire sauter le parlement, et le roi avec. Mais il fut arrêté avant d'avoir accompli son méfait et pendu. Bon, je résume grossièrement, hein… Pour plus de détails, voici un lien : ici.

   Ce personnage est le fondement de V, le terroriste anarchiste qui lutte contre le pouvoir fasciste en place. Mais commençons par le commencement. 

  L'histoire se déroule en Angleterre dans un monde post-apocalyptique. En 1980, après une guerre nucléaire qui a réduit l'Europe, l'Afrique et les Etats-Unis en cendres, un parti fasciste nommé Norsefire a pris le pouvoir. Il a alors mené une épuration ethnique, sociale et politique sans pitié. 
    Nous sommes en 1997. Apparaît alors V, un homme masqué qui s'en prend aux institutions de pouvoir pour ébranler le parti en place. C'est lors de son premier éclat (le dynamitage du Palais de Westminster) qu'il sauvera Evey Hammond, une jeune fille de seize ans qui s'apprêtait à se faire violée puis exécutée pour prostitution.

   Alors, pour rien ne vous cacher, je ne suis pas spécialement fan de BD. La dernière que j'ai lu, ça devait être un tome de Tintin, ça remonte très loin dans le temps… Autant je n'ai pas de mal avec les mangas, autant les BD… Voilà. C'est pourquoi j'ai eu un peu de mal au début, surtout que le dessin ne m'emballait pas vraiment, mais le texte m'a très vite transportée.
   Il y a des passages de vraie poésie dans cette histoire. Comme lorsque V va rendre “visite” à la statue de la justice où il déclame un long monologue. L'un de mes passages préférés, aussi, étrangement, est le monologue intérieur de Rosemary Almond lorsqu'elle danse sur scène.
   Le scénario en lui-même est bon. Dans le genre dystopie, l'œuvre d'Alan Moore a su créer un univers à la fois angoissant et entraînant. 

   L'histoire est une éloge de la liberté, de la différence, des arts, aussi. Ce qui est “politiquement incorrect”, c'est l'aspect anarchiste, bien évidemment. Après, je ne connais pas Alan Moore ni ses intentions politiques, alors je ne peux pas affirmer de but en blanc que son ouvrage est un éloge de l'anarchie.

    Le but de V dans la bande dessinée est tout d'abord une vengeance personnelle dont il se sert
comme “moteur” de sa vendetta. Il engendre la haine et le chaos dans Londres où, au fur et à mesure de l'intrigue, tout se dégrade, la ville comme ses habitants qui sombrent dans une sorte de folie meurtrière.

   Je ne vais pas trop m'attarder sur la BD et vous parler un peu du film. Avant toute chose, saviez-vous qu'Alan Moore avait renié le film ? Hé oui, au point de refuser tout argent venant des droits d'auteur et au point que son nom fut supprimé du générique ! Pourquoi ? Bah, on va tenter de voir ça !

   V pour Vendetta date de 2006. C'est, somme toute, un assez bon film, mais le message de V a été dilué, et le côté anarchiste , effacé. La violence brute qui existait dans la BD a été remplacée par de l'extraordinaire.  je vais donc comparer les deux fins. Je vous avertis de nouveau au cas où…

Commençons par la BD. Dans le schéma d'Alan Moore, Finch parvient à trouver la cachette de V dans les tunnels du métro et lui tire une unique balle (permettez-moi d'insister, une !) et V lui lance alors un couteau dans l'épaule avant de s'en aller en disant que ce qu'il a fait ne sert à rien car sous sa cape, il n'y a pas un homme de chair et de sang, mais une idée, une idée immortelle. Puis V retourne auprès d'Evey et meurt dans ses bras. C'est à la suite de ça qu'elle prend sa relève etc (partie complètement oubliée dans le film, au passage).
   Maintenant, le film… Oh mon dieu, mais qu'ont-ils fait ?!
   V et Creedy (et quelques uns de ses hommes) se retrouvent dans les tunnels pour tuer le haut chancelier Sluter (comment le Commandeur Adam James Susan est-il devenu Adam Sutler ? Mystère). Après une exécution rapide vient l'affrontement final où tous les méchants pas beaux vident l'intégralité de leur chargeur chacun sur V. Mais celui-ci parvient tout de même à tous les abattre avec grâce et élégance. Et, alors que Creedy vide une seconde fois son chargeur sur lui, V arrive à puiser assez de forces en lui pour le soulever de terre pour lui briser la nuque. Puis il rejoint Evey et meurt dans ses bras après lui avoir déclaré son amour… OK…

   Vous allez peut-être trouver ça idiot, mais ça m'a choqué que V, un homme sans pitié, mais un homme bel et bien, devienne une sorte de surhomme sentimental…
    Ensuite, ce que je reproche au film, c'est d'avoir fait des membres du parti fasciste des caricatures.
   Dans la BD, par exemple, Adam James Susan est un homme certes avec une poigne de fer, mais qui se révèle en réalité un homme inapte socialement et qui souhaite en fin de compte seulement se faire aimer. Dans le film, il n'est qu'une brute cruelle et sans cœur qui meurt pitoyablement. Les personnages du film sont beaucoup moins fins psychologiquement que ceux de la BD.
   Enfin, gommer le côté anarchiste de la BD était un mauvais calcul. Certes, ce choix avait été fait pour bien correspondre à la politique du XXIème siècle, mais cela change le message de l'histoire originale. Si, dans la BD, la “libération” du peuple est issu de la souffrance et du chaos qu'il a lui-même engendré dans la peur, dans le film, on a l'impression que tout ira bien, que les citoyens vont demeurer maîtres d'eux-même et qu'ils vont changer leur monde, simplement.

   Bref, mon article est déjà suffisamment long comme ça, je ne vais pas en rajouter. La BD est à lire, bien qu'elle m'est mise véritablement mal à l'aise. Le film, hé bien… Il est à voir, je pense, mais je mets un bémol tout de même.
   Bon, on dirait que j'ai réussi à m'en sortir sans déclencher de polémiques ! Un bon point pour moi !

LORENZACCIO


   Ah, je vous l'avais promis et je ne voulais pas faillir à ma parole. Surtout que cela m'aurait fait perdre l'occasion de faire un article sur un chef d'œuvre, ce qui aurait été un peu bête…

   Alors, qu'est-ce donc que Lorenzaccio ? Alors, Lorenzaccio est une œuvre du célèbre poète et dramaturge Alfred de Musset, considéré comme l'enfant prodige du romantisme, titre qu'il n'a en rien usurpé, à mon humble avis. 
   Musset a écrit deux recueils appelés Un spectacle dans un fauteuil où l'on retrouve, entre autre, Les caprices de Marianne, On ne badine pas avec l'amour… Et Lorenzaccio ! Alors, pourquoi publier des pièces de théâtre dans un recueil ? Parce que Musset n'écrivait plus pour la scène depuis que l'une d'entre elles,  La nuit vénitienne pour être précis, avait été mal accueillie par le public. Il refusera alors d'écrire de nouveau pour la scène. De ce fait, Lorenzaccio a été, pendant des années et des années, considérée comme une pièce injouable. Je reviendrai là-dessus plus tard.

   Au sein de l'histoire se distinguent trois intrigues : celle de la famille Strozzi, des républicains dans l'âme, qui rêvent de renverser le tyran pour mettre en place une république. Celle de la marquise de Cibo qui, pour délivrer la ville de Florence de la tutelle du pape et du roi Charles Quinte, décide de devenir l'amante du tyran. Et celle de Lorenzo de Médicis qui a un beau jour décidé d'assassiner un tyran de sa propre main. 

   Ai-je besoin de dire à quel point cette pièce est magnifique ? Sans blague, moi qui ai toujours adoré Hamlet, je ne pensais pas que cette pièce détrônerait Shakespeare du podium. Surtout qu'à ma première lecture, je n'étais pas franchement convaincue. Mais à force de l'étudier en classe, d'en découvrir toutes les facettes, de fouiller chaque personnage… Je suis tombée amoureuse de cette intrigue ô combien sombre qui propose un panel de personnages torturés. Un délice !

A votre gauche, voici l'affiche originale de la première représentation de la pièce en 1896, dessinée par Alfons Mucha. 

   Je vous disais plus tôt que Lorenzaccio était considérée comme une pièce injouable et ce, pour plusieurs raisons : tout d'abord à cause du trop grand nombre de personnages et de lieux différents. Après, de par la complexité de l'intrigue. Musset a entrelacé les trois histoires si bien qu'il peut parfois être dur de savoir qui est qui sur scène. De plus, la pièce est longue. Pas moins de cinq actes, soit trente-six scènes, soit neuf heures de représentation au total. Ajoutait à cela un langage lyrique et des répliques parfois très longues, la pièce était vraiment mal partie pour être mise en scène. 
    Mais cela n'a pas découragé Sarah Bernardt pour autant. C'est en 1896 qu'elle monte sur scène pour interpréter Lorenzaccio. Si le texte a subi de très sévères modifications à l'époque, elle n'en reste pas moins un succès. Aujourd'hui, Lorenzaccio est la pièce la plus jouée par la Comédie Française, même si, à ce jour, elle n'a toujours pas été représentée intégralement. 

   Pourquoi ai-je adoré cette pièce ? Houlà, heu… Pour le personnage de Lorenzo, tout d'abord. Méprisé par tous, il porte en lui l'orgueil et la douleur des plus grands héros tragiques sans pour autant nous entraîner dans le misérabilisme. Je n'ai eu en rien pitié de lui. Je le trouvais juste… extraordinaire. Lui qui était un jeune étudiant pur et tranquille, il a pris la soudaine et folle décision qu'un tyran tomberait de sa main. Pour cela, il est prêt à accomplir les pires bassesses jusqu'à y perdre sa propre âme. C'est en ça que je l'ai trouvé émouvant. 
   Ensuite…  Pour la beauté du texte. Pour les intrigues qui tirent irrésistiblement vers l'échec. Pour le personnage d'Alexandre de Médicis, celui de Tebaldeo, celui du cardinal Cibo, également, dans une moindre mesure. Et pour plein d'autres raisons que je ne saurai exprimer. C'est ainsi. 


 MAGI

Bien le bonjour tout le monde ! 
Si je vous dis, conte des milles et une nuit ? Et si je vous dis, la sagesse de Salomon ? Et si je vous dis, labyrinthe enchanté ? Et si je vous dis encore un “si je vous dis”, je sens que vous allez vous énerver !

Je vois les yeux de certains d'entre vous briller, d'autres doivent se dire “mais de quoi est-elle en train de parler encore ?”. Je veux bien entendu vous faire part de Magi !

Magi, qu'est-ce que c'est ? C'est un manga, à la base, de Shinobu Ohtaka, la mangaka de Sumomomo Momomo (la fiancée la plus forte du monde). Si je dois avouer ne pas avoir spécialement aimé sa première série, j'adore Magi qui s'améliore au fur et à mesure. Manga comme animé, cette série est superbe ! 

La série nous entraîne dans les aventures d'Aladdin, un jeune voyageur amnésique qui a débarqué dans le monde en sortant de nulle part. Il n'a sur lui qu'un turban enchanté et une flûte où est enfermé un curieux djinn bleu sans tête nommé Ugo. Lors de son voyage, il fait la connaissance d'Ali Baba et tous deux décident d'explorer ensemble un labyrinthe magique qui promet des monceaux de richesses à celui qui parvient à en triompher. Mais leurs aventures vont se révéler bien plus compliquées que prévues et ils ont rencontré sur leur chemin énormément de personnes, telle que la mystérieuse Morgiana, une esclave. 

La deuxième saison de l'animé a démarré depuis peu. Nos trois héros ont choisi de se séparer, cette fois-ci, chacun pour accomplir sa propre mission. Les épisodes se révèlent délicieux ! A ne pas manquer ! 

J'ai découvert cette série par le manga que je lisais régulièrement avant de tomber sur l'animé. S'il y a
quelques changements entre les deux formats, l'histoire est à peu près respectée dans l'animé.

Une série dérivée basée sur le personnage de Sinbad est apparemment en cours. Elle serait dessinée par Yoshifumi Otera, une ancienne assistante de Shinobu Ohtaka. De quoi ravir les fans ! 

Alors, pourquoi Magi est-elle une série à voir/lire ? La complexité de l'histoire, tout d'abord. Elle peut paraître simple au départ, mais la politique s'en mêle très rapidement (notamment quand on découvre le passé d'Ali Baba) et la foule de personnages viennent s'ajouter pour faire du manga une histoire passionnante. 
Ensuite, pour l'univers emprunté à celui des 1001 nuits, ce qui est plutôt rare dans le monde du manga (tout du moins à ma connaissance).
Enfin, pour les personnages, tout simplement, qui se révèlent au fur et à mesure tous plus intéressants les uns que les autres. Aucun n'est tout blanc ou tout noir et c'est pour ça aussi que Magi est passionnant. Après, je ne commenterai pas le nombre de femmes aux gros seins que l'on croise dans l'histoire, mais je n'en pense pas moins…

Donc, en résumé, Magi est un manga et un animé excellents qu'il faut découvrir ! 



LE BÂTON D'OR + SURPRISE


   Bien le bonjour et bonne année chers lecteurs ! Aujourd'hui, je commence 2014 par un article qui porte sur un petit livre qui me tient à cœur, j'ai nommé Le bâton d'or de Jean-Louis Lafontaine.

   Pour ceux qui connaissent un peu le blog, ou qui me connaissent personnellement, vous n'êtes pas sans ignorer que cet homme est mon papa. Il a déjà écrit un livre appelé La machine à rêves, publié par Airaim éditions.  

   Dans le bâton d'or, on retrouve tous nos personnages préférés (Walter, Fulberte, Vivoulia, Apolline, Léon Rèpe…) pour une nouvelle aventure de par le monde à bord du magnifique LR2, un immense dirigeable. 

   Après les légendes africaines, mon père s'est emparé d'un ancien mythe inca. Le bâton d'or serait un instrument divin, un sceptre légendaire qui aurait permis à Manco Capac de fonder l'empire Inca. Mais qui pourrait croire à ce fantasme ? Oui, qui d'autre que le Russo-Québécois Vivoulia Casimov, décidé à tout pour retrouver l'objet sacré et le remettre à son peuple. Pour cela, il va faire appel à ses amis. C'est le départ pour une grande aventure qui se transformera très vite en une course poursuite quand de nouveaux ennemis montreront leurs visages… 

   J'ai lu les premières versions du livre, il y a bien quelques années de ça, mais l'histoire m'avait déjà beaucoup plu. Selon mon père, cette nouvelle version est meilleure encore alors il ne me tarde de le lire. 
   Lors de son aventure précédente, Walter était un petit garçon curieux et attendrissant. Maintenant, le voilà adolescent, un ado plein de mordant et de ressources. La gamme de personnages est large et variée et tous ensemble, ils créent des histoires pleines de rebondissements.   

   Nous sommes le 2 janvier. Je suis désolé pour le peu d'articles produis depuis un mois, mais entre mon stage BAFA, les fêtes et les révisions de bac blanc, j'ai eu du mal à trouver du temps pour le blog. Je m'en repends et vous promets de faire mieux ! 
   Nous avons dépassé les 15 000 visites sur ce blog et ceci était mon 200ème article. C'est donc un grand Bonne Année et un énorme MERCI que je vous livre ! Vous êtes de plus en plus nombreux à me lire et à commenter mes articles, c'est vraiment super ! Faisons tous de notre mieux pour cette nouvelle année. 
    Comme c'est le 200ème article, je pensais démarrer une nouvelle fiction sur le blog, mais, cette fois-ci, avec vous. J'aimerai que vous ne donniez, via mail (marine.lafontaine@sfr.fr) ou via les commentaires, le sujet de l'histoire. 
   Vous pouvez même me donner des personnages. Vous procédez par fiches techniques : nom, prénom, âge, cheveux (couleurs, longueurs, particularités), yeux, taille, style vestimentaire, tics, caractère… La fiche est modulable à souhait ! Vous pouvez ajouter des pouvoirs, des cicatrices, des tatouages, des lunettes, un passé, une particularité… Je vais vous donner deux exemples avec deux personnages principaux de Soul sea et Chassé-croisé, Ascal et Amedeo. 

Nom, prénom : XXX (je ne vous le donne pas, ça vous dévoilerez une intrigue de l'histoire) Ascal
Age : 17 ans
Cheveux : courts, noirs
Yeux : iris noirs et pupilles vertes
Taille : 1m70
Style vestimentaire : il met ce qu'il trouve
Activités : voleur par le passé, pirate aujourd'hui
Tics : dislexyque
Caractère : enjoué, insouciant
Pouvoir : il peut invoquer les Constellations et leur donner vie

Nom, prénom : Kea Amedeo
Age : 24 ans
Cheveux : courts et noirs
Yeux : bleus
Taille : 1m60
Style vestimentaire : sobre, beaucoup de noir
Activité : détective, freelanceur
Caractère : renfermé sur lui-même, il communique peu avec son entourage, déjà restreint. Se préoccupe de lui avant des autres
Signes particuliers : grains de beauté sur la gorge, met des lunettes pour lire
Loisir : guitare
Famille : Cécilia Kea et son mari l'ont adopté à sa sortie d'une maison de correction
Aime : les chats, mais il y est allergique, les plats fort épicés
N'aime pas : un peu tout en général… 

   Donc, voilà, c'est un appel pour une fiction coopérative. N'hésitez pas à participer et à envoyer des idées de trame ! 
   Un nouveau grand merci pour votre soutien.


TOP 10 2013

   Bien le bonsoir, chers lecteurs ! Ce soir, comme l'année dernière, il est l'heure du top 10 ! 
   L'année dernière, les cinq meilleurs mangas et meilleurs livres avaient trouvé une place dans ce classement. Cette année, je renouvelle la bibliothèque avec des titres tout neufs, tout beaux ! Certaines histoires sur lesquelles j'ai déjà écrit un article mériteraient largement d'avoir leur place ici (L'invisible, Darker than Black, Le Parfum…), mais pour que vous puissiez en avoir encore plus, je ne présenterai ici que des nouveaux.
   Une fois n'est pas coutume, nous commencerons par les mangas et les animés avant de nous attaquer aux romans, nouvelles, pièces de théâtres et autres genres littéraires. Le top 10, le voici ! 

   J'ouvre d'emblée avec les mangas et les animés, donc ! Et le bal commence avec un bijou de complexité qui mêle complots, examens, peur et doutes, j'ai nommé Afterschool Charisma !
   L'académie de Sainte Cléo ne reçoit que des clones de personnes prestigieuses : Freud, Napoléon, Marie Curie, Mozart, Jeanne d'Arc… Un jour, le clone de Kennedy est assassiné. Chaque clone est-il obligé de suivre la voie de son original ? Quel est le rôle de Shiro, le seul à être un véritable humain, dans cet engrenage infernal ?
   Quelle place ont les clones dans la société des hommes et pourquoi existent-ils ? Réponses en bulles, un chef d'œuvre !
 
   Le deuxième à prendre place dans ce top 10 est Tiger & Bunny, un animé sur des supers héros qui luttent contre le mal et dont l'intégralité des exploits est retransmis à la TV via une sorte de jeu pour déterminer lequel est le roi des héros ! 
   Parmi ces figures héroïques, il existe un duo, Kotetsu (un vieux de la vieille) et Barnaby (un jeune héros) dont les caractères on ne peut plus opposés vont se heurter avec violence quand ils ont auront l'obligation de travailler ensemble. Kotetsu est un papa poule idéaliste qui cache son métier à sa propre fille et Barnaby un jeune homme qui révèle son identité dès sa première intervention avec un lourd passé. Des moments drôles, tendus, émouvants promis ! A voir ! 

   Le troisième s'intitule Vinland saga. Ce manga sanglant et sombre porte sur les impitoyables vikings et leurs spectaculaires pillages. L'histoire tourne autour d'un groupe dirigé par Askelad, un homme puissant et intelligence, meneur d'homme exemplaire. Durant une attaque, il a tué le père de Torfinn qui est le héros de ce manga. On le suit à travers les tomes dans sa queête vengeresse. D'autres histoires s'ajoutent à cette trame comme la conquête du pouvoir du jeune prince Knut. Il y a un grand basculement dans l'histoire au tome 8 qui nous fait changer d'univers qui apporte une toute nouvelle dimension à l'histoire. Aussi surprenant que prenant, un manga à découvrir absolument !

Arrive maintenant un nouvel animé fascinant dont le titre est Fate/Zéro. L'histoire est en réalité le préquel à Fate stay night avec des évènements qui datent de dix ans auparavant. L'animé relate le combat entre sept magiciens nommés par le Graal qui doivent s'entretuer pour l'obtenir. Dans leur tâche, ils sont secondés par des esprits invoqués par des reliques. Pour être sûre d'obtenir le Graal qui a promis d'exaucer le vœu du vainqueur de ce jeu morbide, une des grandes familles de magiciens engage Emiya, un mercenaire prêt à tout pour parvenir à ses fins. Une histoire absolument superbe et émouvante ! J'ai adoré et vraiment regretté, par contre, que le personnage de Matou Kariya ait un rôle aussi ingrat.

Enfin, pour terminer ce classement de manga, je vous ai gardé le meilleur pour la fin. Il s'agit d'une histoire dont l'auteur n'est autre que Naoki Urasawa, je veux parler bien entendu de ce monument qu'est Monster. Je n'ai jamais lu/vu un manga pareille. L'intrigue est… c'est Monster, quoi ! L'histoire débute en 1986 en Allemagne. Dans un hôpital réputé, le neurochirurgien japonais Tenma est destiné à une brillante carrière et il est fiancé à la fille du directeur de l'hôpital. Pourtant, un jour, il refuse d'opérer le maire et se charge d'un garçon qui a reçu une balle dans la tête, arrivé dans les urgences avant le maire. Malheureusement, ce dernier décède et la chute de Tenma débute. Sa fiancée le quitte, sa promotion lui file entre les doigts, le garçon (et sa sœur jumelle qui avait été hospitalisée aussi) disparaissent. Alors que tout semblait aller contre lui, ceux responsables de son malheur décèdent dans de mystérieuses circonstances. Neuf ans plus tard, Tenma découvre enfin le responsable de ces meurtres : Johan, le garçon qu'il avait sauvé. Débute alors un périple haletant pour ce docteur accusé de meurtres pour arrêter le monster qu'est devenu Johan et qui sème la mort autour de lui.
   Un manga magnifique ! A voir absolument ! L'intrigue est bien plus complexe que cela, mais si je devais vraiment vous faire un résumé correct, je n'aurai pas fini.

  Nous voici arrivé dans la seconde partie du top 10  avec trois romans, une pièce de théâtre et une trilogie.
   J'attaque très fort avec l'une des meilleures pièces de théâtre que j'ai lu et dont je pu m'imprégner de toute la complexité et la subtilité comme on l'étudie en classe. Il s'agit de Lorenzaccio, d'Alfred de Musset dont je ferai prochainement un article car je ne peux ici tout vous expliquer et vous démontrer à quel point cette histoire est fantastique.
    Lorenzo de Médicis est un personnage historique célèbre pour l'assassinat du duc de Florence, Alexandre de Médicis, son cousin. Alfred de Musset, à travers son chef d'œuvre, reprend cette partie de l'Histoire et la relate en y ajoutant sa touche personnelle, c'est-à-dire une pessimisme noir qui entache l'âme des personnages et la ville de Florence, théâtre de débauches. Un bijou littéraire !

