Bien le bonjour, tout le monde.
Aujourd'hui,
je souhaitais vous faire part d'un de mes derniers coups de cœur en
lecture, une belle bande dessinée qui vous remue de l'intérieur et vous
fait sourire, j'ai nommé Le Prince et la Couturière.
Cette bande dessinée a été publiée en mai dernier par les éditions Akileos. L'auteure est Jen Wang dont
je ne connaissais pas le travail jusqu'alors. Comment cette BD est
alors arrivée dans mes mains ? Sur les conseils d'une des libraires de BDnet Nation,
la librairie spécialisée où j'avais travaillé en mars. Et, ce que je
peux vous affirmer, c'est que je suis heureuse de l'avoir écoutée !
De
quoi parle donc cette pépite ? L'histoire tourne autour de Francès, une
jeune couturière de talent. Ses créations ont attiré l'attention d'une
cliente fortunée qui souhaite faire d'elle sa styliste personnelle.
Seulement, Francès découvre très vite que sa cliente est en réalité un
client, le prince Sébastien en personne. Ce dernier lui fait promettre
de ne surtout pas éventer son secret et tous deux se lient très vite
d'amitié. Ensemble, ils inventent lady Cristallia, un personnage
iconique qui permet à Sébastien d'enfin devenir qui il est
véritablement. Mais le poids des secrets et de l'ombre du prince sont
bien lourds pour Francès…
Que dire…? Comme je vous l'ai déjà souligné plus haut, j'ai adoré cette lecture. Le style de dessin de Jen Wang est
très léger, ce qui confère à l'ensemble de l'œuvre une allure de conte
de fées. Les couleurs sont douces et les décors sont aussi très beaux.
Et les robes, bien sûr ! Les robes imaginées par Francès pour le prince
sont magnifiques, toutes plus imaginatives les unes que les autres.
J'ai
particulièrement aimé la scène où Francès et Sébastien sortent ensemble
et se rendent sur un manège. Je l'ai trouvée… magique.
D'ailleurs,
un mot sur les personnages principaux. Francès, qui renonce à ses rêves
pour servir le prince. Il s'agit d'une artiste de talent qui, peu à
peu, va s'affirmer à travers son art. Et Sébastien, rongé par ses
propres mensonges. C'est un jeune homme timide qui ne se révèle assuré
qu'une fois grimé en lady Crystallia.
Tous
deux sont doux, touchants. Leur relation aussi est très belle et
connaît un développement, peut-être attendu, mais qui ne peut que plaire
au lecteur. Chacun a son caractère, ses ambitions, ses angoisses. Ce
sont des personnages forts intéressants qui nous transportent.
Quant
à l'histoire, elle traite avec délicatesse le thème du travestissement,
du sacrifice de soi et de l'acceptation des autres. C'est une leçon de
tolérance que nous livre Jen Wang, sans pour autant partir dans de grands discours grandiloquents. Elle montre juste l'humain.
PORCELAINE
Bien le bonjour, tout le monde !
Cela
fait longtemps (très) que je ne vous ai pas partagé une de mes
lectures. Pour se remettre en train, rien de telle qu'une magnifique
trilogie en bande dessinée que j'ai eu le plaisir de découvrir lors de
mon stage en librairie.
Porcelaine est une série en trois tomes dessinée par Chris Wildgoose et écrite par Benjamin Read
(deux personnes absolument adorables avec qui j'ai eu énormément de
plaisir à échanger lors de notre rencontre). La trilogie a été publiée
en France par Delcourt entre 2014 et 2018.
Mais
que racontent donc ces tomes ? L'histoire tourne autour de Gamine, une
orpheline des rues qui pénètre chez un homme riche pour lui dérober de
l'argenterie. Cependant ce dernier, qui vit entouré d'automates en
porcelaine, la prend sous son aile. La vie dans son manoir est
confortable et douce. Néanmoins, Gamine est intriguée par la seule règle
qu'elle ne doit absolument pas transgresser : ne pas pénétrer dans
l'atelier de son bienfaiteur.
Comment
vous dire…? Cette histoire est un pur bijou. A chaque tome, Gamine
grandit, passant du statut d'enfant à celui de jeune fille puis de femme
accomplie à la fin de la trilogie. C'est un personnage très, très fort,
d'une construction admirable. On la suit dans cet univers, à la fois si
proche du nôtre et si lointain. Elle a compris très jeune qu'il fallait
lutter pour sa survie et elle est prête à bien des sacrifices pour
cela. Par contre, elle ne va pas jusqu'à fouler du pied ses principes et
idéaux, bien au contraire.
Les
automates de porcelaine du sorcier qui sont au centre de l'intrigue
sont incroyables. Ce sont des sortes de figures immuables qui prennent
vie et qui vont devenir le centre de toutes les pensées de Gamine. Ce
sont de puissants golems, mais fabriqués dans une matière d'une telle
fragilité qu'on a peur qu'ils se brisent en un claquement de doigts. Et
c'est aussi ce paradoxe qui les rend si intéressant. Ça… et ce que
Gamine parvient à en faire !
Et
à l'histoire de notre héroïne se mêle la grande Histoire. Devenue une
puissante alchimiste dans le tome deux de ses aventures, elle se
retrouve mêlée à la guerre et aux complots politiques qui en découlent.
Ce tome-ci est certainement mon préféré pour tout un tas de raisons avec
lesquelles je ne vais pas vous embêter ici (sinon, on y est encore
demain !).
Et
les dessins… Ah, parlons-en ! Les dessins sont aussi fantastiques,
d'une grande finesse. Un véritable coup de coeur. Chaque décor est d'une
grande minutie, chaque personnage a un superbe design.
Et
la fin est… époustouflante. Je ne vous donne aucun indice sur le
déroulé de l'intrigue volontairement car c'est vraiment une série à
découvrir et je m'en voudrais de vous gâcher ce plaisir de lecture. Je
ne peux que vous conseiller de foncer.
PS : lorsque je reviendrai sur Paris, je vous mettrai sur mes réseaux une photo de la dédicace que les auteurs m'ont dessinée !
MELISSA ET AMANDA
Bien le bonjour, tout le monde !
Aujourd'hui,
c'est la Pride à Paris ! A cette occasion, pourquoi ne pas demeurer un
moment dans la communauté LGBT et aborder le sujet de la transexualité,
plus particulièrement des héros transgenres dans la littérature jeunesse
?
Aujourd'hui, je tenais donc à vous parler de deux livres en particulier que sont George d'Alex Gino et Celle dont j'ai toujours rêvé de Meredith Russo.
Je
vais commencer par George, car ce livre s'adresse à un public plus
jeune que le second ouvrage. L'histoire porte sur le héros éponyme, un
jeune garçon en primaire, qui désire jouer le rôle de l'araignée
Charlotte dans la pièce de son école pour faire comprendre à tous qu'il
est une fille.
Ce bouquin est destiné aux 9-12 ans, d'après l'éditeur et je pense qu'on peut même élargir cette tranche d'âge car George
est vraiment un livre à mettre entre toutes les mains. Il aborde un
thème trop peu porté au public, surtout à un public jeune. Bien écrite
et prenante, l'intrigue vous transporte dans le quotidien étouffant de
George qui tente tant bien que mal de faire comprendre à son entourage
que oui, elle est une fille.
On
suit avec assiduité le récit cette Melissa, nom que George s'octroie en
secret. Certaines scènes m'ont vraiment donné mal au ventre tant
j'étais stressée pour le personnage ! Je ne peux donc que saluer l'auteur
et les éditeurs (français et américains) qui ont eu le courage de
porter cette histoire au grand jour.
Il en va de même pour Meredith Russo avec son roman pour adolescent Celle dont j'ai toujours rêvé.
L'histoire porte sur Amanda qui déménage et entre donc dans un nouveau lycée. Elle va
s'y faire des amis, vivre ses premiers émois amoureux, rien de bien
extraordinaire en somme. Mais Amanda a un secret. En effet, avant, elle
s'appelait Andrew.
Un
roman bien écrit qui se lit avec une grande facilité. On s'attache très
vite à Amanda qui manque terriblement de confiance en elle. A travers
ses amis et l'amour, elle va parvenir peu à peu à grandir et s'affirmer.
Tout ce qu'elle souhaite, c'est juste vivre en étant elle-même.
Si George évoquait les premiers pas et l'acceptation de soi en tant que fille, Celle dont j'ai toujours rêvé
nous transporte plus loin. Amanda, en effet, a déjà sauté le pas des
hormones et de la chirurgie, ce qui nous offre d'avoir un autre point
de vue sur la transexualité.
Cela
permet à l'auteur d'évoquer la douleur du corps qui change, le regard d'autrui, le soutien psychologique
qui est nécessaire aux transexuels pour qu'ils puissent s'accepter
eux-même. Ainsi, Meredith Russo va aussi parler à demi mot de
l'horreur que peuvent vivre au quotidien ces personnes au point que
certaines choisissent la mort qui leur apparaît comme le seul
échappatoire possible.
Alex Gino et Meredith Russo sont
tous deux transgenres. S'ils ont choisi de porter leurs héroïnes,
c'était donc en connaissance de cause puisqu'ils ont vécu des situations
semblables à celles de Melissa et Amanda. Et ce qu'il faut en retenir, je pense,
c'est que les personnages qu'ils ont mis en scène sont des jeunes filles
ordinaires avec leurs sentiments, leurs doutes, leurs certitudes et
leur soif de vivre. Pourquoi les discriminer alors que, tous ce qu'elles
souhaitent, elles, c'est pouvoir exister ? Peut-on vraiment leur
reprocher cela ?
A
Paris, des arc-en-ciels ont été peints au niveau des passages piétons.
Ces peintures n'ont eu de cesse d'être vandalisées. Pourquoi ? Pourquoi
se battre contre le droit de s'aimer ? Voilà bien quelque chose qui me
dépasse…
Alors,
voilà, aujourd'hui, nous allons marcher dans la capitale. Et je suis
très fière de participer à cette manifestation qui est une magnifique
expression de joie et d'amour.
PS : le premier chapitre du Masque de la Princesse sort demain ! J'espère que vous serez au rendez-vous !
PERE ET FILS
Bien le bonjour, tout le monde.
Comme je vous l'avais annoncé sur Instagram, aujourd'hui, je vais
vous parler d'une petite perle de la bande dessinée japonaise. Une série
pleine de couleurs douces et de parfums nostalgiques, Père et fils.
Père et fils, c'est une série qui comporte sept tomes actuellement, dessinée et scénarisée par Tagawa Mi.
Et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'elle a parfaitement réussi à
créer un univers aussi inattendu que tendre. Et si je vous parlais un
peu de l'histoire ?
Dans un Japon traditionnel, nous suivons Torakichi, un herboriste
itinérant qui voyage sur les routes afin de vendre ses médicaments.
Mais, cette année, tout change, car il est accompagné de son fils de
trois ans, Shiro. Seulement, comment se comporter avec un enfant qu'on
connaît à peine ?
Torakichi est veuf depuis deux ans quand il décide, pour des raisons
que je tairai, de récupérer son fils et de partir sur les routes avec
lui. Va commencer un long apprentissage pour nos deux protagonistes.
Pour Shiro, qui va devoir grandir auprès de son père alors qu'il n'avait
jamais véritablement vécu avec lui auparavant. Quant à Torakichi, lui,
il ne sait comment éduquer ce bambin pleurnichard en manque d'attention.
Et tous deux, au fil des rencontres et des séparations, vont apprendre
plus sur l'autre, mais aussi sur eux-mêmes.
On pourrait s'attendre à s'ennuyer. Mais il n'en est rien, au
contraire. Chaque tome déborde de découvertes, de tendresse, de
sourires. La fin du premier a même failli me faire pleurer, bon sang !
Chaque tome se dévore, les chapitres s'enchaînent avec grand plaisir,
humour et tendresse étant toujours au rendez-vous. Et c'est très
agréable de voir les personnages évoluer.
En effet, quand la série démarre, Shiro n'a que trois ans. Dans le
tome 7, il en a cinq. C'est un personnage riche et bien écrit qui n'a
qu'une peur, c'est de voir un beau jour son père disparaître, tout comme
sa maman. Le voir évoluer est un véritable plaisir ! J'ai hâte de
constater ce qu'il deviendra dans le huitième tome, celui qui signera la
fin de l'intrigue.
Son père évolue aussi énormément. De père désintéressé, il va vite
virer au papa gâteau qui veut absolument protéger le sourire de son
enfant. Malgré les épreuves, malgré sa solitude et sa douleur, il enfin
connaître le fils de sa femme chérie trop vite partie.
Et, petit bonus, cette série est une mine d'or pour tous ceux qui
voudraient en apprendre plus sur les herbes médicinales. Sans nous faire
part de procédés complexes ou de longues explications, l'histoire
égraine des plantes rencontrées au fil des aventures et nous en partage
les vertus. Moi qui ai toujours été fascinée par cet art ancestral, je
suis comblée !
Le tout est servi par le dessin magnifique de la mangaka. Un style
clair, très beau, très pur. On tombe très vite sous le charme de son
trait délicat.
RED RISING
Bien le bonjour, tout le monde.
Aujourd'hui, on parle d'esclavages, de planètes et de revanches. Bienvenue sur Mars, dans l'univers cinglant de Pierce Brown.
Red Rising est le premier tome d'une saga SF haletante écrite par Pierce Brown (le
quatrième tome n'est pas encore traduit en français). Merci à Hachette
(et plus particulièrement à madame Goyens, l'éditrice) pour avoir non
seulement apporté cette perle en France, mais aussi pour m'avoir
convaincue de l'acheter.
Mais trêve de suspens, que nous raconte donc ce premier tome ? L'histoire se déroule sur Mars où les Rouges (des ouvriers sans qualification) forgent afin d'extraire des minerais pouvant rendre la planète habitable. Le travail est dur et dangereux, mais Darrow est tout de même heureux avec sa femme, Eo. Malheureusement, sa vie va basculer le jour où les Ors (les dirigeants de leur société) tuent son amour. Darrow va alors basculer dans la haine, animé plus que par un seul désir : détruire leur monde.
Que dire de ce roman ? Je l'ai dévoré. Littéralement. Une fois qu'on plonge dedans, il est très compliqué de lâcher cette histoire. Ça fait du bien de découvrir une dystopie qui sort de l'ordinaire. On est loin des héroïnes/symboles qui se dressent à l'encontre d'une monstrueuse tyrannie. Là, on se retrouve plongé dans un monde futuriste aux allures moyenâgeuses de par son système des classes, guidé par un homme qui décide de se fondre dans la masse afin de détruire son ennemi de l'intérieur.
Oui, l'auteur a créé une société extrêmement hiérarchisée. Les Ors en sont à la tête, mais nous trouvons aussi les Blancs (les chargés de cultes), les Gris (la police), les Violets (les artistes), les Roses (les prostitués)… Chacun est "créé" pour sa fonction. Par exemple, les Violets naissent avec six doigts à chaque main. Votre avenir est écrit dans vos gênes avant même votre venue au monde (un peu comme dans Le meilleur des mondes, Huxley). Comment ne pas être dégoûté par un univers aussi malsain ?
Parlons un peu de Darrow, maintenant. Personnage principal jeté entre les mâchoires de ses ennemis, il n'a que seize ans quand débute son histoire. Le récit est à la première personne, si bien que le lecteur est constamment baigné dans ses pensées. On suit tous ses états d'âme, ce qui nous permet d'avoir son point de vue de Rouge sur le reste de la société. C'est un anti-héros dans toute sa splendeur, dur, animé par sa vengeance, mais le portrait est adouci par l'amour qu'il porte à sa défunte femme. Le souvenir d'Eo l'empêche de sombrer et de devenir un être cruel et sauvage, ce qu'il aurait pu aisément devenir.
Dans sa quête de vengeance, il va rencontrer une farandole de figures qui portent le livre aussi bien que Darrow. Un de mes camarades de classe, par exemple, a un faible pour Cassius, un Or que le protagoniste est amené à fréquenter lorsqu'il entre à l'Institut. Personnellement, j'aime beaucoup Sevro (pour le moment, tout du moins), un autre Or qui se démarque vraiment de ses semblables pour des raisons que je tairai. J'aimerais vous esquisser bien plus de portraits, mais gardons donc le suspens !
Quant à l'écriture… Fluide, dure, grinçante. Elle est bourrée de familiarités et de commentaires cinglants, ce qui correspond véritablement à la façon de penser de Darrow. Elle nous transporte avec énormément de facilité et nous fait adhérer sans concession à l'univers cruel monté de toutes pièces par Pierce Brown.
Merci à H. Lenoir pour la traduction.
Mais trêve de suspens, que nous raconte donc ce premier tome ? L'histoire se déroule sur Mars où les Rouges (des ouvriers sans qualification) forgent afin d'extraire des minerais pouvant rendre la planète habitable. Le travail est dur et dangereux, mais Darrow est tout de même heureux avec sa femme, Eo. Malheureusement, sa vie va basculer le jour où les Ors (les dirigeants de leur société) tuent son amour. Darrow va alors basculer dans la haine, animé plus que par un seul désir : détruire leur monde.
Que dire de ce roman ? Je l'ai dévoré. Littéralement. Une fois qu'on plonge dedans, il est très compliqué de lâcher cette histoire. Ça fait du bien de découvrir une dystopie qui sort de l'ordinaire. On est loin des héroïnes/symboles qui se dressent à l'encontre d'une monstrueuse tyrannie. Là, on se retrouve plongé dans un monde futuriste aux allures moyenâgeuses de par son système des classes, guidé par un homme qui décide de se fondre dans la masse afin de détruire son ennemi de l'intérieur.
Oui, l'auteur a créé une société extrêmement hiérarchisée. Les Ors en sont à la tête, mais nous trouvons aussi les Blancs (les chargés de cultes), les Gris (la police), les Violets (les artistes), les Roses (les prostitués)… Chacun est "créé" pour sa fonction. Par exemple, les Violets naissent avec six doigts à chaque main. Votre avenir est écrit dans vos gênes avant même votre venue au monde (un peu comme dans Le meilleur des mondes, Huxley). Comment ne pas être dégoûté par un univers aussi malsain ?
Parlons un peu de Darrow, maintenant. Personnage principal jeté entre les mâchoires de ses ennemis, il n'a que seize ans quand débute son histoire. Le récit est à la première personne, si bien que le lecteur est constamment baigné dans ses pensées. On suit tous ses états d'âme, ce qui nous permet d'avoir son point de vue de Rouge sur le reste de la société. C'est un anti-héros dans toute sa splendeur, dur, animé par sa vengeance, mais le portrait est adouci par l'amour qu'il porte à sa défunte femme. Le souvenir d'Eo l'empêche de sombrer et de devenir un être cruel et sauvage, ce qu'il aurait pu aisément devenir.
Dans sa quête de vengeance, il va rencontrer une farandole de figures qui portent le livre aussi bien que Darrow. Un de mes camarades de classe, par exemple, a un faible pour Cassius, un Or que le protagoniste est amené à fréquenter lorsqu'il entre à l'Institut. Personnellement, j'aime beaucoup Sevro (pour le moment, tout du moins), un autre Or qui se démarque vraiment de ses semblables pour des raisons que je tairai. J'aimerais vous esquisser bien plus de portraits, mais gardons donc le suspens !
Quant à l'écriture… Fluide, dure, grinçante. Elle est bourrée de familiarités et de commentaires cinglants, ce qui correspond véritablement à la façon de penser de Darrow. Elle nous transporte avec énormément de facilité et nous fait adhérer sans concession à l'univers cruel monté de toutes pièces par Pierce Brown.
Merci à H. Lenoir pour la traduction.
LES SOEURS CARMINES
Bien le bonjour, tout le monde.
Aujourd'hui, article shampoing, deux sujets en un. On va parler
brouillard, complot, vols et cabrioles. J'espère que vous avez le cœur
accroché car nous avons rendez-vous dans l'impasse Scolopendre, dans la
terrible ville de Grisaille…
La lecture du jour est un roman du label Naos, label sur lequel je reviendrai en seconde partie. Il s'agit d'un récit né sous la plume d'Ariel Holzl. Les Sœurs Carmines, le complot des corbeaux est le premier tome d'une trilogie.
Pour la petite anecdote, lorsque je tenais un stand sur le salon de
Montreuil en compagnie d'autres étudiants, j'allais parfois traîner dans
les pattes des éditeurs du label Naos. C'est là que j'ai rencontré
monsieur Holzl qui, en quelques mots, m'a convaincu que je ne pourrai
pas repartir sans son roman. Et, à la conclusion de celui-ci, je
confirme qu'il s'agissait là d'un très bon choix.
Pour tout avouer, j'ai démarré ma lecture sans conviction. Mais, très
vite, l'écriture vous emporte, les soeurs vous émerveillent et
l'histoire vous passionne. D'ailleurs, que raconte-t-il, ce roman ?
Il ne fait pas bon vivre à Grisaille, ville de tous les crimes. On s'y
trucide à tout heure, dans la joie et la mauvaise humeur. Entre les
vampires, les nécromanciens et les assassins, chaque ruelle est un piège
mortel. C'est là que vivent trois sœurs, Tristabelle, Merryvère et
Dolorine. Toutes trois vivent dans la pauvreté et sont criblées de
dettes. Mais, un jour, Merry participe à un cambriolage qui tourne mal.
La voilà embarquée dans un terrible complot contre la couronne où il lui
faudra toute son agilité et son intelligence pour s'en sortir. Car, à
Grisaille, la mort n'est pas le pire des châtiments…
Un young adult
comme on les aime ! Un vocabulaire riche spécifique au roman (les
Sépulcres, les rapiécés, les Vermeils…), un univers détaillé, de
l'humour, de l'aventure et une galerie de personnages absolument
délicieuse (comme Blaise, Kaytran et Aubépine, pour ne citer qu'eux).
D'ailleurs, revenons un peu sur nos trois protagonistes !
L'aînée se nomme Tristabelle, une belle jeune femme pleine d'ambition
et de mépris qui affectionne particulièrement l'argent et la beauté. Une
véritable peste égocentrique, mais qui possède un tel humour pince sans
rire et un tel culot qu'on ne peut que finir par l'apprécier, même
quand elle se met à parler en détachant chaque syllabe pour signifier
son mécontentement.
La deuxième sœur, Merryvère (ou Merry pour les intimes) est
monte-en-l'air. C'est une voleuse de haute voltige qui s'est tournée
vers la voie du crime afin d'aider sa famille à survivre. Courageuse et
éprise d'une liberté qu'elle ne peut atteindre, c'est le personnage
central de cette intrigue. Elle possède un trop grand cœur dans cette
cité de truands.
Un gros penchant pour la benjamine de huit ans, la petite Dolorine qui
m'a très vite conquise avec sa clairvoyance stupéfiante et son innocence
des plus touchantes. Les pages de son journal sont enfantines et
bourrées d'humour. Et elle possède une peluche, monsieur Nyx, qui lui
raconte toujours des horreurs et essaie de lui faire commettre des
meurtres. Une charmante petite poupée, en somme.
L'univers fourmille de détails, ce qui le rend très crédible. On a
l'impression d'être projeté dans une sorte de Gotham
steampunk/fantasy/Tim Burtonesque. Le pire ? C'est que ça marche à la
perfection. On a réellement l'impression de parcourir les toits de
Grissaille sur les talons de Merry, pourchassé par des vampires. Mieux
vaut ne pas avoir le vertige…
Et l'écriture, mazette. Au bout de trois pages, j'étais séduite. Elle
est assertive, fluide et poétique à la fois, avec une pointe d'humour
grinçant qui ne peut que plaire aux adolescents. Chapeau à monsieur
Holzl qui a réussi à me faire rire, ce qui ne m'était pas arrivée depuis
un bout de temps lors d'une lecture.
J'aimerais maintenant passer à mon second sujet, à savoir le label Naos
qui est une invention éditoriale aussi ambitieuse que réussie. Si je
veux vous expliquer en quoi cela consiste, je vais devoir vous présenter
un peu les acteurs qui sont à l'origine de ce projet.
Derrière le label, il y a le collectif des Indés de l'Imaginaire, composé de trois éditeurs spécialisés dans la littérature fantasy et SF : Mnémos, ActuSf et Les Moutons Electriques.
Ces maisons-ci se sont associées afin de mettre en commun leurs
connaissances et leur désir d'aller plus loin dans la création. C'est
ainsi qu'est né le label Naos.
Ce label (dont
la devise est « Que rayonnent les histoires, que vivent les héros »)
est une ligne éditoriale mise en place par les éditeurs susdits. Ils avaient pour but d’amener
un public jeune à la lecture en leur proposant une série d’ouvrages liés à
l’imaginaire, c’est-à-dire sur des univers nouveaux (fantasy, steampunk…). Ce
que ces jeunes lecteurs ont commencé à découvrir à travers la bande dessinée, le
cinéma, les jeux vidéos et les mangas, ils peuvent le retrouver dans les romans
dits « Naos » et ainsi poursuivre leur exploration.
Ces éditeurs font un énorme travail autour des livres qu'ils frappent
du sceau de leur label. Ils ont eu, entre autre, l'excellente idée de
rééditer la saga des Empereurs Mages de Jean-Luc Bizien
(ce pourquoi je ne les remercierai jamais assez). Si vous avez
l'occasion de découvrir des ouvrages de cette collection là, alors,
n'hésitez pas. Comme moi, vous (re)découvrirez de magnifiques
histoires.
LA VIE SEXUELLE DES SUPER-HÉROS
Bien le bonjour, tout le monde !
La lecture que je voulais vous partager aujourd'hui est un peu
spéciale. En effet, on va parler d'un roman au titre des plus insolites
qui ne peut qu'irrésistiblement attirer votre oeil : La vie sexuelle des super-héros.
Ce roman, petit bijou d'écriture, sort tout droit de l'esprit de Marco Mancassola. Traduit par Vincent Raynaud, ce livre a été édité en 2011
par Gallimard. Il est divisé en cinq parties, chacune étant consacré à
une figure mythique de la pop culture : Red Richards (à savoir L'Homme
Elastique), Bruce Wayne (Batman), Mystique et Clark Kent (Superman). En
tant que personnages principaux, on retrouve aussi deux frères, Bruce et
Dennis De Villa, qui ont le droit également à leur propre section.
Sinon, que raconte ce roman ? Il est loin le temps glorieux des
super-héros. Aujourd'hui, tous ont raccroché leurs masques pour se
fondre dans la société. Certains se sont retirés du monde, d'autres se
sont reconvertis dans les émissions télévisées. Cependant, le meurtre
sordide de Batman secoue le monde de ces anciens guerriers de la paix.
Qui est le commanditaire ? Et que signifient ces lettres d'adieux que
reçoivent Red Richards et Mystique ? Au coeur de la tumulte
new-yorkaise, plongez dans l'intimité des super-héros et découvrez alors
ce qui se tapie dans l'ombre.
Ce livre est… grandiose. Contrairement à ce qu'indique son titre
affriolant, on est loin du récit graveleux et léger, bien au contraire.
On découvre une société empreinte d'un voyeurisme malsain et d'anciens
super-héros qui tentent, tant bien que mal, de vivre une vie ordinaire.
Les scènes sur les rapports charnels ne sont pas si nombreuses que cela
et servent toujours l'intérêt de l'intrigue. Rien n'est gratuit dans ce
roman et c'est sûrement cela qui le rend aussi fascinant.
On suit successivement différent points de vue. Tout d'abord, on
embarque avec Monsieur Fantastique qui est un bourreau du travail. Il
rencontre une jeune fille de l'âge de son fils et en tombe éperdument
amoureux. Je n'en dis pas plus, je vous laisse le plaisir de découvrir
tout ce qui se passe dans cette partie-ci.
Ensuite, on rencontre Batman, l'incroyable narcissique et égocentrique
Bruce Wayne avant de glisser vers le passé tortueux de Bruce De Villa et
de son frère, Dennis. Je vais taire le rôle de ces deux-là dans
l'intrigue. Après quoi on rencontre Mystique, devenue présentatrice
d'une célèbre émission télévisée humoristique. Enfin, on conclut
l'intrigue par un épilogue entre Bruce De Villa et Superman.
Certains affirment que ce livre est une mise en scène de nos fantasmes
les plus fous. Il est vrai qu'on découvre nos plus grands héros d'un
angle complètement incroyable puisqu'on les suit jusque dans leurs
instants les plus intimes. Ils perdent toute leur superbe, leur
grandeur. Ils n'ont rien de mystique, ce ne sont que des hommes et des
femmes. Cependant, les gens continuent à les scruter, à les retourner
comme des gants comme pour essayer de les déchiffrer. Personnellement,
les personnages ne m'ont pas inspiré d'admiration, mais plutôt une forme
de pitié.
Ce livre est un miroir tendu à la société. Un miroir bien hideux, en
réalité. Les réflexions esquissées dans cet ouvrage vous donnent le
vertige. Et le tout est servi par une écriture incroyable, douceâtre et
incisive à la fois. En tout cas, la traduction l'est. L'auteur nous
transporte avec une indolence espiègle à travers les méandres les plus
dérangeants de la psyché. Et je ne peux que vous inviter à vous lancer à
votre tour dans ce voyage.
MEMORY
Bien le bonjour, tout le monde !
Désolée pour le retard, mais je suis actuellement en vacances à l'étranger ! Le prochain chapitre de l'histoire de Boris and Bendy est
en cours de relecture, mais, pour vous faire patienter, je me suis dit
que je pouvais vous partager ma dernière découverte...
Le roman en question s'intitule Memory, écrit par Christine Féret-Fleury et édité chez Lynks. C'est un ouvrage destiné originellement aux young adult,
mais j'ai pris énormément de plaisir à le lire. On a affaire ici aux
genres d'histoires qui vous plongent directement dans un univers sans
vous en donner les codes. Et bon sang que c'est cool !
L'histoire est racontée à la première personne. On suit les pensées et
la vie de Mem, une jeune fille qui vit dans un phare avec son frère,
Samuel, et Joris. Ces derniers la battent et l'obligent à trimer jour et
nuit. Surtout, ils lui ordonnent d'oublier ! Oublier l'extérieur,
oublier sa vie d'avant… Jusqu'au jour où leur abri est attaqué. Unique
survivante, Mem n'a pas le choix : elle doit partir. Partir et peut-être
enfin comprendre qui elle est vraiment.
Monde dystopique au goût post apocalyptique sur un mode de récit
initiatique, voilà la recette de ce roman ! En compagnie de Mem, on
apprend, on découvre, on tombe, on se relève. Très vite, on s'attache à
ce personnage aux pensées brisées. A mesure des pages, elle va nous
livrer des pans de sa terrible histoire. Et, au fil de ses souvenirs,
elle va se construire et évoluer de façon majestueuse.
On est livré à nous même dans l'univers dépeint par Christine Féret-Fleury.
L'auteur nous place là, sur une toile de fond des plus angoissantes, et
nous laisse errer dans les pas de son personnage. Elle égraine les
souvenirs furieux et les descriptions désolées, ce qui nous plonge dans
une sorte de fascination.
Plusieurs thématiques très fortes imprègnent ce roman : la quête de
soi, la survie, l'affirmation de son identité… et la littérature.
Littérature qui a été impitoyablement détruite lors d'une sorte de
grande guerre dont les tenants et les aboutissants restent flous. Je ne
vous en dis pas plus, ce serait trop en révéler.
AMERICAN GODS
Bien le bonjour, tout le monde !
Aujourd'hui, on s'aventure du côté d'une œuvre écrite par un auteur qui possède une plume et une carrière incroyables ! Je vous présente Neil Gaiman, auteur de romans, nouvelles, comics, romans graphiques, scénarios, albums pour enfants et j'en passe !
Aujourd'hui, on s'aventure du côté d'une œuvre écrite par un auteur qui possède une plume et une carrière incroyables ! Je vous présente Neil Gaiman, auteur de romans, nouvelles, comics, romans graphiques, scénarios, albums pour enfants et j'en passe !
Mais aujourd'hui, je ne vais pas m'étendre plus longtemps sur l'homme
en question (qui mériterait pourtant qu'on lui consacre un très, très
long article…), mais sur un de ces romans à succès, récemment adapté en
série : American Gods.
Si je devais résumer en une phrase, j'oserais qualifier ce roman de Percy Jackson pour les adultes. Mais Neil Gaiman ne
nous entraîne pas dans les profondeurs des différentes mythologies qui
peuplent notre monde, il nous en donne… les restes, à vrai dire. Car les
dieux (nordiques, hindous, égyptiens…) qui étaient autrefois si
puissants sont en déclin et il ne reste quasiment rien des cultes
d'autrefois.
Voilà ce qu'on explore avec ce roman.
Publié en 2001, ce livre se situe principalement du point de vue
d'Ombre, malgré les interludes qui jalonnent les chapitres (et que je
vous laisse le plaisir de découvrir car tous sont plus intéressants les
uns que les autres). Ombre est un ancien détenu qui découvre, à sa
sortie de prison, que sa femme et son meilleur ami sont morts dans un
accident de voiture. Alors qu'il se rend à l'enterrement, Ombre est
abordé par un borgne mystérieux répondant au nom de Voyageur. Ce dernier
propose de l'engager en tant que garçon de courses. Pour nos deux
compagnons, c'est le début de l'orage…
Que dire de ce roman…? Il provoque tout sorte de sentiments. De
l'admiration, du frisson, du dégoût, de l'horreur et de
l'émerveillement… Tant de choses me sont passées par la tête. J'étais
toute étourdie quand j'ai lu la dernière page.Les personnages sont nombreux, mais ils sont loin d'être tous attachants. Pour être honnêtes, certains sont même franchement détestables. Mais tous parviennent à nous capturer à un moment donné. Les anciens dieux, qui tombent en décrépitude, font tout pour survivre dans un monde qui les portaient autrefois en triomphe : certains se prostituent, d'autres conduisent des taxis… Vous n'êtes pas au bout de vos surprises !
Dans ce monde, il existe aussi de nouveaux dieux : ceux de la télévision, d'internet, des transports… C'est fascinant de les découvrir, les rencontrer. Ils essaient d'avoir le dessus sur les anciens, que tente de rassembler Voyageur, le fameux borgne qui emploie notre ami Ombre.
Parlons un peu d'Ombre, d'ailleurs ! Quel drôle de bonhomme que celui-ci. Il accepte avec une facilité déconcertante l'existence des dieux et se retrouve au cœur d'une tempête sans rien pouvoir y faire. Le narrateur ne nous laisse quasiment pas accéder à ses pensées, ce qui drape le personnage d'un aspect assez énigmatique.
Pour conclure, que dire ? Une écriture vive, chargée d'injures et de langage familier pour notre plus grand plaisir. Ce roman était très agréable à lire et j'ai beaucoup aimé suivre Ombre à travers ses aventures. Un petit bémol pour la fin (et je n'évoque pas l'épilogue ici) qui promet beaucoup de choses pour finalement ne pas les apporter. Je sais bien que cela est voulu, que c'est un choix scénaristique, mais ça m'a un peu laissé sur ma faim.
Maintenant, je n'ai plus qu'à découvrir la série !
LES ZARNAK
Bien le bonjour, tout le monde !
Ah… Ça y est ! Cela fait deux semaines que je suis en stage aux éditions ABC Melody.
Je vais attendre que le premier mois soit écoulé pour vous en parler.
Mais, en attendant, j'ai tout de même des choses à vous partager.
Notamment une lecture !
Le catalogue d'ABC Melody comporte de nombreux titres. L'un d'entre eux, Les Zarnak, a attiré mon attention. Il s'agit d'une série de livres (deux tomes publiés, le troisième à paraître), écrite par Julian Clary et illustrée par David Roberts.Comment vous parler de cette histoire qui part d'un postulat assez, heu… inattendu !
Et si des hyènes se prenaient pour des humains ?
Car c'est le cas ici. Fred et Amélia Zarnak sont un couple de hyènes qui ont usurpé l'identité d'Anglais pour ainsi mener une vie d'êtres humains. Nos deux héros vont donc découvrir avec un regard innocent notre société et ses absurdités. Et comme si cela n'était pas assez compliqué comme cela, ils vont devoir aussi élever leurs jumeaux, Zach et Zoey, ce qui n'est pas chose aisée quand ton instinct animal revient à la charge et que tu as constamment envie… de rire !
Les personnages brossés par Clary et mis en dessin par Roberts sont très attachants. Les Zarnak forment une famille unie et amusante qui profite de la vie comme elle vient. Dans la droite lignée des récits de Roald Dahl, les caractères sont exagérés sans pour autant être caricaturaux.
Et il faut tout de même que je vous parle des illustrations en noir et blanc qui sont sensationnelles ! Touchantes, absurdes, fourmillantes de détails ! On pourrait passer de longues minutes sur une page rien que pour les observer. Elles se marient superbement avec le texte grâce à leur aspect décalé et réaliste.
De plus, plusieurs pages des deux romans sont entièrement noires. Je ne vous dis pas quand pour que vous puissiez le découvrir, mais ce sont des moments particuliers où la tension est palpable. Ce choix de couleur encadre à chaque fois le climax du scénario et c'est très appréciable.
J'ai eu un petit coup de cœur aussi pour le début du tome 2 qui m'a vraiment, vraiment fait penser au commencement du Petit Prince. Je ne vous en dis pas plus.
Voilà. Des personnages hauts en couleur, des histoires intéressantes et bien menées, de l'humour, de la réflexion, des illustrations drôles et intelligentes… Que demander de plus à un livre destiné aux enfants ?
ARTICLE SHAMPOING
Bien le bonjour, tout le monde !
Aujourd'hui, nous nous aventurons dans l'univers étrange et palpitant d'un grand auteur autrichien : Arthur Schnitzler.
La nouvelle que je souhaite vous présenter a été écrite entre 1925 et 1926 et porte le titre de Nouvelle Rêvée (ou Traumnovelle en allemand). C'est cette histoire, notamment, qui a inspiré Eyes Wide Shut de Kubrick. Mais c'est aussi le récit qui a donné naissance à Nouvelle de Rêve, le roman graphique dont je vais vous parler par la suite.
Alors, que raconte la Nouvelle Rêvée
? Dans une Vienne de fin 19e, un couple, Fridolin et Albertine, semble
parfaitement en harmonie. Il est médecin, elle est femme au foyer, ils
ont une fille et une maison tranquille. Un soir, ils évoquent leurs
souvenirs et s'avouent des tentations qu'ils ont ressenti par le passé.
Aux yeux de Fridolin, il est normal pour un homme d'avoir ce genre de
sentiment, mais il n'arrive pas accepter que ce soit aussi le cas de sa
femme. Après une visite auprès l'un de ses patients, il refuse de
rentrer chez lui car il ne veut pas voir Albertine. Commence alors une
errance dans les rues de Vienne qui va le mener dans des lieux très
étranges…
J'aurais pu faire un résumé plus court, mais je souhaitais l'étoffer
afin de vous donner les fils principaux de cette trame somme toute assez
simple. Mais c'était sans compter sur la finesse d'écriture de
Schnitzler qui va nous emmener dans les tréfonds des rêves et des
fantasmes de nos deux héros. Mise en avant de travers de la société,
peur de l'autre, jalousie et crainte de soi-même sont au coeur de cette
oeuvre qui, en peu de pages, arrive à vous emmener très loin.
J'ai commencé la nouvelle dubitative car je n'avais pas spécialement aimé Vienne au Crépuscule,
un roman du même auteur. Pourtant, je ne peux que vous conseiller cette
nouvelle très riche en écriture et en évènements. Et peut-être que vous
arriverez à déterminer si les péripéties vécues par Fridolin ne se
déroulent que dans son esprit, ou s'ils ont réellement eu lieu car c'est
une des énigmes que propose ce petit ouvrage. Le débat reste ouvert !
J'en viens maintenant à Nouvelle de Rêve, le roman graphique écrite et dessinée par Jakob Hinrichs.
Il est toujours intéressant de voir ce qu'un auteur peut créer en
adaptant une histoire issu d'un autre genre que le sien. Mais pour ce
cas-ci, l'adaptation tient plus de la réinterprétation.
La jalousie est évacuée au profit d'un récit fantasmagorique où tous
sortes de fantasmes sexuels sont mis en place. Là où l'écriture de Schnitzler
est toute en pudeur et en chuchotis secrets, Hinrichs va jeter une
lumière très crue sur la psyché de Fridolin dont les fantasmes prennent
soudainement corps pour envahir les pages : déshumanisation des
personnages, sexes à foison, remaniement de la trame scénaristique,
couleurs qui explosent, effacement des numéros de pages… Tout est fait
pour perdre le lecteur dans un labyrinthe bâti pour mettre en scène les
délires du protagoniste.
La lecture surprend, surtout quand on vient de lire la nouvelle. Même
si l'histoire d'Hinrichs suit assez fidèlement la trame mise en place
par Schnitzler, on a vraiment affaire à deux récits différents,
notamment à cause des fins qui sont radicalement opposées. En tout cas,
c'est très intéressant de voir comment une histoire, près d'un siècle
plus tard, peut être transposée dans une sorte d'univers contemporain.
TWILIGHT PRINCESS
Bien le bonjour, tout le monde !
Aujourd'hui, nous nous penchons sur le cas d'une adaptation et pas
n'importe laquelle ! L'adaptation en manga d'un des meilleurs jeux
vidéos auxquels j'ai pu jouer dans ma vie : The legend of Zelda, Twilight Princess !
Il y a plus d'un mois de cela maintenant, j'ai appris qu'il existait
une adaptation papier de ce jeu merveilleux. Moi qui hésite toujours
trois cent fois avant de me procurer un manga, là, je n'ai pas réfléchi
très longtemps. Je veux dire… Twilight Princess, quoi ! Avec Midona, le meilleur personnage de la licence ! Aucune raison de résister.
Mais, sinon, c'est gentil de dire cela, mais de quoi parle le manga ?
L'histoire tourne autour de Link, un jeune berger qui vit dans un petit
village tranquille d'Hyrule. Il y a de cela quelques années, Link est
arrivé dans ces lieux, portant sur ses épaules le poids d'un passé
mystérieux. La vie suivait son cours dans la paix, mais ces temps sont
désormais révolus. De monstrueuses créatures ont envahi le village et il
semblerait que le monde tout entier court un grave danger…
Ceci est à peu près le scénario de chaque jeu Zelda,
cela n'a rien d'innovant. Cependant, le manga est très agréable à lire
et on est très vite happé par l'histoire d'un Link torturé qui
s'intéresse de près aux arts de la magie. Je suis curieuse de voir
comment tout ça va évoluer !
Les dessins sont superbes. J'ai déjà lu plusieurs adaptations, mais je
pense pas que l'une d'entre elles avait encore atteint cette qualité (le
dessinateur est Akira Himekawa, à qui on doit énormément de mangas Zelda).
Après, j'attends de voir comment l'histoire va être développée avant de
me prononcer définitivement à ce sujet : comment seront abordés les
donjons, quels changements va subir l'histoire, quelles seront les
différentes péripéties, quels personnages seront laissés de côté…
Pour le moment, Midona n'a pas encore eu un très grand rôle, alors
j'attends les autres tomes avec impatience pour la voir en action.
Cependant, ce que je trouve dommage, c'est que son passé soit révélé dès
les premières pages. Je suis d'accord que le manga intéresse