   J'ai choisi ensuite de vous présenter Le dragon de glace, un livre que m'avait prêté un ami.  Sur le coup, il ne m'avait pas réellement plu, mais, après l'avoir terminé, il m'est souvent revenu en tête. Cette histoire, tendre et triste, m'a bien plus marquée que je ne l'aurai cru. L'histoire est celle de Mik, un jeune garçon sans mère et avec un père alcoolique au dernier degré. Il ne peut compter que sur son frère, même si celui-ci traîne dans pas mal de magouilles. Puis un jour, Mik est placé par les services sociaux chez sa tante Lena. Contrairement à ce qu'il craignait, il se plaît là-bas, se fait des amis. Il connaît le bonheur. Mais cela lui est vite retiré.
   Un très beau livre qui traite d'un sujet assez sensible avec brio. A lire !

    Le livre suivant m'a été prêtée par une autre amie (on un a gros trafic de livres et de mangas au lycée). La sélection dont je n'ai pu lire que le tome un jusqu'alors. Je dois avouer que quand elle me l'a passée j'étais très, très septique quant au sujet. Finalement, je l'ai dévoré. Même s'il n'est pas aussi super que Starters, dans le genre, il n'est pas mal non plus. Il s'agit d'un roman dystopie construit sur les ruines des Etats-Unis, dans un pays divisé par castes. Pour le mariage du prince, 35 jeunes filles de différentes castes ont été sélectionnées pour concourir entre elles et tenter de séduire le prince Maxon. Pour America Singer, amoureuse et déterminée, cette sélection est plus un cauchemar qu'un rêve. Mais sa rencontre avec le prince va la faire changer d'avis. Drôle et très intéressant !

   En quatrième, voici Totto-chan, la petite fille à la fenêtre, un roman tendre et intelligent. A Tokyo, vers 1940, Tetsuko, alias “Totto-chan” mène la vie dure à son institutrice : incapable de se concentrer, elle passe son temps à guetter les musiciens de rue depuis le fenêtre de sa classe, au point qu'elle finit par se faire renvoyer de son école. Ses parents l'inscrivent alors à Tomoe, une école atypique et empreinte de liberté où Tetsuko va apprendre à se respecter et respecter les autres. Elle prend goût à l'étude, défend ses camarades handicapés, apprend de ses échecs, devient autonome. Elle fera aussi l'expérience du racisme, de la guerre et de l'intolérance. Un très beau lire que j'ai lu il y a bien quelques années, pour ne rien cacher, mais dont je garde un très beau souvenir.

Pour conclure, voici une trilogie que j'ai dévoré il y a des années et des années de cela. Il s'agit de la Trilogie de Bartiméus, une très bonne collection fantastique (d'après mes souvenirs, tout du moins). L'histoire se déroule au XIX siècle. Bartiméus, un djinn vieux de près de 5000 ans, se fait invoquer par Nathaniel, un jeune homme surdoué qui souhaite se venger d'un humiliation qu'il a subi en public. Leur but ? Dérober l'amulette de Samarcande à Lovelace, un magicien à l'ambition démesurée, et la remettre entre les mains du premier ministre. Mais le complot est plus important que ce à quoi pouvaient s'attendre nos deux héros et l'humour décapant de Bartiméus n'est parfois pas de trop pour qu'ils se sortent d'affaire. Une collection magique à lire absolument !… C'est malin, j'ai envie de la relire, maintenant !

   Ceci conclut le top 10 2013 ! Merci à tous pour votre soutien et votre présence, ça fait toujours plaisir de vous voir aussi nombreux sur le blog, même si les commentaires se font rares. J'espère que je vous ai donné envie de lire ! Passez de très bonnes fêtes et aussi de très bonnes vacances !


 DOUBLE ARTICLE SHAMPOING


   Je vois d'ici les yeux ronds, l'air de dire “Un contre article shampoing, mais qu'est-ce qu'elle nous a sorti ce coup-ci ? Ça y est, elle a un pété un boulon ?” Mais non, toutes les vis de ma petite tête sont toujours bien à leur place, je vous rassure ! 

   Ce soir, double article sur deux sujets dont je ne vais pas faire l'éloge, mais la critique ! Le premier se nomme "Meganebu”, un animé très récent et le second est “Under the umbrella with you”, un manga de Junko dont je vous avais parlé il y a des mois de ça. 

   Alors, qu'est-ce que “Meganebu” ? Un animé qui, comme son titre l'indique, parle d'un club… de lunettes ! Comment ça, c'est pas clair ? Pourtant, il n'y a pas plus littéral. En effet, “megane” en japonais signifie “lunettes” et “bu” c'est “club”, ou plus exactement “cercle”. 


   L'histoire est donc celle d'un club dont le thème est “les lunettes”. Le but ultime de ses cinq membres, des lycéens, est de créer des lunettes à rayon X pour pouvoir regarder des jeunes femmes nues sans se faire pincer. C'est pour vous dire le niveau… 

   Je n'ai rien contre l'idée d'un club de lunettes, moi-même en portant depuis ma plus tendre enfance. Le concept est pas mauvais, mais franchement… trop, c'est trop ! 

   Un ! Je suis désolée, mais quand on décide de créer un manga dans un milieu scolaire, on dessine les figurants ! Ou on les esquisse, je ne sais pas ! Mais on met pas des robots partout, quoi ! Là, on a l'impression de se retrouver dans un manga post-apocalyptique où les êtres humains ne sont qu'une poignée de survivants. De plus, un manga dans un lycée, c'est l'occasion de faire intervenir plein de personnages secondaires, c'est vraiment bête d'avoir choisi ce lieu et de ne pas du tout en exploiter les avantages.
   Deux ! Il n'y a que des hommes… à lunettes ! Je sais que c'est le thème, mais quand même. Leur but est de pouvoir mater des nanas, et on en voit nulle part. Et puis, tout le monde ne porte pas que des lunettes !… Si ? 
   Trois ! Bah trop c'est trop… Sérieusement, ils m'ont fatigué… et un peu pris le chou, pour parler gentiment. On a réellement l'impression que l'univers tout entier est centré autour des lunettes, c'est pas croyable, ça… 

   Bon, je ne vais pas m'attarder dessus, je dois avouer ne pas en avoir envie et manquer de matière. Les graphismes ne sont pas mauvais, au moins.  

  Alors, ensuite nous avons “Under the umbrella with you” et là, je vais m'attirer pas mal de regards noirs, je pense… 
   Under the umbrella with you, c'est un manga, un one-shot de Junko, une mangaka assez célèbre pour ses histoires comportant des histoires amoureuses homosexuelles. Ici, cela raconte l'histoire d'un lycéen qui rencontre un étudiant alors qu'il allait lui voler un parapluie… voilà. 

   Pourquoi je n'ai pas aimé ? Bah… Je n'ai pas accroché au personnage principal, déjà. Il a un côté attachant qui se révèle vers la fin, mais sinon, rien. Or j'ai besoin d'avoir un certain sentiment vis-à-vis des personnages, que ce soit négatif ou positif. Là c'était… rien. 
   Ensuite, ça va peut-être surprendre parce que Junko est célèbre pour son style assez léger et tout, mais je n'ai pas aimé son coup de crayon. Le dessin ne m'a pas plu, ça m'arrive rarement, mais là, oui. 
   Enfin, j'ai été déçue par l'histoire en elle-même. Tout s'enchaînait trop facilement à mon goût. Je demandais pas une intrigue hyper complexe avec des complots et tout (ça reste une amourette, rien de plus), mais un peu plus de construction, tout de même. 

   Je ne dénigre en rien le travail de Junko, attention. J'ai lu un autre manga d'elle appelé “Conveni-kun” qui m'a beaucoup plu… Bon, OK, je l'ai lu en anglais (je ne l'ai pas trouvé en français sur internet…), mais je l'ai trouvé touchant et plus structuré que “Under the umbrella with you”. Et, curieusement, j'ai plus aimé le trait dans “Conveni-kun”. Faut pas chercher à comprendre, je crois… 

   Voilà, c'était un petit contre article shampoing ! J'espère que vous l'avez aimé ! Si vous le souhaitez, vous pouvez toujours m'envoyer des suggestions à mon adresse mail (marine.lafontaine@sfr.fr), ou me suivre sur Facebook, Google + et/ou Twitter ! 
   Bonne soirée à tous, je vous conseille d'allumer votre radio pour écouter l'émission spéciale sur France Inter pour leur 50 ans. Concert intergénérationnel au rendez-vous ! 



L'INVISIBLE

   Bonsoir, nouvel article de la soirée sur un coup de cœur aussi morbide que fascinant, j'ai nommé L'invisible de Robert Pobi (appelé aussi Blood man).

   J'avais déjà entendu parler de ce livre il y a un long moment, pour tout avouer et j'avais été très tentée par un résumé lu dans un magasine. Puis un jour, je suis tombée dessus. Moi qui ne lit que très rarement des thrillers, je n'ai pas hésité une seule seconde avant de l'embarquer chez moi. Je l'ai dévoré. 

   Horreur, frissons, suspens, art, passés, tatouages et morbide se mêlent dans une ambiance aussi malsaine que fascinante. L'arrivée imminente d'un ouragan ajoute de la tension au récit où tout semble aller crescendo. Jusqu'au point culminant de son intrigue, Pobi nous tient en haleine et la fin nous laisse incroyablement frustré. Personnellement, j'en voulais encore. 
  
   Bon, l'histoire, tout de même, parce que je parle, je parle, mais je ne dis pas grand chose au final, moi… Nous sommes dans la ville de Montauk (Nouvelle-Angleterre) la ville natale de Jake Cole, un profiler hors du commun. Il n'y est pas revenu depuis près de trente ans, mais son père, un célèbre artiste, s'est immolé. Alors que Jake comptait repartir le plus tôt possible, il a reçu un appel de la police locale pour enquêter sur un double meurtre : une femme et un enfant ont été trouvés écorchés vifs dans leur maison de vacances. C'est sa signature, Jake le sait. Oui, trente trois ans plus tard, le meurtrier de sa mère est de retour. La traque est ouverte.  

   Alors, pourquoi lire ce livre ? L'intrigue, déjà. Très bien construite, très bien menée, très bien écrite. Les personnages, ensuite. Jake, Jacob, Kay, Frank, Hauser, Emily… Une galerie incroyable aux personnalités très diverses, aux caractères fouillés, aux passés élaborés. Un délice. 

  Je dois quand même avouer avoir rapidement trouvé l'identité du meurtrier (vers la moitié, je crois). Mais, je vous rassure tout de suite, ça ne m'a en rien enlevé du plaisir à la lecture, au contraire ! Ça m'a captivé. Je voulais comprendre le pourquoi du comment. Qui plus est, lire le nom du meurtrier m'a tout de même fait un choc. J'espérai me tromper, mais non… 

   Ce qui est aussi remarquable dans ce livre, c'est le mélange de l'art et de la mort. Jacob Coleridge, le père du personnage principal, est un peintre célèbre qui aurait fréquenté les plus grands (Picasso et Warhol, entre autre). Ses toiles vont nous guider tout au long de l'histoire. Et Jake Cole, son fils, est un artiste, également. Il peint les morts, comme il le dit lui-même.  Il analyse les œuvres des meurtriers, les déchiffre, les commente, en découvre les clés, les failles…

   J'ai vraiment adoré Pobi, et je suis même triste de l'avoir terminé si vite. Un grand moment de plaisir et de frissons. 


 LE PARFUM


   Grande nouvelle, chers lecteurs ! Je suis depuis peu sur Twitter ! Vous pouvez maintenant suivre l'actualité du blog et de mon parcours sur Facebook, Twitter et Google +, en plus de pouvoir vous abonner par mail. N'hésitez surtout pas ! 

   Maintenant que ma petite présentation est faite, passons au sujet même de l'article, j'ai nommé Le Parfum, de Süskind ! Un véritable bijou !

   Le parfum raconte la vie de Jean-Baptiste Grenouille, depuis sa naissance sous un étal de poissons jusque… Ça, vous le verrez bien ! 
   Grenouille a une sorte de don, si l'on peut dire : son nez. Il est capable de sentir des parfums sur les kilomètres à la ronde, de les identifier sans peine et il les retient tous sans problème. On suit Grenouille toute son enfance chez madame Gaillard jusqu'à ce qu'elle se débarrasse de lui pour l'envoyer en apprentissage à l'âge de neuf ans. Après quelques temps passé en tant qu'apprenti chez un tanneur, Genouille entre chez un parfumeur, Baldini, et c'est là que commence véritablement son histoire… De Paris jusqu'à Grasse en passant par Montpellier et l'Auvergne, on suit le parcours de ce détestable bonhomme sans pour autant pouvoir quitter les pages des yeux. 

   Grenouille possède quelques caractéristiques qu'il faut que je mette en avant : il n'a aucune idée de la morale, il ignore les idées telles le bien ou le mal, il ne possède et n'est rien, il n'a pas d'odeur qui lui est propre, ce qui va effrayer tous les personnages qui le rencontreront à travers le roman. Et bien sûr, il a un sens de l'odorat et une mémoire olfactive tout bonnement exceptionnels. 
   Il est increvable, aussi. J'emploie un terme aussi fort car il correspond tout à fait au personnage pour lequel je n'ai pas une once d'empathie ou de sympathie (ce qui est assez rare en soit). Dans le livre, l'auteur le décrit comme une tique, parfois au repos, repus, grasse et endormie, par d'autres moment, en mouvement. 
    Berk, quoi…

   J'ai lu la fin avec une sorte d'hébétement. J'ai refermé le livre, je l'ai regardé longuement et je me suis dit : “Heu, c'est moi ou… C'est pas vrai, z'ont pas osé faire ÇA ?!”
   Hé si… 
   La fin est des plus surprenantes. Elle, heu… Je ne sais pas vraiment quoi dire en fait, c'est… C'est pas très ragoûtant, hein…
    
   Un très, très, très bon livre. Il existe un film adapté du roman datant de 2006. Je ne peux pas vous dire plus, je ne l'ai pas vu, mais d'après la bande annonce, le personnage de Grenouille semblait à peu près respecté. Bref, un excellent moment au royaume évanescent des parfums. 



L'ALCHIMISTE


Chacun de nous, en sa prime jeunesse, sait quelle est sa Légende Personnelle.
« A cette époque de la vie, tout est clair, tout est possible, et l’on n’a pas peur de rêver et de souhaiter tout ce qu’on aimerait faire de sa vie. Cependant, à mesure quele temps s’écoule, une force mystérieuse commence à essayer de prouver qu’il est impossible de réaliser sa Légende Personnelle.»
Ce que disait le vieil homme n’avait pas grand sens pour le jeune berger. Mais il voulait savoir ce qu’étaient ces « forces mystérieuses » : la fille du commerçant allait en rester bouche bée.
« Ce sont des forces qui semblent mauvaises, mais qui en réalité t’apprennent comment réaliser ta Légende Personnelle. Ce sont elles qui préparent ton esprit et ta volonté, car il y a une grande vérité en ce monde : qui que tu sois et quoi que tu fasses, lorsque tu veux vraiment quelque chose, c’est que ce désir est né dans l’âme de l’Univers. C’est ta mission sur la Terre.
– Même si l’on a seulement envie de voyager? Ou bien d’épouser la fille d’un négociant en tissus? 
– Ou de chercher un trésor. L’Ame du Monde se nourrit du bonheur des gens. Ou de leur malheur, de l’envie, de la jalousie. Accomplir sa Légende Personnelle est la seule et unique obligation des hommes. Tout n’est qu’une seule chose.
« Et quand tu veux quelque chose, tout l’Univers conspire à te permettre de réaliser ton désir. » 

    Bien le bonsoir ! Certains l'ont peut-être déjà lu et ont reconnu l'extrait introduit cet article, il s'agit bien d'un passage de L'Alchimiste de Paulo Cohelo, ce livre ô combien savoureux qui vous
transporte dans une quête initiatique des plus merveilleuses.

   Tout d'abord, excusez-moi pour mon retard. Je n'avais pas publié d'articles depuis un bout de temps, je le reconnais, mais la terminale et la vie sociale sont deux petites bêtes bien chronophages (hé oui, la vie réelle prend énormément de place !). Enfin, je profite d'un moment de répit (je me bagarre en ce moment avec un devoir sur Descartes et… comment ça, je fuis mes obligations ?) pour partager avec vous une histoire que j'ai adoré… et détesté à la fois. 

   L'Alchimiste, c'est l'histoire d'un jeune berger appelé Tarifa qui, pour assouvir son désir de voyage, décide de tout quitter et de partir à l'aventure. De l'Andalousie aux pyramides égyptiennes, nous suivons sa quête qui lui permettra de réaliser sa Légende Personnelle. 

   Alors vient  la question “Mais qu'est-ce diable la Légende Personnelle ?” (oui, les majuscules sont importantes, on les retrouve tout partout !). Bref… La Légende Personnelle, c'est en quelque sorte l'accomplissement de soi, la réalisation de son rêve le plus profond, son désir le plus cher. C'est ce qui permet à un individu de se sentir complet et épanoui. 
   Dans une interview, Paul Cohelo la traduira de cette manière : "Si vous écoutez votre cœur, vous savez précisément ce que vous avez à faire sur terre. Enfant, nous avons tous su. Mais parce que nous avons peur d’être désappointé, peur de ne pas réussir à réaliser notre rêve, nous n’écoutons plus notre cœur. Ceci dit, il est normal de nous éloigner à un moment ou à un autre de notre Légende Personnelle. Ce n’est pas grave car, à plusieurs reprises, la vie nous donne la possibilité de recoller à cette trajectoire idéale."

   Je garde vraiment un excellent souvenir de ce livre que je me rappelle d'avoir lu d'une traite comme une affamée. Le voyage de Tarifa est splendide, sa vision des choses, à la fois naïve et sincère, nous transporte et nous touche à la fois. De plus, j'ai adoré la notion de Légende Personnelle. Savoir que chacun à une place sur cette terre, que chacun à quelque chose à accomplir… J'ai trouvé ça merveilleux. Ça a touché mon âme d'enfant naïve, dira-t-on, n'est-ce pas, professeur Candide ?
   Mais, car il y a toujours un mais, j'ai bloqué sur une chose et… Bah ça m'a gâché en partie le plaisir de ce petit bijou. La Main du Destin (quand je vous dis qu'on retrouve les majuscules partout !). La Main du Destin m'a complètement freiné. D'après ce livre, notre vie est déjà écrite avant même notre naissance et ça… je n'ai pas supporté. Vous allez peut-être trouver ça fort de café, que je suis trop tranchée etc. Mais, imaginez-vous ! Aucun libre arbitre, aucun choix possible ! Votre vie est déjà tracée sans même que vous en ayez conscience selon les bons vouloirs d'un entité supérieure ! Pour la rêveuse existencialiste que je suis, ça m'a semblé assez, heu… effrayant, je dirai. 

   Mais ce livre est à lire absolument. Ne vous laissez pas freiner, n'hésitez pas à plonger au cœur de ce superbe voyage. Je vous garanti que vous le refermerez avec le sourire aux lèvres et une envie pressante de découvrir votre propre Légende Personnelle.


POURQUOI LIRE ?

  Le pourquoi est une question universelle qui hante constamment nos esprits. Pourquoi est-on ? Pourquoi la mort ?... Oui, bon, je ne suis pas là pour régler les questions existentielles de l'Humanité, mais plutôt pour tenter d'apporter des arguments à l'un des pourquoi qu'on me pose souvent. 
  C'est le pourquoi lit-on ? 

   Nous allons tenter d'y répondre ensemble. Avant de se lancer dans le sujet à proprement parler, il faudrait définir tout d'abord nos "limites". Pour cet article, nous allons nous concentrer sur les fictions, les textes philosophiques et les témoignages. C'est d'ailleurs par cela que nous allons commencer. 

   3096 jours de Nathasha Kampush, Si c'est un homme de Primo Levi, Brûlée vive de Souad… Ces écrits ont une place importante dans notre culture car ce sont des marques de l'Histoire, des marques du vice des hommes. Primo Levi, survivant de la déportation juive, Souad, victime d'un “crime d'honneur” en Cisjordanie, Nathasha Kampush, séquestrée dans une cave pendant dix ans par un malade mental. Ces trois personnes ont vécu des évènements terribles que nous pouvons ignorer. Il ne s'agit pas de “Jeter le voile”, mais de le déchirer pour entendre les voix de ceux qui ont souffert, car nous ne pouvons ignorer les horreurs humaines. 
   Ces témoignages, pourquoi les lire ? Pour ne pas oublier les horreurs du passé, par exemple, avec Primo Levi. Ou pour réagir. Laissez-moi vous parler de Souad. Cette jeune femme est tombée amoureuse à dix-sept ans. Dans son village, une femme est moins bien traitée que du bétail, elle n'a pas le droit de sortir, elle n'est pas autorisée à s'exprimer, elle est battue chaque jour… Etre femme est une malédiction, elle n'est là que pour procréer et donner des fils. Quand Souad tombe enceinte alors qu'elle n'est pas mariée, sa famille la fait brûler vive pour laver son honneur. Ce cas-là n'est pas rare ! Encore aujourd'hui, beaucoup de femmes subissent de tels sévices. Il est important de le savoir pour agir. 
   Voilà pourquoi lire. 

   Mais alors, on doit lire par "devoir" ? Non, pas uniquement, bien sûr ! On va alléger un peu l'atmosphère avec les fictions ! Alors, oui, fiction est un terme très large qui comprend romans, nouvelles, fables, pièces et autres. 
  Les fictions sont tout d'abord écrites pour divertir le lecteur, le sortir de son morne quotidien et le plonger dans une intrigue montée de toute pièce. Et c'est avec cette définition qu'on trouve la principale réponse au pourquoi qu'on pourrait formuler de cette manière : s'évader. Vous rêvez d'être une princesse après laquelle tous les hommes soupirent ? Un aventurier sans peur à la conquête du monde ? Une lycéenne pleine de répondant ? Un antique guerrier ? Alors lisez !
 
  Ouais, c'est peut-être un peu brute comme manière de convaincre…  On compare souvent la lecture à un voyage, un comparaison somme toute satisfaisante. Ouvrir un roman, c'est comme un départ pour un voyage où seul son esprit se déplace. Lire, c'est se plonger dans des vies, dans des mondes, c'est apprendre, c'est adopter des valeurs, c'est rencontrer des héros. Lire, c'est se sortir de la tête toutes les grises pensées qui la minent, c'est rire, frissonner, pleurer, crier… Quand vous lisez, vous accompagnez les personnages à travers leur histoire, vous la vivez en leur compagnie. On vit, on ressent des choses que nous ne pourrons probablement jamais vivre et en cela, le livre est un outil merveilleux. 

   Je ne sais pas vraiment comment vous le formuler, mais lire enrichis. Pas notre porte-monnaie, c'est sûr (c'est un peu cher, mais quand on aime, on ne compte pas), mais intellectuellement parlant, c'est vraiment épanouissant. Un bon roman procura avant toute chose du plaisir à son lecteur, mais il apportera aussi en quelque sorte une doctrine et vous vous forgerez une vision du monde tout à fait unique à travers vos lectures... sauf si vous vous en servez pour caler le pied d'un meuble. 

   "Lire tue l'ignorance et les préjugés" (affiche de la librairie Brestoise “Dialogue”, reprise à Becherel par la librairie salon de thé "Saint Michel"). Belle phrase bien tournée, non ?
 
Affiche due à la créativité de la librairie brestoise 'Dialogue'' reprise à Becherel par l'excellente libraire de la librairie salon de thé ''Saint Michel''
En savoir plus sur http://www.paperblog.fr/4991328/lire-tue-l-ignorance-et-les-prejuges/#5OztoXcelmZg0qQM.9
   C'est aussi là qu'interviennent les textes des grands philosophes tels que Platon, Lucrèce, Descartes ou Sartre, pour ne citer qu'eux. Grâce à leurs écrits, ils vont développer leurs thèses qui sont le reflet de leur vision de l'univers et de l'Etre. Chacun met en avant ses propres idées et c'est en les confrontant que vous créerez votre propre philosophie, ainsi que votre esprit critique. 
    Et puis, entre nous, une petite citation ou deux bien placées impressionnera toujours tout le petit monde ! 