certainement d'abord ceux qui ont joué et donc qui savent déjà qui elle
est, la raison de ses actions et tout cela, mais… Cela gâche une partie
du mystère, je trouve.
Adapter un jeu en format papier est compliqué. Si on veut que
l'histoire reste fluide, il y a tout un tas de choses à modifier et à
laisser de côté, comme les quêtes annexes, les interactions avec les
PNJ, les longues promenades à travers le monde entier d'Hyrule, la
possibilité de visiter à sa guise la moindre maisonnette… Tout ce qui
fait le sel du game play, en réalité ! Comment bien rendre tout
cela tout en donnant l'impression que le lecteur suit une histoire tout
ce qui a de plus banal ? Là est tout l'intérêt de ce genre de travaux !
Enfin, voilà, l'article sera assez court, mais, comme il ne s'agit que
d'un tome et que je souhaite pas trop en dire pour ne rien révéler, je
vais m'arrêter ici. Pour le moment, je suis satisfaite de mon choix
d'achat, le premier tome tient ses promesses. Nous verrons bien comment
il fera par la suite !
PS : le mois prochain, c'est l'anniversaire du blog. Cela va faire 5 ans qu'il est en ligne. Et, pour fêter cela, je vous réserve de belles surprises. Soyez sûrs d'être au rendez-vous le 22 avril !
RESISTE !
Bien le bonjour, tout le monde !
Alors, aujourd'hui, on aborde un sujet qui n'a été que très peu exploré
sur ce blog : celui du témoignage. J'avais déjà écrit, il y a des
années de cela, un article sur l'ouvrage de Natasha Kampush, mais je pense que c'est tout.
De plus, cet article est un peu particulier, car je vais vous parler un
peu de ma vie privée. En fait, non, je vais surtout vous parler de Jeanne Pelat.
Jeanne, c'est une amie que j'ai rencontrée à la fac. Une personne
adorable, très joyeuse, très enthousiaste. Discuter avec elle est un
réel plaisir car elle a un savoir sur une foule de choses que je connais
mal, alors c'est toujours agréable de pouvoir échanger.
Cependant, Jeanne a une particularité : elle est en fauteuil
électrique. Est-ce que cela change quelque chose à ce qu'elle est ? Bien
sûr que non. Mais cela change le regard des autres.
Il y a quelques semaines, elle m'a avoué avoir écrit un livre intitulé Résiste ! Une vie dans un corps que je n'ai pas choisi.
Dans cet ouvrage, elle nous livre son passé, ses pensées, tout, sans
concession. Il faut faire preuve d'une certaine force pour ainsi se
découvrir sur papier, et Jeanne l'a fait.
Mon amie est atteinte de myopathie. Cette maladie, à tendance
dégénérative, a été identifiée très tôt (vers l'âge de six ou huit ans,
si je me souviens bien). Ajouté à cela d'autres problèmes de santé
(maladie de peau, diabète…), Jeanne a eu le droit à un début de vie
difficile. Et difficile est un mot bien faible quand on découvre tout ce
qu'elle a enduré et tout ce qu'elle continue de subir.
Si j'écris cet article aujourd'hui, cependant, ce n'est pas pour
pleurer sur le sort de la petite Jeannou. D'ailleurs, son témoignage
n'est pas un livre qui donne envie de se lamenter (même si certains
chapitres ont été durs à lire). Jeanne est une battante qui a refusé la
fatalité, qui a refusé la tristesse. Elle vit et elle vit fort. C'est
simple, je la vois constamment en train de sourire !
Une phrase, dans l'un des chapitres de conclusion, m'a sauté aux yeux : "Nous avons le devoir d'être heureux".
Et je vous jure que quand on arrive à cette phrase, après tout ce qu'on
a lu sur elle, on sait que ce ne sont pas des paroles en l'air.
N'importe qui peut dire ces mots, mais ils n'auront jamais autant
d'effet et de sens que dans la bouche de quelqu'un qui a été meurtri par
la vie.
Jeanne se livre dans son ouvrage, avec une écriture très simple qui n'invite pas à la pitié. Les handicapés sont des personnes absolument comme vous et moi, ce sont juste… des gens. Ce ne sont pas des sortes d'OVNI ou quoique ce soit. Il en existe des cons, des gentils, des fermés d'esprit, des tolérants, bref, comme n'importe où ailleurs. Et il serait temps que tout le monde prenne conscience qu'il y a quelqu'un derrière le fauteuil.
Ce qui est fou, c'est que je pensais quand j'étais plus jeune que, plus on faisait d'études, plus on était ouverts d'esprit (à fortiori dans le domaine littéraire). Mais ce n'est pas le cas. Quand j'entends des élèves de ma promotion dire “Je préfère souffrir que d'être paraplégique, je suis une battante, moi", ça me donne juste envie de hurler.
Alors, voilà, j'ai juste envie de vous inviter à lire cette petite autobiographie qui est tout en douceur et en émotion. Parce qu'on ne peut pas se mettre à la place de Jeanne, mais, à travers ces quelques pages, on parvient quand même à prendre un peu de recul par rapport à la maladie et à l'handicap. Donc, juste, lisez, pour lever, ne serait-ce qu'un peu, le voile de la bêtise et de l'ignorance.
Jeanne se livre dans son ouvrage, avec une écriture très simple qui n'invite pas à la pitié. Les handicapés sont des personnes absolument comme vous et moi, ce sont juste… des gens. Ce ne sont pas des sortes d'OVNI ou quoique ce soit. Il en existe des cons, des gentils, des fermés d'esprit, des tolérants, bref, comme n'importe où ailleurs. Et il serait temps que tout le monde prenne conscience qu'il y a quelqu'un derrière le fauteuil.
Ce qui est fou, c'est que je pensais quand j'étais plus jeune que, plus on faisait d'études, plus on était ouverts d'esprit (à fortiori dans le domaine littéraire). Mais ce n'est pas le cas. Quand j'entends des élèves de ma promotion dire “Je préfère souffrir que d'être paraplégique, je suis une battante, moi", ça me donne juste envie de hurler.
Alors, voilà, j'ai juste envie de vous inviter à lire cette petite autobiographie qui est tout en douceur et en émotion. Parce qu'on ne peut pas se mettre à la place de Jeanne, mais, à travers ces quelques pages, on parvient quand même à prendre un peu de recul par rapport à la maladie et à l'handicap. Donc, juste, lisez, pour lever, ne serait-ce qu'un peu, le voile de la bêtise et de l'ignorance.
ETHAN FROME
Bien le bonjour, tout le monde !
Ces derniers temps, je vous ai beaucoup parlé de formes narratives un
peu particulières. Mais, aujourd'hui, on revient au traditionnel avec un
roman tout droit sorti du début du XXème siècle, j'ai nommé Ethan Frome.
Ethan Frome est un roman éponyme écrit en 1911 par Edith Wharton. Lors de sa première publication, il fut édité en France sous le titre Sous la neige, un titre qui colle parfaitement avec l'univers pesant et retranché que Madame Wharton s'est amusée à mettre en place.
L'histoire débute avec un narrateur anonyme qui nous apprend qu'il a été envoyé à Starkfield, un petit village perdu au milieu de nulle part, afin de superviser une branche de l'entreprise qui l'emploie. Le narrateur est fasciné par un homme aussi imposant que silencieux qui répond du nom d'Ethan Frome. Un jour, alors qu'une tempête de neige les surprend tous les deux, Ethan propose au narrateur de rester pour la nuit chez lui. Et c'est là qu'on apprend le passé tragique de cet homme.
Ce roman est… superbe. Une écriture fine, une histoire rondement menée, des personnages bien écrits… Que demander de plus ?
Le récit du narrateur principal encadre l'histoire d'Ethan Frome. Le dernier chapitre m'a soufflé et je n'ai pas pu m'empêcher de me sentir désolée pour notre héros éponyme que la vie n'a vraiment pas gâtée. Il a perdu ses parents jeune et a hérité d'une ferme et d'une scierie qu'il doit faire fonctionner seul. Sa femme est une malade chronique qui ne lève pas le petit doigt pour lui venir en aide et son silence est très pesant.
Car, oui, ce livre est truffé de silences longs et angoissants. Les personnages ne parlent pas, ou alors quasiment pas. La femme d'Ethan est une créature de silence dont la présence pèse. Leur aide, Mattie, est au contraire très joyeuse et volubile. Tout du moins, elle l'est pendant une partie de l'histoire.
Ce livre est le récit d'amours malheureuses. Ethan est un homme honnête qui fait tout pour s'en sortir, mais la fatalité est un fardeau bien lourd pour ses épaules. Il aime Mattie, mais ne peut vivre cet amour car le regard de sa femme plane toujours sur eux deux, même quand elle est absente.
On a ici affaire à un très beau livre qui se passe presque en huis clos puisque les personnages semblent prisonniers de Starkfield. Certains partent bien à certains moment, mais ils finissent toujours par revenir, comme si le lieu les tenait en son joug et qu'il ne laissait personne lui échapper. En réalité, si, un seul échappatoire existe : la mort.
C'est d'ailleurs sur une remarque d'un personnage âgé que se conclut le livre, une remarque à propos des tombes et des morts qui achèvera de vous plomber le moral. En tout cas, moi, après tout ça, je ne suis pas prête à monter sur une luge de si tôt…
Ce roman a été adapté en film en 1993, avec Liam Neeson en rôle principal. Je ne l'ai pas vu, pas encore, mais je suis bien tentée ! L'intrigue a l'air de s'éloigner de la trame originale, mais bon, comme on dit, c'est une adaptation, pas un copiez-collez. Donc, à voir !
Pour conclure, on a là affaire à un très beau livre, très bien écrit avec de beaux personnages et un univers tout à fait saisissant. Je le conseille à tous et à toutes pour une agréable lecture, loin de la neige.
L'histoire débute avec un narrateur anonyme qui nous apprend qu'il a été envoyé à Starkfield, un petit village perdu au milieu de nulle part, afin de superviser une branche de l'entreprise qui l'emploie. Le narrateur est fasciné par un homme aussi imposant que silencieux qui répond du nom d'Ethan Frome. Un jour, alors qu'une tempête de neige les surprend tous les deux, Ethan propose au narrateur de rester pour la nuit chez lui. Et c'est là qu'on apprend le passé tragique de cet homme.
Ce roman est… superbe. Une écriture fine, une histoire rondement menée, des personnages bien écrits… Que demander de plus ?
Le récit du narrateur principal encadre l'histoire d'Ethan Frome. Le dernier chapitre m'a soufflé et je n'ai pas pu m'empêcher de me sentir désolée pour notre héros éponyme que la vie n'a vraiment pas gâtée. Il a perdu ses parents jeune et a hérité d'une ferme et d'une scierie qu'il doit faire fonctionner seul. Sa femme est une malade chronique qui ne lève pas le petit doigt pour lui venir en aide et son silence est très pesant.
Car, oui, ce livre est truffé de silences longs et angoissants. Les personnages ne parlent pas, ou alors quasiment pas. La femme d'Ethan est une créature de silence dont la présence pèse. Leur aide, Mattie, est au contraire très joyeuse et volubile. Tout du moins, elle l'est pendant une partie de l'histoire.
Ce livre est le récit d'amours malheureuses. Ethan est un homme honnête qui fait tout pour s'en sortir, mais la fatalité est un fardeau bien lourd pour ses épaules. Il aime Mattie, mais ne peut vivre cet amour car le regard de sa femme plane toujours sur eux deux, même quand elle est absente.
On a ici affaire à un très beau livre qui se passe presque en huis clos puisque les personnages semblent prisonniers de Starkfield. Certains partent bien à certains moment, mais ils finissent toujours par revenir, comme si le lieu les tenait en son joug et qu'il ne laissait personne lui échapper. En réalité, si, un seul échappatoire existe : la mort.
C'est d'ailleurs sur une remarque d'un personnage âgé que se conclut le livre, une remarque à propos des tombes et des morts qui achèvera de vous plomber le moral. En tout cas, moi, après tout ça, je ne suis pas prête à monter sur une luge de si tôt…
Ce roman a été adapté en film en 1993, avec Liam Neeson en rôle principal. Je ne l'ai pas vu, pas encore, mais je suis bien tentée ! L'intrigue a l'air de s'éloigner de la trame originale, mais bon, comme on dit, c'est une adaptation, pas un copiez-collez. Donc, à voir !
Pour conclure, on a là affaire à un très beau livre, très bien écrit avec de beaux personnages et un univers tout à fait saisissant. Je le conseille à tous et à toutes pour une agréable lecture, loin de la neige.
Bien le bonjour, tout le monde.
Petite précision avant de débuter cet article, non, le titre ne
comporte pas de fautes. Le sujet des supports narratifs encore
inexplorés m'ayant travaillé, je me suis demandé sur quoi je n'avais pas
encore écrit. Alors j'ai pensé : “Je n'ai pas encore évoqué le genre
des manhwas !”. Aussitôt dit, aussitôt fait, nous voilà dans l'univers
encore inconnu des bandes dessinées… coréennes !
Alors, qu'est-ce qu'un manhwa ? C'est une bande dessinée coréenne qui
est colorisée. Tout simplement. Et un auteur de manhwa ? C'est un
manhwaga. On peut en trouver sur internet, sous une forme papier… Mais
si cela a un fort succès en Asie, ce style de bande dessinée n'a pas
encore réellement trouvé sa place en France. Pourtant, c'est très
intéressant car très libre au niveau des sujets. Et la Corée du Sud a
quand même un passif assez important alors des choses à raconter, il y
en a !
Mais avant d'aborder ce thème, restons un peu sur la forme. Le manhwa
connaît plusieurs déclinations, un peu comme nos bandes dessinées
occidentales. Ainsi, on retrouve le manmun manhwa qui est un manhwa en
une seule case. Mais il y a aussi myeongrang manhwa, la bande dessinée
humouristique pour adulte, le takji manhwa, un manhwa d'aventure qui se
déroule en Occident… On a donc affaire à un genre varié qui a une longue
histoire ! Le takji, par exemple, était très populaire dans les années
50, après la guerre de Corée où les conditions de vie étaient
épouvantables.
Le manhwa n'a pas encore de public en France. Pourtant, il y a un
nombre impressionnant d'éditeurs qui ont décidé de parier sur ce nouveau
genre : Ki-oon, Casterman, Soleils Production, Clair de Lune, Kami,
Pika Edition, Asuka, Kana, Milan Presse, Editions Sarbacane, Samji… Et
on a quand même des grands noms dans cette liste. Néanmoins, en 2008,
par exemple, les éditions SEEBD ont fait faillite et même si leur
catalogue coréen a été repris, de nombreux titres n'ont pas été
relancés. Il y a donc un véritable frein qui empêche les manwhas de
s'installer dans notre pays.
Pourtant, les manwhas peuvent être très intéressants, notamment parce
qu'ils abordent des sujets variés et forts (violences quotidiennes,
relations homosexuelles, fantasmes en tout genre, psychologie…). Le
style de dessin est proche du manga, je l'accorde, mais les pages sont
en couleur, ce qui apporte quand même un plus. Alors j'aimerais au moins
mettre en avant trois histoires qui m'ont marquée et qui gagneraient à
être davantage lues.
Je commencerai par un manhwa au dessin très simple et aux couleurs tout aussi enfantines. Il s'appelle Ne pas voir, ne pas entendre, mais aimer de Go Yeong Hun.
On suit l'histoire de Geun-Soo, un aveugle, et de sa femme, Sori, qui
est sourde. Tous deux vivent ensemble tant bien que mal, dans une
certaine pauvreté, mais l'amour leur permet de surmonter tous les
obstacles qui se dressent sur leur chemin. Mais ce serait sans compter
sur leur passé qui ne cesse de les hanter.
Ces deux personnages sont très attachants. Geun-Soon veut absolument
gagner de l'argent pour que tous deux aient une vie décente. Sori, elle,
fait tout pour apporter du soleil dans leur existence en souriant
constamment. Le dessin est peut-être très simple, mais il est touchant
et les couleurs douces apportent vraiment une note de tendresse.
Ce manhwa est aussi bourré d'humour, tout en abordant des sujets graves
: l'handicap, la maladie dégénérescente, les mauvais choix, la
tromperie, la pauvreté… C'est donc un petit cocktail d'émotions qui vous
attend ici. Par contre, je doute qu'il soit disponible ailleurs que sur
internet. Mais, comme vous allez le voir, de toute manière, c'est aussi
le cas des deux autres.
Passons à la deuxième histoire, intitulée That Summer, de Kim Hyun.
Cette fois-ci, nous nous situons dans l'esprit d'une adolescente, Jumi,
qui mène une vie de lycéenne tranquille. Un jour, elle surprend deux
jeunes hommes en train de s'embrasser sur le toit de l'école. Contre
toute attente, elle finit par devenir amie avec l'un d'entre eux et elle
découvrira alors petit à petit l'étrange histoire d'amour qu'ils ont
vécu ensemble.
S'il s'agissait d'un manga, on pourrait dire que ce manhwa appartient
au genre du yaoi, mais un yaoi situé du point de vue d'une femme, ce qui
est extrêmement rare, pour ne pas dire que cela ne s'est jamais fait.
L'histoire est intéressante, tendre et calme, sur un rythme assez
indolent. On se trouve dans la Corée du Sud contemporaine et c'est
intéressant de voir comment est la vie là-bas.
Les couleurs sont aussi assez belles. Très douces, toutes dans des
nuances de pastelle, ce qui rend la lecture vraiment très agréable. Pour
l'instant, peu de chapitres sont sortis (une dizaine, je crois) et j'ai
hâte de savoir comment tout cela va évoluer.
J'en viens enfin au meilleur, celui que je vous ai gardés bien au
chaud. Cette fois-ci, on entre dans un univers très froid, très sombre.
Un manhwa qui m'a personnellement soufflé, c'est une claque magistrale
(surtout ces derniers chapitres, oh bon sang, quels chapitres…).
Le manhwa a pour titre Bastard, il est dessiné par Kim Kanbi et Hwang Youngchan.
On rencontre Jin, un lycéen dont le corps qui a subi un lourd
traumatisme : oeil en verre, broches en fer dans les membres… Dans le
premier chapitre, il est en compagnie de son professeur particulier qui
lui donne une leçon. Son père annonce alors qu'il doit partir en voyage
d'affaires. La porte claque. Jin va alors chercher un maillet qu'il abat
sur la tête de son professeur.
Je suis désolée pour ce paragraphe, mais je ne savais vraiment pas
comment résumer cette histoire autrement ! Cette histoire est…
fantastique. Le personnage de Jin possède des facettes par centaines et
le personnage principal féminin, Kyun, est très attachant, plein de
courage et de bienveillance. Vraiment une histoire… époustouflante. Une
claque.
Le résumé que l'on trouve le plus couramment sur ce manhwa, c'est : "Il y a un serial killer dans ma maison". Vous vous en doutez bien, Jin n'est pas celui qui est désigné par cette appellation. Au fur et à mesure que l'on plonge dans son enfer quotidien, on est pris par la gorge par la puanteur de son foyer et par la froideur des couleurs.
Encore une fois, on a affaire à une œuvre qui va aborder une multitude de thèmes : le harcèlement scolaire, la pauvreté, la maladie, l'handicap, la culpabilité, la folie, l'obsession, la prostitution, l'amour, la jalousie, le monde du travail… Tout cela étant servi par un dessin de grande qualité qui est capable de représenter toutes les émotions possibles avec une justesse incroyable, allant de la simple gêne à la plus monstrueuse des folies.
Un dernier mot sur le rythme de l'histoire. Les chapitres sortent assez régulièrement, et heureusement ! Car certains chapitres peuvent être consacrés à une seule et unique action (comme le 83 et 84 qui reprennent les mêmes évènements, mais d'un point de vue différent). Mais cela n'est pas gênant du tout, ce format participe même à l'ambiance angoissante du manhwa.
Tout comme l'article sur les webcomics, ce que je vous présente n'est vraiment qu'un échantillon de cet univers inconnu, et pourtant bien vaste ! J'espère avoir réussi à vous avoir donné envie de mettre un peu votre nez dans ce genre en manque de visibilité et qui mériterait pourtant qu'on s'y penche grandement.
Le résumé que l'on trouve le plus couramment sur ce manhwa, c'est : "Il y a un serial killer dans ma maison". Vous vous en doutez bien, Jin n'est pas celui qui est désigné par cette appellation. Au fur et à mesure que l'on plonge dans son enfer quotidien, on est pris par la gorge par la puanteur de son foyer et par la froideur des couleurs.
Encore une fois, on a affaire à une œuvre qui va aborder une multitude de thèmes : le harcèlement scolaire, la pauvreté, la maladie, l'handicap, la culpabilité, la folie, l'obsession, la prostitution, l'amour, la jalousie, le monde du travail… Tout cela étant servi par un dessin de grande qualité qui est capable de représenter toutes les émotions possibles avec une justesse incroyable, allant de la simple gêne à la plus monstrueuse des folies.
Un dernier mot sur le rythme de l'histoire. Les chapitres sortent assez régulièrement, et heureusement ! Car certains chapitres peuvent être consacrés à une seule et unique action (comme le 83 et 84 qui reprennent les mêmes évènements, mais d'un point de vue différent). Mais cela n'est pas gênant du tout, ce format participe même à l'ambiance angoissante du manhwa.
Tout comme l'article sur les webcomics, ce que je vous présente n'est vraiment qu'un échantillon de cet univers inconnu, et pourtant bien vaste ! J'espère avoir réussi à vous avoir donné envie de mettre un peu votre nez dans ce genre en manque de visibilité et qui mériterait pourtant qu'on s'y penche grandement.
Bien le bonjour, tout le monde !
Aujourd'hui, j'avais envie de vous parler d'une forme de narration
qui n'avait pas encore été abordée sur ce blog. Si nous résumons, quels
sont les supports narratifs que nous avons déjà évoqués ici ? Le roman,
la bande dessinée, le manga, le film, le jeu vidéo, le théâtre, le
témoignage, l'animation, la fanfiction, le fanart… Cela nous fait déjà
un sacré chemin de parcouru, dis donc !
Pourtant, nous n'avons pas encore tout vu, loin de là. Et
aujourd'hui, j'aimerais aborder une forme dont je n'avais pas parlé
jusque-là. J'aimerais donc aborder le sujet du webcomic. Mais qu'est-ce donc que cette bête-là ?
Le webcomic, c'est très simple. Comme son nom l'indique, il s'agit d'une oeuvre de type graphique qui est exclusivement disponible sur internet (tout du moins, au commencement de sa publication). Depuis quelques années, ce genre fait fureur sur la toile. On peut parler du très célèbre Homestuck d'Andrew Hussie et qui comptabilise 8124 pages. Je ne m'étendrai pas sur cette oeuvre car je vous avoue ne pas encore avoir eu le courage de la lire. Mais je peux vous affirmer qu'elle possède une popularité et une fanbase tout bonnement impressionnante. Le nombre de fanarts qui circulent sur internet est fantastique. Un jour, il faudra vraiment que je me penche sur ce cas…
Le webcomic, c'est très simple. Comme son nom l'indique, il s'agit d'une oeuvre de type graphique qui est exclusivement disponible sur internet (tout du moins, au commencement de sa publication). Depuis quelques années, ce genre fait fureur sur la toile. On peut parler du très célèbre Homestuck d'Andrew Hussie et qui comptabilise 8124 pages. Je ne m'étendrai pas sur cette oeuvre car je vous avoue ne pas encore avoir eu le courage de la lire. Mais je peux vous affirmer qu'elle possède une popularité et une fanbase tout bonnement impressionnante. Le nombre de fanarts qui circulent sur internet est fantastique. Un jour, il faudra vraiment que je me penche sur ce cas…
Un autre webcomic que les fans de mangas connaissent assurément,
c'est cet OVNI qui a débarqué comme un boulet de canon, je veux bien
entendu parle de One Punch Man. Car, oui, à l'origine, ce manga était un webcomic dessiné par l'amateur One.
Le scénario a tellement plu que le one shot est devenu une série puis
une série qui a été de nouveau dessinée par un des plus célèbres
mangakas japonais, Yusuke Murata. Comme quoi, il est bel et bien
possible de passer d'un univers à l'autre pour peu qu'on fasse une
moyenne de 20 000 vues par jour.
Aujourd'hui, One est devenu un auteur reconnu pour ces
histoires qui regorgent de personnages d'une puissance époustouflante.
On peut parler, par exemple, de son autre oeuvre qui s'appelle Mob Psycho 100. A l'instar de son grand frère, One Punch Man,
cette histoire met en scène un ESPer qui possède des pouvoirs
démentiels. Et son adaptation en animé est une bonne réussite, surtout
quand on voit que l'auteur a encore quelques progrès à faire dans le
domaine du dessin…
Un jour il faudra que j'écrive aussi sur ces deux-là…
Après, il existe des webcomics qui n'ont pas la célébrité des deux premiers. Evidemment, il y en a à foison sur internet et tous ne percent pas de manière aussi fulgurante. J'en profite donc pour donner une petite visibilité à l'un des webcomic qui m'a le plus séduite ces dernières années (même si je ne pense pas que l'auteur soit en manque de fans). Il s'agit de l'oeuvre de Starfleet Rambo, intitulée The Boy Who Fell.
Après, il existe des webcomics qui n'ont pas la célébrité des deux premiers. Evidemment, il y en a à foison sur internet et tous ne percent pas de manière aussi fulgurante. J'en profite donc pour donner une petite visibilité à l'un des webcomic qui m'a le plus séduite ces dernières années (même si je ne pense pas que l'auteur soit en manque de fans). Il s'agit de l'oeuvre de Starfleet Rambo, intitulée The Boy Who Fell.
Au départ, il s'agissait d'une histoire en noir et blanc, mais,
maintenant, l'auteur colorise l'intégralité de ses pages. D'ailleurs,
parlons un peu de l'histoire ! On suit les mésaventures de Ren, un jeune
homme timide qui a été entraîné dans les enfers par le roi des démons
pour une raison obscure. Ce dernier fait croire à notre héros qu'il est
mort, mais qu'il posséderait le pouvoir de le renvoyer dans le monde des
humains s'il parvenait à remporter Hell Kitchen, un tournoi qui oppose
les créatures les plus puissantes des enfers.
Une histoire tendre, amusante, sombre, enjouée, prenante… Bref, c'est
vraiment une oeuvre qui vaut le détour. Je ne peux que vous conseiller
de vous plonger dans le travail tout en finesse de l'auteur. Les
personnages sont très intéressants et le petit Ren évolue à grande
vitesse dans ce monde carnassier où les plus faibles ne survivent pas au
joug des plus puissants. De plus, vous pouvez aussi découvrir ses
publications sur Tumblr qui sont généralement très drôles.
Mais sinon, y a-t-il un site pour publier ces propres webcomics ?
Parce que c'est bien gentil de vous parler de tout cela, mais je n'ai
pas encore évoqué de plateformes de mise en ligne. Alors certains
auteurs choisissent de publier leurs travaux sur des sites personnels,
ce qui est le cas des histoires citées ci-dessus.
Cependant, si jamais vous voulez vous lancer dans ce genre de
projets, vous pouvez très bien vous tourner vers des sites qui hébergent
vos histoires. C'est le cas de de Webcomics.fr,
par exemple. Sur ce site, il y a une énorme majorité d'histoires qui
tournent autour de l'humour, mais vous pouvez vous y inscrire dans un
autre domaine (fantasy, action, aventure…). Ce site concerne les
histoires de langue française et anglaise.
Après, il y a Top Web Comics, mais aussi DB Multiverse (une bande dessinée qui raconte la suite de Dragon Ball,
créée par les fans) et bien d'autres ! Tellement, en réalité, qu'il
serait difficile de tous les lister. Mais, dès que les auteurs
commencent à connaître un certain succès, ils ont tendance à déménager
sur des sites personnels, ce qui est une bonne idée car cela permet à
leurs fans de les retrouver facilement.
Bien entendu, il aurait été difficile de parler de webcomics sans évoquer également Maliki. Son auteur, Souillon,
est devenu très, très célèbre grâce à son style léger et décalé,
jusqu'à être publié aux éditions Ankama. C'est une bande dessinée pleine
d'humour qui tourne autour de Maliki, une jeune fille aux cheveux roses
et aux oreilles pointues. Ce protagoniste tient un blog où il dessine.
Tout simplement. Le reste, ce sont des anecdotes sur sa vie et ses
chats. Et c'est super !
Cet aspect n'a t-il que des bons côtés ? Vous vous doutez que non, pas vraiment.
Comme je l'ai souligné plus haut, il n'y a pas de comité de lecture. Donc pas de sélection. Si cela permet de donner une chance à tous, cela a pour conséquences de mettre en ligne un grand nombre d'histoires non abouties le moins du monde, ce qui est vraiment dommage. De plus, la censure étant quasiment, voire totalement, absente, n'importe qui peut tomber sur n'importe quoi. Je n'avais qu'écrit "webcomic" dans la barre de recherche de mon moteur de recherche et je suis tombée sur des bandes dessinées à caractère sexuel très explicite.
Si vous voulez vous lancer dans cet univers, je serai plus que ravie de vous aider, alors n'hésitez pas à me poser des questions. Sur ce, je vous laisse sur une jolie illustration de Starfleet Rambo, à très bientôt !
LE SYNDROME E
Bien le bonjour, tout le monde !
Cela fait un petit moment que je n'ai pas écris sur le blog, mais, pour
une fois, j'ai de bonnes excuses : les partiels de janvier et un
problème informatique. En effet, le pad de mon ordinateur a eu la bonne
idée de rendre l'âme.
Mais bon, cela ne m'empêche pas aujourd'hui de vous écrire un petit
article sur un livre que mon adorable petit frère m'a prêté : Le syndrome E de Franck Thilliez.
Cela faisait longtemps que je ne vous avais pas écrit une fiche de
lecture, et la dernière une fiche de lecture sur un roman policier date
de… Mai 2014 ! Ah oui, quand même…
Alors, que raconte ce roman ? L'histoire débute avec Ludovic Sénéchal
qui a mis la main sur un mystérieux film anonyme auprès d'un
collectionneur. Suite au visionnage de la bobine, Ludovic devient
aveugle. Désespéré, il demande de l'aide auprès d'une de ses
connaissances, Lucie Hennebelle, qui va découvrir que derrière ce simple
film se cache une vérité bien plus terrifiante…
Que dire alors, à propos de cet ouvrage ? Hé bien, il vous emporte, cela, c'est certain. Je ne lis pas énormément d'histoires de ce style, ce n'est pas ce qui me passionne le plus, mais le puzzle malsain mis en place par l'auteur ne laisse pas au lecteur le luxe d'hésiter : à mesure que se déroule l'intrigue, le mystère ne cesse de s'épaissir pour entraîner le lecteur dans des ténèbres toujours plus profondes et poisseuses.
Les deux personnages principaux, Lucie et Sharko, tous deux policiers, sont tous deux bien écrits, très bien ficelés, même si j'avoue avoir un certain penchant pour l'homme car son histoire est particulièrement poignante et développée : c'est le profil du flic qui a vu bien trop de saletés au cours de sa carrière et qui en a payé le prix fort.
En soi, l'histoire est vraiment bonne et le jeu de puzzle est tout à fait délirant (les liens entre les histoires, les personnages, les recherches, les emboîtements…). Mais, parfois, on va tout de même loin dans le sadisme ( pour citer deux exemples, une certaine mise a mort va vous arracher un sursaut et la scène des lapins est simplement épouvantable). Même si Thilliez qualifie les criminels présents entre les pages de psychopathes et de salopards, je me suis sentie mal à l'aise par moments. Car certaines figures de ce roman sont tout bonnement folles et leur folie les pousse à commettre des actes d'une atrocité révoltante.
J'aimerais vous parler un peu de l'écriture également. J'aime beaucoup le fait que l'auteur n'hésite pas à mélanger les registres, voire à privilégier largement le langage familier. Injures et mots couramment employés à l'oral sont de mises dans ce labyrinthe malsain qui se lit avec une facilité déconcertante.
Un petit reproche tout de même ! Les personnages sont bavards, et même un peu trop. Certains monologues peuvent s'étaler sur des pages et des pages ! Je regrette que l'auteur n'ait que cette alternative là à nous proposer pour exposer des éléments clés de l'enquête et ainsi éclairer la lanterne de son cher lecteur.
Mon père a qualifié ce roman de sadique (oui, il est passé un peu entre toutes les mains) et je suis de son avis. Je ne recommanderai pas ce livre à tous. L'histoire est folle et la conclusion de l'énigme, que je vous laisse découvrir par vous-même, arrache un sursaut de dégoût. Néanmoins, c'est un bon roman et on ne peut qu'être impressionné par le gigantesque puzzle que Thilliez s'est amusé à mettre en place.
Que dire alors, à propos de cet ouvrage ? Hé bien, il vous emporte, cela, c'est certain. Je ne lis pas énormément d'histoires de ce style, ce n'est pas ce qui me passionne le plus, mais le puzzle malsain mis en place par l'auteur ne laisse pas au lecteur le luxe d'hésiter : à mesure que se déroule l'intrigue, le mystère ne cesse de s'épaissir pour entraîner le lecteur dans des ténèbres toujours plus profondes et poisseuses.
Les deux personnages principaux, Lucie et Sharko, tous deux policiers, sont tous deux bien écrits, très bien ficelés, même si j'avoue avoir un certain penchant pour l'homme car son histoire est particulièrement poignante et développée : c'est le profil du flic qui a vu bien trop de saletés au cours de sa carrière et qui en a payé le prix fort.
En soi, l'histoire est vraiment bonne et le jeu de puzzle est tout à fait délirant (les liens entre les histoires, les personnages, les recherches, les emboîtements…). Mais, parfois, on va tout de même loin dans le sadisme ( pour citer deux exemples, une certaine mise a mort va vous arracher un sursaut et la scène des lapins est simplement épouvantable). Même si Thilliez qualifie les criminels présents entre les pages de psychopathes et de salopards, je me suis sentie mal à l'aise par moments. Car certaines figures de ce roman sont tout bonnement folles et leur folie les pousse à commettre des actes d'une atrocité révoltante.
J'aimerais vous parler un peu de l'écriture également. J'aime beaucoup le fait que l'auteur n'hésite pas à mélanger les registres, voire à privilégier largement le langage familier. Injures et mots couramment employés à l'oral sont de mises dans ce labyrinthe malsain qui se lit avec une facilité déconcertante.
Un petit reproche tout de même ! Les personnages sont bavards, et même un peu trop. Certains monologues peuvent s'étaler sur des pages et des pages ! Je regrette que l'auteur n'ait que cette alternative là à nous proposer pour exposer des éléments clés de l'enquête et ainsi éclairer la lanterne de son cher lecteur.
Mon père a qualifié ce roman de sadique (oui, il est passé un peu entre toutes les mains) et je suis de son avis. Je ne recommanderai pas ce livre à tous. L'histoire est folle et la conclusion de l'énigme, que je vous laisse découvrir par vous-même, arrache un sursaut de dégoût. Néanmoins, c'est un bon roman et on ne peut qu'être impressionné par le gigantesque puzzle que Thilliez s'est amusé à mettre en place.
CEUX AU-DESSUS DE L'HOMME
Bien le bonjour, tout le monde !
Cela fait très longtemps que je n'ai pas parlé mangas. Alors je me
suis dit que c'était l'occasion pour moi d'écrire un article que je
souhaite publier depuis longtemps : une comparaison entre trois mangas
où l'homme n'est plus le prédateur ultime.
Bien entendu, des êtres au-dessus de l'homme, il y en a la pelle dans
l'univers du manga. Démons, anges, ESPers, djinns, fantômes,
extraterrestres, robots et j'en passe ! Les simples mortels sont moins
nombreux, les simples mortels sans talent sont même une minuscule
minorité dans ce grand océan qui regorge de personnages redoutables. Ces
êtres sont partout et l'emportent toujours sur le petit citoyen lambda.
Et certains ont poussé l'idée plus loin jusqu'à faire régresser l'homme
au statut de proie.
C'est de cela dont je souhaite vous parler aujourd'hui. Pour cela, je vais me baser sur trois œuvres japonaises : Parasyte (ou Kiseiju), Shiki et Tokyo Ghoul.
Je ne vais vraiment m'approfondir sur leur histoire, mais sur le
traitement de la relation homme-créature établie au cours de ces mangas.
Mais, pour cela, nous allons d'abord procéder à un rapide résumé !
Parasyte, un vieux manga de 1988, écrit par Hitoshi Iwaaki et adapté en animé en 2014. L'histoire est celle de parasites qui sont venus sur la Terre pour des raisons mystérieuses. Ces créatures ont besoin d'hôtes pour survivre. Shinishi, un lycéen ordinaire, échappe de justesse à la mort après qu'un parasite l'ait attaqué. Cependant, une sorte de fusion s'opère et humain et extraterrestre se retrouvent à partager le même corps. C'est ainsi que Shinishi se rend compte qu'il possède de nouvelles capacités… et qu'une menace plane sur l'humanité tout entière.
Passons à Shiki, un roman d'horreur de 1998 écrit par Fuyumi Ono. Par la suite, il fut adapté en mangas en 2007 puis en animé en 2010.
Encore une fois, il s'agit d'une série qui a traversé les âges. On se
retrouve dans les années 90, dans un village isolé Sotoba qui accueille
de nouveaux résidents très mystérieux. Cependant, peu de temps après
leur arrivée, des morts étranges surviennent. Qui sont vraiment les
Kanemasa ? Et que se passe-t-il en fin de compte dans ce village où les
morts semblent soudain revenir à la vie ?
Enfin, Tokyo Ghoul, un manga de Sui Ishida qui a débuté en 2011 et été adapté à partir de 2014. On suit le parcours de Kaneki Ken dans un Tokyo contemporain menacé par d'étranges créatures qui dévorent les humains : les goules. Kaneki en rencontre une un jour par hasard et il est gravement blessé. Pour le sauver, un chirurgien lui fait une greffe. Malheureusement, les organes qu'il reçoit sont ceux d'une goule, faisant de lui un hybride, ni tout à fait goule, ni tout à fait humain.
Voilà pour un résumé assez (très) grossier. Nous avons donc trois
univers assez différents. Leur point commun, c'est que les personnages
principaux sont des hommes qui subissent une sorte de mutation, ce qui
les fait basculer de l'autre côté de la barrière. Ils se retrouvent donc
à un point d'équilibre. Shinishi apprend à connaître les parasites car
l'un d'entre eux, Migi, vit dans sa main droite. Kaneki, lui, appartient
aux deux mondes sans appartenir à un seul d'entre eux. Tous deux sont
donc des ponts entre les deux univers et c'est pour cela qu'ils sont
très intéressants.
Nous n'avons pas de personnage de ce genre dans Shiki. Vous
vous en doutez, les morts sont causées par des sortes de vampires qui
ont un objectif précis à l'esprit. Donc, tu es un shiki ou tu n'en es
pas un, tu n'as pas réellement de stade intermédiaire. Et ce fait-là
sert à l'histoire car les shikis ne veulent pas vivre avec les hommes et
vice versa. Les goules et les humains non plus, me direz-vous. Certes,
mais Shiki va plus loin dans la réflexion de séparation.
Pour illustrer mes dires, je vais devoir révéler certaines clés de
l'intrigue, alors je déconseille d'aller plus en avant si ne connaissez
aucune de ces histoires.
Les shikis ne sont pas nombreux et ils ne sont pas "passifs" contrairement aux goules que Kaneki va être amené à rencontrer à l'Antique, le café où il va travailler. Les goules se mêlent aux humains et vivent en secret. Les shikis, eux, souhaitent créer un idylle où ils pourront vivre en paix sans se cacher. C'est pourquoi ils choisissent Sotoba. Un lieu isolé où ils essaient de vampiriser tous les humains afin de mettre sur pied leur petit paradis. Et c'est cela, je pense, qui fait que Shiki est plus intéressant que Tokyo Ghoul.
Tokyo Ghoul avait un excellent départ. Le groupe de goules que
rejoint Kaneki est très intéressant car ce sont des pacifiques noyés
dans une masse de créatures toutes plus agressives les unes que les
autres. Il y a des nuances, bien sûr, mais je trouve le propos mieux
servi dans les autres œuvres. On est beaucoup plus dans le spectaculaire
chez Tokyo Ghoul, si bien qu'on perd un peu au niveau du fond.
Pourtant, il est possible de servir le fond et la forme à la fois, ce que fait admirablement Parasyte, et c'est pourquoi je positionne ce manga en tête de ce petit classement.
L'histoire est excellente, servie par des personnages incroyables, tous plus poussés et réfléchis les uns que les autres, que ce soit Reiko Tamura ou celui qui fait un discours incroyable lors de l'assaut à la mairie (je ne pense pas qu'il ait de nom…). Le duo Shinishi-Migi est très, très intéressant également. Le lycéen va petit à petit apprendre à connaître ce qui gravite autour des parasites, ce qui va l'amener à remettre beaucoup de choses en question, notamment sa vision du bien et du mal. Quant à l'extraterrestre, c'est un passionné de connaissances, un dévoreur de savoir qui ne cesse d'apprendre. Il veut tout savoir sur le monde et va évoluer pas à pas. Dans un certain sens, on peut le dire, c'est un humaniste.
Et, avec tout ça, on a un manga bourré d'actions, de retournements et d'émotions. Que demander de plus ?
Il faut savoir que ces trois mangas ne me faisaient pas du tout, du
tout envie au départ. J'ai mis longtemps à me pencher sur eux, mais je
ne l'ai vraiment pas regretté. Les trois sont bons, vraiment (même je
commence à décrocher de Tokyo Ghoul Re:, le manga, nouvelle
partie des aventures de nos amis de l'Antique). Certains passages sont
très, très durs, dans les trois, et je n'arrive toujours pas à apprécier
le design de Shiki (mais ses musiques, bon sang, ses musiques
!). C'est pourquoi je ne les recommande pas à tous, mais ils sont très
bien, donc, si la violence (parfois très poussée dans certains passages
comme la scène de torture de Kaneki par Jason qui est très puissante,
mais horrible) ne vous fait pas peur, je vous invite à vous plonger
là-dedans.
J'aurai pu vous parler de tout cela encore longuement, car il y a beaucoup à dire en matière de comparaison sur ces trois œuvres. Ici, je ne me suis attardée que sur la relation entre les humains et les créatures, mais la question de l'adaptation (le fait de passer d'un support à un autre implique toujours des choix intéressants), l'animation, la musique… Il y a tant à dire ! Alors n'hésitez pas à me dire si vous souhaitez un autre article avec les mêmes sujets sur l'avant de la scène. Et je vais m'arrêter de blablater maintenant, parce que, sinon, la longueur de l'article va faire peur même aux plus téméraires !
JOURNAL D'UNE FEMME DE CHAMBRE
Bien le bonjour, tout le monde !

Alors, qu'est-ce ? Ce roman, je l'ai étudié en classe et c'est pourquoi
je voudrais vous en parler. Parce que, whaou, il est… très
particulier. Je vais vous dire cela tout de suite.
Parlons un peu de l'histoire. On se retrouve dans l'esprit de Célestine R., une jeune femme qui sert sous les ordres des Lanlaire, un couple bourgeois particulièrement avare et ridicule. A travers le point de vue de notre narratrice, on découvre la France anti-dreyfusarde dans toute son horreur. Et bon sang, quel voyage !
Ce roman est vraiment un coup de coeur. On découvre la France de 1898 dans sa plus grande intimité grâce à une écriture à la fois belle et acérée. Le personnage de Célestine est très intéressant et attachant à la fois, même s'il est parfois très dur.
Mirbeau avait l'ambition de secouer les consciences avec cet ouvrage et c'est pourquoi il ne va pas hésiter à mettre sur pied des scènes parfois dures, voire dérangeantes (le passage sur le viol et le meurtre de la petite Claire, même si on n'y assiste pas, en est un bon exemple). A ses yeux, le scandale est un excellent moyen de diffuser son oeuvre car la littérature est un engagement qui vise à déranger. Et l'on peut dire qu'il y parvient parfaitement avec ce roman.
C'est une oeuvre construite sur beaucoup d'analepses, c'est-à-dire que
Célestine partage énormément ses souvenirs avec les lecteurs, on revient
toujours sur ce qu'elle a vécu dans sa vie. C'est très intéressant et
cela donne au personnage une épaisseur considérable. Grâce à elle, on se
rend compte à quel point les domestiques étaient maltraités au 19e
(même si la gente domestique n'est pas épargnée par la plume assassine
d'Octave Mirbeau).
Je ne conseillerai pas ce roman à tous. Il est super, là n'est pas la question, mais il peut être difficile à appréhender. De plus, la sexualité y est fortement présente, et pas sous son meilleur jour. Le traitement des domestiques est abominable et aucune institution n'échappe à l'oeil critique de notre ami Mirbeau, pas même le clergé et l'armée (ou devrais-je dire surtout pas).
Et, bien sûr, l'antisémitisme prend une place particulièrement
importante dans le roman. C'est à la fois fascinant et terrifiant.
Plutôt que vous en parler longuement, car je pourrais continuer ainsi
longtemps, je vais juste vous conseiller de foncer le lire. Si cela vous
tente, en plus, Léa Seydoux a joué dans une interprétation du roman en
2015 et le film est un petit bijou qui suit parfaitement le déroulement
de l'intrigue.
J'espère avoir tout de même réussi à susciter votre intérêt. Je n'ai rien lu d'autre de Mirbeau, mais j'aimerais vraiment me plonger dans 21 jours d'un neurasthénique qui doit être proprement fabuleux. Si vous êtes partant, n'hésitez pas, je ne pense pas que vous regretterez cette plongée dans l'intimité des boudoirs et des cabinets de toilette.
Parlons un peu de l'histoire. On se retrouve dans l'esprit de Célestine R., une jeune femme qui sert sous les ordres des Lanlaire, un couple bourgeois particulièrement avare et ridicule. A travers le point de vue de notre narratrice, on découvre la France anti-dreyfusarde dans toute son horreur. Et bon sang, quel voyage !
Ce roman est vraiment un coup de coeur. On découvre la France de 1898 dans sa plus grande intimité grâce à une écriture à la fois belle et acérée. Le personnage de Célestine est très intéressant et attachant à la fois, même s'il est parfois très dur.
Mirbeau avait l'ambition de secouer les consciences avec cet ouvrage et c'est pourquoi il ne va pas hésiter à mettre sur pied des scènes parfois dures, voire dérangeantes (le passage sur le viol et le meurtre de la petite Claire, même si on n'y assiste pas, en est un bon exemple). A ses yeux, le scandale est un excellent moyen de diffuser son oeuvre car la littérature est un engagement qui vise à déranger. Et l'on peut dire qu'il y parvient parfaitement avec ce roman.