"A force de lire on finit par comprendre qu'à force de lire on finit par comprendre" Jacques Beaudry


ARTICLE SHAMPOING


   Aujourd'hui, article shampoing sur un manga commandé et un petit passage sur le tome neuf de l'Epouvanteur, dont je vous ai déjà parlé.

   Je commence tout de suite avec ce tome-ci. Habituellement, je présente une série sans revenir sur chaque tome (sinon, ça me donnerait des articles à rallonge). Mais je voulais quand même dire un mot sur le tome neuf qui est un peu spécial par rapport aux autres puisque, pour la première fois, nous nous détachons de notre cher narrateur, à savoir Tom Ward, pour partir sur les routes en compagnie de Grimmalkin, la sorcière aux ciseaux. 

  
Ce changement de narrateur est surprenant, mais aussi bienvenue. A la fin du tome précédent, Tom, le vieux Gregory et Grimmalkin ont accompli quelque chose… heu… (comment vous dire sans rien révéler…) d'important, mais ont dû se séparer. La sorcière est partie de son côté avec quelque chose sous le bras qui va amener la plupart des sorcières du comté à partir à sa poursuite dans le but de la tuer. 
   Ainsi, nous suivons entièrement l'aventure de Grimmalkin et nous pouvons ainsi profiter de son point de vue de tueuse aguerrie. Cela donne à la série un autre ton que celui un peu naïf de l'apprenti épouvanteur qu'est notre petit Tom (pas si petit que ça). 
   
   Un très bon tome qui offre une riche aventure à son lecteur, comme à chaque volume. A dévorer, autant que les autres. Au passage, j'en profite pour signaler qu'un film adapté de la série est en train d'être tourné ! Super… c'est ce que je me disais avant de voir la bande annonce. Pour ceux qui veulent aller constater le massacre, c'est “Le Septième fils”, moi, je vais me planquer sous ma couette avec mes livres…

   L'article porte ensuite sur un manga commandé par Antoine W, merci à toi pour m'avoir fait découvrir cette histoire incroyable. Mais, entre Higurashi et celui-ci, j'ai franchement l'impression que vous prenez un malin plaisir à m'envoyer des mangas aux ambiances malsaines !

  
   Le manga choisi est Psycho-pass et, je vous le dis d'entrer de jeu, il est excellent. 

  Tout d'abord, il réunit une équipe dont les membres ont déjà fait leur preuve, notamment le studio de Production I.G à qui on doit notamment le magnifique Guilty Crown. On retrouve aussi Akira Amano, en charge du Character Design Original, qui n'est autre que le mangaka de Reborn. Et ce n'est pas tout ! Parmi les scénaristes, il y a Gen Urobuchi qui avait participé à le superbe Fate/Zéro ! Bref, dès le départ, cet animé promet d'être intéressant. Et il l'est. 

 
L'histoire se déroule dans un Japon futuriste où une technologie avancée nommée Sybil règne sur le pays. Elle est capable de lire dans l'esprit de sa population et ainsi établir un psycho-pass. Ce psycho-pass est en quelque sorte une évaluation du taux de violence (ou coefficient de criminalité) chez une personne. Plus il est sombre, plus la personne est violente ou susceptible de l'être. Elle peut alors suivre une thérapie pour éclaircir son psycho-pass avant de devenir un criminel latent.
   Et quand c'est le cas, alors interviennent les agents du DIC. Armés des yeux de Sybil appelés les Dominators, ils sont aidés dans leur tâche par les Exécuteurs, des criminels latents qui en chassent d'autres. 
   On suit essentiellement l'histoire d'un agent, Tsunemori Akane, et d'une exécuteur, Kogami Shinya. Akane est un agent fraîchement diplômé qui, lors de son premier jour, se heurte de plein fouet à la cruauté et à la violence de son travail. 

   L'histoire est cruelle, en effet. La population est complètement enfermée, restreinte, conditionnée par Sybil, si bien que certains, à force de faire taire leurs pulsions finissent par arriver à saturation. La galerie de personnages est une incroyable fresque de couleurs crues, notamment Shogo Makishima qui est le grand psychopathe de cette histoire. Manga très, très intéressant pour toute la psychologie et la réflexion qui en découle, mais je le déconseille à tous ceux qui n'aiment pas la violence, car, en plus d'être violente physiquement, moralement, elle est aussi très présente. 

  Voilà, ce sera tout pour cet article-ci. J'en profite pour ajouter que je travaille actuellement sur la commande de Sylvie M. qui traite de Vocaloid. C'est un gros morceau et comme je ne m'y connais absolument pas, il faut que je me renseigne, mais je vous promets un bel article !




CONTRE-ARTICLE

  
  Bien le bonjour tout le monde ! Aujourd'hui, je profite du fait que je sois un t'chô peu malade pour sortir un nouveau type d'article.
   Alors, qu'est-ce qu'un contre-article. C'est la même chose que d'habitude, une fiche de lecture, mais cette fois-ci, ce ne sera pas un éloge, mais une critique. Je me suis dit qu'une fois de temps en temps, ce ne serait pas plus mal. 

  Et pour inaugurer, je vais directement m'attaquer à un livre dont, personnellement, j'attendais beaucoup : La couleur de l'Ame des Anges, de Sophie Audouin-Mamikonian

    Ce livre est une sorte de série en deux tomes, si j'ai bien compris, mais le deuxième tome n'est pas encore sorti parce que l'auteur se concentre en ce moment plus sur Tara Duncan et Indiana Teller (autant j'adore ce dernier, autant j'ai toujours eu du mal avec son aînée qui est entraînée en ce moment dans un triangle amoureux absolument insupportable). 

   Alors, revenons à nos Anges. Je vais commencé (tout de même) par mettre en avant ses points forts avant de m'attaquer réellement au gros morceau. Mais, avant de commencer, je tiens à préciser que je n'ai pas lu le livre en entier (je me suis arrêtée environ aux trois quarts), donc cet contre-article reste incomplet. De plus, il ne s'agit que de mon avis, rien n'est objectif. Il est fort possible que vous le lisiez que et vous adoriez ! Maintenant, place à l'article !

   Tout d'abord, le sujet. Dans ce livre, tous les personnages sont des morts. J'ai bien aimé l'introduction d'Einstein dans l'histoire, mais je regrette qu'on ne rencontre que lui. L'auteur a mis en place une vision du “paradis” qui s'éloigne des idées conventionnelles. Là, ni démons, ni diable, ni dieu : juste des morts qui se font appeler Anges et qui se nourrissent de sentiments humains. 
    Ici, les âmes révèlent vraiment les personnalités et les sentiments des uns et des autres. Elles se colorent en fonction de ce qu'on éprouve et se matérialise sous forme de brume que mangent les Anges pour survivre. 
   Après, je mettrai en avant la quête de l'héroïne dont je ne me rappelle plus du tout le nom…? Rachelle ? Laure ? Heu… Bah, après vérification, elle semble appeler Allison… Bref, toujours est-il qu'Allison poursuit un but vraiment honorable, ce qui fait d'elle un personnage respectueux. 
   Enfin, le héros est tout de même un personnage intéressant qui n'a réellement commencé à vivre qu'après sa mort. Ses relations avec sa famille jouent énormément sur son charisme de petit génie isolé. 

   Bon, maintenant… on commence ? 
   Premièrement ! j'ai déjà eu le coup avec Tara Duncan, ce qui m'a fait lâcher complètement la série que je ne lis plus que pour l'unique raison de savoir qui est Magister : cette systématique qu'à l'auteur de mettre tout le temps en avant l'extrême beauté de ses personnages ! Je veux bien qu'on le fasse de temps à autre, mais là, c'est trop ! Tous les Anges sont magnifiques (et même les vivants, tiens) et l'auteur ne cesse de nous le rappeler ! Overdose de beauté, vraiment ! Bref… 
   Deuxièmement, cette manie aussi de tout expliquer par la présence des Anges. Mais ils gèrent complètement le monde ! Des acouphènes ? Les Anges. Une idée de génie? Les Anges. Une guerre ? Les Anges. Des appartements délaissés ? Des Anges. 
    Ce qui m'amène à mon troisième point. Je suis une existentialiste. Pour moi, nous sommes nés dénudés de tout critère préétabli et nous sommes totalement libres de nos choix et de notre vie. Hors, là, les Anges contrôlent absolument tout ! Ils influencent votre façon de voir les choses, vos choix, vos désirs, tout ! Ce qui m'a relativement énervée…
    Quatrièmement… Heu, c'était quoi déjà ? Je viens de perdre le fil… Ah, ça me revient ! l'auteur qualifie elle-même son au-delà comme une sorte de survival game. Pour le peu que j'en ai lu, ça avait l'air plutôt pépère. Le personnage passait son temps à jouer le voyeur et à accompagner Allison tout en essayant de la prévenir qu'un tueur psychopathe rôdait dans les environs. Il allait de temps en temps se nourrir puis retournait jouer les voyeurs. Je n'en dirai pas plus pour ne pas vous gâcher l'histoire si vous souhaitez lire le livre. 

   Je vais m'arrêter là pour ce contre-article. Comme vous le voyiez, ce livre a tout de même pas mal de points positifs, mais les négatifs sont pour moi trop lourds pour que je puisse apprécier ma lecture. Après, je répète, ce n'est que mon avis et je n'ai pas lu le livre jusqu'au bout, je n'ai qu'une vision partielle des choses.



ARTICLE SHAMPOING


  Bien le bonjour ! Aujourd'hui, nouvel article shampoing avec, en tête d'affiche, Jack et la Mécanique du cœur et Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi !

  Ce qu'on ces deux histoires en commun, c'est qu'elles sont issues de l'imagination poétique et farfelue du même auteur : Mathias Malzieu, le leader du groupe Dionysos. 

   Si vous suivez ce blog depuis ces débuts, alors peut-être connaissez-vous l'article sur La Mécanique du Cœur qui est sûrement la plus belle histoire d'amour que j'ai lue jusqu'à ce jour. C'est un roman féérique, magnifique, poétique, une aventure magistrale où se mêle l'amour et la magie dans un subtil bouquet de roses parfumées. C'est également un CD grandiose que j'ai écouté en boucle à une époque (au grand damne de ma mère qui ne supporte pas Dionysos) et dont je suis capable encore de chanter toutes les chansons sans hésitation. 

   Mais c'est également un film ! Enfin, ça va le devenir, tout du moins. Il sortira, à priori, le cinq février 2014.
   Je dois vous avouer, que pour avoir lu l'histoire au moins trois fois, avoir plutôt imaginé des personnages à la Tim Burton pour le film d'animation. Je pense que cela aurait collé totalement avec l'univers du livre. Mais c'est avec Luc besson que Mathias Malzieu s'est associé et le rendu n'en est pas moins beau et poétique. J'en parlerai plus longuement plus tard, place au livre ! 

   Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi est un roman qui a été écrit quelques années avant La Mécanique du cœur. Il raconte l'histoire d'une jeune homme qui doit surmonter le vide affreux laissé par la mort de sa mère. Pour cela, il sera aidé de Jack, un géant à l'ombre consolatrice. 

   Je reviendrai sur l'adjuvant plus tard. Ce livre est court, mais j'ai eu assez de mal à le lire. L'histoire est magnifique, le style d'écriture également, mais c'est dur. C'est triste et dur, on ressent vraiment la détresse du protagoniste dans notre chair et notre âme.
    C'est un livre vraiment magnifique. Et, encore une fois, vous pouvez retrouver certaines chansons qui font référence à cette histoire dans l'album de Dionysos appelé Monster in love. A écouter, c'est aussi un très beau disque. 

   Revenons sur Giant Jack. Ce géant est souvent comparé à un vieil arbre. Il possède une ombre immense qu'il détache par morceaux pour aider les gens à surmonter leur deuil. Il peut voyager dans le royaume des morts et il n'est autre qu'une version vieillie du petit Jack, héros de La Mécanique du Cœur
   D'après l'article que j'ai lu, Giant Jack est né dans l'esprit de son créateur assez tôt. Puis, Mathias Malzieu aurait voulu écrire son enfance et sa jeunesse pour permettre aux lecteurs de comprendre pourquoi il était devenu ainsi. 

   Personnellement, je n'ai pas respecté l'ordre de lecture, et ça n'a rien gâché du tout, au contraire. Vous pouvez lire les livres dans l'ordre que vous voulez. 

  A découvrir le plus vite possible et rendez-vous en février pour un compte rendu sur le film que je ne manquerai sous aucun prétexte !


HARRY POTTER


  
  
   Super, un nouvel article commandé ! Celui-ci nous vient de Pauline V., merci à elle pour son mail ! 

   Dans son mail, Pauline m'a donc demandé un article sur le célèbre Harry Potter en ajoutant : pourquoi ne pas l'avoir fait plus tôt ? La réponse est simple, je n'en avais pas envie. Pourquoi ? Tout simplement parce que tout le monde connaît Harry Potter, donc je ne voyais pas bien d'écrire quelque chose dessus. J'aime faire découvrir des livres que tout le monde n'a pas forcément lu. Harry Potter, même si vous n'en avez jamais ouvert un, vous le connaissez de part les films et autres moyens.

   Mais bon, il s'agit d'une commande, donc je vais l'honorer en tentant de mettre en avant ce qui a fait le succès si incontestable d'Harry Potter et de sa bande. 

  Alors, ce qu'il faut mettre tout d'abord en avant, c'est l'auteur elle-même, je pense. JK Rowling est une femme qui, au fur et à mesure de l'avancé de son roman, va s'améliorer grandement. Son style est plus fluide, sa narration incroyablement prenante. C'est aussi une très bonne dessinatrice qui va soumettre ses dessins lors de la création des films qui découlent de la série, ce qui faire en sorte qu'ils vont rester très proches du récit original. 

  Après, le personnage. Harry nous touche au premier abord à cause de son passé et de la vie qu'il mène chez sa tante et son oncle. Au début du roman, c'est un gamin plutôt timide, mais qui possède un culot et un courage peu croyables. Son parcours initiatique est truffé de pièges et de rencontres qui vont faire de lui un personnage riche et de plus en plus intéressant à suivre. C'est un protagoniste qui va au bout des choses et qui semble prendre beaucoup de plaisir à braver tous les interdits que les adultes lui imposent. 

   Ensuite, l'univers, terriblement proche du nôtre et si éloigné à la fois. Les sorciers vivent dans notre société, ils se mêlent à nous sans que nous, pauvres moldus, ne remarquions quoique ce soit. JK Rowling a mis en place tout un monde en étroite relation avec le nôtre. On y retrouve des balais volants, le quidditch, les voitures volantes, le retourneur de temps, les saules cogneurs, les dragons, la gare neuf trois quarts et autres éléments aussi fascinants qu'intrigants. Toutes ces choses vont contribuer à rendre le monde d'Harry Potter complexe et saisissant. 

   Bien évidemment, il faut également parler de tous les personnages qui gravitent autour du héros. Nous en avons toute une flopée, tous fouillés, tous intéressants. Sirius, Rémus, Dumbledor, Hagrid, Severus Rogue, Bellatrix Lestrange, Maugrey faul œil, pour ne citer qu'eux. Nos trois inséparables n'auraient jamais pu aller si loin sans l'aide de tous leurs adjuvants. Les histoires personnelles des personnages se mêlent à l'intrigue, les poussent à avancer dans un certain sens, même si eux aimeraient prendre une autre direction.   

   Après, oui, j'aurai beaucoup d'autres choses à dire, en particulier sur le personnage de Voldemort qui est super intéressant, sur Poudlard, sur la magie et son ministère et tellement d'autres sujets à traiter, mais vous risquez de vous ennuyer. 

   Donc ce sera tout pour cette commande ! N'hésitez m'envoyer un mail pour me suggérer des œuvres que je pourrai commenter. Pour cela, rien de plus facile, il suffit de me contacter à l'adresse suivante : marine.lafontaine@sfr.fr 
   Merci d'avoir lu l'article, n'hésitez pas à faire part de vos impressions et à très bientôt avec un nouvel article !

MISERY

   Ah, la rentrée… Senteurs douces amers des nouveaux cahiers, goût piquant du savoir.
   Oublions toutes ces vilaines pensées pour nous plonger dans le monde fascinant et morbide d'un livre qui m'a fait frissonner de délice pendant les vacances, j'ai nommé, Misery.

   Je devais normalement écrire cet article accompagné du professeur Candide, mais, à la vue du roman choisi, il est parti se planquer dans le monde des Bisounours en me disant qu'il n'en ressortirait que quand j'aurai brûlé cette œuvre maléfique. 

   L'auteur de ce livre n'est autre que Stephen King. Je n'ai lu que peu de livres de lui, mais il faudra que je répare cette erreur dès que possible. En tout cas, ce que je peux dire, c'est qu'il a pourri la vie de toutes les Annie du monde. 

   L'histoire est celle de Paul Sheldon, un écrivain surtout connu pour sa célèbre collection Misery Chastain. Un soir d'hiver, il a un terrible accident qui jette sa voiture dans un fossé. A son réveil, il rencontre Annie Wilkes, sa plus grande fan qui le séquestre. Elle découvre avec horreur qu'il a tué son personnage favori dans son dernier livre et décide de pousser Paul à le ressusciter à l'aide de moyens plutôt… extrêmes. 

   Ce livre est incroyablement bon. Une torture de suspens. Les personnages se résument à Paul et Annie, les autres ne sont que des figures vaguement évoquées, mais malgré le peu d'actions, on ne s'ennuie pas une seule ligne. 
   Les scènes brumeuses où Paul est plongé dans la drogue et les moments d'angoisse où Annie perd les pédales sont entrecoupées d'instants stupéfiants sur l'écrivain et son public. Stephen King nous livre à travers son personnage sa vision de l'écriture, tout le travail qui en découle, mais aussi les sentiments qu'éprouvent un auteur vis-à-vis de son public.

   Vous savez, je pensais déjà avoir créé des personnages psychopathes. Des protagonistes qui vont manipuler, mentir, faire souffrir sans une once de remords. Mais ils ne sont rien à côté d'Annie. Cette femme est tout bonnement terrifiante ! Un des pires moments, c'est la scène du rat… quoique celle de la hache n'est pas mal non plus. 
   Annie est une ancienne infirmière au parcours enveloppé de mystères peu ragoûtants, sujet à une maladie mentale qui lui a grillé les neurones. Elle est parfois “aux abonnés absents”, comme la décrit Stephen King. Elle arrête subitement tout mouvement et toute parole, fixe un point dans le vide et demeure comme cela de longues minutes avant de reprendre son activité comme si de rien n'était. Annie est folle à lier, c'est la fan psychopathe number one, la personne avec laquelle je ne voudrai surtout pas me retrouver enfermée dans une même pièce. 

   Je ne vous dirai rien au sujet de la fin pour vous laisser tout le plaisir de la découvrir. Le livre est très bon, sans aucun élément surnaturel, ce qui ne fait qu'accentuer le côté poignant et malsain de l'histoire. A lire absolument. 


LES HÉROS DE L'OLYMPE


   Bien le bonjour, me voici de retour avec de monstrueux coups de soleil ! Aïe, aïe, aïe…
   Aujourd'hui, j'ai décidé de vous parler d'un de mes auteurs préférés qu'est Rick Ridordan. Si son nom ne vous dit peut-être rien, ce n'est certainement pas le cas de sa collection la plus célèbre qu'est Percy Jackson.
   
   Personnellement, je pense pouvoir affirmer avec fierté d'avoir lu tous les livres de cet auteur de génie, exception faite avec Les 39 clés
   Et aujourd'hui, donc, je vais vous parler de la suite de Percy Jackson : Les héros de l'Olympe. Après avoir exploré la Grèce Antique, les Romains se mêlent à nous, poussés subtilement par la plume de Riordan. Voici le second cycle de Percy Jackson avec une toute nouvelle galerie de héros qui vous raviront plus les uns que les autres !

   Au départ, j'avais peur de commencé ce nouveau cycle de peur qu'il brise la magie du précédent. Tous ceux qui auront lu le deuxième cycle de La guerre des clans, à ma connaissance, seront d'accord que l'auteur aurait mieux fait de jeter son dévolu sur une nouvelle série. Si j'ai adoré la première “saison”, la deuxième m'a vraiment déplu. 

   Mais je me suis lancée et je ne le regrette point ! La série est superbe ! Je m'attendais à guetter le retour de Percy Jackson entre chaque page, mais les nouveaux héros, à savoir Léo (mon préféré), Jason et Piper vont nous entraîner dans une fantastique aventure. 

   L'histoire se base sur le point de vue des trois protagonistes où ces derniers vont mener une quête pour la Colonie de Sang-Mêlé afin d'empêcher la résurrection de Gaïa, la déesse de la Terre et mère des Titans. Rien de bien réjouissant en somme, surtout quand l'un des trois est amnésiques. 
   Comme à chacun de ses livres, les aventures se transforment en course contre la montre où les héros n'ont que quelques jours pour sauver le monde. Mais ce nouveau cycle va plus loin puisque les Romains vont se mêler aux Grecs. les Dieux vont être déchirés entre leurs deux personnalités et sombrer dans la schizophrénie. Un défi à la hauteur de Percy Jackson qui nous revient dans le deuxième tome avec deux compagnons, Frank et Hazel. 


   Comme le reste de la série, le second cycle est excellent. Je suis presque à la fin du troisième tome (je me le réserve pour ce soir) et je dois avouer être vraiment impatiente de voir comment vont se conclure les quêtes de nos sept héros. Ce sera la surprise ! N'hésitez pas à vous lancer !


DOPPELGANGER

   Vacances ! Ça y est, les épreuves de bac sont terminées ! Les vacances vont pouvoir commencer pour de bon ! Et pour fêter l'évènement, deux choses. Premièrement, le gagnant du concours “A vous la suite !” a été désigné ! Je ne publierai, en définitive, que le premier sur le blog, n'ayant malheureusement reçu que de candidatures. 
   La deuxième chose est la présentation d'un petit bijou de lecture que je tenais absolument à vous présenter. Cela faisait longtemps qu'un livre ne m'avait pas autant plu ! 

   Il nous vient directement des Etats-Unis, écrit par David Stahler Jr, ce livre est monstrueusement délicieux. Le titre tout d'abord m'a vivement interpelé. Je connaissais les dolppegängers, mais je n'avais encore jamais lu de romans à leur sujet.
   Alors vient la question “Qu'est-ce que c'est que ce machin ?” que certains doivent se poser. Alors, un dolppegänger est, selon le folklore allemand, un double, une sorte de jumeau maléfique d'un être humain. Traduit littéralement, c'est “celui qui se voit”. On dit d'ailleurs que voir son double annonce notre mort prochaine… Hum, que c'est réjouissant ! 

   Ce n'est pas le cas dans ce roman. Stahler Jr s'approprie cette légende et la transforme. Voici un extrait qui est assez parlant et qui, je pense, vous mettra l'eau à la bouche. 

"C'est l'une des étrangetés propres aux doppelgängers.Ce n'est pas parce que nous n'avons rien d'humain que les humains ne nous attirent pas. A écouter ma mère, il faudrait que nous les méprisions – ils sont faibles, nous leur sommes supérieurs. Mais la vérité, c'est que nous revenons sans cesse à eux. Nous avons besoin de vivre parmi eux, nous avons besoin d'être eux autant que nous avons besoin de les tuer. Ces deux aspects ont une importance identique. C'est peut-être la raison pour laquelle les doppelgängers détestent tant les humains : notre obsession, notre dépendance, notre désir nous sont intolérables. Telle est notre faiblesse." 