Je ne conseillerai pas ce roman à tous. Il est super, là n'est pas la question, mais il peut être difficile à appréhender. De plus, la sexualité y est fortement présente, et pas sous son meilleur jour. Le traitement des domestiques est abominable et aucune institution n'échappe à l'oeil critique de notre ami Mirbeau, pas même le clergé et l'armée (ou devrais-je dire surtout pas).

J'espère avoir tout de même réussi à susciter votre intérêt. Je n'ai rien lu d'autre de Mirbeau, mais j'aimerais vraiment me plonger dans 21 jours d'un neurasthénique qui doit être proprement fabuleux. Si vous êtes partant, n'hésitez pas, je ne pense pas que vous regretterez cette plongée dans l'intimité des boudoirs et des cabinets de toilette.
LES GENS HEUREUX LISENT ET BOIVENT DU CAFE
Bien le bonjour, tout le monde.
Avant
de commencer cet article, j'aimerais juste consacrer un mot aux
survivants des attentats du 13 novembre 2015. Nous n'oublions pas votre
douleur, nous n'oublions pas ce que vous avez vécu. Ce qu'il s'est passé
est inhumain, nous ne pouvons l'effacer, juste soutenir ceux qui
porteront à jamais les stigmates d'une peur immense. Nous sommes là,
avec vous.
Le
livre d'aujourd'hui est une commande de Margaux R., merci à elle, cela
faisait longtemps que nous n'avions pas eu d'article de ce genre ! Le
livre qu'elle m'a demandé est Les gens heureux lisent et boivent du café d'Agnès Martin-Lugand.
J'avais déjà entendu parler de ce roman pour son titre très particulier
qui renvoie à un café dans l'univers de l'auteur. Mais l'histoire n'est
pas du tout aussi joyeuse que le laisse entendre le titre…
L'histoire
est celle de Diane, une parisienne qui a perdu son mari et sa fille
dans un accident de voiture. Un an plus tard, elle ne parvient toujours
pas à sortir la tête de l'eau. Elle prend donc la décision de s'isoler
en Irlande, une destination dont rêvait autrefois son mari. Là,
peut-être, enfin, parviendra-t-elle à se reconstruire.
J'ai
commencé le roman sans rien savoir de l'histoire. J'ai été très vite
frappée par le style très lapidaire de l'auteur qui privilégie les
phrases courtes et les dialogues. On se situe exclusivement du point de
vue de Diane, plongée dans un brouillard de fumée de cigarette où elle
revit sans cesse son horrible perte. On s'attache vite à cette jeune
femme blessée qui ne parvient plus à garder pied dans la réalité. Mais…
Le roman est cousu de fil blanc. Le personnage principal masculin, un dénommé Edward, est le cliché
de l'artiste maudit à l'enfance compliqué et au coeur brisé. On voit
venir la fin de loin, ce que je trouve un peu dommage, étant donné que
l'histoire est bien traitée, ce qui n'est pas facile quand on s'attaque à
un sujet aussi lourd. Même le personnage de Félix, un homosexuel
fêtard, ressemble à une caricature, ce qui est dommage, il aurait pu
apporter plus à la trame.
Après,
on ne lit pas ce roman parce que l'histoire est complexe, immensément
riche et extrêmement bien écrite. C'est un bon roman, intéressant,
sympa, qui se lit avec facilité. De plus, il a un format assez petit, ce
qui permet de le glisser dans un sac. Donc, c'est pour ces raisons-ci
que je vous le conseille.
LE VENTRE DE LA FEE
Bien le bonjour, tout le monde.
Aujourd'hui, petit article sur un roman noir au titre plus qu'intrigant, j'ai nommé Le ventre de la fée d'Alice Freney.