   Miam, je vais aller le relire, moi  ! Comment ça, je dois finir l'article avant ? Bon, OK, OK… 
   Le principe est le suivant : les doppelgängers, pour vivre, agissent comme des parasites ; ils tuent des êtres humains, puis s'approprient à la fois leur apparence et leur vie. C'est le cas de notre narrateur qui nous raconte d'abord son enfance, avec une mère heu… particulière, puis ses premiers meurtres. 
   Je ne veux rien vous dévoiler, ce serait un gâchis phénoménal, alors je vais m'arrêter là. Mais ce livre est vraiment à lire. Le narrateur nous dévoile, à travers ses yeux, une peinture de notre Amérique contemporaine, une face cachée et sombre. Cette histoire pourrait vous paraître lourde ou triste, car on parle quand même de meurtres et d'une famille où l'alcool fait des ravages, mais le tout est tellement bien mené par l'auteur que l'histoire n'en ait que plus prenante. 
   J'espère vous avoir convaincu parce qu'il serait réellement dommage de passer à côté d'une telle histoire !
   A la prochaine pour les résultats du concours !


MÉDÉE

   Bien le bonjour ! Cela faisait longtemps que je n'avais pas mis d'articles en ligne ! Bon, comme je n'ai aucune envie de réviser mon bac pour l'instant (je le ferai après, promis !), je me suis dis qu'il serait grand temps que je vous présente concrètement Médée pour bien saisir le personnage de la fiction. Le troisième chapitre est en cours, mais je ne le mettrai pas en ligne avant un moment, je crois, après les épreuves, sûrement.
   Ah, au passage, Eros et Thanatos est envoyé dès demain chez les éditeurs ! Donc, pas de soucis, le livre sera très prochainement en ligne. Mais revenons à nos moutons… Des moutons bien sanglants… 
   Médée. Alors, Médée, c'est la fille du roi de Colchide, la nièce de Circée, la descendante de Hélios (ou Sol, en latin) et la prêtresse d'Hécate aux trois visages. Selon la légende, c'est une puissante magicienne, tout comme sa tante et une princesse d'une grande beauté. 
   Pour comprendre son mythe, nous devons nous intéresser en premier lieu à Jason. Son père était roi d'Iolcos et lui en était l'héritier. Mais il fut chassé du royaume par son oncle, Pélias, alors qu'il n'était encore qu'un enfant. Il fut apparemment élevé par des centaures et, une fois adulte, il revint pour réclamer son trône. Son oncle décida de le lui accorder s'il lui ramenait la toison d'or qui détenait le roi de Colchide. Ni une, ni deux, Jason monte un équipage. Est construit alors l'Argo qui est considéré comme le premier vaisseau à avoir bravé les mers. Dans son voyage, Jason était accompagné, entre autre, de Orphée, Pollux, Tiphys… Ils arrivent tant bien que mal en Colchide où ils rencontrent la famille royale. Mais le roi refuse de leur céder la toison, à moins qu'ils ne réussissent quelques épreuves. C'est là qu'intervint notre princesse. 
   Médée s'était éprise de Jason et décida de lui prêter assistance pour qu'il triomphe des épreuves. Jason doit labourer une terre aride avec des bœufs aux sabots d'airain qui crachent du feu, y semer les dents du dragon de Cadmos, desquelles germent des guerriers, les Spartes (les « semés »), qui l'attaquent. Heureusement, Médée lui fournit un baume protecteur contre les brûlures et le fer des taureaux, ainsi qu'une pierre faisant en sorte que les guerriers s'entretuent. Le roi, de mauvaise foi, ne veut pas leur donner la Toison d'or. Ils décident donc d'aller la chercher la nuit. Médée endort le dragon (qui était pourtant réputé pour ne jamais dormir… Remboursez ! OK, j'arrête mon délire). 
    C'est ainsi qu'ils s'emparent du trésor et qu'ils fuient. Pendant leur cavalcade, ils sont poursuivis par les flottes de Colchide. Pour les ralentir, Médée démembre son propre frère et jette les parties de son corps à l'eau. 

    Les voilà arrivés en Iolcos. Malheureusement, entre temps, l'oncle de Jason avait décimé toute sa famille. Pour se venger, Jason fait appel à Médée. Cette dernière fait une démonstration de ses pouvoirs aux filles de Pélias : elle fait rajeunir sous leurs yeux un mouton qu'elle avait jeté dans un chaudron. Elle les convainc de faire de même avec leur père, après l'avoir découpé en morceaux… Vous devinez la suite, non ? Bref, Jason et Médée partirent s'isoler en Corinthe où ils vécurent dix ans heureux avec leurs deux enfants : Phérès et Merméros. C'est ici que commence la tragédie… 
   Le mythe de Médée, à partir de là, a été repris par de nombreux grands écrivains tels Sénèque ou Corneille. Sous forme de pièces de théâtre, ils décrivent la folie meurtrière de cette femme qui, pour punir la trahison de son mari, va aller jusqu'à assassiner ses propres enfants. De là est né l'expression “complexe de Médée” qui est utilisé quand une femme se venge des actions de son mari en maltraitant ses enfants. 
   Personnellement, je connais plutôt la Médée de Sénèque que j'ai beaucoup aimé lire. Par contre, dans aucune pièce, les enfants n'ont de grands rôles, ce que je trouve dommage. Je vais remédier à cela, moi ! Bien sûr, des auteurs, des cinéastes et des peintres ce sont également intéressés au portrait douloureux de Médée, mais je ne vais pas vous en parler là, sinon on n'a pas fini !
   
L'histoire de Médée ne s'arrête pas là, puisqu'elle s'enfuit, épouse un nouveau roi (celui d'Athènes, je crois…) avec qui elle a un autre enfant. Mais elle doit fuir encore, elle retourne en Colchide, rétabli son père sur son trône (oui, apparemment, il n'y était plus !). Selon la légende, après sa mort, elle va à l'Elysée où elle devient l'épouse d'Achille… Hé beh !
  
 Bref, voici le portrait Médée ! Chapitre trois à venir. Le concours “A vous la suite !” est bientôt terminé, n'oubliez pas d'envoyer vos participations. En attendant, merde à tous ceux qui passent le bac (ou d'autres épreuves) et bonnes révisions ! Je vais devoir sérieusement m'y mettre, moi…   

LES ÂMES CROISÉES


   Bien le bonjour ! Alors, je vous ai fait attendre un moment, mais le voilà. C'est un livre que je voulais vous présenter depuis un moment, mais ça fait vraiment un bout de temps que je l'ai lu… Les âmes croisées de Pierre Bottero (paix à l'âme de ce génie) c'est bien l'histoire avec les Perles et les Cendres ? Oui ? Bon, bah tout va bien alors ! 
   La couverture que j'ai choisi est celle de la réédition. on connaît plus celle avec les deux visages. Je vous la mets aussi pour la comparaison ! Je la trouve moins jolie que la nouvelle, mais plus représentative de l'histoire. 

   Parlons-en, d'ailleurs ! Alors… Heu… Houlà, ça fait longtemps ! Si je me souviens bien, l'héroïne, Nawel Héliantas, appartient à une haute classe sociale qu'est celle des Perles. Elle vit à AnkNor, un des douze cités de son pays. Capricieuse et exigeante, elle ne se préoccupe que d'elle-même et méprise en tout point les Cendres situés au bas de l'échelle sociale. Jusqu'au jour où elle est responsable d'un drame qui va bouleverser sa vie. Les évènements s'enchaînent et elle doit garder la tête froide car son avenir va bientôt se jouer. En effet, elle va devoir choisir sa Robe et endosser un rôle qu'elle devra assumer jusqu'à la fin de son existence. 

  J'ai beaucoup aimé ce livre. Il devait faire office d'une suite, mais la mort prématurée de son auteur nous prive de ce bonheur… Je sens que j'ai plombé l'ambiance, là. 
   J'avais du mal au début avec Nawel. Capricieuse, égoïste, cruelle, elle ne m'était guère sympathique. Elle subit une transformation fulgurante à travers le roman et se revêt d'un tout autre visage. L'histoire est très intéressante et il existe de nombreuses pistes qui ne demandent qu'à être exploiter, dont, l'essentielle… Y se passe quoi derrière cette p***** de porte ?!… Je n'en dis pas plus pour ne pas vous révéler la clé de ce roman. Après, que dire d'autre… Bah, c'est du Pierre Bottero, hein ! Vous vous attendiez à quoi ? A une histoire splendide, évidemment !


SYRLI

   Bien le bonjour ! Alors, aujourd'hui, je vais vous parler d'un livre que je viens tout juste de finir et qui ma véritablement marquer. Je veux parler de Syrli, ou comment survivre dans un monde empli de cannibales quand on ne sait même pas ce qu'est un orage ! 

   Syrli est un livre qui s'inscrit dans la dystopie, genre très répandu de nos jours qui met en scène une société qui pourrait paraître utopique aux premiers abords… et qui ne l'est pas du tout. Dans ce livre-ci, le monde a été ravagé par les grandes guerres et le reste de l'humanité vit retranchée derrière un grand mur, dirigée par l'Institut et les architectes, vivant grâce à la Ressource, une source qui alimente tout objet mécanique. Dans cette ville, les habitants subissent la collecte, un passage entre l'enfance et la vie adulte. Mais, malgré son âge avancé, Syrli n'a pas encore été appelé à la collecte. Le jour où elle doit enfin le passer, elle se rend bien vite compte que le cauchemar ne fait que commencer pour elle qui est une Renouvelable. Pour survivre, elle ne va avoir qu'un choix : la fuite. Même si pour cela, elle devra passer de l'autre côté du mur. 

   Meagan Spooner réussit là un coup de maître. Son livre est ébranlant et touchant. La fuite de Syrli est rapportée avec sensibilité et naïveté, on a l'impression de marcher avec elle, d'avoir faim avec elle, d'avoir peur avec elle. Certains trouveront peut-être quelques longueurs à l'histoire, mais je trouve que l'auteur a su relancer l'intrigue quand il le fallait en nous dévoilant soudain telle ou telle chose, avec des retournements de situation qui vous laisseront parfois bouche bée. Personnellement, je me suis très attachée au personnage d'Oren qui va vite devenir le principal adjuvant de Syrli dans sa fuite. J'attend avec impatience de voir ce que nous réserve Spooner dans le prochain tome ! S'il est dans la même veine que le premier, je sens que je vais passer un bon moment, moi ! Et vous, cela vous tente ?


 L'ENFANT DE BRUGES

   Bien le bonjour tout le monde !
   Ayant pris un peu de retard avec l'écriture de la fiction, j'ai choisi de vous faire patienter en vous proposant une nouvelle lecture, j'ai le plaisir de nommer L'enfant de Bruges !
    A l'origine, il s'agissait d'une lecture cursive pour le lycée sur l'humanisme. Je vois déjà les grimaces “Ah non ! Pas un livre barbant !” Je dois avouer que je pensais la même chose en achetant ce livre, mais Gilbert Sinoué m'a prouvé le contraire. Ce thriller du 15ème siècle va nous emmener au cœur des secrets des peintres de l'époque et vous entraîner dans une course obscure où complots et conspirations vont se mêler. 
    L'histoire tourne autour de Jan, un enfant de treize ans, recueilli bébé par un célèbre peintre. De mystérieux meurtres visant les artistes surviennent peu à peu, jusqu'à ce que Jan lui-même en soit la cible sans raison aucune ! S'il veut survivre, Jan va devoir lutter et résoudre un complot qui le mènera dans un monde empli de ténèbres… 
    
    Je dois m'avouer assez passionnée d'art, ce livre m'a appris foule de choses sur les techniques utilisées à l'époque telle la conception du vernis ou des pinceaux, le mélange des pigments… Si ce livre a parfois quelques longueurs, l'auteur sait quand il faut relancer l'intrigue pour vous accrocher de nouveau. Il vous entraîne dans la société du 15ème siècle avec l'entrain de Jan dont le plus grand rêve est de gagner Venise… Et moi qui n'ai jamais été une grande fan de thriller, j'ai vraiment aimé suivre l'enquête au fil des pages. Un bon moment à passer, une lecture facile, instructive et intéressante !


ARTICLE SHAMPOING



    Bien le bonjour ! Pas besoin de réexpliquer le principe de l'article shampoing, non ? Alors, aujourd'hui, nous avons l'honneur d'avoir en vedette deux histoires issues chacune de deux univers diamétralement opposés, que ce soit au niveau du registre ou du genre.


   Premièrement, nous voici en direct avec La Cantatrice Chauve, d'Eugène Ionesco. Cette pièce de théâtre appartient au genre de l'absurde… ce qui ce justifie totalement ! Comment résumer l'intrigue ? Heu… Une soirée chez les Smith avec comme invités les Martin et une grande cacophonie ? 
   J'ai adoré cette pièce. A lire, elle est à mourir de rire. Les jeux mots suivent aux discussions décousues et aux situations sans queue ni tête. Personnellement, pour mon club de théâtre, j'ai dû apprendre une scène et j'ai eu beaucoup de mal à retenir toutes les répliques (mine de rien, c'est chaud !). Enfin bref… 
   Une fois qu'on connaît la pièce, on a envie de la voir, tout de même !… Et on se rend compte que ce n'est pas si drôle que ça. Ionesco a cherché, de par ses personnages, a déstructurer complètement le langage et à détruire la puissance des mots. Si la pièce vous intéresse et que vous cherchez à en savoir plus, il a écrit un livre appelé Notes et contres-notes où il explique le pourquoi du comment. On y découvre, par exemple, comment a été créé la Cantatrice Chauve.
   Pour résumer, une pièce très intéressante à voir et/ou à lire.

   Vous allez beaucoup moins rire par contre à la lecture du livre d'Olivier Adam… ou ce sera un rire nerveux, limite hystérique.
  A l'abri de rien, c'est le récit de Marie, une jeune femme paumée, à la limite de la dépression. Elle mène une vie terne et insipide jusqu'au jour où, sur un coup de tête, elle va entrer dans une tente pour aider des bénévoles à nourrir les sans-abris. Malgré les avertissements de son mari, Marie va se jeter à corps perdu dans cette cause. 
    Alors, que dire ? Tout d'abord, l'écriture d'Olivier Adam est assez particulière, c'est un style qu'on rencontre rarement, mais, une fois qu'on y est habitué, est super. Après, l'histoire en elle-même est intéressante, c'est un sujet qui n'est pas souvent abordé. J'ai pris du plaisir à la lire… même si elle est très dure. Le style cru d'Olivier Adam renforce la cruauté de la vérité, rien n'est caché, tout est livré sous nos yeux écarquillés.

Pour conclure cet article, je vous conseille vivement ces deux lectures !


MARY TEMPÊTE
   Bien le bonjour à tous ! Aujourd'hui, j'ai décidé de vous parler de Mary tempête ! Qui est-ce ? Vous la connaissez sûrement sous le nom de Mary Read, l'une des plus célèbres femmes pirates de l'histoire, avec bien sûr la fameuse Anne Bonny.

   Mary Read a fait l'objet de plus d'un livre, et elle a également passionné les télévisions et les dessinateurs de bande dessinées. Toutes ces créations sont plus ou moins regroupées sous le nom de Mary tempête. Le livre dont je souhaite vous parler n'échappe pas à la règle. Il a été écrit par Alain Surget et, bien que cela fasse longtemps que je l'ai lu, j'en garde un magnifique souvenir.  L'auteur retrace le parcours de cette femme de fort caractère d'un trait de plume léger qui nous emmènera en haute mer jusqu'au coeur des plus terribles tempêtes.   

   Mary n'est encore qu'une enfant quand son frère décède. Sa mère la déguise alors en garçon pour qu'elle prenne sa place et l'éduque en conséquence. Quand on lui propose de redevenir une femme, des années plus tard, elle choisit de s'engager dans l'armée. Et c'est ainsi, emportée par la ronde effrénée du diable, qu'elle deviendra pirate. 

   Si vous ne connaissez pas l'histoire de cette femme, ce livre est un bon moyen de le découvrir. Depuis longtemps, les histoires de pirate me fascinent, mais ce n'est pas la première chose qui m'a poussé à lire ce livre. Je suis tout simplement tombée amoureuse de sa couverture dès le premier regard. Et pour cause, elle a été dessinée par Rebecca Dautremer, l'une des artistes que je préfère. Cette dessinatrice a de l'or dans les mains ! Vous pouvez cliquer sur le nom pour accéder à son site officiel. 
   Quant à Alain Surget, c'est un auteur plutôt prolixe, très tôt attiré par la plume et spécialisé en jeunesse. Mais je n'en sais pas plus, désolée. Vous pouvez toujours accéder à sa bibliographie en appuyant sur son nom.
  
  Pour résumer, Mary tempête, c'est un moment de détente et de frissons en compagnie d'une femme qui vivait de batailles tout en cachant son sexe. C'est un parcours plein de rebondissements qui vous emportera dans un tourbillon d'émotions et dont la fin vous marquera pendant longtemps. 


ARTICLE SHAMPOING



   Bien le bonjour tout le monde et aux quelques lycéens qui ont déjà trouvé le courage de s'arracher à leur lit malgré la journée banalisée, donc sans cours. 
   Alors, moi j'ai décidé de vous faire plaisir avec cet article shampoing ! Qu'est-ce que c'est encore que c't'histoire, devez-vous vous dire ? Hé bien, en somme, c'est un article qui, comme les shampoings, comportent deux éléments en un ! Pour ma défense, cette expression ne vient pas de moi, mais de ma professeur de latin au collège (ça m'avait marqué…). Bref, deux sujets pour un seul article ! Alors, de quoi vais-je vous parler ? Hé bien, comme cela faisait longtemps que je ne vous avais pas parlé de quelques lectures, alors je vous ai choisi un manga et un livre. En avant pour le manga ! 

   Nous voici repartis pour le monde au combien élégant et torturé de Jun Mochizuki, la mangaka de la célèbre série Pandora Hearts (sur lequel j'ai fait un article auquel vous pouvez accéder d'un simple clic sur le nom !). Un petit mot sur cette série au passage car l'article date, alors je vais rafraîchir un peu les nouvelles. L'histoire est réellement remarquable, le dessin magnifique, n'abandonnez surtout pas cette collection en cours de route, vous le regretteriez ! Cette génialissime série a pris un tournant tout à fait époustouflant dans les environs des tomes 15 et 16; j'attends d'ailleurs avec beaucoup d'impatience le tome 17. En attendant, je patiente avec un one shot (histoire en un tome unique) nommé Crimson-shell, auquel j'aurai une chose à reprocher : mais pourquoi n'y a-t-il pas une suite ?! Un tome de plus aurait suffi ! Râh, je vous jure, c'est vraiment dommage, l'histoire était hyper intéressante ! 
   Que j'explique ! Crimson-shell est une section de l'association la rose rouge qui lutte contre les roses noires, création d'un savant fou aujourd'hui porté disparu. C'est dans cette confrérie que se bat Claudia, la sorcière des roses qui a été autrefois sauvée par Xeno, un épéiste mystérieux et bourru. Le jour où Xeno trahit la rose rouge, le monde de Claudia s'effondre. Aura-t-elle la force de croire en lui ? Et découvrira-t-elle l'ignoble vérité que cache Crimson-shell ?

   L'histoire est bien menée, la plupart des personnages sont hyper attachants. J'ai beaucoup aimé Lace et Scion (Lace à droite du paragraphe et Scion au-dessus) qui m'ont touché chacun à leur manière. Claudia a un sacré caractère également, mais j'ai toujours eu du mal avec les filles dans les mangas (allez savoir pourquoi !).
   J'adore le style de Jun Mochizuki, son dessin est léger et vraiment beau. En somme, n'hésitez pas à le lire. Mais, comme je l'ai mentionné plus tôt, il est vraiment dommage qu'elle n'ai pas continué l'histoire, j'aurai bien aimé que ça continue encore un peu. Râh, tant pis… 


   Assez parlé de manga, passons au livre ! Celui que j'ai choisi aujourd'hui, ou plutôt ceux, sont regroupés dans une magnifique trilogie, j'ai nommé Phaenomen ! Cette collection, écrite par Eric L'homme est un petit bijou qui vous réconciliera avec le latin. En effet, le titre vient de cette langue morte (mais je dois vous avouer, honte à moi, d'en avoir oublié la déclinaison…), ainsi que chaque chapitre commence par un mot latin, comme, par exemple "Aura, æ, f. : vent léger".     
   L'histoire, l'histoire, passons-y ! Alors, Phaenomen, c'est le récit de quatre enfants abandonnés par leurs parents à cause de leur anormalité dans un asile psychiatrique appelé la clinique du lac. L'un ne supporte pas la lumière du jour, un autre dessine des singes sur les murs, une prétend voir des dragons la dernière se dit ne pas appartenir à l'espèce humaine. Dans cet endroit où on les considère comme des bêtes de cirque, seul un médecin leur parle normalement. Alors, quand ce dernier est victime d'un enlèvement, les enfants n'hésitent pas un seul instant et se lancent sur ses traces. 
   Phaenomen prend rapidement des dimensions époustouflantes. Alors qu'au départ nos quatre protagonistes étaient de simples enfants perdus, ils deviennent peu à peu des héros qui vont partir sur la trace des grands et découvrir l'essence de l'humanité. J'ai vraiment beaucoup aimé, et la fin m'a énormément émue.  Eric L'homme a réalisé un coup de maître avec cette collection fine et où vos méninges vont bien vous travailler ! Vous aimez énigmes et charades ? C'est par ici que ça se passe ! Venez, venez, plongez dans au coeur du monde et découvrez-en tous les secrets. 
    Vous ne regarderez plus la lune de la même façon à la fin du tome 1, c'est moi qui vous le dit. Je n'en raconte pas plus, j'espère avoir aiguillonné votre curiosité. 


LE YAOI


   Hé bien tiens, comme je suis en forme, je vous écrit un deuxième article dans la foulée du premier ! Tout comme le précédent, celui-ci va porter sur l'homosexualité, mais dans les mangas cette fois-ci !
   Je vous épargne les mangas hentai, je vous rassure tout de suite ! Pour ceux qui n'y connaissent rien du tout, les hentai sont des mangas à caractère pornographiques (je vous le dit d'entrée de jeu, je n'ai jamais regardé ce genre de choses, alors pas il n'y aura aucun article dessus). En plus, hentai, en japonais, signifie “pervers”, donc c'est tout vu… 
   Alors je vais vous parler du yaoi. Le Yaoi est un genre assez répandu au Japon et l'histoire tourne autour d'une relation amoureuse entre jeunes hommes (avec scènes de sexe ou non, cela dépend). Le Yuri, c'est la même chose, mais avec des femmes. Je ne connais pas vraiment grand chose au Yuri, donc je ne vais parler que du Yaoi pour le moment.
   Déjà, tous ne sont pas décemment recommandables. Mais ceux que je vais vous présenter ne devraient choquer personne, pas d'inquiétude. Deuxièmement, il ne faut pas confondre Yaoi et fantasmes des fans. En effet, vous pourrez trouver sur Internet toutes sortes de doujinshis (mangas amateurs), montages etc avec des mangas qui n'ont, à l'origine, aucune connotation Yaoi. Alors, par exemple, n'allez pas croire que Masashi Kishimoto (le mangaka de Naruto) a décidé de mettre Sasuke et Naruto en couple, non, non, ce n'est pas vrai (qui est un couple assez récurrent, pour ne rien vous cacher).
   