Le ventre de la fée est le premier livre de Freney et il fut publié en 1993.
Par ce roman, elle fait une entrée dans le monde littéraire tout à fait
stupéfiante. Pour un premier pas, Freney se présente sous un jour d'une
auteur qui n'a pas froid aux yeux. Son roman, d'une noirceur peu
commune, est servi par une écriture légère, délicate et neutre, ce qui
renforce le côté monstrueux de son personnage principal, Gabriel, l'être
qui est sorti du ventre d'une fée.
Que vous dire sur l'histoire ? C'est celle d'un jeune homme qui a eu
une mère merveilleuse, une mère à qui son père avait donné le doux nom
de fée. Mais Gabriel n'appartient pas à la même race qu'elle. Il est un
monstre habité par des pulsions incontrôlables et il n'en a que trop
conscience. Il ne peut juste pas s'en empêcher...

Ce roman est d'une violence qui tord les boyaux. Je n'ai pas réussi une
once de sympathie envers le personnage, et je doute que c'était ce que
recherchait l'auteur. Elle présente son personnage en lumière, ni crue,
ni douce. J'ai eu du mal à tourner toutes les pages de ce livre, mais je
ne regrette pas de m'être glissée dans cette lecture qui m'a permis de
découvrir plus en profondeur une facette noire de l'humanité.
Evidemment, je ne conseillerai pas ce livre au premier lecteur venu. Si
vous avez une grande sensibilité ou que les vices tels que le viol vous
répugnent, je pense qu'il vaudrait mieux passer votre chemin. Mais si
vous avez la curiosité et le recul nécessaire, je pense que ce livre
peut vous intéresser.
ARTICLE SHAMPOING
Bien le bonjour, tout le monde !
Aujourd'hui, un petit article shampoing qui ravira les fans de grands
romans et ceux de Léonardo Dicaprio. En effet, aujourd'hui, on va parler
amour, on va parler richesse et on va parler Amérique. Aujourd'hui,
nous entrons dans les années folles depuis le point de vue de Nick
Carraway. Messieurs dames, c'est l'heure de Gatsby le Magnifique.
Gatsby le Magnifique (ou The Great Gatsby pour la version originale) est un roman de Francis Scott Fitzgerald écrit en 1925. Personnellement, je n'ai pas lu l'oeuvre originale, mais la traduction de Philippe Jaworski qui est absolument délicieuse et que je vous recommande chaudement.
Cet article portera aussi sur le film où jouent Léonardo Dicaprio (Jay Gatsby) et Tobey Maguire (Nick Carraway). Il a été réalisé par Baz Luhrman en 2013. Deux en un, article shampoing, c'est parti !

Ce roman est avant tout une incroyable histoire d'amour, mais que l'on suit intégralement depuis un
point de vue extérieur. Nick ne va jamais s'introduire dans le couple ou
dans leurs pensées, si bien qu'il ne rend compte que de certaines
marques visibles de l'amour qui existe entre les deux personnages. Mais
celui de Gatsby est tellement incroyable, magnifique et omniprésent que
le lecteur le ressent au fond de son ventre. Après tout, Gatsby est un
homme dont la moindre action est commandé par l'amour, ce qui est très
beau, mais aussi très triste.
Je ne peux évidemment pas parler de ce roman sans parler du style absolument incroyable de Fitzgerald.
La traduction est un chef d'oeuvre qui retranscrit une force d'écriture
tout à fait magique. Je pense que je vais vraiment me pencher sur
l'original, mais j'hésite car j'ai peur d'être un peu déçue tant j'ai
été transportée par le point de vue de Jaworski.

J'aimerais maintenant venir un peu sur le personnage de Daisy qui a
donné lieu à de multiples débats entre moi et mon entourage. Dans le
film, le rôle de cette femme est incroyablement ambigu, je l'ai même
trouvé plus subtile que dans le livre… ou non. Elle est déchirée entre
ses émotions et ne sait la voie qu'elle doit emprunter. La scène de
l'hôtel en est l'exemple le plus frappant. Cette scène, d'ailleurs,
prend une tournure différente dans le roman où Daisy semble avoir un
avis beaucoup plus tranché… ce qui la rend peut-être, en définitive,
encore plus mouvante. Beaucoup de fans la détestent, moi, elle me
fascine.
En résumé, un roman et un film très bons à l'histoire fascinante. A
découvrir très vite. Par contre, dans le livre, ne vous attendez pas à
un “Je suis Gatsby” aussi incroyable que dans le film. On passe très
vite dessus, contrairement au film où la phrase est suivie de feux
d'artifices. Personnellement, je l'attendais avec impatience, mais ce
n'est pas du tout le même effet !
FARENHEIT 451
Contrairement au manga susdit, ce roman se situe dans une époque lointaine qu'on ne parvient pas à
situer. Dans mes souvenirs, je crois aussi qu'on ne connaît pas
exactement le lieu où se déroule le récit. Ce dernier se situe du point
de vue de Guy Montag, un homme qui exerce le métier de pompier. Il est
payé pour débusquer des livres et y mettre le feu. Etrange ? Ce n'est
rien comparé au reste de l'histoire.
Le monde dans lequel évolue le personnage est figé, mort et sans âme.
Ces collègues ne se posent aucune question sur le bienfondé de leurs
actions, sa femme n'est qu'une coquille vide qui passe son temps perdue
dans l'univers coloré des émissions télévisées. Rien ne semble avoir de
sens pour un lecteur de notre époque. Et, évidemment, les livres
n'existent pas. Ce qui y est écrit importe peu, leur seul destin est de
brûler. Les hommes sont redevenus des enfants indifférents qui “ne
parlent de rien” et qui se laissent porter par une société qui prône la
violence au nom du bonheur.
POISON CITY
Et Poison city est
né. Ce manga pourrait simplement être vu comme une revanche contre ceux
qui l'ont censuré, mais je pense que l'auteur éprouvait un réel intérêt
pour le sujet de la censure et que c'est cela qui l'a poussé à réaliser
cet ouvrage des plus angoissants.
L'histoire se déroule au Japon, durant notre ère. A l'approche des Jeux Olympiques, les autorités gouvernementales ont décidé de “purifier” l'image de leur pays et cela passe par une censure très sévère de tous les arts. Une époque bien sombre, surtout pour Mikio Hibino, un jeune mangaka qui rêve de publier un manga d'horreur.
L'histoire est dérangeante et elle est traitée de manière à causer un malaise chez le lecteur. Le sujet est bien développé et arrive à titiller l'esprit, surtout quand l'on sait que certains faits évoqués se sont produit et se produisent encore dans notre réalité (les comités de censure sont toujours en place, la lutte contre les comics a réellement eu lieu…). De plus, l'auteur met en parallèle cette histoire avec celle de Hibino, une histoire de zombies tout bonnement épouvantable. J'ai regretté d'ailleurs que les deux univers ne soient pas plus liés, mais bon…
La série est en deux tomes. La fin, bon sang de bon soir… Elle est à
l'image du reste : flippante. Mais pas parce que l'histoire tombe dans
l'horreur, mais tout simplement que ce qui arrive au personnage
principal est terrifiant.
Concernant les dessins, je ne suis pas une fan inconditionnelle, mais, de mon point de vue d'amateur, ils demeurent très bons. Ils sont clairs et réalistes, ce qui leur donne vraiment une grande force.
A la fin du manga, vous trouverez un dossier vous expliquant en détails ce qui est arrivé à l'ouvrage censuré de l'auteur. Ainsi, on parvient à comprendre comment fonctionnent les comités de censure japonais… et on aperçoit alors l'absurdité de la chose.
La censure est un sujet d'actualité, peut-être même, qu'aujourd'hui, il est beaucoup trop actuel. Dans notre pays moins qu'ailleurs, j'en suis consciente. Cependant, cette liberté est un de nos droits les plus fondamentaux. Alors, même si on ne se sent peut-être pas les premiers concernés, c'est une cause qui ne doit jamais être abandonnée, que ce soit pour nous ou, comme le souligne Tsutsui, pour les générations futures.
LE GRAND MEAULNES
L'histoire est bien menée et on s'attache vite aux personnages, en
particulier au narrateur, un garçon calme et droit qui admire beaucoup
Augustin Meaulnes. Je ne pensais pas autant aimer ce livre quand je l'ai
ouvert, mais j'ai vraiment aimé suivre les aventures de nos héros à
travers leurs épreuves. Ils grandissent tout au long de l'histoire,
autant physiquement que mentalement.
MEDEE KALI
Aujourd'hui, parlons théâtre ! Si vous avez un peu parcouru ce blog,
vous avez du vous rendre compte que j'avais un sérieux faible pour la
légende de Médée, cette
terrible sorcière, cette mère inhumaine. Entre l'article sur le mythe et la réécriture, oui, on peut dire que j'éprouve un penchant pour cette horrible histoire.
LE MEILLEUR DES MONDES
Me voilà revenue dans le Nord après un mois de stage aux éditions de l'Harmattan.
Chaque matin et chaque soir, je prenais le métro afin de me rendre sur
mon lieu de travail, ce qui me faisait à peu près deux heures de route
par jour. Autant dire que j'avais un peu de temps devant moi pour lire.
Et c'est ce que j'ai fais !
Nous partons donc à la découverte de ce monde aux côtés de Bernard, un
Alpha plus, et Lénina qui doit être une Bêta plus si mes souvenirs sont
exacts. Si la jeune femme est fondue dans son univers, ce n'est pas le
cas de notre héros qui ne trouve pas sa place dans la société. Un jour,
il emmène Lénina voir une réserve de “sauvages”, des êtres humains qui
n'ont pas été conditionnés et qui sont donc parqués dans des lieux clos.
Et là commence leur chute…
LE PLUS PETIT BAISER JAMAIS RECENSÉ
Une des plus belles inventions de ce livre est le chocolat au goût de baiser. L'inventeur tente de
reproduire le goût du plus petit baiser jamais recensé à travers des
chocolats absolument incroyables. En lire la recette met l'eau à la
bouche et nous donne vraiment envie d'y goûter. Hé bien, chers fans,
sachez que cela est possible ! Un chocolatier, du nom de Victor et Hugo,
les a reproduit ! Je ne sais pour vous, mais, personnellement, ça me
tente bien d'aller faire un petit tour dans cette boutique, moi…
NO.6 LE RETOUR
d'admiration
et de respect. La dernière fois que j'en avais parlé, je n'avais fait
référence qu'à l'animé, car c'était tout ce que je connaissais
jusqu'alors de ce chef d'oeuvre. Mais la donne a changé. Maintenant,
j'ai lu le roman et le manga… Et p****n que c'est bon !
L'histoire demeure donc la même, même si des détails varient d'un
support à un autre (certaines images, par exemple, ont été évacuées de
l'animé, destiné à un plus large public, alors qu'elles existent bel et
bien dans le manga et le roman). Le chara design est bien entendu le
même que celui présenté dans l'animé. Et le dessin… Ouah !
LES TOURNESOLS AVEUGLES
LA PETITE MORT
La Petite Mort est un BD dessinée et imaginée par Davy Mourier et elle est publiée aux éditions Delcourt. Jusqu'alors, deux tomes ont vu le jour et on attend tous avec impatience le troisième, moi y compris.
Les dessins sont peu colorées, mais entre découpées de fausses pages de pub très amusantes. Les blagues sont parfois cruelles, parfois ridicules, mais je peux vous garantir que Davy Mourier saura dérider les plus renfrognés. Car derrière son aspect des plus gageste, La Petite Mort sait traiter son sujet et amener son lecteur à avoir une certaine empathie pour les personnages. Le deuxième tome a su équilibrer cet impression (la fin m'a particulièrement remuée, surtout que je ne m'y attendais absolument pas).
Mais ce n'est pas tout ! Dès la première page, on nous apprend que la
BD contient des
éléments en réalité augmentée. Une fois l’application installée, les
possesseurs de smartphones pourront scanner certaines pages marquées
afin de découvrir un contenu additionnel qui se révèle être une série de
vidéos de l’auteur. A travers celles-ci, il nous explique pourquoi
il a fait certains choix, comme pour le nom du poisson rouge,
l’intégration de certains personnages…Ce que je ne savais absolument pas
avant de faire mes recherches pour cet article. J'ai hâte de rentrer à
la maison pour découvrir tout ça !
LES ANNALES DU DISQUE-MONDE
Donc, bonjour à tous et à toutes ! Aujourd'hui, j'ai décidé de vous parler de Terry Pratchett (paix à son âme), un monstre de la littérature fantasy dont l'oeuvre ne compte pas moins de quarante-six romans.
Donc l'histoire est celle de Mortimer, Morty pour les intimes, que son père essaie désespéramment de caser en apprentissage chez quelqu'un. Malheureusement, à la foire au travail, personne ne veut de lui. Alors que la nuit s'avance, un cavalier surgit et propose de l'embaucher. Il s'agit de la mort en personne qui souhaite lui apprendre les ficelles de son métier. C'est le début d'une histoire rocambolesque qui pourrait bien changer le destin du Disque-monde.
J'ai vraiment apprécié ce livre. J'en lisais un petit bout chaque matin
avant de partir en cours, si bien que Mortimer m'a accompagné un long
moment cette année. J'ai assisté peu à peu à son évolution et à celle
des personnages qui l'entouraient. Celui de la Mort est vraiment
intéressant, sympathique et captivant. L'histoire est rondement menée et
ne nous laisse pas un seul instant nous ennuyer. Le style d'écriture,
qui m'avait rebuté, m'a finalement avalé et projeté dans ce monde d'un
burlesque absolument stupéfiant, même s'il y demeure une certaine
profondeur.
En somme, un très agréable moment à passer. On m'a déjà prêté deux tomes qui demeurent sur ma table de chevet, attendant tranquillement que je daigne les ouvrir. Terry Pratchett a créé véritablement un univers riche et fantasque qui nous extirpe de force de notre réalité pour une balade dans l'inconnu et le rire. Je le conseille à tous ceux qui hésiteraient encore à découvrir ce monstre à pattes et je peux vous assurer qu'il vous fera rire.
Et vous ? Quels tomes avez-vous lus et pourquoi vous ont-ils plu ?
IKIGAMI
Voilà un bout de temps que je n'avais pas fait de fiche de lecture. Pour redémarrer du bon pied, je Ikigami, préavis de mort.
vous
propose un article sur un manga que j'ai commencé en noël dernier, mais
que je lorgnai depuis un bon bout de temps : j'ai l'honneur de vous
présenter
C'est ici aussi que la loi est très vicieuse, offrant aux familles des
victimes des compensations financières si la mort a été paisible et les
stigmatisant en cas contraire. Les morts belles vont être énormément
valorisées par les médias alors que les actes mauvais seront au maximum
étouffés.
RENOUVEAU
Je commencerai par Kenshin le vagabond restauration, une nouvelle série
qui se compose de deux tomes. Si vous connaissez un peu le blog, vous
devriez savoir que Kenshin le vagabond fait
partie de mes mangas préférés. un jour que j'errais dans une librairie,
je suis tombée sur Kenshin le vagabond restauration. Curieuse, j'ai
acheté le premier tome pour le lire.
Un mot sur les dessins. Alors, c'est un bon travail. J'ignore ce que
l'auteur a fait entre temps en mangas, mais son style a grandement
évolué, surtout quand on le compare au tout premier tome de Kenshin. Le
graphisme est beau, le découpage bien fait (à mon humble avis
d'amatrice). C'est dynamique, lisible et clair. Kenshin perd d'ailleurs
un peu de son côté efféminé alors que Kaorou gagne en prestance.
Passons à un autre renouveau. Alors… Peut-être avez-vous lu mon article sur Fate/stay night. Hé bien figurez vous qu'une nouvelle série est sortie, une sorte de remake, appelée Fate/stay night: Unlimited Blade works. Curieuse, et vaguement inquiète (après tout, je n'avais pas aimé la première version), je me suis finalement laissée tenter… Et je ne le regrette absolument pas !
Ce qu'ils ont fait de FSN est un miracle ! Comme quoi, avec une même histoire, on peut en tirer deux choses radicalement opposées. Même Shiro, bon sang, Shiro quoi ! Lui qui m'avait tant tapé sur les nerfs par le passé est devenu un personnage absolument génial ! En changeant pas grand chose en plus.
Je regrettai dans le premier FSN qu'on n'accorde que si peu d'importance à Caster qui, à mes yeux, avait un grand potentiel. Hé bien, je suis servie ! Elle est devenue le principal adversaire de Shiro et de Tosaka, d'ailleurs la relation entre la jeune mage et son servant est plus développée et approfondie, tout comme celle que sont en train de nouer Emiya et Rin. Bon, Sakura joue toujours au pot de fleurs et le rôle de Rider s'est réduit à quelques apparitions (c'est dommage, son combat était plus cool), mais sinon, c'est quand même du grand art quand on voit son point de départ !
Les graphismes sont aussi magnifiques. Ils ont repris exactement ceux de Fate Zéro et c'est absolument génial. Les combats ont gagné en souffle et en intensité, également.
Donc voilà. La série est en cours et nous en sommes pour l'instant au
13ème épisode. Jusque là, ils ont fait du très bon travail, même si on
peut reprocher que pour le moment la guerre ne soit uniquement
concentrée sur le duel entre Caster et Saber-Archer. Tous les autres
personnages sont apparus dans les premiers épisodes, l'air de dire
“Coucou, nous sommes en guerre, et nous sommes les adversaires”, pour
ensuite disparaître de nos écrans.
Bref, avant de me prononcer définitivement, j'attends de voir comment ça va se conclure !
HAPPY HALLOWEEN
Le premier est évidemment L'Epouvanteur
de Joseph Delanay (on ne change pas une équipe qui gagne). J'ai déjà
écrit plusieurs articles à son sujet, mais je trouve que les aventures
de Tom Ward sont vraiment celles qui sont le plus imprégnées de l'esprit
d'Halloween.
Nécromanciens
de Lish Mcbride, un livre que j'ai lu l'année dernière et dont on
attend toujours le deuxième tome. Avant tout, qu'est qu'un Nécromancien ?
C'est une sorte de sorcier qui a le pouvoir de lever les morts et même
de les soumettre à sa volonté. Et tel est le pouvoir que se découvre un
jour Sam lorsque sa route croise celle d'un autre Nécromancien, Douglas.
Emprisonné par celui-ci, Sam parviendra-t-il à survivre à ce qu'il lui inflige ?
Le deuxième est
Non, non, je ne suis pas spécialement Mac, qu'est-ce qui vous fait dire ça ?
LOCUS AMOENUS

ARTICLE SHAMPOING
Ce manga est réellement bon, tout du moins, selon mon avis. Je n'ai
absolument aucun reproche à faire sur les dessins. Leur côté réaliste
accentue l'aspect horrifique de l'histoire et les scènes de bataille en
sont un exemple tout particulièrement frappant. L'histoire aussi n'a pas
vraiment de défauts. Le, ou plutôt les, personnages principaux sont
intéressants dans leur manière de vivre lees différentes épreuves qu'ils
traversent. Pour une série conclue en deux tomes, je les ai trouvés
bien fouillés et solides.
Les personnages de Edge of Tomorrow sont… classiques. Je ne me suis pas
particulièrement attachée à eux. Ils ont un petit quelque chose, mais
c'est sans plus.
LORSQUE J'ÉTAIS UNE ŒUVRE D'ART
LE CHANT D'ACHILLE
Le chant d'Achille porte sur le passé commun entre Achille, fils de Pélée et Thétis, et Patrocle, fils de Ménétios. N'ayant jamais lu L'Iliade, mais étant une fan de mythologie, je ne connaissais que peu Patrocle qui est ici le narrateur de l'histoire. Ainsi j'ai pu découvrir tout en profondeur un personnage très intéressant.
ARTICLE SHAMPOING
KALEB
Ce soir, petit article sur un livre que j'avais envie de lire depuis longtemps, longtemps, mais sans jamais l'avoir trouvé à la bibliothèque de mon village. Finalement, l'occasion s'est présentée à mon anniversaire où ma famille m'a fait la surprise de m'offrir la trilogie complète de Kaleb !
Les trois tomes présentent une évolution très marquée à la fois de la
situation et des personnages. Un certain laps de temps, d'ailleurs,
s'écoule entre chaque livre, ce qui permet à l'auteur de faire
considérablement progresser ses personnages, mais de passer sous silence
certaines parties de l'intrigue, ce que j'ai trouvé assez dommage.
LES MANGAS DE MIKKA
Le premier qui me vient à l'esprit est Devil and Realist,
le seul manga que je connaissais avant que Mikka ne le remette au goût
du jour. Pour être honnête, je l'avais abandonné en cours de route car
je le trouvais peu intéressant. Mais la suite m'a plu.
rappelle
avoir aimé ce manga, une courte série. Les dessins sont beaux et les
surprises au fil des pages nombreuses. Si vous lisiez les contes des
frères Grimm enfants, attendez-vous à voir votre enfance être
bouleversée !
J'enchaînerai avec Undertaker Riddle.
J'ai trouvé l'histoire sans plus, pour tout avouer, mais tout de même
plaisante à lire. Je n'ai pas accroché avec les dessins par contre. Là
encore, par contre, je soupçonne Mikka de m'avoir fait lire ce manga
uniquement pour que je puisse “rencontrer” Dante, son favori (bien que
j'ai une nette préférence pour son contractant, Hiren). Mais si je
conseille vraiment ce manga, c'est pour son dernier tome qui m'a très
agréablement surprise. La fin est complète est on assiste à plusieurs
retournements de situation d'un chapitre à l'autre.
Et nous achèverons ce long article avec Hell's kitchen
(non, pas la série TV) ! Pour tout avouer, je l'avais repréré car le
personnage sur la couverture du premier tome me faisait penser à jack de
Pandora Hearts. Mais réflexion faite… non… Ce n'est pas du tout Jack.
LE CLIENT
Le client est un roman à suspens qu'on pourrait presque qualifier de
policier, même si, d'après moi, il ne rentre pas exactement dans cette
catégorie. On y rencontre Mark Sway, un jeune garçon de 11
DUALED
Le synopsis est très intéressant. On nous plonge dans un monde ravagé
par la guerre. Une poignée de survivants se sont réfugiés dans la ville
fortifiée de Kersh. Pour faire des citoyens des soldats très bien
entraînés, le Conseil (je crois que c'est bien le nom…) met en place le
système des Alter Ego. Entre 10 et 20 ans, sans prévenir, vous pouvez
être “activés”. Ce qui veut dire que vous avez un compte à rebours de 30
jours pour éliminer votre Alter Ego, votre clone, en quelque sorte,
élevé dans une autre famille. Si, à la fin de ce délais, l'un des deux
n'est pas mort, les deux sont condamnés à mort.
Voilà un livre qui promet. Du suspens, on espère un énorme dilemme
psychologique, un questionnement sur la place des individus dans la
société… ce qui est fait. Oui, on doit tout de même le reconnaître, les
questionnements assaillent notre héroïne, une jeune fille de 15 ans car
les livres de dystopie ont toujours une fille comme personnage central,
nommée West. Mais pas plus que ça. En réalité, les doutes du personnage
sont délaissés au profit de l'action, mais ce qui, dans un sens,
correspond exactement à l'état d'esprit de West qui est souvent en
complet décalage avec son environnement, anesthésiée par la cruauté de
son univers.
LES ARTICLES QUI N'EXISTERONT JAMAIS… A PRIORI
Ce manga, tout le monde le connaît, donc je n'ai pas besoin de le
présenter, déjà. Même ceux qui ne s'intéressent pas aux mangas ont déjà
entendu parler de ce monument. Personnellement, je m'y connais
relativement peu à ce sujet et il faut dire que Dragon Ball Z est
tellement grand qu'il est difficile de l'appréhender dans son entier.
Au niveau des romans, je ne refuse en général aucun sujet. Enfin, si, parfois… Notamment le cas de Twilight (et autres romans dit de morsure).
Restons dans le culte avec Cinquante nuances de Grey. Non, non, non et non, je ne parlerai pas de ça (mais alors t'es en train de faire quoi, là ? Tais-toi, ma conscience !).
Après, oui, aussi, pas d'article sur Vampire diaries.
Là, je suis calée, j'ai lu la plupart des tomes. D'ailleurs, pendant un
temps, j'ai vraiment aimé, bien que ce soit un peu long parfois… et
carrément tiré par les cheveux par endroits.
Voilà qui est tout je crois bien ! Hum, aujourd'hui, je me suis fait une foule d'ennemis je crois, mais c'est pas grave !
V POUR VENDETTA (X2)
Merci donc à elle pour cette demande qui m'a permis de découvrir
l'histoire stupéfiante du Guy Fawkes, de V, d'Evey et l'origine du
célèbre masque que voici.
LORENZACCIO
MAGI
J'ai découvert cette série par le manga que je lisais régulièrement avant de tomber sur l'animé. S'il y a
quelques changements entre les deux formats, l'histoire est à peu près respectée dans l'animé.
LE BÂTON D'OR + SURPRISE
Pour ceux qui connaissent un peu le blog, ou qui me connaissent
personnellement, vous n'êtes pas sans ignorer que cet homme est mon
papa. Il a déjà écrit un livre appelé La machine à rêves, publié par Airaim éditions.
Bien le bonjour, tout le monde !
Comme promis, me revoilà avec une histoire dans la même veine que Poison City.
Cependant, cette fois-ci, il s'agit d'un roman et pas des moindres car
il s'agit d'un pionnier du genre dystopique, j'ai l'honneur de vous
présenter Farenheit 451, écrit en 1953 par Ray Bradbury.