   Personnellement, j'ai découvert vraiment le Yaoi par hasard en visionnant pour la première fois un manga nommé Sukisyo.  Alors là, pour être surprise, j'ai été surprise ! Je me suis dit “mais sur quoi je suis tombée encore ?!”. Mais le manga m'a vraiment beaucoup plu. Malgré la voix de canard très désagréable de Sei, j'ai très vite accroché à cette histoire qui me pliait de rire et m'émouvait à la fois. Le design est très simple sans être laid, on engloutit les épisodes en un rien de temps. Sora, un banal lycéen, voit sa vie chamboulée par l'arrivée de son camarade de chambrée, Sunao, qui l'agresse en pleine nuit en l'appelant Yoru. Quel est donc ce lien qui unit les deux garçons ? Quel rapport y a-t-il avec ce passé dont Sora a tout oublié ? Vite, le danger rôde et pourrait même être déjà à sa porte…
  
   Après avoir visualisé l'intégrité de la série, je me suis dit “tiens, tiens, et si… ?” J'ai donc cherché à en savoir plus sur le Yaoi. J'ai parfois été choquée, mais il existe de vraiment bons mangas dans ce genre (il faut savoir les choisir, c'est tout).
   Si je devais vous parler d'une auteur en particulier de Yaoi, ce serait Shungiku Nakamura (caricature d'elle-même à votre droite) dont je connais deux séries : Jungoun Romantica et Sekaiichi no Hatsukoi. La particularité de ces séries est de mettre à chaque fois trois couples homosexuels en scène, tous plus ou moins liés. Je ferai une fiche lecture pour chacun plus tard. 
   
En attendant, je m'arrête ici pour aujourd'hui. Je le répète, méfiez-vous du monde du Yaoi, certains mangas peuvent se révéler choquants. Mais faîtes-moi confiance, je vous en ferai découvrir des géniaux ! Merci de votre lecture et à la prochaine !


BAL DE GIVRE À NEW-YORK

   Bien le bonjour ! D'abord, désolée pour le retard, mais je suis malade alors il m'a fallu du temps pour que je me décide enfin à écrire cet article. Alors, voilà, aujourd'hui, je vais vous parler d'un bouquin plutôt… bizarre. On peut même dire spécial, étonnant, déroutant, curieux, et autres synonymes pour désigner l'étrangeté de cette histoire.

    Ce livre, c'est comme un tapis qui se déroule devant nous au fur et à mesure des pages. Plus on avance dans l'histoire, plus nos interrogations sont grandes. Pour tout vous avouer, pendant la lecture, j'avais un peu de mal. Tout s'enchaînait trop vite et trop facilement à mon goût. Malgré tout, j'ai voulu aller jusqu'au bout parce que je voulais savoir le fin mot de l'histoire et que Fabrice Colin, l'auteur, a vraiment un style d'écriture qui m'a séduit. 


   L'histoire tourne autour de Anna qui ne souvient de rien. Seul son nom lui est familier. Renversée par la voiture du séduisant Wynter, l'héritier d'une puissante dynastie, elle cède à ses avances. Bientôt, elle est entraînée malgré elle dans un véritable tourbillon que l'amour teinte tout de blanc, d'un blanc pur. Mais Anna sent que quelque chose ne va pas… Quelque chose qui lui indique qu'elle est en danger…

   On est mené par le bout du nez durant toute l'histoire ! J'ai une fâcheuse tendance à lire le mot de la fin de certains livres, je ne sais pas pourquoi, mais j'adore ça. Heureusement, j'ai eu la bonne idée de ne pas le faire, cette fois-ci ! La toute dernière phrase du dernier chapitre, voilà où repose la clé de l'énigme ! Une fois qu'on le sait, on a juste envie de toute relire juste pour voir (ce que je n'ai pas faot, j'étais suuuuper fatiguée !). 
    Un univers féérique, une atmosphère particulière, une héroïne aussi perdue que le lecteur, une fin qui vous fera écarquiller les yeux de surprise, voilà quelques bonnes raisons pour lire cette histoire. Sur ce, à la prochaine !

TOP 10 2012 !

    Bien le bonjour à tous ! Aujourd'hui, article bilan, article spécial sur les meilleurs livres et mangas découverts au cours de cette fastidieuse année 2012 ! Grande année que fut celle-ci. Par exemple, en avril, avec la création de ce petit blog ! Je n'aurai jamais espéré aller aussi loin avec lui et vous ! Je me surprends à penser que 2013 sera peut-être encore meilleur (je l'espère tout du moins !). 
   Les vacances approchent avec les révisions du bac blanc, le travail des TPE et autres galères, mais également toutes ces heures d'écriture que je compte bien mettre à profit !
    Enfin, assez parloté ! Voici tout de suite, pour vous, le top 10 2012 ! Bien sûr, les oeuvres que je vous mets là n'ont pas encore été le sujet d'article, sinon, ça ne serait pas drôle, mais si certains articles mériteraient de figurer dans le top 10… tant pis, ça en fera plus pour vous !

En premier, je vais vous parler des mangas ! Grâce à une amie, j'ai repris goût à ce genre d'histoires que j'avais complètement abandonné pendant un moment. Mais j'ai une palette assez variée de mangas à vous proposer ! 

   Alors, en premier, je devais vous parler d'un vieux manga remis au goût du jour grâce à l'anime qui a été entièrement refait : les épisodes s'enchaînent plus rapidement et on redécouvre avec plaisir l'histoire de Gon et ses amis, j'ai nommé le manga HunterXHunter ! A (re)découvrir et vite !
    Personnellement, j'ai un gros faible pour le personnage de Kirua, qui est mon préféré (le petit aux cheveux blancs), un assassin redoutable, mais qui a parfois des réactions bel et bien digne d'un enfant de son âge. 
    Bon, l'histoire tourne surtout autour de Gon (le gamin avec les cheveux verts dressés sur la tête) qui a été abandonné par son père pour devenir un hunter. Agé de 12 ans, il n'a qu'une idée en tête : devenir un hunter à son tour et ainsi espérer trouver une trace de son père.  

    Ensuite, je vais vous présenter Zetsuen no tempest, un tout nouvel anime de l'automne 2012 dont l'histoire est tout à fait fascinante ! Cette histoire mêle la fantaisie à Shakespeare, l'amour au destin du monde. 
   Aika, la soeur de Mahiro a été assassiné il y a un an, mais impossible de retrouver son assassin. Furieux de cette injustice, son frère jure de la venger. Il est alors contacté par la sorcière Akaze, recluse sur une île par des traîtres de son clan. En échange de son aide, Mahiro lui promet d'empêcher de réveiller l'arbre de la destruction qui pourrait bien tuer toute forme de vie sur terre. Yoshino, son meilleur ami, se joint à sa quête qui pourrait bien avoir un tout autre sens… 
  Série fortement conseillée! Un très beau graphisme, des rebondissements à foison, tout est là ! 

   Si vous suivez un temps soit peu l'actualité des mangas, vous n'aurez pas manqué d'entendre parler de Red Raven. Ce manga est un petit bijou, je suis tombée sous le charme du personnage principal, Andy ! Née depuis quelques temps à peine, cette histoire en a déjà séduit plus d'un, malgré son graphisme un peu particulier. Mais ne vous arrêtez pas à ça, vous manqueriez quelque chose ! Un manga passionnant !
    Andy est un bourreau, un membre des Red Raven, chargé de maintenir l'ordre au sein de la mafia. Armé de sa guillotine, ses arrêts de mort et son arme expérimentale dans son oeil gauche, le garçon a juré de prendre sa revanche sur les Scaggs qui, par le passé, ont fait de lui un cobaye…


   Après, on a aussi Seirei no moribito, un manga tout à fait remarquable. L'histoire vous entraîne dans une ronde effrénée où la magie et les armes ne sont pas de trop pour survivre !
   L'histoire tourne autour de Balsa qui, après avoir prit la vie de huit personnes par le passé, est devenue garde du corps pour sauver huit autres personnes. Suite au sauvetage du prince Chagum, sa mère, l'impératrice, demande à Balsa de prendre son fils sous son aile. L'enfant serait possédé par un démon et l'empereur cherche à l'assassiner pour cette raison. La jeune femme accepte le travail et prend la fuite avec Chagum qui sera le huitième et dernier protégé de la femme garde du corps. Une aventure trépidante est engagée avec pour enjeu l'avenir de deux mondes parallèles. 

    Pour le dernier manga de ce top 10, j'ai choisi exceptionnellement un shojo ! Je trouve ce genre de mangas à l'eau de rose tout bonnement insupportable, mais celui-ci n'est pas trop mauvais. J'ai nommé Tonari no kaibutsu-kun, une histoire drôle et mignonne comme tout ! 
   Shizuku est une élève parfaite, studieuse et intéressée par une seule chose : ses études. Rien d'autres ne compte, même pas les potins sur un certain Haru, ce garçon renvoyé de l'école pour s'être battu dès la rentrée. Quand un professeur lui demande de lui apporter ses cours, la jeune fille accepte de mauvaise grâce. Mais elle ne s'attendait absolument pas à avoir à faire à un tel énergumène qui a décidé de faire d'elle sa meilleure amie, et plus si affinité. 

    Le top des mangas est terminé, passons donc maintenant au top des livres ! Oh là, là… Dur, dur choix…
    
    En premier, Le portrait de Dorian Gray ! Histoire absolument fascinante, écriture fine, philosophie et amour, j'étais absolument aux anges ! Considéré comme un classique, et ce à juste titre, ce livre continue de fasciner. Tomberez-vous vous aussi sous le charme maléfique de Dorian ?
    Dorian est un jeune homme à la beauté fascinante, parfaite. Alors que Basil, un ami à lui, fait son portait, il souhaite que ce soit la peinture qui vieillisse à sa place. Et alors que le temps passe, le garçon garde son apparence de jouvenceau alors que sur la toile se dessine son âme noire… 
    Oscar Wilde a ici réussi un tour de maître. Son histoire est délectable, un moment vraiment passionnant !

   Ensuite, un autre classique que j'ai trouvé… heu… très étrange, mais que j'ai beaucoup apprécié ! J'ai nommé L'écume des jours ! Ce livre, c'est juste un long, long poème. L'histoire est belle, bizarre, poétique, naïve, mignonne. J'ai franchement passé un bon moment avec les personnages et leurs inventions farfelues telles que le piano cocktail ou la pince arrache coeur. Les décalages de Boris Vian semblent faire des pieds de nez à la réalité et se moquer des conventions. 
    L'écume des jours, c'est l'histoire d'une poignée d'amis, c'est une fête fantaisie qui dissimule une douloureuse gravité. La fin m'a grandement émue, les personnages sont attachants et tous à leur manière ! A découvrir si ce n'est pas déjà fait !

   Pour sortir des classiques, j'ai choisi de vous parler de Reckless, le nouvel opus de Cornelia Funk.  Un mélange unique et savoureux de différents contes que l'on retrouve avec plaisir, l'auteur nous emmène littéralement de l'autre côté du miroir…
   A la disparition de son père, Jacob découvre dans son bureau un miroir qui sert de portail entre son monde et celui où vivent encore les chimères des enfants. Un jour, il y entraîne par mégarde son petit frère Will. Malheureusement, ce dernier est victime d'une malédiction qui le change peu à peu en goyl, un homme de pierre. S'il veut le sauver, Jacob devra s'allier à la petite amie de son frère et faire face à ses démons. Mais il doit faire vite, le temps lui est compté…

   Après, j'ai décidé de vous parler d'une pièce de théâtre exquise nommée Frédérick ou le boulevard du crime. Frédérick Lemaître était véritablement un acteur dont le talent avait séduit tout Paris. Dans cette pièce, Eric-Emmanuel Schmitt lui rend un hommage singulier et particulièrement drôle. C'est également une très belle éloge sur le théâtre. Un moment absolument délicieux !
   Frédérick est un comédien de très grand talent à la vie futile et superficielle. Il semblait prêt à tout, sauf à une chose : l'amour qui va venir à lui dans la personne de Bérénice. Mais… scène ou passion ?
    A lire avec enthousiasme !


   Pour finir, voici Le baron perché ! Un livre très, très bon à l'histoire on ne peut plus originale !
   Côme, à peine âgé de douze ans, se dispute avec ses parents parce qu'on son père veut l'obliger à manger des escargots cuisinés. Suite à cette altercation, l'enfant prend la résolution de vivre sa vie loin de ses proches, perché dans les arbres. Il jure ne ne plus jamais toucher terre. Promesse qu'il est bien résolu à tenir !
   Italo Calvino nous réserve un curieux périple, un récit initiatique plein de vie et de couleurs, mené par le têtu petit Côme dont nous suivons toute la vie.  
   
  Voilà tout pour le top 10 2012 ! J'espère que vous les apprécierez ! Au revoir et  à bientôt !


STARTERS


   Ah, que dire, que dire… J'ai commencé ce livre hier soir et que je n'ai pas pu décrocher de la nuit ? Que j'étais accro à l'histoire dès le premier chapitre, que dis-je, dès que j'ai vu la couverture ! 
   Une histoire saisissante, bouleversante, une héroïne sans peur et au charisme époustouflant, un cadre proche des Hunger games, Starters, une aventure à vivre à bout de souffle !
   Il faut avouer que ce qui  m'a attiré chez ce bouquin en premier, c'est sa couverture peu commune ! Puis sa quatrième de couverture, énigmatique à souhait, elle vous met sur des charbons ardents ! On se dit “hein, quoi ?”, puis “ c'est quoi ce truc” et enfin, passé quelques pages “mais c'est génial !” Un thriller sur la dyspotie haletant !
   Histoire : suite à la guerre qui a ravagé le monde, Callie s'est retrouvée à la rue avec son petit frère de sept ans malade. Pour lui trouver de quoi guérir, une seule possibilité s'offre à elle : entrer dans la Banque des Corps et se faire louer.

   La Banque des Corps propose aux Enders (vieux, très vieux bi-centenaires), de louer les corps de jeunes Starters, des adolescents n'ayant pas encore atteint la majorité. Grâce à leur technologie, les Enders prennent le contrôle des corps et peuvent ainsi vivre de nouveau comme quand ils étaient jeunes. 
   Mais quand un corps est loué pour commettre un meurtre, que se passe-t-il ?

   Un premier tome de toute beauté ! Une seule envie, la suite et viiiite !

La page facebook annonce qu'un film devrait bientôt voir le jour. Pour en savoir plus, vous pouvez également consulter le site de la série.



LES EVEILLEURS

    Nous voici partis pour un monde où le passé a été rayé des mémoires… Suite aux actions humaines, le monde s'est lentement desséché, toutes ses ressources ont été aspirées. La planète n'était plus un endroit où pouvait vivre les survivants du tournoi… 
     Bon, dit comme ça, ce livre fait très survival game ! Mais non, je vous assure, les Eveilleurs, ce n'est pas ça (enfin presque) ! Il s'agit d'une collection écrite par Pauline Alphen. Les couvertures (tout du moins celles de l'édition Hachette) sont magnifiques, simples et attirantes, un équilibre très juste !
     Cette collection, c'est un ensemble de messages philosophies et écologiques, mais également une superbe éloge de l'écriture et de la lecture. L'histoire, quoique quelque peu enfantine par moments, est agréable et intéressante. Un large éventail haut en couleurs de personnage est présenté entre les pages. 




Histoire : Jad et Claris sont des jumeaux que tout oppose depuis la mystérieuse disparition de leur mère, le jour de leur troisième anniversaire. Installés dans une vie confortable, ils traînent derrière eux sans le savoir le lourd passé de leurs ancêtres. Les Temps d'Avant, les dons parapsy, les Vifs, quel est donc la signification de tout cela ? Pour le savoir, les deux enfants vont devoir briser les frontières de leur petit monde et transgresser le tabou du passé.  

      Pour ceux qui s'intéressent tout particulièrement à cette histoire, ou ceux qui veulent simplement en savoir plus, vous pouvez vous rendre sur le blog de l'auteur !

    Bon, j'ai un peu dramatisé ma présentation, mais bon… L'histoire est simple à lire, facile d'accès et ses messages sont forts. En somme, je vous conseille cette lecture !
 
 L'ÉPÉE DE VÉRITÉ

Bien le bonjour! Désolée pour cette longue absence. Mais je suis de retour avec un article tout particulièrement délicieux! Avez-vous déjà entendu parler de L'Epée de Vérité ? Cette collection a été écrite par Terry Goodwink et publiée aux éditions Bragelone. Je n'en ai lu pour l'instant que le premier tome, mais il me tarde de pouvoir dévorer les 11 autres ! C'est le genre de livre qui vous tient éveillée jusqu'à trois heures du matin parce que vous voulez absolument savoir la suite !

Histoire : Richard Cypher est un jeune guide forestier dont le père vient d'être assassiné. Plongé dans son chagrin, notre héros se réfugie en forêt où il fait la rencontre de Kahlan qui est poursuivie par des tueurs. Le voilà plongé dans une histoire avec le destin du monde à la clé où il devra faire preuve de courage et d'intelligence s'il ne veut pas mourir dans d'atroces souffrances. Leur but ? Arrêter Rahl, ce mage aux pouvoirs terrifiants. Et il se pourrait bien que Richard soit le seul salut de tout être vivant…

Secrets, magie, amour, amitié, aventures ! Ce livre regorge de chapitres palpitants. L'histoire est menée à bâtons rompues, je ne me suis pas ennuyée une seule ligne ! Ne soyez pas effrayés à la vue de ce gros pavé, il se lit avec une grande facilité et une délectation peu commune. J'ai adoré. Néanmoins, je ne le conseillerai pas à tout le monde car l'histoire est dure et certains passages peuvent se révéler choquant (je citerai, par exemple, le moment où Richard se retrouve entre les mains de la Mord-Sith). Mais si vous aimez la fantasy, c'est ce livre qu'il vous faut ! Il est tout simplement magique ! Je le classe directement dans le top 5 des meilleurs livres lus cette année.
Une série télévisée a été adaptée de cette formidable série. Après avoir visionner le premier épisode, je peux vous affirmer que je ne regarderai pas la suite ! Mais je vous la conseille tout de même pour tous ceux qui n'ont pas le courage de lire la collection : la série n'est pas mauvaise. 

Pour en savoir plus sur la série et l'auteur, voici le site officiel :  ICI

Merci d'avoir pris le temps de lire mon article, et à bientôt, j'espère !


RIEN QUE POUR LA COUVERTURE 

   Bonjour, nous voici ici réunis aujourd'hui pour un article quelque peu spécial. Il porte bien sur la littérature, mais approchée sous un autre angle, celui de l'esthétique. 
   La couverture est ce que l'on remarque en premier chez un livre : plus elle est accrocheuse, mieux c'est. Bien sûr, le titre et le nom de l'auteur (si celui-ci est connu) comptent également et font parfois basculer nos choix. Avez-vous remarqué que plus un auteur est connu, plus son nom est inscrit en gros caractères sur la première de couverture ? C'est à peine si on laisse de la place pour le titre !
   Aujourd'hui, je voulais donc vous montrer quelques couvertures accrocheuses de livres que je n'ai moi-même pas lus, mais sur lequel notre regard s'arrête. Après, la couverture vaut-elle le contenu ? Cela dépend. Mais voyons plutôt ! (Vous pouvez cliquer sur les images pour qu'elles apparaissent en grand sur votre écran).


 


Nous avons d'abord Ephémère de Lauren Destefano. J'avais déjà entendu parler de cette histoire et il faut avouer que la couverture est très belle. Et j'aime beaucoup la trame du récit. A lire ! 










Ensuite, la couverture anglaise de The rose Petal Beach de Dorothy Koomson… dont je n'ai jamais entendu parler. Mais la couverture m'a tout de suite séduite.








Vivants de Isaac Marion. La couverture est originale, elle m'a vraiment plus. Que cache-t-elle donc ? Hum, aucune idée, mais ça m'a l'air sympathique ! Cet entrelacs de fils rouges me fait penser à un réseau de vaisseaux sanguins. Et vous ?  





Cinder de Marissa Meyer. Je trouve cette couverture juste géniale. Cinder, c'est l'histoire d'une cyborg (d'où la mécanique à la place des os).











Prison Nation de Jenni Merritt. Une couverture très simple (quoique), mais percutante.








Origin de Jessica Khoury. Originale, non ? 












 Et pour finir, la couleur de l'âme des anges de Sophie Audouin Mamikonian, mon coup de coeur. Je la trouve juste mag'nifique !



Après, chacun aime ou n'aime pas, cela dépend des goûts de chacun, bien sûr. J'en ai encore d'autres en réserve, mais je vous les présenterai une autre fois. Bon dimanche à tous ! 








GRAAL NOIR


   De nos jours, la légende du roi Arthur (devenue mythe) fait encore couler beaucoup d'encre. On ne cesse de revisiter l'histoire de ce roi héroïque et de ses exploits (enfin, ça dépend de quelle version on parle…). 
   Christian De Montella a décidé de, lui aussi, se frotter au récit épique du roi Arthur… en se basant sur un autre personnage. En effet, Graal Noir est une trilogie qui tourne autour de Merlin ! Ce dernier prend une place tout à fait énorme dans la légende d'Arthur (il ne ressemble en rien à celui qu'on trouve dans Kaamelott !). 

   Histoire : Merlin, fils du Diable, doit être tué à la cour du roi Uther Pendragon. Mais celui-ci se rend de son plein grès auprès de l'affreux seigneur pour lui offrir de sauver sa vie. Ainsi commence le Livre de Merlin…

   Ah Merlin, le beau, l'effronté, l'arrogant Merlin ! Cette trilogie est incroyablement réussite. Arthur ne devient réellement roi qu'à la toute fin, mais on est tant transporté par les aventures du magicien qu'on ne s'en préoccupe pas le moins du monde. La fin de la trilogie m'a quelque peu déçue parce que… Enfin, vous verrez !
  
 Si vous avez vu Kaamelott, vous allez sans doute faire comme moi les parallèles entre les personnages du livre et ceux de la série… et beaucoup rire ! Un Arthur fou amoureux de Guenièvre, une Ygerne magnifique et douce, un Merlin incroyablement doué, un Léodagan qui aime sa fille, un Gauvin intelligent… Le monde à l'envers ! Si vous ne connaissez pas la série, je vous la recommande vivement. Vous ne perdrez pas votre temps !

   Christian de Montella a écrit une autre série nommée Graal… que je n'ai pas lue. Il faudrait que je le fasse d'ailleurs. Cette fois-ci, elle a pour pivot le roi Arthur. Si ces livres sont aussi bons que ceux avec Merlin, cette collection est vraiment à découvrir.

Ce sera tout pour le moment ! Bonne journée à tout le monde et courage à ceux qui travaillent !

LES AVENTURES DE TOM SAWYER


On connaît tous Les aventures de Tom Sawyer, ce galopin en salopette dont on chante encore le générique. Personnellement, c'est tout ce que je connais du dessin animé. On m'a vivement recommandé le livre, même si je dois vous avouer que j'étais un peu septique au début. J'avais la chanson dans la tête et ça ne me disait pas trop de lire un truc enfantin comme ça. Je me suis finalement lancée… et je ne l'ai pas regretté. 

Histoire : Tom Sawyer est un enfant débrouillard et plein de vitalité qui passe son temps à faire les 400 coups. Un soir, alors qu'il s'amusait avec son ami Huckleberry Finn, ils assistent à un meurtre commis par Joe l'Indien. Ce dernier accuse son complice, Potter, qui est ivre mort. Commence alors une formidable aventure, saupoudrée de fantaisie, de courage et de jeux.

Tom Sawyer, c'est aussi l'histoire de sa vie, ses bêtises à l'école, ses aventures avec Hucklebery Finn et l'amour qu'il porte pour la petite Becky. C'est un livre drôle et touchant qui est vraiment à lire. Tom séduit par son espièglerie et son courage et fait rire par son nombre incalculable de mauvais coups. 
Des années plus tard, Mark Twain écrira Les aventures d'Huckleberry Finn, le garnement qui dort tout le temps dans des tonneaux. Le récit tournera autour de la fuite du jeune garçon en compagnie d'un esclave noir. Cette histoire touchante est un petit bijou. Pour tout ceux qui attendent l'arrivée de Tom dans ce livre, il apparaît, mais qu'à la fin, donc ne l'attendez pas trop et profitez de cette histoire magique. 