Guy nous entraîne dans son quotidien pour le moins dérangeant. Il y a
le limier, le chien robot qui ne semble pas l'aimer. Il y a sa femme,
complètement aliénée par les murs TV de leur maison. Il y a ces livres,
dans leur cachette, qu'il a volé lors d'une de ses descentes. Et il y a
Clarisse, cette jeune fille qui aime observer, réfléchir et écouter, une
attitude qui lui paraît fort… bizarre.

Ce roman est très court et très facile d'accès. C'est une histoire
importante qui pousse le lecteur a s'asseoir un moment pour observer son
environnement proche et lointain. Ne sommes-nous pas en train de nous
enfoncer dans le chemin que nous a montré du doigt Ray Bradbury ? Notre esprit critique est-il parfaitement aiguisé ? Qui sont les marionnettes et qui sont les marionnettistes ?
Vous pensez sûrement que je pars dans le mélodrame, ce qui, en soit,
n'est pas tout à fait faux. Mais je pense sincèrement que ces histoires,
ces véritables dystopies (je vous laisse déterminer qu'elles sont les
histoires qui dénoncent et qu'elles sont celles qui suivent l'effet de
mode “Hunger games”) sont des signaux d'alarme qui tiennent notre esprit en éveil. Pour que, jamais, notre parole ne s'éteigne.
POISON CITY
Bien le bonjour, tout le monde !
Aujourd'hui, j'aimerais vous parler de censure, de liberté, de quête et
de vérité. De nos jours, les dystopies font rage dans l'univers de
l'art. Que ce soit dans l'animation japonaise, américaine, dans la
littérature, dans la peinture, dans le dessin, dans la photographie et
j'en passe, les artistes se sentent les premiers concernés quand on
touche à leur liberté d'expression. Et cela est normal car il s'agit de
leur matière, de leur sujet, de leurs limites.
Il existe donc une foule de personnes ayant traité le sujet, mais,
aujourd'hui, j'ai choisi un manga pour partager avec vous cette quête de
justice. J'aimerais revenir plus tard sur ce sujet avec un roman dont
je vais taire le nom pour le moment.
Le manga en question est une série de deux tomes nommés Poison city. Ils ont été écrits et dessinés par Tetsuya Tsutsui et publiés entre 2014 et 2015 par Shueisha (Japon) et Ki-oon (France).
Avant d'en venir à l'histoire elle-même, j'aimerais vous parler de
l'auteur en lui-même. Tsutsui s'intéressait déjà la censure des bandes
dessinées américaines en 2007, mais, ce qui l'a réellement poussé à
créer son manga, c'est le fait qu'il ait été victime autrefois de
censure pour une de ses oeuvres qualifiée de, je cite, “nocive pour la
jeunesse”. L'agence pour l'enfance et l'avenir de Nagasaki n'a même pas
daigné avertir l'auteur de leur décision, si bien qu'il ne s'en est
rendu compte que quelques années plus tard.

L'histoire se déroule au Japon, durant notre ère. A l'approche des Jeux Olympiques, les autorités gouvernementales ont décidé de “purifier” l'image de leur pays et cela passe par une censure très sévère de tous les arts. Une époque bien sombre, surtout pour Mikio Hibino, un jeune mangaka qui rêve de publier un manga d'horreur.
L'histoire est dérangeante et elle est traitée de manière à causer un malaise chez le lecteur. Le sujet est bien développé et arrive à titiller l'esprit, surtout quand l'on sait que certains faits évoqués se sont produit et se produisent encore dans notre réalité (les comités de censure sont toujours en place, la lutte contre les comics a réellement eu lieu…). De plus, l'auteur met en parallèle cette histoire avec celle de Hibino, une histoire de zombies tout bonnement épouvantable. J'ai regretté d'ailleurs que les deux univers ne soient pas plus liés, mais bon…

Concernant les dessins, je ne suis pas une fan inconditionnelle, mais, de mon point de vue d'amateur, ils demeurent très bons. Ils sont clairs et réalistes, ce qui leur donne vraiment une grande force.
A la fin du manga, vous trouverez un dossier vous expliquant en détails ce qui est arrivé à l'ouvrage censuré de l'auteur. Ainsi, on parvient à comprendre comment fonctionnent les comités de censure japonais… et on aperçoit alors l'absurdité de la chose.
La censure est un sujet d'actualité, peut-être même, qu'aujourd'hui, il est beaucoup trop actuel. Dans notre pays moins qu'ailleurs, j'en suis consciente. Cependant, cette liberté est un de nos droits les plus fondamentaux. Alors, même si on ne se sent peut-être pas les premiers concernés, c'est une cause qui ne doit jamais être abandonnée, que ce soit pour nous ou, comme le souligne Tsutsui, pour les générations futures.
LE GRAND MEAULNES
Bien le bonjour, tout le monde !
Aujourd'hui, je vais vous parler d'un livre qui m'a été recommandé par
un lecteur du blog. Cela tombe bien, comme je devais le lire l'année
dernière, on peut dire que ça m'a motivé. Alors merci à Françoise F de
m'avoir encouragé à ouvrir ce roman… et à être surprise !
Le livre d'aujourd'hui est intitulé Le Grand Meaulnes, un classique parmi les classiques. Il a été écrit par Alain-Fournier
en 1913, soit juste un an avant la mort de l'auteur. Au départ, quand
mon professeur de littérature voulait nous le faire lire, j'étais plutôt
sceptique. Grâce à la commande, j'avais une motivation et je me suis
dit que ça serait bien nécessaire. Mais, en fait… pas du tout.
Avant d'aller plus loin, je vais un peu vous parler de l'histoire.
C'est celle d'Augustin Meaulnes, appelé le grand Meaulnes par ses
camarades de classe. Le récit de sa vie nous est conté par François
Seurel, le fils d'un enseignant où loge Augustin. Ce dernier, lors d'une
escapade, se retrouve dans une fête mystérieuse où il rencontre une
jeune fille, Yvonne, dont il tombe éperdument amoureux. Revenu à sa vie
d'écolier, il ne va avoir plus qu'une idée en tête : retrouver cette
personne.
Je ne pense pas parvenir très bien à résumer cette histoire et, si on
me l'avait vendu ainsi, je ne pense pas que j'aurais été tentée. Et
pourtant…
Alain-Fournier est un magicien. Ses mots vous enchantent les oreilles
et vous transportent dans une toute nouvelle dimension. Le passage
consacré à la description des festivités dans le mystérieux domaine
perdu est absolument délicieux. On a réellement l'impression d'être
emmené dans un ailleurs plein de poésie.

La fin m'a un peu déçue et laissé sur ma fin. J'étais surtout triste
pour le narrateur. Cela reste une fin très correcte, mais je m'attendais
à autre chose. Quoi exactement, je ne sais pas, mais bon… Une fin ne
peut jamais satisfaire tout le monde, c'est un moment dur à écrire.
C'est donc, à mes yeux, un très bon roman, plein d'aventures et qui est
cousu de rêves grâce à une belle écriture. Je vous le recommande
vivement ! Concernant l'adaptation cinématographique, je ne l'ai pas
visionné, donc je ne saurai vous en dire plus pour le moment.
Bien le bonjour, tout le monde !

Et cette (presque) passion ne s'arrête pas là. Un jour, en cours de Lettres modernes, on a étudié un extrait de la pièce de Laurent Gaudé appelée Médée Kali. Autant vous dire que je n'ai pas très longtemps hésité à acheter la pièce pour pouvoir me plonger dedans. Et quelle plongée !
A travers les pages, on découvre un nouveau passé de Médée. Fille
issue des rives boueuses du Gange, c'est une sorcière formidable qui
naît et qui grandit dans la pauvreté la plus absolue. Le récit de son
passé est entrecoupé par deux autres histoires : celle de Médée qui
parle à un homme qui demeure dans l'ombre et celle de ses enfants morts
dont les voix spectrales sont présentes à chaque début de scènes.
Mais avant d'aller plus avant dans la structure du récit, parlons de
l'histoire en elle-même. Il s'agit d'une sorte de suite ou de
radicalisation du mythe. Médée a déjà assassiné ses enfants et est
repartie. Ce récit doit bien se situer quelques années plus tard. La
sorcière revient sur les lieux du crime, suivie par un homme qui ne
parle pas. Elle veut déterrer ses enfants pour les brûler, elle souhaite
les assassiner de nouveau pour punir une nouvelle fois son mari et
s'assurer qu'il ne lui reste absolument rien, pas même la dépouille des
enfants qu'il a tant aimé.
La pièce est très courte, en réalité. Elle ne comporte que neuf
petites scènes, mais neuf scènes très particulières car il s'agit
purement et simplement d'un monologue. La seule qui parle sur scène est
en effet l'actrice qui joue le rôle de Médée. C'est une femme en colère
et habitée par la douleur. Elle commet une nouvelle fois un acte d'une
cruauté abominable et c'est pourquoi l'auteur a choisi d'associer son
nom à la déesse indienne de la destruction.
Personnellement, j'ai été happée par ce récit. La voix des enfants
qui commente l'action depuis l'au-delà ajoute quelque chose d'angoissant
et de pathétique à la pièce. Je trouve que Laurent Gaudé a su atteindre
l'essence du mythe et, surtout, il est parvenu à lui donner un point
final. C'est une conclusion intéressante et je vous encourage vraiment à
la lire.
Tout ça me donne envie d'écrire une suite à ma propre réécriture sur Phérès et Merméros…
LE MEILLEUR DES MONDES
Bien le bonjour, tout le monde !

Dans le métro, je me suis mise à dévorer Le meilleur des mondes d'Aldous Huxley, publié par Pocket. Et je me suis pris une de ces claques… !
Ce livre est un des romans d'anticipation dystopique les plus célèbres
au monde. Et bon sang, on comprend très vite pourquoi. Je n'ai pas
encore lu l'essai de Huxley où il revenait sur son roman, mais il va
vraiment falloir que je le fasse.
Alors, de quoi cela parle-t-il ? Il s'agit de notre monde, mais plongé
dans un fonctionnement totalement différent. L'histoire nous introduit
dans cet univers particulier en nous faisant visiter « Centre
d'incubation et de conditionnement de Londres-Central » où sont créés
tous les nouveaux nés. Chaque embryon est conditionné pour appartenir à
une classe et y être parfaitement heureux. Car, cela, c'est la règle
absolue de ce monde : tout le monde doit y être parfaitement heureux.

Ce roman m'a mis véritablement mal à l'aise. Le monde décrit est à la
fois fabuleux et terrifiant. Les êtres humains ne possèdent aucun libre
arbitre et le savent parfaitement. Ils sont créés par les hommes pour
être satisfaits de leur condition et ne jamais chercher à dépasser leur
statut. Même leur métier est déterminé à l'avance (certains Gammas ont
une peau renforcée pour pouvoir travailler près de fours…).
Les personnages sont également gavés comme des oies de soma,
une drogue qui les déconnecte complètement de la réalité. Nous n'avons
pas le point de vue des classes inférieures (car elles sont incapables
de véritablement penser), mais nous avons celui de John, un “sauvage”
aux idées très proches de celles du lecteur et qui s'indigne de ce monde
artificiel et stérile.
Personnellement, ce bouquin m'a terrifiée. Je sais que c'est tentant de
vendre sa liberté contre le bonheur, mais peut-on appeler cela vivre ?
Les personnages ne sont rien d'autres que des pantins qui vivent selon
des préceptes qu'on leur a inculqué durant leur sommeil. Et la fin… La
fin est un coup de marteau en plein front. Elle vous assomme et vous
laisse pantois. Je n'ai pas été capable d'ouvrir un nouveau livre
pendant un moment après ça car j'avais besoin de temps pour digérer
l'histoire de Huxley.
Un livre à découvrir, pour résumer. Une réflexion absolument incroyable
et un coup de pied qui réveille. Vous ne regretterez pas ce plongeon.
Si cela vous intéresse, aussi, ce roman a inspiré un manga absolument génial (un de mes préférés) qui vous remuera corps et âme avant de vous mettre la claque finale au dernier épisode : Shinsekai Yori. A découvrir !
Si cela vous intéresse, aussi, ce roman a inspiré un manga absolument génial (un de mes préférés) qui vous remuera corps et âme avant de vous mettre la claque finale au dernier épisode : Shinsekai Yori. A découvrir !
LE PLUS PETIT BAISER JAMAIS RECENSÉ
Bien le bonjour, tout le monde !
Allez, histoire de relancer la machine, j'ai décidé de vous parler
aujourd'hui d'un petit livre au goût de chocolat qui saura ravir vos
papilles de lecteurs. Allons-y alors pour la découverte du Plus petit baiser jamais recensé, écrit par ce génie qu'est Mathias Malzieu et publié par Flammarion en 2013.
Comme toujours, Malzieu fait plonger son lecteur dans un univers à la
fois réaliste et absurde où tout semble être possible. On retrouve dans
ce roman-ci le héros de son livre Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi qui a bien grandi depuis ses dernières aventures avec Giant Jack, le héros de La Mécanique du Coeur.
Le personnage principal (dont je ne connais ou ne me souviens plus du
nom) est maintenant un adulte. Il s'est tourné vers le métier
d'inventeur, mais une rupture difficile va le rendre dépressif. Alors
qu'il pensait avoir trouvé une autre fille susceptible de combler le
vide de son coeur, celle-ci disparaît quand il l'embrasse ! Pour la
retrouver, il sera aidé par un vieux détective à la retraite, un étrange
perroquet et une timide pharmacienne.
Et bien, que dire de ce livre ? C'est du Mathias Malzieu tout craché.
Cela faisait pratiquement deux ans que je n'avais pas lu de livre avec
la prépa et j'ai décidé de recommencer par celui-là. Et bon sang, que ça
fait du bien ! Retrouver l'écriture à la fois légère, tordue et
poétique de cet auteur a été un véritable plaisir. Et son univers
complètement loufoque m'a une nouvelle fois séduite.
L'histoire est légère, mais grave à la fois car l'auteur, à travers ses
personnages, nous amène à réfléchir sur les relations entre les
personnes. Pour retrouver la fille invisible, le narrateur (car c'est un
livre à la première personne) se surpasse en inventivité, mais comment
réagira-t-il une fois qu'elle sera visible, comment réagira-t-il une
fois qu'elle se révélera à lui ? Cette question demeure en suspens
durant de nombreuses pages.

NO.6 LE RETOUR
Coucou les gens !
Je vais commencer par parler du roman. La série a été écrite par Atsuko
Asano et publiée en France par les éditions du Rocher. Sur les neuf
tomes, seuls cinq ont été traduits en français. Et que dire à propos
d'eux… ?
Et bien ils sont bons. L'écriture m'a un peu surprise au premier abord,
mais il faut dire que c'était la première fois que je lisais un auteur
japonais. Mais finalement, quand on y est habitué, le livre est très
agréable à lire et colle très bien à l'univers glaçant de No.6. Je vous
mets un extrait ci-dessous :
J'ai
déjà vu ce ciel au bleu profond, alors que j'étais allongé dans cette
prairie. XCe bleu reste visible même au sein de cette répugnante
obscurité. D'accord, le monde succombe sous les assauts répétés des
mensonges et de la cruauté. Il est à deux doigts d'y passer, mais il
n'est pas vaincu. Dans ce monde, comme dans le coeur des gens, règne
aussi - et encore - quelque chose d'aussi magnifique que ce ciel
éclatant. J'en suis certain !
Le récit, comme dans l'animé et le manga, se situe principalement du
point de vu d'Aster. L'histoire est exactement la même, mais je vais la
résumer pour ceux qui ne connaitraient pas l'univers de No.6.
Suite à une guerre terrible, la Terre a
été dévastée au point de ne plus compter que six zones habitables.
L'armement a été proscrits et chaque région est devenue indépendante.
No.6 est l'une d'entre elles : une magnifique cité dite utopique. Parmi
ses citoyens, on rencontre Aster, un enfant qui possède un QI très élevé. Grâce à ça, il vit dans le beau
quartier Chronos avec de nombreux privilèges et il est promis à un grand
avenir. Le jour de son douzième anniversaire, il rencontre Le Rat, un garçon qui
s'est échappé du centre correctionnel. Il le protège, le soigne et le
nourrit, mais le garçon a disparu le lendemain. Le gouvernement découvre
ce qu'Aster a fait et il est destitué de tous ses privilèges. Quatre
ans plus tard, il travaille comme surveillant de parc et assiste à de
mystérieuses morts : les gens vieillissent tout à coup juste qu'à périr !
Aster est obligé de fuir et cette action le mènera au coeur du secret
de No.6...
Comment ça j'ai repris exactement ce que j'avais écrit dans mon précédent article ?
Les livres sont bons et m'ont fait encore plus aimer l'histoire. J'ai
été subjuguée par le fait que l'auteur parvienne en si peu de mots à
décrire, retranscrire et mettre en scène. Non seulement l'histoire est
de toute beauté, mais elle est servie par une écriture épurée et simple,
ce qui rend l'impact de la monstruosité de No.6 d'autant plus
frappante.
Passons dorénavant au manga. Il est… splendide !
Comme vous le savez sûrement, l'édition française n'est pas encore
prévue. N'y tenant plus, j'ai acheté les tomes en anglais. Et je ne le
regrette absolument pas. Grâce à une camarade de classe, j'ai plutôt
progresser en anglais, ce qui a rendu ma lecture facile et plaisante. et
bon sang, qu'est-ce que c'est bon d'enfin connaître le fin mot de
l'histoire !