LE MAGASIN DES SUICIDES




Bien le bonjour ! Ah, la rentrée… Sentiments mitigés, non ? Envie de retrouver ses amis, mais quelle plaie de devoir retourner en cours ! Allez, je vais vous mettre de bonne humeur avec un petit livre de Jean Teulé, j'ai nommé Le magasin des suicides.
Contrairement à ce que laisse présager le titre, cette histoire est incroyablement drôle ! Je l'ai adoré, je l'ai dévoré ! 

Histoire : dans une ville triste à en mourir prospère le magasin des suicides de la famille Tuvache. A cet endroit, vous trouverez tout ce dont vous avez besoin pour mourir et ce, de façon originale ! C'est satisfait ou remboursé ! Et on dit bien “Adieu” aux clients quand ils partent. Tout était parfait, en somme. Jusqu'à la venue au monde du jeune Alan. Ce garçon est la joie de vivre incarnée. Et il s'est trouvé pour mission d'arracher le sourire à sa famille, ce qui n'est pas chose gagnée… 

Alan est tout simplement adorable ! Il va tout faire pour que ses parents soient heureux, même si ces derniers préféraient qu'il soit aussi dépressifs que sa soeur et son frère. Mais rien à faire, Alan va tout bouleverser avec sa “cruelle” joie de vivre. Ce petit livre à l'histoire originale est une pépite, franchement ! La fin est belle, très. 
Un long métrage de cette histoire va bientôt sortir.

J'espère que vous aimerez ! Bonne rentrée avec les Tuvache ! 


SCARRELS

Ah, Scarrels… En voilà, un livre qui sort de l'ordinaire ! Pourtant, le sujet dont il fait l'objet a déjà été travaillé tant et tant de fois ! Un roman d'anticipation, construit avec lenteur (mais sans longueur !), à l'écriture surprenante, fine et relevée. 

Ecrit par Marcus Malte et publié chez Syros.

Histoire : Regency est une citée perdue au milieu de nulle part où l'on ne sort que la nuit et sur laquelle il pleut tout le temps. Les anges veillent sur les habitants et les scarrels se traînent sur les trottoirs, laissant derrière eux une bave bleue fluorescente. C'est là que vit Luc avec sa bande d'ami (Tommy, Jona, Abel, Tina, Karen et Steve). Mais vint le jour où de mystérieuses phrases apparurent sur les murs. Tommy leur demandera alors à tous de les apprendre par coeur. C'est le début d'une aventure aux allures de cauchemar. 


Tout est dans la fin ! La fin, mais elle est… Whaou ! Je n'ai jamais lu une fin de ce genre et, en tant qu'écrivain novice, je peux vous affirmer qu'on rêve tous d'en écrire une semblable au moins une fois. 
L'écriture est assez étrange. C'est un mélange de poésie et de récit, très équilibré, mais je dois vous avouer que j'ai mis un certain temps à lire tout Scarrels à cause de ça. Mais, c'est vrai que c'est très beau. L'histoire se passe selon le point de vue de Luc et à la narration se mêlent parfois ses rêves, ce qui est assez dérangeant parfois. Le sujet est bien traité et tous les personnages ont leur propre personnalité. Je remercie donc celui qui m'a fait découvrir ce livre (et qui m'a prêté également Felicidad et les Oscar Pill). A lire !

   

L'EMPIRE BRISÉ

Je vous ai mis la couverture britannique, je la trouve meilleure que la française (Jorg fait plus son âge sur celle-ci).     

      Salutations ! Nous revoilà partis aujourd'hui à travers le royaume d'Ancrath, chevauchant aux côtés du jeune et ô combien sanguinaire Jorg. L'empire brisé de Mark Lawrence en séduira plus d'un. Son premier tome “Le prince écorché” est un bijou, forgé dans le sang, la haine et la magie noire. Cela restera sûrement le meilleur livre que j'ai lu cette année. 
     Vous détesterez peut-être les trois premiers chapitres où s'enchaînent les actions ignobles de Jorg et sa bande de pillards sans scrupules. Moi pas. Ça n'a fait que m'affamer. J'ai dévoré ce livre, au point que j'avais du mal à le reposer le soir, comme si les pages se collaient à mes doigts. 

Histoire : Après avoir assisté à l'assassinat violent de sa mère et de son petit frère, le prince Jorg a quitté le palais pour vagabonder sur les routes. Quatre ans plus tard, alors qu'il n'a que treize ans, à la tête d'une bande de pillards immoraux, il revient au château de son père réclamer son trône. Mais là-bas l'attendent complots et magie noire. Mais Jorg n'a peur de rien. Il a décidé qu'à quinze ans il serait roi et compte bien arriver à ses fins… 

     “Le prince écorché” va ravagé la fantasy. On se prend un sacré coup dans la tête, mais qu'est-ce que c'est bon ! On va en redemander, c'est certain ! Un nouveau genre, bien plus sombre et violent qu'avant, est né. 
      Je ne m'attends pas à ce que ce livre soit accueilli à bras ouverts par tous. C'est certain, quelques uns vont détester et c'est compréhensible. Mais lisez-le, non, vraiment ! Lisez-le. L'écriture… Ah, magnifique ! Ce livre est superbement écrit ! C'est magique, terrible, horrible ! Un coup de coeur, un phénomène ! De quoi en faire frissonner plus d'un pour la rentrée.


CONSEILS D'ETE

Bonjour ! Un petit mot aujourd'hui pour signaler que je pars une quinzaine de jours en vacances à partir du quatre août. Je n'alimenterai donc plus le blog pendant ce délai, mais je vous promets un bel article à mon retour ! En attendant, si vous avez la moindre question (que ce soit en lecture, ou sur l'écriure, le monde des livres etc), vous pouvez toujours m'envoyer un mail à l'adresse suivante : marine.lafontaine@sfr.fr
Si, par exemple, vous auriez besoin d'un conseil pour un livre ou un manga sur tel ou tel sujet, ou une idée d'article à me soumettre, n'hésitez pas. Je serais ravie de vous aider !

En attendant, quelques conseils rapides pour voyager durant l'été tout en étant tranquillement allongé dans son transat :

En livres, nous avons :




La Princetta et le Capitaine. Embarquez pour un voyage époustouflant dans un monde à la fois beau et cruel, accompagné d'une princesse en fuite, d'un Capitaine étonnant et de ses compagnons.








Un voyage tout aussi extraordinaire, mais à l'intérieur de l'être humain. Oscar, jeune Médicus en formation, part sur les traces de son père, le célèbre Vitali Pill, pour combattre le terrible chef des Pathologus, l'ennemi juré des Médicus. Vous n'écouterez plus jamais les battements de votre coeur de la même façon.








Accompagnés d'archéologues à la recherche de leur chef disparu, plongez dans le temps pour une aventure sanglante au coeur du Moyen-Age.






En mangas, ce sera :





Pour retrouver les fragments d'une perle qui fera de lui un démon à part entière, Inuyasha n'a d'autres choix que de partir à travers le Japon à l'époque féodale, accompagné de Kagome, une jeune fille du XXIème siècle. Découvrez un japon infesté de démons en tous genres et de samouraïs.








Afin de trouver le paradis où ils pourront vivre en paix, des loups (capables de se transformer en humains) se sont associés pour le voyage. Mais leur chemin est semé d'embûches et ils se retrouvent accompagnés d'une mystérieuse jeune fille qui serait en réalité une fleur de lune...








Afin de rendre la mémoire à la princesse dont il est amoureux, Shaolan part pour un voyage à travers les mondes, accompagné d'un magicien et d'un samourai. Mais la vérité est bien plus sombre qu'il n'y paraît et bien vite, un complot se dévoile...







LES SORCIÈRES DE L'ÉPOUVANTEUR

     Nous voici avec un hors série de l'Epuvanteur que je viens tout juste de lire appelé Les sorcières de l'Epouvanteur. Ce livre, écrit par Joseph Delaney comporte cinq petites histoires sur les personnages principaux de la série et racontée par chacun d'entre eux à la première personne du singulier. 
     La première est sur la rencontre entre John Grégory et Meg, la sorcière dont il est tombé amoureux. La deuxième sur une sorcière appelée Dora la cracheuse (elle, je ne me rappelle pas de l'avoir vu dans la série…) où elle raconte sa mort puis sa vengeance. La troisième nous raconte comment Grimalkin est devenue la tueuse du clan de sorcières Malkin. La quatrième se passe pendant l'apprentissage d'Alice chez Lizzie l'osseuse où elle a dû combattre Spie, une créature mangeuse de cerveau. Et enfin, la dernière tourne autour du personnage principal de la série, Tom Ward, quand il doit se battre contre une divinité Celte.
     
     Je vous conseille de lire ce petit hors-série car les différents points de vue des personnages selon la situation sont intéressants et ça nous permet d'en apprendre plus sur certains des personnages. Personnellement, j'ai dévoré. Un bon complément avec le reste de la série. 



LES ENFANTS DU ROI ROUGE

      Bonjour tout le monde ! Aujourd'hui nous revoici parti explorer un univers aux allures familières et fantaisies. Débarquez à l'Académie Bloor entre la section théâtre, art plastique et musique. Bien sûr, si ce n'était que ça, cela resterait une école normale. 
     Mais que faîtes-vous des descendants du célèbre Roi Rouge ? Ces enfants sont tous dotés de pouvoirs surnaturels : l'une peut se transformer en oiseau, l'un peut invoquer les esprits de ses ancêtres africains, l'une peut déplacer les objets par la force de ses pensées, l'un peut manipuler le temps etc. 
     Et notre personnage principal, le petit Charlie Bone, peut entendre les voix des photos ! Dès qu'elle apprend ça, son affreuse grand-mère l'envoi à l'Académie Bloor. Pour lui, ce n'est que le début d'aventures palpitantes avec ses amis de l'académie, mais aussi de la quête pour retrouver son père depuis si longtemps disparu...

      Je vous conseille de lire les anciennes éditions, parce qu'avec les nouvelles, certains noms ont changé. Par exemple, le chien qui s'appelait Coco la praline est devenu Haricot, et l'oncle Paton ne s'appelle plus Paton ! Les deux images que j'ai trouvé de l'ancienne collection sont celles ci-dessus.

     Huit livres sont sortis aux éditions les livres d'Egmont :
- Minuit sonne pour Charlie Bone
- Charlie Bone et le retourne temps
- Charlie Bone et le Boa Bleu
- Charlie Bone et le château des glaces
- Charlie Bone et le roi caché
- Charlie Bone et le loup sauvage
- Charlie Bone et le shadow of Badlock
- Charlie Bone et le Chevalier Rouge
     Deux livres prequel ont été écrits : Les chroniques du Roi Rouge

Avis : Cela fait longtemps que j'ai lu les livres donc mes souvenirs sont assez flous, mais pas l'impression qu'ils m'ont laissé : ceux d'un combat, d'un souffle… Le nombre de personnages principaux sont assez impressionnants et il y a beaucoup d'antagonistes (qui se divisent entre la famille Bloor et la famille de Charlie, sauf l'oncle, la mère et l'une des grand-mère). J'ai beaucoup aimé. Un grand moment !

MIRAI NIKKI

Bonjour, nous revoici en ce début juillet avec un manga de Sakae Esuno. Pour tout vous dire, pour écrire une telle histoire, je crois qu'on doit avoir des envies de meurtre, ou être un peu tordu. Dans le genre horreur, suspens, surnaturel, psychologique, Mirai Nikki en séduira plus d'un. Adapté en animé, l'histoire colle parfaitement au manga et le côté malsain des personnages (surtout celui de Yuno) y est parfaitement démontré.
Manga : 12 tomes publiés chez Sakka (+2 hors série)
Animé : 26 épisodes
 
Personnellement, j'ai complètement accroché. Une fois que j'avais commencé, il me fallait absolument la suite. Néanmoins, le manga peut se révéler choquant par moments, donc je ne le conseille pas à tout le monde. L'animé encore moins ! A partir de 13-14 ans, voir plus âgé. Mais je pense que c'est une histoire à connaître parce que le sujet est bien traité et l'histoire bien menée.

Histoire : Yukiteru Amano est un adolescent asocial et solitaire : il passe ses journées à observer les autres et à tout consigner dans un journal sur son portable. Il n'a aucun ami, si ce n'est Deus ex machina, un Dieu qui contrôle le temps, qu'il a inventé dans sa tête, ainsi que son assistante. Un jour, son ami pas-si-imaginaire-que-ça lui propose un jeu que Yukiteru accepte. Il s'aperçoit alors que son journal lui indique tout ce qui se passera dans le futur. Il en use  pour avoir de bonnes notes en classe. Mais  d'autres personnes comme lui apparaissent, capables de prédire le futur grâce à leurs journaux. Le jeu commence : celui qui en sortira vainqueur deviendra le nouveau Dieu du temps. Cependant pour mettre hors jeu les autres participants, il faut détruire leurs journaux. En somme, les tuer. Yukiteru se voit  entraîné dans une cauchemardesque course contre la mort, aidé par l'inquiétante Gasai Yuno qui semble avoir un lourd secret...

Avis : Franchement, c'est pas mal ! Un suspens malsain vous rendra accro. Le secret de Yuno est un sacré rebondissement, mais c'est la clé de toute l'histoire. Personnellement, j'adore Aru Akisé qui s'éprend de notre personnage principal et la terroriste Minene (celle qu'on voit en robe de mariée). L'évolution de Yukiteru est à couper le souffle. A voir ou à lire, ce manga est vraiment génial.    


LES CHRONIQUES DE KANE


Une série qui n'a pas aussi bien démarrée que Percy Jackson, mais qui est tout aussi superbement écrite par ce génie qu'est Rick Riordan, cet écrivain à la plume d'or et ses personnages délirants, j'ai nommé : La Pyramide Rouge et publiée en France par Albin Michel. La collection s'appelle en réalité Les chroniques de Kane et la pyramide rouge en est le premier tome.
Cette fois-ci, Rick Riordan a décidé de s'atteler à l'ancienne religion des Egyptiens et de nous faire découvrir leurs dieux et légendes comme celle d'Osiris qui a été découpé en morceaux par son frère Seth. Pour découvrir ou re-découvrir la mythologie égyptienne par le point de vue loufoque de Rick Riordan et placer ces Dieux ancestraux à notre époque. Un humour mordant et un voyage mené à la baguette : une série fabuleuse se dessine à l'horizon.
 
Une particularité est à noter : le livre se déroule comme si les deux personnages principaux, Carter et Sadie, enregistraient leurs aventures à tour de rôle. Ils s'adressent à nous, ou même l'un à l'autre et nous préviennent au début que tout n'est qu'un enregistrement et que certaines parties sont peut-être endommagées. Original et on est tout à fait pris par le jeu de l'auteur !

Histoire :  Après la mort de leur mère, Carter et Sadie ont été séparés. Carter vivait avec son père l'archéologue, à voyager d'un bout à l'autre du monde, alors que Sadie vivait chez ses grands-parents à Londres. Un jour, alors que leur père les emmène au British Museum, les deux adolescents sont témoins d'une curieuse scène qui provoque l'explosion de la Pierre de Rosette : leur père aurait libéré le Dieu Seth et aurait été emprisonné par lui ! Aidés par les entités en eux, les deux enfants se lancent dans une terrifiante course contre la montre avec à la clé le destin du monde. Mais pour cela, il faudra encore parvenir à vaincre Seth et à détruire sa pyramide rouge...

Avis : Ben, que dire... C'est du Rick Riordan ! J'ai dévoré ! J'adore cet auteur, c'est tout ! Ses histoires sont drôles, sérieuses, tristes, belles, grandioses... Il n'y a pas à hésiter ! Lisez ! 

PS : Pour ceux qui auraient peur de perdre la magie de Percy Jackson parce que le deuxième cycle serait moins bien que le premier, vous pouvez filer à la librairie les acheter ! Je m'en porte garant, le deuxième cycle est aussi bon que le premier !



MAYA FOX 2012


Allez, j'ai décidé de faire la pub d'un best-seller ! Une série en quatre tomes sur les mayas, les fantômes et Londres ! Maya Fox 2012 en tiendra plus d'un en haleine ! Ecrite par Silivia Brena et Iginio Straffi, publiée chez Pocket Jeunesse cette série saura réconcilier les matheux et les littéraires et, pour cause : une écriture fine et relevée pour une histoire basée sur les chiffres, notamment la séquence de Fibonacci, un mathématicien italien de la Renaissance. 

Histoire :  Maya est une adolescente comme les autres : elle aime sortir avec son amie Flo, écouter du rock, faire les magasins, tchatter et manger des pâtisseries. Une vie normale, en somme...  Jusqu'au jour où elle entend la voix de son père mort ! Maya bascule alors dans un univers fascinant qui la dépasse complétement. Est-elle une prédestinée ? Pourquoi le psychopathe qui a tué son père veut maintenant lui faire la peau ? En quoi est-elle liée à la prédiction des mayas disant que l'équilibre du monde basculera le 21 décembre 2012 ? 

Avis :  Une histoire intéressante, dotée d'une galerie de personnages hauts en couleur. Vous allez haïr les auteurs à la fin du tome 1, parce que la suite n'est pas encore pour maintenant et que vous aimeriez bien comprendre ce qui se passe !
Le roman est bien écrit, les passages où l'on laisse la parole au tueur en série sont très intéressants et complètement illuminés. Un livre qui n'a pas volé son titre de best-seller. A découvrir, si ce n'est pas encore fait. 


VANGO

Youhou ! Nous voici de nouveau réunis pour partager une lecture merveilleuse, j'ai nommé Vango. L'histoire se construit en deux tomes, écrits par Thimothée de Fombelle et publiés aux éditions Gallimard jeunesse. Cette histoire est un véritable chassé croisé entre les personnages, tous liés d'une certaine façon. Le premier roman se situe au commencement de la seconde guerre mondiale avec la montée au pouvoir d'Hitler et de l'antisémitisme; une partie du second est sous l'occupation allemande en France. Passionnant ! J'ai dévoré les deux tomes en moins de temps qu'il ne faut pour le dire !

Histoire : Vango a 19 ans et il est sur le point de devenir prêtre à Notre-Dame de Paris quand la police débarque brusquement pour l'arrêter pour un meurtre qu'il n'a pas commis. Instinctivement, Vango s'enfuit. C'est le début d'une chasse à l'homme avec la police de Paris et de mystérieux espions russes qui cherchent par tous les moyens de mettre la main sur le jeune homme. Mais qui est-il vraiment ? Pourquoi est-il pourchassé ainsi ? Pourquoi Staline le veut mort ? Tant de questions se posent. Pour Vango, c'est le début d'une quête sur lui-même et ce passé dont il ignore tout. 

Avis : L'histoire est remarquablement construite. Il y a des rebondissements quasiment à tous les chapitres ! Thimothée de Fombelle est un auteur formidable (avez-vous déjà lu Tobie Lolness ? Si ce n'est pas le cas, je vous le recommande vivement !) à l'écriture fine et aux histoires complexes. Ces romans sont des délices ! Vango est un formidable voyage à travers le monde et l'Histoire. A lire, sans plus attendre !

LE COMBAT D'HIVER

Aujourd'hui je vais vous parler d'un livre qui m'a particulièrement marqué. Cela fait longtemps que je l'ai lu donc je ne m'en rappelle pas très bien, mais il m'a laissé un souvenir exceptionnel. Il a été écrit par Jean-Claude Mourlevat et édité chez les éditions Gallimard jeunesse, je vous présente Combat d'Hiver !!
Une lutte longue et fastidieuse dans un monde semblable au nôtre.    
Histoire : Helen, Miléna, Bartolomeo et Milos sont quatre orphelins. Ils résident à la Phalange, gouvernés par un gouvernement tyrannique dont on ignore le nom. Peu à peu, ils prennent conscience de leur conditionnement et décident de s'enfuir. Commence alors une formidable lutte contre la Phalange dans le froid et la neige de l'hiver. 

Avis : un livre qui démarre en douceur, mais dans lequel on ne s'ennuie jamais. Une histoire revue et rata-vue : la révolution contre la tyrannie etc. Pourtant, le sujet est traité d'une manière qui nous happe et nous entraîne dans un tourbillon d'émotions incroyables. Le message principal de l'auteur est de ne jamais se laisser dominer par quelqu'un d'autre. Une fin qui m'a particulièrement marquée. Triste, mais belle. Je conseille vraiment ce livre. Il est passionnant.


DÉFENSE DE LIRE CE LIVRE

Qu'est-ce qu'il y a de plus intéressant que faire ce qu'on nous interdit justement de faire ? Rien, justement ! C'est pour cela que le titre de ce livre est particulièrement alléchant ! Dommage pour une histoire assez banale, voir typiquement adolescente. Le récit d'une jeune fille et ses problèmes d'ado. Rien de plus, rien de moins. 
Défense de lire ce livre
a été écris par Pat Moon et édité aux éditions Flammarion.

Histoire
: l'histoire d'Olive Penny (Finch), une jeune fille âgée de 13 ans. Sous forme d'un journal intime, Olive nous raconte sa vie, entre sa mère Debbie et sa grand-mère Nolly. Elle n'a jamais connu son père car il est mort dans un tragique accident juste avant sa naissance.
Son meilleur ami, Graeme, est un petit lapin blanc. Mais elle a aussi Cassie, sa meilleure amie depuis la maternelle.
Le 21 juin elle commence son journal dans un cahier offert par Nolly. Tout va très bien dans sa vie... sauf que voilà les "tragédies" se succèdent : sa mère trouve un nouvel ami, sa grand mère a une santé vacillante, et Cassie obtient l'autorisation de sa mère  d'aller au collège Sainte-Monica, une école pour filles très haute gamme, où Olive ne pourra pas aller...


Avis
: J'ai pris plaisir à lire ce petit livre. l'écriture est très fluide alors on arrive rapidement à la fin de l'histoire. Il n'y a vraiment de rebondissements ou de coups de théâtre, mais lire un livre comme ça de temps en temps permet de souffler avant de s'attaquer à un nouveau pavé (les pavés sont en général les meilleurs, on n'y peut rien ^^). Je le conseille parce que l'histoire est mignonnette et que j'en garde un bon souvenir. Un petit mot sur le titre, quand même, c'est un très beau coup, il faut le reconnaître. Rien de tel pour donner envie de s'emparer du livre 


KENSHIN, LE VAGABOND

Kenshin, ou comment lutter contre les habitudes un trop... radicales acquises au cours de la guerre.

Kenshin Himura est le personnage central d'une collection appelée Kenshin, le vagabond de Nobuhiro Watsuki et publiée en 28 tomes aux éditions Glénat entre 1994 et 1999.
Si ce manga est un shonen basé sur les combats spectaculaires du protagonistes, il ressort du lot par une psychologie très forte située autour de Kenshin appelé autrefois l'assassin Batossaï.Il a beau commencer à dater, l'histoire ne vieillit pas et continue de séduire !

 
Après la guerre, le personnage principal va lutter intérieurement contre ses instincts d'assassins. Le manga nous parle également de l'industrialisation du Japon, accompagné d'une réflexion très subtile tout en demeurant dans l'humour ou, au contraire, le sérieux. Le rendu des émotions est super, le scénario tient vraiment bien la route et le fait que Kenshin refuse de tuer malgré son lourd passé rend le manga vraiment intéressant.

Histoire
: La guerre est finie et l'ère Meji a été instaurée. Le maniement du sabre se perd peu à peu. Pourtant, Kaorou continue fidèlement d'entretenir son dojo. Suite à une altercation avec un brigand, elle fait la connaissance de Kenshin, un vagabond qui se promène avec un sabre à lame inversée, malgré l'interdiction du port d'arme lancée par le gouvernement. Depuis, les aventures s'enchaînent en compagnie de Yahiko, le disciple de Kaorou, et Sanosuke, un adepte de combats de rue. Mais si Kenshin lutte habilement contre ses instincts d'assassin depuis la fin de la guerre, il cache un bien plus lourd secret qui remonte à l'origine de sa cicatrice en forme de croix.

Si le manga compte 28 tomes, l'animé se découpe en 95 épisodes qui s'arrêtent juste avant la dernière aventure de Kenshin (la haine !). Il existe aussi des OAV sur le parcours de Kenshin et un film d'animation sur son passé durant la guerre et la “création” de sa cicatrice. Le film a un dessin totalement différent du manga, mais l'histoire est très belle, donc je vous conseille de le regarder. Il y en a un autre également qui se situe bien après le manga (donc a regarder après avoir lu ou/et vu la totalité de la série), mais je ne l'ai pas vu alors je ne peux pas donner mon avis dessus ^^


Avis
: J'ai adoré la lutte entre Batossaï et Kenshin, c'est ce qui fait tout le charme du manga. Quand Kenshin perd son sang froid, on a l'impression d'avoir à faire à une tout autre personne. Sinon, l'histoire est très intéressante et le graphisme demeure génial malgré son âge  ! Kenshin a un côté chevaleresque et femme au foyer très attachant qui contraste beaucoup avec le caractère de cochon de la plupart de ses compagnons. Je le conseille vivement à tous ceux qui aiment le combat, l'humour et la psychologie.

FELICIDAD

Je viens de terminer ce roman, je devais absolument mettre un article en ligne dessus ! Un miroir déformant de notre société actuelle sans vraiment en être un, une face cachée des hommes sans vraiment l'être. Jean Molla nous entraîne ici pour un voyage palpitant au coeur de la Grande Europe, dans sa capitale Felicidad où le bonheur est un devoir de citoyen, une obligation imposée par le président à vie. 

Histoire : Buisson, le ministre du Bonheur Obligatoire, a été froidement assassiné. Au palais présidentiel, on parle d'un complot monté par les Deltas 5, des humains artificiels aux capacités terrifiantes. Le Ministre de la Sureté Intérieure décide de lancer son meilleur limier sur les traces des parumains afin de les déloger et les étudier. Mais l'affaire que va soulever le policier pourrait se révéler bien plus sombre qu'il ne le croyait et cette traque à l'homme va bientôt changer en complot d'échelle mondiale.

Felicidad est en définitive le miroir déformant de notre société. Il n'y a plus qu'à espérer que ce que j'y décris restera de l'ordre de la fiction.” Jean Molla.

Felicidad est un livre unique, relié à aucune suite et est publié chez Gallimard Jeunesse. Personnellement je le recommande à partir de 13 ans.

Avis :Une histoire menée à la baguette avec une écriture fine et habile. Felicidad est un roman à suspens qui nous transporte dans un monde “idéal” (du moment qu'on ne met pas les pieds dans une enclave !) où les magouilles politiques règnent. Une affaire démesurée et incroyable, quoique la fin soit un peu évidente. Mais c'est celle qu'on espère tous, alors pas de problème ! À lire !


3096 JOURS

Je n'ai jamais pleuré sur un livre. Même quand le dénouement était tragique, même quand un personnage que j'adorais mourrait. J'ai souvent été indignée, j'ai souvent ri, j'ai souvent été en colère, triste, amusée  ou perplexe. Mais jamais je n'ai versé de larmes. 
Ce n'est plus le cas.
Quand je suis arrivée à la fin de 3096 jours, des larmes de soulagement ont roulé sur mes joues. Parce que cette histoire n'en est pas une, parce que cette histoire est un témoignage et que Nathascha Kampush a bel et bien vécu l'enfer qu'elle nous décrit entre les pages de son livre. 

À l'âge de dix ans, alors qu'elle se rendait à l'école, Natasha a été brutalement arrachée de son univers sans aucune raison. Elle s'est retrouvée enfermée dans une misérable cave avec pour toute compagnie celle de son ravisseur dont le mental était dangereusement instable. Elle a été battue, affamée, terrorisée par la vie. Pour ainsi relater un passé aussi traumatisant, elle a fait preuve d'une grande force qui pousse à l'admiration. Son livre m'a bouleversé, son histoire m'a ébranlé. Parce que le mal a un visage humain, parce que rien n'est tout blanc ou tout noir ? Je sais pas vraiment l'expliquer, mais ce témoignage ne doit pas être oublié. Il soulève tant de questions et essaye de nous apporter des réponses tirées d'un passé qu'on ne peut même pas imaginer. Ce livre est vraiment à lire. Pour Natascha. 


ARSÈNE LUPIN


Gentleman cambrioleur, pour vous servir ! La légende des voleurs, à la fois enfantin, torturé et mystérieux, Arsène Lupin a su séduire nombres de lecteurs à travers ses aventures. Sa particularité? Toujours prévenir ses victimes avant de s'introduire chez eux pour leur dérober l'objet qu'il convoite. Ainsi que la devise de ne jamais faire couler de sang.
 
Les péripéties de cet étrange personnages, relatées par Maurice Leblanc, sont nombreuses et variées mais répondent toujours à deux critères : séduire et surprendre. Arsène Lupin peut bien etre un personnage qui nous accompagne depuis le début du livre, mais nous le découvrons qu'à la fin, quand il salue les policiers d'une phrase moqueuse avant de s'éclipser. Il est rare qu'il soit le personnage phare de ses aventures : au second plan, accompagné de personnages dont on raconte l'histoire, il est pourtant toujours présent, élégant et dangereux. Il est possible également que l'on le suive via l'enquete d'un inspecteur. 
Si Maurice Leblanc est le créateur d'Arsène, ce personnage a été repris par de nombreux auteurs, comme pour perpétuer son mythe.

Adapté également en film et en pièces de théâtre, Lupin n'est pas prêt de tomber dans l'oublis ! 

Avis
: un personnage mystérieux, à la fois aristocrate et plèbéien. C'est un véritable plaisir de suivre ses aventures, de toutes les dévorer. Maurice Leblanc ne cesse de nous surprendre avec ces histoires.

L'aiguille creuse

La demoiselle aux yeux verts

L'éclat d'obus

Le triangle d'or

Le bouchon de cristal

813

etc...



BLACK BUTLER




 




Demandez, Maître et j'exécuterai

Qui n'a jamais voulu avoir un majordome à son service pour faire ses corvées et ses devoirs ? Ah, on peut aussi en avoir envie pour des choses importantes, comme résoudre des meurtres par exemple !
Bon, recentrons-nous sur le sujet principal. L'article d'aujourd'hui portera sur Black Butler, un manga de Yana Toboso, édité en 12 tomes (en cours), avec 8 parutions françaises chez Kana

Histoire : Ciel Phantomhive est un jeune comte anglais de 12 ans, à la tête de la fameuse (et fabuleusement riche) entreprise de fabrique de jouets et de bonbons Phantom. Il a été hérité de cette fabrique suite au décès brutal de ses parents dans l'incendie de leur manoir. Accompagné de son fidèle majordome, Sebastian Michaelis, il répond aux requêtes de la Reine en tant que limier pour espérer se venger, dit-il, de l'humiliation que sa famille a subie. Entêté et sans états d'âme, il parcourt l'Angleterre et la France dans un périple palpitant. Mais Sebastian est-il vraiment humain ? Ou serait-ce un démon avec qui le jeune Ciel aurait passé un pacte ? 

Avis : une série palpitante avec des personnages bien dessinés. Malgré le caractère impitoyable de Ciel, on s'attache vite à ce garçon au passé douloureux. Le coup de crayon de Yana Toboso est tout bonnement à couper le souffle et les personnalités torturées et tortueuses de ses protagonistes nous entraînent dans une valse où se mêlent la mort et les délicieux gâteaux de Sebastian.

Le manga  été adapté en deux saisons. La première porte sur Ciel et Sebastian et leur “quête” pour laver l'honneur des Phantomhive. La seconde est une suite qui met en avant un nouveau couple : Alois Trancy, le jeune Maître et le démoniaque majordome Claude Fautus. Une bataille s'engage entre les démons pour savoir qui aura l'âme oh combien succulente de Ciel.
Un anime mené à la baguette avec une seconde saison qui n'a rien a envié à la première.



LE DERNIER ELFE

« Quand l'eau recouvrira la Terre, le soleil disparaîtra. Les ténèbres et la glace arriveront. Quand le dernier dragon et le dernier elfe briseront le cercle, le passé et le futur se rencontreront, le soleil d'un nouvel été brillera dans le ciel. » 

Nous voici repartis pour un univers moyenâgeux où il est dur de survivre. Le dernier elfe est un roman italien écris par Silvana De Mari et publié aux éditions Albin Michel.


Le livre est divisé en deux parties : Le dernier elfe et Le dernier dragon, racontant deux histoires en suivant.


Histoire
: Dans un monde médiéval, où des inondations et des pluies torrentielles rendent la vie des plus ardues, une prophétie dit que le dernier elfe et le dernier dragon se rencontreront pour stopper la calamité .
Yorsh, de son vrai nom Yorshkrunsquarkljolnetstrink , est enfant quand il doit fuir son village envahi par les eaux. Sur son chemin, il rencontrera une femme et un homme qui braveront bien des dangers pour lui et lui permettre d'accomplir sa destinée.


Précisons ici que les elfes ne sont pas de superbes créatures, vives et élégantes, mais ressemblent plus à de petits lutins naïfs et craintifs. Accusés d'être la cause de tout malheur humain, ils sont bannis des cités et obligés d'être affublés d'un ridicule manteau jaune, comme une étoile juive.   



Avis
: Une histoire mignonnette comme tout. Yorsh enfant est à la fois adorable... et terriblement agaçant ! Ah, il en a fait voir de toutes les couleurs, aux deux chasseurs (la scène des pendus est frappante à ce niveau là ^^) Une fois adulte, il devient plus sage, mais garde son coeur d'enfant. Un gouvernement complètement fou, deux protagonistes aux caractères complètement opposés et une écriture fine, armée d'un humour décapant. Un très bel ouvrage. 


ANNA ET SON ORCHESTRE

 Vous avez déjà entendu parler de Joseph Joffo ? Lui, c'est tout simplement l'une des figures de la littérature française ! Je suis aujourd'hui là pour vous parler une de ces oeuvres, pas aussi connue qu'Un sac de bille (dont j'écrirai un article plus tard), je l'accorde. Pourtant, c'est l'un des plus beaux livres qu'il m'a été donné à lire. J'ai nommé Anna et son orchestre ! Je tiens tout de suite à signaler, qu'en réalité, l'histoire est inspirée de celle de la mère de Joseph Joffo quand elle était enfant. Un récit sensible et d'une grande qualité. L'écriture de Joseph Joffo nous transporte une fois de plus dans le temps pour nous entraîner dans une folle cavale au son des violons.

Histoire : Anna est une jeune fille de Russie dont l'amour pour la musique est incommensurable. Elle et sa famille jouent du violon, mais personne n'a le talent de notre protagoniste. C'est une famille tranquille et sans histoire qui aurait pu continuer à vivre normalement, mais la menace qui pèse sur les juifs est chaque jour plus pesante, jusqu'au jour où ils sont obligés de fuir. Commence alors une cavale en Europe au son du violon d'Anna et des instruments de  son orchestre.

Avis : Que dire... Une histoire à dévorer ? À partager autour de soi ? Oui, évidement ! Un roman historique qui est en vérité un véritable carnet de voyage. Découvrez de nouveau l'Europe par les yeux d'Anna, personnage si attachant que les épreuves forgent. Un très bel ouvrage où l'écriture de l'auteur allie sensibilité et subtilité.

Anna et son orchestre, publié dans les éditions Livre de poche.



LE PASSEUR


Me revoilà, désolée pour le retard ! Je vais me rattraper tout de suite avec un livre qui devrait plaire à beaucoup de monde ! J'ai nommé Le passeur !!
Le passeur est le premier tome d'une trilogie de Lois Lowry, parue en 1993, les deux autres tomes étant l'Elue et Messager.  Cette trilogie pousse très loin les limites de la liberté individuelle face au bien-être public. Faut-il poser des barrières strictes et enferrer les gens dans un rôle précis même si c'est pour le bon déroulement de la vie en communauté ?


Histoire
: Jonas vit dans une communauté “utopique” régie par des règles de vie très strictes où chacun à son propre rôle. L'année de ses douze, lui et ses camarades passent une étape très importante où on leur attribue leur métier. Jonas découvre alors qu'il est la personne choisie pour devenir l'héritier du passeur. Mais ses nouvelles fonctions pourraient très bien changer toute sa vision de son monde idéologique. Va-t-il se conformer aux règles ou va-t-il suivre ce que lui dicte son coeur ? 

Avis
: Une histoire magnifique et qui fait réfléchir. On trouve beaucoup d'arguments qui pourraient condamner le régime décris dans le livre comme on pourrait au contraire le louer. Jonas est un personnage très attachant qui découvre ce qu'est réellement le monde avec une naïveté d'enfant, mais un raisonnement d'adulte. Un très beau livre (je viens de découvrir qu'il y avait une suite en écrivant l'article ^^ Je ne manquerai pas de lire la suite).
J'ai adoré !!! À lire à tout prix.


Le passeur (1993), L'élue (2001) et Messager (2005), édités chez l'école des loisirs




À LA CROISÉE DES MONDES

La boussole d'or est le premier tome de la fameuse trilogie À la croisée des Mondes de Philip Pullman. Chaque tome se déroule dans trois univers complètement différents et pourtant si proches du nôtre. On prend plaisir à évoluer dans ses dimensions et voir Lyra grandir et mûrir. Même si la fin nous reste un peu en travers de la gorge, on est vraiment content d'avoir fait ce voyage époustouflant. Le premier tome a été réalisé en film par Chris Weitz. Le projet pour le second volet a été abandonné et il semblerait que les chances qu'il sorte enfin soit quasi nulles.
 
Impossible de résumer l'intégral sans laisser échapper quelques informations essentielles. Disons que cela raconte l'histoire de Lyra et de Will qui se servent des brèches entre les mondes pour sauver l'oncle de la jeune fille.

L'intégrale a été publiée chez Gallimard.
 
 
              T1 : Les royaumes du Nord
             
T2 : la tour des Anges
             
T3 : Le miroir d'ambre







NARUTO


Aujourd'hui impossible d'ignorer ce manga à succès qu'est Naruto. Publié à travers 20 pays, avec pour édition française Kana, il en existe pour 53 tomes sortis en France.Série en cours, dessinée par Masashi Kishimoto, elle fait aussi l'objet d'épisodes créés à partir d'histoires inédites et de plusieurs longs métrages.

Histoire : Naruto Uzumaki est un jeune ninja incompris de son village et ne rêve que d'une chose : devenir le hokage,sage de Konoha, et être enfin reconnu par ses pairs. Pas facile quand on ignore qui on est sois-même et que tout le monde vous hait parce que vous portez en vous un démon qui a ravagé votre village des années auparavant. Pour Naruto, ce n'est que le début d'une longue quête. 

Vous êtes de grands fans et vous voulez absolument savoir les dernières aventures de votre héros ? Allez sur ce site : capitainaruto

Avis : Un manga qui en a inspiré bien d'autre avec une personnage conforme aux idéaux des mangakas : un glouton qui a la haine de vivre et sait la communiquer à ses amis pour qui il ferait tout et n'importe quoi. On retrouve les notions d'amitié, d'honneur, la quête de sois, le dépassement de ses limites... Une bonne histoire qui en a enflammé plus d'un.


TARA DUNCAN

Et de retour pour une série française encore une fois. Cette fois-ci, l'auteur est une femme, la célèbre Sophie Audouin-Mamikonian. Tara Duncan, qui a fait l'objet de plusieurs rééditions, est l'une des plus vendues séries jeunesses. Publiées dans diverses langues, la série est également travaillée sous forme de dessins animés et, prochainement, de films.

Histoire
: Tara Duncan est une collégienne sans histoire qui vit avec sa grand-mère dans le manoir familial. Enfin, sans histoire... C'est vite dit si on ne prend pas en compte les tentatives d'enlèvements et les étranges pouvoirs dont la jeune fille est dotée ! Pour ne rien gâcher, elle découvre que, sur un autre planète peuplé de gens aux pouvoirs extraordinaires, d'elfes, de dragons et de nains, elle est l''héritière d'Omois, l'un des plus grands Empires. Et cela faisant, elle est la clé permettant d'accéder aux objets démoniaques convoités par son ennemi juré : Magister. 

Avis
: Une série qui ne manque pas de tonus où tout le monde est, curieusement, merveilleusement beau. Une histoire bien ficelé et où tout le monde se pose la même question : qui se cache derrière le masque de Magister ? Les paris sont ouverts !

Série en cours avec 8 tomes sortis en France. Dernièrement publiés chez XO


 
 LES CHEVALIERS D'ÉMERAUDE

Tout le monde a déjà entendu parlé de cette collection fantaisy : Les chevaliers d'Émeraude. Ils n'ont rien à envier au succès fou (et pour moi toujours incompréhensible, désolée pour les fans) de Twilight. Anne Robillard a un style d'écriture particulier, qui colle bien avec l'histoire dans un monde médiéval et magique. Sachez que la prmière BD des Chevaliers, à savoir "les enfants magiques", est enfin sortie.

Histoire
: Enkidiev, continent peuplé d'hommes, d'elfes, de fées et d'autres peuples à découvrir, est, depuis cinq cents ans, en paix après une guerre contre l'Empereur Noir Amecareth, souverain d'Irianeth, l'empire des hommes-insectes, situé sur le continent de même nom, et de civilisations peu commodes mais asservies. Mais celui-ci décide de réessayer de conquérir Enkidiev. Le seul espoir de la survie d'Enkidiev réside dans la résurrection de l'ordre des Chevaliers d'Émeraude par le roi Émeraude 1er. Ces guerriers magiciens seront chargés de protéger le continent jusqu'à l'accomplissement de la prophétie voulant que le porteur de lumière, encore enfant, détruise à jamais la menace que fait peser l'Empereur Noir sur le monde libre. Pour que la prophétie se réalise, les Chevaliers devront protéger la fille de l'Empereur Noir, Kira : l'enfant mauve aura en effet le rôle de protectrice du porteur de lumière. Mais leur tâche sera ardue : Amecareth envoie ses armées et ses sorciers à leur poursuite...

Collection terminée avec 12 tomes chez Michel Lafon. Suite en cours d'écriture : "Les héritiers d'Enkidiev"


Avis
: Une série génialissime ! Vraiment superbe ! À dévorer sans vergogne ! Des personnages attachants, une histoire maîtrisée du début à la fin. À lire sans plus tarder.

 LA FLEUR DE LYS

Nous voici dans une trilogie qui vaut le coup d'être lue rien que par son auteur. En effet, la fleur de lys a été écrite par Charles-Antoine Cross alors qu'il n'était âgé que de 9 ans ! S'il continue dans cette voie là, il pourra devenir un formidable romancier. C'est une petite histoire que la plupart de vous trouveront mignonnette, mis il faut garder en tête qu'elle a été couchée sur papier par quelqu'un n'ayant même pas atteint la dizaine. C'est réellement impressionnant.

Histoire
: Thomas, le capitaine du bateau dit "la fleur de lys", est à la recherche du trésor caché par son père, un grand pirate. C'est alors qu'il rencontre la belle Anaïs en train de faire naufrage et tombera sous son charme. Mais parviendra-t-il à déchiffrer le message codé de son père. Et, malgré la vision de sa chère et tendre, survivra-t-il à cette aventure ? 

T1 -> La fleur de lys à Noirmoutier. T2-> Le retour de la fleur de lys. T3-> L'ultime voyage de la fleur de lys

Publiés chez les éditions le lys noir


Avis
: une histoire intéressante qui ne manque pas de maturité et qui est vraiment bien conçue pour un enfant de neuf ans seulement. A découvrir.

 
LA MACHINE À RÊVES


Alors, un article un peu spécial aujourd'hui car il concerne un livre écrit par une personne qui m'est proche : La machine à rêves dont l'auteur est mon père, Jean-Louis Lafontaine. Pour ceux qui l'ont déjà lu, ce livre fait l'objet d'une réédition chez un nouvel éditeur qui vient de se lancer. Que les Gondecourtois (habitants de Gondecourt notre cher petit village pour les incultes ^^) se tiennent prêts : La Machine à rêves revient en force et une autre aventure de Walter Citerne et ses amis sera sûrement publiée prochainement : Le bâton d'or. 

Histoire de la Machine à rêves : Suite à la découverte d'un journal du Chevalier de Saint-Fron, Athanase Hermont et son petit-fils Walter Citerne, se mettent en quête de la fabuleuse Machine à rêves qui pourrait réalisé le voeu qui nous est le plus cher. Une aventure qui les plongera dans la recherche de la communion avec la nature, mais qui va s'avérer beaucoup plus dangereuse que prévu.

(EXCLUSIF) Histoire du bâton d'or : Après une trépidante aventure, Walter pensait vivre tranquillement dans la propriété de Faussourdey. Mais une nouvelle découverte de son ami Casimov, le Russo-canadien, va le plonger dans le monde ancestral des Incas. Leur but ? Retrouver le bâton d'or des Dieux Incas et le restituer à son peuple. Difficile quand l'objet en question est convoité de toutes parts. 

Avis : Ben mon papa, il est quand même doué ^^ Ces deux livres sont bien écris, pas de doute là dessus et j'aime beaucoup Fulberte et le reste de l'équipage du dirigeable de Léon Rèpe. En fait, tous me plaisent : Walter et son innocence, Apolline Crampon et son fichu caractère, Casimov et son accent à mourir de rire, Athanase et ses inventions farfelues, les Pelliers, Angeline, Hugo... Des personnages qu'on retrouve avec plaisir dans le bâton d'or.

Première édition : La Machine à rêves, publiée par les éditions du Riffle.
Seconde édition : La Machine à rêves, publiée par les éditions Airam. La couverture ci-dessus est celle de la seconde édition.  

 PERCY JACKSON

Nous voici maintenant avec une collection devenue en un rien de temps l'une des plus prisée de la fantasy jeunesse : Percy Jackson. Une vision des légendes grecques comme on ne les a jamais vu. Une façon de faire revisiter ce peuple antique de manière amusante et palpitante.

Histoire : Percy est un garçon hyperactif et dyslexique qui s'est fait plusieurs fois renvoyé de ses différentes écoles. Il vit avec sa mère et son affreux beau-père dans un petit appartement. La monotonie ennuie profondément notre héros (c'est le cas de le dire) jusqu'au jour où il est attaqué par une harpie. Alors, son univers entier bascule dans un monde où se mêlent les dieux de l'Antiquité, les building et les casinos ensorcelés. Il apprend qu'il est fils de Poséidon et d'une mortelle et doit accomplir une terrible prophétie pour sauver le monde de l'apparition du roi des Titans : le puissant et terrible Cronos.

Série terminée avec cinq tomes, écris par Rick Riordan et publiés par Wiz Albin Michel : T1 -> Le voleur de foudre. T2 -> La mer des monstres. T3 ->Le sort du titan. T4 -> La bataille du labyrinthe et T5 ->Le dernier Olympien

Une suite est en cours d'écriture. La série se nomme Les héros de l'Olympe. T2 à venir. Cette collection se base sur la suite de Percy Jackson avec les même personnages, mais d'autres sont mis en avant : Jason, Piper et Léo, trois héros aux pouvoirs fabuleux qui ont pour mission de retrouver Héra alors que de son côté, Annabeth part à la recherche de Percy disparu mystérieusement.

Avis : les Dieux comme on ne les a jamais vu ! Une collection impresionnemment riche en légendes revisitée de façon moderne. Une collection à dévorer avec des personnages vraiment attachants et une histoire à couper le souffle. Le film réalisé par Chris Columbus est aussi très bien : un grand moment à partager en famille. À lire et à voir sans plus attendre !


 ONE PIECE
Alors nous voici avec l'un des mangas les plus prisés au monde : One piece, créé par Eiichiro Oda, un génie selon certains,un clown selon d'autres. Tout du moins, nous sommes tous d'accord sur ce point : nous avons tous entendu parlé de Mugiwara no Luffy à un moment ou un autre. De la piraterie, un monde extraordinaire, de l'humour (beaucoup), des combats spectaculaires, des moments émouvants... Un cocktail détonnant pour une série hilarante.


Histoire : Luffy, un jeune garçon plein de vie, s'est lié d'amitié avec le pirate Shanks et son équipage. Un jour, il mange un mystérieux fruit qui lui confère le pouvoir de rendre son corps élastique, mais il en perd sa capacité de nager : une vraie enclume ! Mais alors qu'il se fait enlever par des bandits des montagnes, Shanks vient à son secours, mais perd un bras lors du sauvetage. Pour consoler un Luffy rongé par le remord, le pirate lui lègue son précieux chapeau de paille et lui dit de le lui rendre une fois qu'il sera devenu un grand pirate. Quelques années plus tard, Luffy prend les mers, chapeau de paille sur la tête, bien décidé à tenir sa promesse.

Si vous voulez lire les scans de ce manga en exclusivité, rendez-vous sur ce site :  One piece FR
Série en cours avec 57 tomes sortis en France, publiés par Glénat. 

Avis : une histoire à dévorer, bien que la tendance d'Eiichiro Oda à tout exagérer systématiquement devient un peu agaçante à force. Mais ce manga sort vraiment de l'ordinaire : on passe du rire aux larmes en un rien de temps. L'anime comporte des épisodes inédits vraiment géniaux et il existe plusieurs films à voir et à revoir (je vous conseille vivement L'île du baron fêtard et, pour la première fois au cinéma, les pirates japonais au grand écran avec STRONG WORLD)


 CHERUB

Nous revoilà avec une nouvelle collection pour le moins géniale. Cherub est une collection de Robert Muchamore avec 12 tomes en France pour le moment, publiés chez Casterman.

Histoire
: James, un garçon qui vit avec sa mère et sa demi-soeur, plonge progressivement  dans la délinquance. Sa vie bascule le jour de la mort de sa mère où il est placé seul dans un orphelinat douteux. Mais sa chance va vite tourner quand il sera recruté par une agence gouvernementale secrète qui emploie des agents de 10 à 17 ans.
Le début d'une nouvelle vie pour James.


Avis
: Une collection bien écrite. L'évolution de James est spectaculaire et, même si je ne l'aimais pas vraiment au début de la série, ce qu'il est devenu me laisse pantoise. L'auteur nous emmène de missions en missions dans le monde de la violence, des armes à feu et de la drogue. Une collection géniale !

LA MÉCANIQUE DU COEUR  

La mécanique du coeur est non seulement un CD, mais saviez que c'était également un livre ? Publié chez Flammarion et écris par Mathias Malzieu qui n'est autre que le chanteur du groupe Dionysos et le créateur du CD.

L'histoire se déroule à Edimboug, en 1874, le jour le plus froid du monde. Un enfant né avec le coeur gelé et le seul moyen de le sauver est de remplacer le muscle par... une horloge ! Cette prothèse n'est pas sans défaut car, pour que le petit Jack puisse vivre, il lui faut éviter toute charge émotionnelle : Colère, jalousie, et donc surtout, sutout et, pas d'amour ! Mais le regard de braise d'une petit chanteuse espagnole pourrait bien le conduire droit dans l'Abysse des morts...

Avis : un CD magnifique avec des chansons très belles et un livre émouvant au possible ! J'ai adoré les deux, deux véritables coups de coeur ! A écouter et à lire sans plus attendre !


PANDORA HEARTS

Pandora Hearts est un manga dessiné par Jun Mochizuki. La série est en cours de déroulement avec 12 tomes disponibles en France (éditée par Ki-oon).
Il en existe un anime en 25 épisodes. Une deuxième saison serait proposée, mais rien n'en est moins sûr.


Histoire
: Oz Vessalius est un noble, héritier du duché Vessalius qui est une des quatre grandes maisons nobles. Dans ces familles, il est de coutume que l'héritier, le jour de ses quinze ans, passe une cérémonie commémorant la fin de son enfance et le début de l'âge adulte. Mais le jour de la fameuse cérémonie, Oz est propulsé dans un monde parallèle : l'Abysse, une immense prison où règnent les chains, des démons qui dévorent les prisonniers de l'Abysse. Alors qu'Oz croyait sa dernière heure arrivée, il est sauvé par une chain nommé Alice, plus connue sous le nom de B-rabbit. Ainsi commence une aventure fabuleuse en quête de la mémoire d'Alice et de la raison de l'emprisonnement d'Oz. Et pour ce, ils seront aidés d'une mystérieuse association nommée Pandora qui semble détenir bien des secrets.

Avis
:  De très beaux graphiques. Pandora Hearts est vraiment l'un des plus beaux mangas qui soit.
Une histoire émouvante et drôle à la fois. On retrouve les grands principes des mangakas dedans avec la notion d'amitié, de courage et un personnage principal (Alice ^^ très humaine la petite chain) férue de viande ! L'anime nous laisse vraiment sur notre faim. Espérons que la 2ème saison sorte vite ! Le manga est très bien !


 VAMPIRE KNIGHT

Vampire Knight. Depuis la sortie des fameux Twilight, un véritable vague de vampirisme s'est abattue sur nous. Bah, beaucoup ne s'en plaindront pas le moins du monde de toute manière. Bloody Kiss, Journal d'un vampire, Twilight (bien évidemment), Rebelle et j'en passe !
Nous voici donc avec l'un des plus célèbre mangas vampiriques avec le ténébreux Zero et la naïve Yuki. Tous deux travaillent à l'académie Cross où ils doivent maintenir la paix et l'équilibre entre la Day class (celle des humains) et la Night class (celle des vampires). Le but de cette académie est de prouver qu'une coexistence est possible entre humains et vampires ce qui n'est pas l'avis de tout le monde...


Avis : Une histoire menée tambour battant avec de magnifiques graphismes. La torture de Zero qui lutte contre sa soif de sang, la haine de son frère jumeau, la tristesse de Shizuka, l'admiration de Yuki, l'amour de Kaname.... Tout ça se mélange dans une épique histoire écrite dans le sang et la recherche de son passé.


Edité par Panini Manga, série en cours avec 13 volumes sortis en France. Dessiné par Matsuri Hino

 


BLEACH

Et hop ! Un manga gorgé de peps pour avoir la forme ! Hé oui, malgré son sujet pas vraiment frivole de morts et fantômes, Bleach n'en reste pas moins un manga plein de charmes, de rires et de larmes. Les mangas comme l'anime sont vraiment fantastique. Un doublage français moyen (pour changer --'), mais des musiques tout simplement superbes ! Un seul reproche  l'anime : ces hors séries qui n'arrêtent pas de découper les aventures de nos héros, même pendant la grande guerre contre Aizen ! -les nerfs-

Histoire
: Ichigo Kurosaki est un lycéen japonais sans histoire. Il vit dans avec son père et ses soeurs dans la petite ville de Karakura, sors avec ses amis, se bagarre ect. Mais Ichigo a tout de même quelque chose qui le distingue des autres : il est capable de voir les esprits. Et le jour où il rencontre un shinigami, personnes chargées d'éliminer les mauvais esprits et de sauver les bons (justiciers des morts en gros), sa vie bascule dans des aventures plus épiques les unes que les autres.

 Série en cours avec 43 tomes sortis en France et 4 films créés à partir de l'anime. Pour voir les scans en exclusivité, allez sur ce site :
Bleach MX-référence
Manga dessiné par Tite Kubo et publié en France par Glénat.


Avis
: Un manga vraiment extraordinaire, plein de rebondissements. Ichigo est respectueux (quand ça l'arrange) et pas du tout glouton comme la plupart des protagonistes de shonen. Il mène de terribles combats que ce sois contre ses ennemis ou contre lui-même. J'aime beaucoup Gin Ichimaru et Toshiro Hitsugaya, deux personnages très énigmatiques et froids, mais vraiment très attachants.
 

LE CHANT SACRÉ DES BALEINES

Un livre pas très connu, mais vraiment magnifique : Le chant sacré des baleines. Ce livre est composé d'une merveilleuse histoire d'amour et d'une découverte époustouflante du monde sous-marin. Poésie, chamanisme, légendes, famille déchirée ect. Un concentré de bonnes choses dans un petit livre surprenant et agréable à lire.

Histoire
:  Anouk vit en Nouvelle-Ecosse avec ses parents, spécialistes des baleines. Yanis voyage tout le temps avec ses parents dont la mère écrit un recueil de légendes sur les cétacés. L'échouage d'une baleine va réunir ces deux familles. Mais le décès du mammifère va entraîner les deux enfants dans les profondeurs de l'océan, dans le monde dangereusement beau des baleines. Serait-ce un voyage sans retour ?

Avis
: Une histoire aussi belle que triste. Une découverte qu'on ne peut regretter, un voyage que l'on meure d'envie de recommencer dès le livre terminé. Une histoire vraiment magnifique !

Livre d'Eric Simard, publié par Tipik junior




HUNGER GAMES

Nous voici avec une série fraichement découverte, mais qui attire déjà l'attention de tout le monde : les Hunger games, écrits par Suzanne Collins. Cette trilogie fait déjà office d'une adaptation cinématographique réalisée par Gary Ross.
Histoire : Après une guerre qui a ravagé les États-Unis, un nouveau pays s'est installé sur ses ruines : Panem, dirigé par un régime totalitaire, divisé en douze districts avec chacun sa spécificité. Pour oppresser la population et la soumettre, les dirigeants n'ont rien trouvé de mieux que de sacrifier au hasard 24 enfants chaque année. Un garçon et une fille de chaque district est envoyé dans une arène où ils devront se battre jusqu'à la mort. Un seul d'entre eux survivra et deviendra immensément riche. Ce sont les hunger games : ils passent en direct à la télé et chaque citoyen de Panem à l'obligation de les regarder.
Cette année, quand Katniss apprend que c'est sa petite soeur qui a été désignée pour aller se battre, elle prend aussitôt sa place. Ainsi débute sa descente en Enfer.

Avis : une trilogie re-mar-qua-ble ! Du suspens à couper le souffle, une histoire remarquablement construite, des personnages très attachants et un style d'écriture bien trempé ! J'ai dévoré.

Trilogie terminée, publiée par Pocket Jeunesse. T1 : Hunger games. T2 : L'embrasement. T3 : La révolte. 



 D.GRAY-MAN

Alors, là, personne n'y coupera. C'est simple, c'est D.gray-man. Ça c'est seulement LE manga à lire. Des dessins magnifiques, des personnages attachants et une histoire superbement construite. Que demander de plus ?

Histoire : Le monde fut détruit lors du déluge de Noé. C'est la version de la bible. Et si en réalité, un homme avait provoqué cette catastrophe ? Telle est la vérité inscrite sur le cube. Et maintenant, la tragédie est sur le point de ce renouveler?
À la fin d'un 19ème siècle imaginé, un garçon aux cheveux blancs s'avance dans les rues alors qu'un golem doré volette autour de sa tête. C'est Allen Walker, destructeur d'akumas et l'un des exorcistes de la congrégation de l'ombre (appelé également l'ordre noir). Cet ordre a été fondé pour contrer le Comte millénaire qui a pour dessein la destruction du monde. Aussi, pour le combattre, les exorcistes (ou les moines de l'ombre, les apôtres?) utilisent des armes anti-akumas créées à partir d'une matière appelée Innocence.

Le manga et l'animé sont fantastiques. Peut-être que vous n'accrocherez pas avec le premier épisode, mais poussez jusqu'au deuxième : vous ne pourez plus vous arrêter ! On s'attache à tous les personnages sans exception ! Personnellement, j'ai une large préférence pour le protagoniste, Allen Walker, mais tous les autres sont également géniaux : Yû Kanda, Lenalee Lee, Komui Lee, Reever, Bak, For, Arystar Krory, Lavi, Bookman, Anita, Tiedoll, Link, Jhonny, Nea, Mana, Road, Tiky, Wisley, Skin, Debit, Jasdero, Cross Marian et tant d'autres !

Créé par Hoshino Katsura, publié aux éditions Glénat (série en cours avec 2O tomes publiés en France pour le moment).

Pour voir les scans de votre manga en exclusivité, allez donc sur ce site : DGM officiel
Et si vous voulez vraiment en savoir plus sur ce SUPER manga, allez sur ce blog : stike-kun

Avis : Comme on l'aura deviné, j'aime beaucoup cette collection ^^ (je ne fais pas d'articles sur ce que je n'aime pas en même temps). L'histoire est vraiment bien construite et les personnages attachants. on passe du rire aux larmes comme un rien. C'est assez glauque par moment voir très sanglant et les premiers tomes n'ont pas des dessins extraordinaires, extraordinaires. Mais l'auteur s'améliore au fur et à mesure et, rien qu'à partir du tome 6, ils sont déjà bien plus beaux ! L'auteur change souvent de style de dessin et on ne peut pas lui reprocher : la lecture n'en est que plus plaisante !


 L'ÉPOUVANTEUR

L'épouvanteur, ça quand même, c'est une sacré collection. L'auteur, Joseph Delaney habite en Angleterre et partage avec nous le mystique de son pays. On retrouve dans cette série gobelins, sorcières, Fléau, fantômes et autres créatures qui nous ont tant effrayés enfants. Hé bien, en lisant ces livres, on se dit que nos monstres étaient bien sympathiques à côté de ceux que fait vivre Mr. Delaney sous sa plume.

Histoire : Tom Ward, étant le septième fils d'un septième fils, possède des pouvoirs particuliers qui font de lui un Epouvanteur. Sous la tutelle de Mr. Gregory, Épouvanteur lui-même, ce jeune garçon va apprendre à défendre le Comté contre les spectres, les gobelins, les sorcières ect.  L'apprentissage de Tom ne sera pas de tout repos et de lourds secrets de famille lui sont encore dissimulés. Et quand on est à la fois Épouvanteur et ami d'une sorcière, les choses ne sont vraiment pas faciles. Surtout quand le Malin s'en mêle.

Collections en cours avec 8 tomes traduits en français pour le moment. Plubliés aux éditions bayard.

Avis : Une série à vous en faire frissnoner de plaisir ! Un véritable régal à ne surtout pas louper !
 

AMER BÉTON

  Nous voici parti pour un nouveau manga ! Il a été dessiné par Taiyou Matsumoto et publié par les éditions Tonkam. C'est une série en trois volumes, mais les éditions Tonkam ont rassemblés les trois en un seul manga. Contrairement aux shônen que j'ai l'habitude de lire, celui-ci ne fait pas tout parti du fantastique et choque même par son réalisme surprenant. Il a été adapté en long métrage par Michael Arias.

L'histoire se déroule dans les rues dans la cité fictive de Takara-machi. Là, on retrouve Noiro et Blanko, deux orphelins livrés à eux-même et vivants de vols. Leur quotidien est routé par de violentes altercations et de visites auprès d'un vieil SDF qui leur sert en quelque sorte de grand-père. Quand des Yakusas décident de s'emparer de leur ville, Noiro leur déclare la guerre, entraînant le naïf Blanko dans une histoire où se mêlent meurtres, recherche de soi et attente d'un arbre à pommes.

Avis : une histoire déroutante, voir même dérangeante. plongez tout entier dans un univers si proche de nous et pourtant qui nous est totalement inconnu. Le manga nous laisse un malaise au fond de l'estomac, mais après avoir vu le film, on a le sourire. Les engrenages de notre cerveau s'enclencheront à vive allure pour démanteler le faux de la réalité. Hé oui, des enfants comme ça, ça existe tout près de chez nous.

 LES EMPEREURS MAGES

Méconnus du public et pourtant tellement extraordinaires : j'ai nommé Kaylan, Sheelba et Shaar-lun (tout en particulier ce dernier dont je suis totalement fan <3), protagonistes d'une guerre entre les forces du Mal et leur chère ville Selenæ. Les Empereurs Mages est une trilogie des éditions bayard jeunesse, écrite par Jean-Luc Bizien. Cette histoire nous emporte dans un autre monde où les gens se sont retranchés de l'autre côté des montagnes pour échapper aux forces du Mal. Malheureusement, l'Empereur-Mage, dirigeant de Selenæ, faiblit et ne pourra plus longtemps contenir les assauts répétés de ces monstres. Guerriers et mages devront se préparer pour affronter le terrible labyrinthe. Celui qui remportera l'épreuve succédera à l'Empereur-Mage. Parmi les candidats, trois personnes se détachent : Kaylan, guerrier tempétueux mais au combien vaillant; Sheelba, jeune mage au grand coeur et Shaar-Lun, un mystérieux vagabond. Qui deviendra le nouvel Empereur Mage ?

Trilogie des éditions bayard jeunesse -> T1 : Le souffle du dragon. T2 : Le réveil du dragon. T3 : L'envol du dragon.

Avis : Une histoire à dévorer encore et encore. Je ne me lasse pas de la lire, même après toutes ces années. Trois romans qui tiennent en haleine : pas moyen de s'en détacher avant d'avoir lu le dernier mot de la dernière ligne de la dernière page ! Je vous les conseille vivement !

A COMME ASSOCIATION

Ajouter une légende
Il est temps de parler d'une collection assez particulière. Assez particulière en effet parce qu'elle regroupe deux génies de l'écriture : il s'agit de Pierre Bottero (paix à son âme) et d'Eric L'homme. En effet, A comme Association est une collection réalisée en collaboration de ses deux auteurs jeunesse. Malheureusement, Pierre Botero est mort peu de temps après commencé le début de la série. Eric L'homme a alors pris la résolution de continuer la série seul et ce n'est pas pour nous déplaire !
 
Cette série comporte deux protagonistes : Ombe (personnage de Mr. Botero) et Jasper (personnage de Mr. L'homme). Ombe et Jasper travaillent pour le siège parisien de l'Association, dirigé par Walter et Mademoiselle Rose. Cette agence traite tout ce qui est sujet du Paranormal : vampires, loup-garous, gobelins (ou gobs, selon Ombe) ect. Leur mission est de maintenir la paix entre les normaux (nous) et paranormaux (personnes susdites). Pour les agents stagiaires Ombe et Jasper, ça ça irait encore si leurs missions n'étaient pas sans cesse perturber par un dangereux assassin et une lourde solitude sur les épaules.

Avis : Une série plus que palpitante ! Redécouvrez Paris dans un contexte jamais abordé. Une histoire aussi drôle que triste que dangereuse. Pas d'hésitations possibles : à dé-vo-rer !

Série publiée par Gallimard jeunesse (en cours de déroulement avec 8 tomes déjà disponibles)



LES ORANGERS DE VERSAILLES

Voilà un livre qui me tient vraiment à coeur puisqu'il m'a été offert par quelqu'un qui m'est très cher (paix à son âme). C'était la seule fois où je la voyais, et elle m'a tendu ce livre. Je n'ai jamais vraiment compris pourquoi elle tenait à me l'offrir, mais les circonstances ont fait que ce livre est l'un de mes plus précieux.
Les orangers de Versailles d'Annie Pietri (auteur jeunesse de livres historiques romancés). Publié dans diverses maisons d'édition, notamment bayard jeunesse.


Histoire : Marion est une fille de jardinier au château de Versailles. Elle peut créer des parfums extraordinaires au point que cela ressemblasse à un don. Quand elle est choisie être un des suivantes de la favorite du roi soleil, elle ne se sent plus de joie. Mais elle va vite déchanté en s'apercevant que cette mondaine n'est rien d'autre qu'une gamine vaniteuse, capricieuse, mais surtout ambitieuse.

Avis : je ne peux pas être très objective, bien évidemment, mais c'est vraiment un très beau livre avec une histoire bien écrite et touchante. Je vous le conseille vivement.




ARTEMIS FOWL

Nous voici repartis pour une série irlandaise cette fois-ci. Avant toute chose, je tiens à préciser qu'Artemis est un garçon ^^
Cette série est en cours de déroulement avec 7 tomes sortis en France, le 8ème ne devant être traduits qu'en 2012. Écrite par Eoin (on prononce Owen) Colfer et éditée chez Gallimard jeunesse bien que les couvertures aient été redessinées par trois fois. Elle existe aussi sous forme de BD.
Histoire : Artemis, descendant de la richissime lignée des Folw, voit son père disparaître lors d'une mission en Arctique. Pour financer de couteuses recherches, le jeune homme ne trouve rien de mieux qu'à faire que de voler l'or de farfadets. et pour ça, sa première action sera d'enlever une fée. Oui, mai alors il n'aurait pas dû s'attaquer directement à un agent de police des FARfadets. 
Avis : Une sublime collection riche en rebondissements. Revisiter l'univers des fées pour découvrir un monde sous nos pieds tout à fait moderne. Des livres pleins de péripéties fantastiques et de casses têtes impressionnants. Un Ciel Phantomhive version plus moderne.Mais si vous avez aimé les livres, ne lisez pas la BD ! A moins que vous ne teniez à vous moquer des têtes des personnages...
Et si le génie du mal n'était qu'un enfant ?
À découvrir très, très vite.
1. Artemis Fowl 
2. Mission Polaire
3. Code Eternité
4. Opération Opale
5. Colonie Perdue
 6. Le Paradoxe du temps
7. Le complexe d'Atlantis

 

LES AVENTURES DE BORO, REPORTER PHOTOGRAPHE




S'il y a bien une personne dont il faut parler, un reporter qu'il faut admirer, c'est bien cet Hongrois ! Blèmia pour le prénom, Borowicz pour le nom et Boro pour la signature.
Elégant boiteux, magicien de sa propre infortune, l'oeil malicieux et le caractère enfantin, cet homme peut être sérieux comme incapable de l'être. Il aime les femmes plus que les leicas, fait des pieds de nez aux nazis et dans un élan chevaleresque peu très bien risquer sa vie pour celle d'une jeune femme. 
Maryka dit Maryk pour les intimes, Bleu Marine, Vanessa, la marquise d'Arabantès, Solana, Anne Visage, Marinette Merlu, Julia Crimson, Liselote, Barbara Dorn, Mélodie, Olga Polivanof, Mademoiselle Chat ou encore Germaine Fiffre alias manche à air. Les femmes de sa vie. Oh, il ne faut pas croire qu'il n'est entouré que d'une gente féminine. Béla Prashka, alias le Choucas de Budapest, Pierre Pàzmani, Scipion, Casse poitrine, Pépé l'Asticot (ou Lucien Palmire), Dédé la mésange, Pégase l'antilope, Paris Sport, Dimitri, Sean et j'en passe ! Tous des hommes.
Mais comme chaque tableau, cette histoire a sa part d'ombres. A force de rire au nez de ses ennemis et de voler des plans des machines de guerre, oui, Boro s'en est fait des adversaires coriaces. Herr Friedrich, ennemi de toujours, Frau Spitz, Cosini ou bien Hitler lui-même (donc l'Allemagne en général).
Oui, Boro a vécu pendant les deux guerres mondiale, glissé dans les pages des livres dont il est le héros. On doit son existence aux deux génies Franck et Vautrin qui nous transportent dans une ballade enfiévrée à travers l'Histoire. Voyagez en Espagne, en Allemagne, à Paris, en Angleterre, en Amérique et même en Inde ! Au travers de l'appareil photo du plus célèbre des reporters, revivait les deux périodes qui ont meurtris notre beau pays qu'est la France.
Cette série est pour l'heure composée de huit volumes (éditions Fayard), écrits Franck et Vautrin :
- La Dame de Berlin (1987)
- Le Temps des Cerises (1990)
- Les Noces de Guernica (1994)
- Mademoiselle Chat (1996)
- Boro s'en va-t-en guerre (2000)
- Cher Boro (2005)
- La Fête à Boro (2007)
- La Dame de Jérusalem (2009)
pour ma part, les meilleurs sont tout de même Les Noces de Guernica pendant la guerre en Espagne et Boro s'en va-t-en guerre avec les camps.

Marine Lafontaine