Le dessin est bon. Okay, ce n'est pas transcendant non plus, mais la
dessinatrice a vraiment fait un travail propre et soigné. Hinoki Kino,
la dessinatrice, est connue surtout pour avoir réalisé de nombreux
doujinshis (mangas amateurs), et No.6 est son premier “véritable”
manga. Le trait peut paraître un peu léger pour un manga qui aborde
pourtant des thèmes graves et montre parfois des images choquantes. Mais
c'est aussi là la force de No.6, car dans les scènes destinées à
dégoûter le lecteur (et je peux vous jurer qu'il y en a), le dessin a
d'autant plus d'impact. Par le contre, le découpage (en ma qualité de
simple amatrice) me paraissait parfois un peu bizarre. Mais bon, ce
n'est que du chipotage (parce qu'il faut bien chipoter).
De plus, le tome huit comporte une série de pages couleurs de toute beauté et chaque tome quasiment est pourvue d'une histoire bonus qui ravira les fans.
De plus, le tome huit comporte une série de pages couleurs de toute beauté et chaque tome quasiment est pourvue d'une histoire bonus qui ravira les fans.
Parlons maintenant de la fin. Pour ceux qui ne souhaitent pas se faire
spoiler (même si je ne vais pas dire grand chose), je vous conseille
d'arrêter votre lecture. C'est bon ? Bon… Alors, beaucoup d'amateurs de
ce manga se posent une question : la fin de l'animé
correspond-t-elle à celle du manga ? Question à laquelle je dirais oui…
en partie. Parce que la fin est presque la même que celle proposée par
l'animé, si ce n'est qu'une grande partie du neuvième tome a en fait été
oubliée. Il existe quelques autres péripéties qui mènent, finalement,
presque à la même conclusion à quelques détails près.
Que dire de plus ? No.6 est une histoire qui m'a profondément marquée.
L'animé m'a fait un effet coup de poing, les romans m'ont émerveillé et
les mangas m'ont permis de prendre pleinement conscience de la
profondeur et de la beauté de l'histoire. Ai-je un reproche à lui faire ?
Oui, quand même, j'en ai bien un.
Quand on débute No.6, on s'attend à trouver une histoire qui inspecte
les tréfonds les plus obscurs de l'humanité. Le fait que ce soit ancré
dans une réalité plausible, bien que post-apocalyptique, apportait à
l'histoire un attrait qui donnait des frissons. C'est pourquoi le côté
fantastique de l'œuvre, bien que présenté sous un aspect scientifique,
apporte une note un peu faussée. Mais après, ce n'est que mon avis
personnel et ça ne change en rien le fait que No.6 demeure dans le top
de mes mangas préférés, aux côtés de Kenshin le vagabond, D.gray-man et
Shinsekai Yori.
LES TOURNESOLS AVEUGLES
Bonjour tout le monde !
Ah, les vacances… Le soleil, la plage, les amis… Mon oeil, oui ! Ah, là, là…
Pourquoi on a autant de devoirs de vacances, je me le demande. Mais
bon, là n'est pas le sujet. Aujourd'hui, petit article sur un livre qui
figure dans mes coups de coeur de l'année, j'ai nommé Les Tournesols Aveugles d'Alberto Méndez.
Alors que raconte donc ce livre-ci ? En réalité, l'ouvrage regroupe
quatre nouvelles qui se déroulent après la guerre civile. La toute
première, par exemple, débute le lendemain même de la victoire
franquiste. Alberto Méndez, avec ces courts textes qui tournent autour
d'une trentaine ou quarantaine de pages, parvient à retranscrire avec
une force impitoyable toute la cruauté d'une époque, d'un pays, qu'on ne
connaît que trop peu. Pour ce qui est de mon cas, il est vrai que je ne
me suis jamais penchée plus que cela sur l'histoire de l'Espagne. Mais
avec ce livre, l'immersion est violente… et incroyable.
Les nouvelles sont classées dans un ordre chronologique. Ainsi, la première portera comme titre “1939 : première défaite" avec comme sous-titre "Si le coeur pouvait penser, il cesserait de battre". Chacune est titrée de cette manière, si bien que la dernière nouvelle comporte dans son titre celui du roman.
Chaque nouvelle est un coup de poing et les quatre se répondent à la
manière de rimes alternées. Je salue évidemment le travail de l'auteur,
mais également du traducteur Nhelly Lhermilier qui a su, à mon
humble avis, parfaitement transposer dans notre langue la beauté du
style de Méndez. Car oui, l'écriture est un bijou. C'est poétique, c'est
cru, c'est haletant et pitoyable, je n'ai vraiment aucun reproche à
faire à ce niveau.
Vous remarquerez que je n'ai pas réellement parlé du contenu. Oui,
c'est vrai, mais je ne veux pas vraiment vous en dire plus. J'ai
découvert LTA grâce à mon professeur d'espagnol en prépa et je ne
connaissais pratiquement rien de l'intrigue (à part la partie que nous
avions du traduire en devoir) et le processus du plaisir que j'ai
ressenti est aussi venu du fait que je ne savais pratiquement rien de
l'histoire à la base.
Surtout quand on songe que tout ce qui est dit est la vérité…
Je
pense m'arrêter là. Ce bouquin est pour moi un véritable coup de coeur.
Il est intriguant, fort et beau. J'espère avoir réussi à vous
convaincre de le lire. En attendant, je vous remercie d'avoir lu cet
article jusqu'au bout. N'hésitez pas à me suivre sur les réseaux
sociaux, où je poste plein d'articles en dehors de ceux du blog, mais
aussi à partager le blog et à me donner votre avis. Vous pouvez aussi me
suggérer des articles via les commentaires, les réseaux ou par mail
(marine.lafontaine@gmail.com). Merci pour votre soutien et à bientôt !
LA PETITE MORT
Bien le bonjour, tout le monde.
Aujourd'hui, sujet un peu spécial, car nous allons aborder un type
d'histoire que je n'ai jamais évoqué jusqu'alors. Il ne s'agit pas d'un
genre littéraire en particulier, en fait, ce n'est même pas un roman.
Non, aujourd'hui, je vais vous parler bande dessinée !
Alors, contrairement aux idées reçues, la BD et le manga sont
fondamentalement différents. Ainsi, je suis une grande fan de mangas,
mais j'ai lu très peu de BD dans ma vie car j'avoue avoir du mal à
accrocher. Il faut vraiment que l'histoire m'intéresse pour que me
convaincre d'en lire une. Mais celle-ci... C'est un peu comme si un OVNI
vous tombait sur un coin de la tête.

Alors que raconte cette BD ? Hé bien, c'est l'histoire d'un petit
garçon qui rêvait de devenir fleuriste. Jusque là, rien de bien
particulier, me direz-vous, oui, mais voilà, la famille de notre héros
est un peu particulière puisque ce sont tous des faucheurs. La Petite
Mort vit donc avec Maman Mort et Papa Mort et va à l'école primaire du
coin, mais n'est pas super apprécié par ses camarades, comme vous
pourrez vous en douter.
On suit donc le quotidien de cette Petite Mort qui est confrontée aux
problèmes auxquels tout enfant de son âge fait face, mais qui doit
également apprendre à manier une faux correctement et à jouer son rôle
de guide des âmes. Entre humour noir et décalé, Davy Mourier enchaîne
les sketchs tout en permettant à son personnage et à son entourage
d'évoluer.
Les dessins sont peu colorées, mais entre découpées de fausses pages de pub très amusantes. Les blagues sont parfois cruelles, parfois ridicules, mais je peux vous garantir que Davy Mourier saura dérider les plus renfrognés. Car derrière son aspect des plus gageste, La Petite Mort sait traiter son sujet et amener son lecteur à avoir une certaine empathie pour les personnages. Le deuxième tome a su équilibrer cet impression (la fin m'a particulièrement remuée, surtout que je ne m'y attendais absolument pas).

Bref, c'était La Petite Mort. Une BD que je vous conseille vraiment
car elle est intéressante et vous permettra de passer un très bon
moment. La fin de l'année arrive à grands pas (pour ceux qui n'auraient
pas encore fini) et j'ai une pensée pour tous nos bacheliers qui sont en
train de suer sang et eau sur les sujets (mon petit frère est dans le
lot, bon courage à toi !).
LES ANNALES DU DISQUE-MONDE
Bonjour tout le monde,
je pense arrêter de m'excuser à cause de mes absences et mes retards,
parce qu'à force, ça risque de devenir redondant et un peu casse-pieds
pour vous. Alors on va passer outre (sans vouloir commander) et
commencer directement l'article !… Même si je suis désolée d'être si peu
présente sur le blog !

La collection la plus importante qui ai vu le jour, et assurément la plus connue, n'est autre que Les annales du Disque-monde.
N'étant qu'une novice dans ce monde incroyable, je ne pourrais pas en
parler en long, en large et en travers, mais certaines personnes dans ma
famille en sont des fans invétérés, alors ça m'étonnerait qu'on me
laisse très longtemps dans mon ignorance.
Le premier livre des annales a vu le jour en 1983
et ses quarante petits frères ont suivi la même voie du succès. C'est
un univers complètement fou et cohérent qu'à mis en place ce génie de
l'écriture. Avec un style d'écriture léger et simple, Pratchett a tout
simplement créée un monde qui s'est développé de façon autonome. Un
monde d'une richesse inouïe qui fourmille de détails et de personnages
plus intéressants et burlesques les uns que les autres. Et tout ceci est
visible rien qu'en lisant un échantillon de l'ensemble. Oui, je peux
affirmer tout cela alors que je n'ai lu qu'un seul ouvrage (pas taper,
je vais me rattraper, promis juré !).
A noël, un camarade de classe m'a offert le quatrième tome des annales, intitulé Mortimer et qui date de 1987 (1994 pour la version française). J'avais déjà essayé lire un Pratchett par le passé (Un chapeau de ciel),
mais, même si l'histoire m'avait parue intéressante, je n'avais pas
accroché au style donc je l'avais laissé tomber. Mais là, deux raisons
m'ont poussé à lire jusqu'au bout ce roman : un, mon camarade qui me
harcelait pour savoir chaque jour si j'avais avancé. Et deux, mais
p****n, l'idée ! L'histoire est simplement énorme !
Donc l'histoire est celle de Mortimer, Morty pour les intimes, que son père essaie désespéramment de caser en apprentissage chez quelqu'un. Malheureusement, à la foire au travail, personne ne veut de lui. Alors que la nuit s'avance, un cavalier surgit et propose de l'embaucher. Il s'agit de la mort en personne qui souhaite lui apprendre les ficelles de son métier. C'est le début d'une histoire rocambolesque qui pourrait bien changer le destin du Disque-monde.

En somme, un très agréable moment à passer. On m'a déjà prêté deux tomes qui demeurent sur ma table de chevet, attendant tranquillement que je daigne les ouvrir. Terry Pratchett a créé véritablement un univers riche et fantasque qui nous extirpe de force de notre réalité pour une balade dans l'inconnu et le rire. Je le conseille à tous ceux qui hésiteraient encore à découvrir ce monstre à pattes et je peux vous assurer qu'il vous fera rire.
Et vous ? Quels tomes avez-vous lus et pourquoi vous ont-ils plu ?
IKIGAMI
Bien le bonjour,

Ikigami est un manga de Motoro Mase (dont la nouvelle oeuvre,
Demokratika, d'ailleurs, à l'air d'être pas mal du tout…). La série
comporte dix tomes et punaise, quels tomes !
Donc, de quoi ça parle ? Ikigami tourne autour d'une loi mise en place
dans un pays imaginaire appelée loi de la prospérité nationale. A leur
entrée à l'école, les enfants reçoivent tous un vaccin qui contiennent,
pour un seul sur un millier, une micro capsule qui les tuera entre 18 et
24 ans. Cette loi a pour but de faire prendre conscience aux personnes
la valeur de la vie les inciter à en profiter un maximum. A travers cet
univers sordide, nous suivons l'évolution d'un employé de mairie nommé
Fujimoto dont le travail est de livré aux personnes concernées leur
Ikigami, un préavis de mort qui les informe 24 heures à l'avance
qu'elles décèderont.
Donc voilà, en somme, ce n'est pas trop la joie au rendez-vous. Ikigami
est avant tout une critique sociale. C'est une claque en plein visage,
une voix qui braille “Et toi, qu'est-ce que tu ferais si tu n'avais plus
vingt-quatre heures à vivre ?”. C'est d'ailleurs autour de ça que se
centre le manga. Chaque tome est composé de deux histoires où l'on suit
une personne qui a reçu l'ikigami. On va alors l'accompagner dans ses
réactions, ses actes, ses sentiments… Selon le contexte social ou le
caractère, les personnages vont prendre des voies diamétralement
opposées, allant jusqu'à commettre des actes d'une extrême violence ou,
au contraire, des actions très belles.

Au centre de tout ça, nous n'avons qu'un point de repère : Fujimoto.
Travaillant pour la loi de la prospérité nationale, il devrait y croire
dur comme fer, mais ne peut s'empêcher d'émettre des doutes, ce qui
amènera les autorités à l'avoir à l'oeil. Même si au départ Fujimoto
n'est relativement pas présent, il va prendre de plus en plus
d'importance à mesure que les tomes se poursuivent.
Alors que penser de cette oeuvre ? Hé bien, c'est un chef d'oeuvre. Les
histoires sont remarquablement bien construites, les dessins, proche de
la réalité, nous prennent aux tripes et le fond a un réelle profondeur
et amène des questionnements qui vont au-delà du “que ferais-tu de tes
dernières 24h ?”. Chaque tome apporte son lot d'émotions et on suit
avec fièvre chaque personnage, même si on connaît tous l'issue du
chapitre. D'ailleurs, il doit me rester environ trois tomes à lire
encore. J'ai grand hâte de savoir ce que nous prépare l'auteur en guise
de final parce que pour l'instant, il y a encore énormément de chose que
je voudrais savoir !
En somme, Ikigami est vraiment un excellent manga qui regorge
d'éléments intéressants. Je ne le conseillerai pas à n'importe qui tout
de même, car le sujet est dur. La première histoire est, par exemple,
d'une grande violence. Néanmoins, je pense vraiment qu'il s'agit d'une
oeuvre à connaître et j'encourage tous ceux qui hésiteraient à se lancer
dans la lecture de ces tomes. Ensuite, il faut savoir qu'un film live a
été adapté en 2008, mais, d'après ce que j'en ai entendu, il ne serait
pas excellent… A vous de voir !
RENOUVEAU
Bien le bonjour, tout le monde !
Me voilà de retour avec un article shampoing un peu spécial qui portera
sur un animé et un manga dont je vous ai déjà parlé, mais qui en sont à
leur seconde édition, en quelque sorte.

Alors qu'en penser ? Bah, c'est assez étrange et frais à la fois.
L'auteur a réécris le début ainsi que la rencontre entre les personnages
principaux. Si celle entre Sanosuké et les autres n'est pas excellente,
l'introduction de Kaoru et Yahiko est une réussite. Les personnages
sont beaucoup plus nuancés voire dilués (Yahiko est beaucoup moins fier
que dans la série initiale). Mais, en un seul tome, l'auteur est parvenu
à introduire beaucoup de personnages que l'on retrouve au fil de la
série.
On a même le
droit à une aventure inédite avec un personnage de médecin somme toute
séduisant qui se déroule avant l'arrivée de Kenshin au dojo Kamiya.

Bref, une mini série dont j'achèterai le second tome en bonne fan que
je suis, mais si elle avait duré plus longtemps, je ne l'aurais
probablement pas fait. J'adore les aventures de Kenshin et j'ai aussi
aimé la fin. J'aurais
préféré deux tomes sur la nouvelle génération qui a vu le jour dans le
dernier tome, en fait, ça m'aurait énormément plu. Mais bon, ce n'était
pas l'enjeu de ces tomes, puisqu'ils ont été écrits en écho au film qui est sorti il y a un an ou deux. Enfin, c'est aussi sûrement histoire de raviver un peu la flamme “Kenshin”.
En gros, c'est du business.
Passons à un autre renouveau. Alors… Peut-être avez-vous lu mon article sur Fate/stay night. Hé bien figurez vous qu'une nouvelle série est sortie, une sorte de remake, appelée Fate/stay night: Unlimited Blade works. Curieuse, et vaguement inquiète (après tout, je n'avais pas aimé la première version), je me suis finalement laissée tenter… Et je ne le regrette absolument pas !
Ce qu'ils ont fait de FSN est un miracle ! Comme quoi, avec une même histoire, on peut en tirer deux choses radicalement opposées. Même Shiro, bon sang, Shiro quoi ! Lui qui m'avait tant tapé sur les nerfs par le passé est devenu un personnage absolument génial ! En changeant pas grand chose en plus.
Je regrettai dans le premier FSN qu'on n'accorde que si peu d'importance à Caster qui, à mes yeux, avait un grand potentiel. Hé bien, je suis servie ! Elle est devenue le principal adversaire de Shiro et de Tosaka, d'ailleurs la relation entre la jeune mage et son servant est plus développée et approfondie, tout comme celle que sont en train de nouer Emiya et Rin. Bon, Sakura joue toujours au pot de fleurs et le rôle de Rider s'est réduit à quelques apparitions (c'est dommage, son combat était plus cool), mais sinon, c'est quand même du grand art quand on voit son point de départ !
Les graphismes sont aussi magnifiques. Ils ont repris exactement ceux de Fate Zéro et c'est absolument génial. Les combats ont gagné en souffle et en intensité, également.

Bref, avant de me prononcer définitivement, j'attends de voir comment ça va se conclure !
HAPPY HALLOWEEN
Trick or treat ?
Bien le bonsoir, horrifique soirée à tous ! Alors cette année, pas d'article sur les origines d'Halloween, ni de fiction improvisée sur le vif. En contrepartie, je vous propose de découvrir quelques petites choses.
Commençons par faire plaisir aux fans de mangas. Manga Lab, une très
bonne chaîne, vient de sortir un hors série spécial pour aujourd'hui.
Dans une petite vidéo, Xel.OS vous propose de découvrir trois mangas en
lien avec l'horreur. Comme je n'ai absolument aucune connaissance dans
ce domaine, je lui laisse la parole. Xel.Os, c'est à toi!
Ensuite, moi, je vous propose un de mes livres préférés qui vous fera frissonner tout au long de sa lecture : L'invisible de
Robert Pobi. Par contre, comme j'ai déjà écrit à son sujet, je vous
mets le lien vers l'article en question plutôt que de le réécrire : ici.
Pour rester dans la même politique que Manga Lab, je vais vous faire
part de deux autres titres en rapport plus avec la mort et l'univers qui
tourne autour qu'Halloween en lui-même.

Pour ceux qui ne
connaîtraient pas, je résume grossièrement le début. L'histoire tourne
autour de Tom Ward, le septième fils d'un septième fils. Grâce à ce
statut, il possède des pouvoirs spéciaux. En effet, il est très sensible
aux émanations des créatures des ténèbres et il est appelé à les
combattre. Pour défendre le Comté, il débutera une formation auprès de
Grégory, un Epouvanteur.
Et
non, je ne parlerai pas du film, même si c'est exactement ce que je suis
en train de faire. Pourquoi ? …Vous avez vu la bande annonce ?

Je vous la fais courte pour ne pas prendre trop, trop de place. Ce
livre est cool. Pas spécialement original, pas spécialement marquant,
pas spécialement bien écrit, mais cool. C'est
un bon moment de lecture, en gros.
Voilà. Je ne vous conseillerai pas de films ou de séries car je suis
une véritable trouillarde et que mon dernier film d'épouvante remonte à
il y a deux ans voire plus. Par contre, si vous voulez plonger dans un
univers Halloweenien (ce mot existe-t-il…?), je ne peux que vous poussez
vers les œuvres de Tim Burton (non, je n'ai pas plus originial à vous
soumettre, je l'avoue…).
Mais j'ai quand même fait un effort, je vous ai fait un dessin spécial
Halloween ! Attention les yeux, Ryuk entre en scène… et fait de la pub
!
Non, non, je ne suis pas spécialement Mac, qu'est-ce qui vous fait dire ça ?
Je me suis dit qu'il fallait quand même une petite note de musique pour
conclure le tout, alors j'ai décidé de faire plaisir à tous les fans de
culture japonaise par une petite chanson made in Vocaloid. Bonne écoute !
LOCUS AMOENUS
Bien le bonjour chers lecteurs. Aujourd'hui, un petit article tout simplinou. En fait, j'avais envie de vous présenter mon locus amoenus par excellence, celui qui m'a toujours recueilli en cas de coups dur.
Avant toute chose, plusieurs d'entre vous se demandent peut-être ce qu'est un locus amoenus.
En réalité, c'est une expression latine qui, littéralement parlant, se
traduit par lieu agréable. Cette notion, théorisée par Horace, désigne
une sorte de paradis, pour faire court. Ce terme est cité dans de très
nombreux textes au point de devenir un lieu commun littéraire. Les
personnages sont souvent en quête d'un locus amoneus où ils pourraient vivre en paix.
Pour ceux qui s'intéresseraient au sujet, je vous invite à visiter ce site qui vous présente plusieurs lieux de légende. Et pour les spécialistes du latin, vous pouvez toujours aller sur cette page Wikipédia,
rédigée entièrement dans cette langue morte. Je pense pas que quelqu'un
le fera réellement, mais ça m'a tellement fait bizarre de trouver cette
page que j'avais envie de la partager.
Mon locus amoenus,
contrairement aux textes classiques, n'est pas composé d'eau et de
verdure (quoique…), mais de livres, bien sûr. Donc, oui, en fait,
aujourd'hui, j'avais envie de vous montrer ma bibliothèque. Tous mes
livres ne sont pas tous là, mais le gros, si !

Alors, voilà ma première (oui, j'en ai deux ^^). Le grand éventail qu'on voit est bien celui que j'ai acheté à la Japan Expo, l'an dernier.
Au premier étage, il y mes collections dans le genre fantastique (
Molly Moon, Charlie Bone, Artemis Fowl…) et dystopie (Hunger Games,
Syrli, No.6…).
Au
deuxième, on retrouve la suite des bouquins fantastique (Le
passe-muraille, Le chat qui parlait malgré lui…), quelques dystopie
également (Le passeur…) et les livres basés sur un pan de l'Histoire (Le
clan des Hotori, les orangers de Versailles, Chroniques des Temps
Obscurs…). Cet étage est gardée par une petite Daenerys qui m'a été
offerte par deux amis pour mes 18 ans.
Le troisième est composé essentiellement de livres que je lisais quand
j'étais plus jeune (Mon amie Flicka, Sissi Impératrice, Les malheurs de
Pollux) qui cohabite avec ma collection de Boro, que je ne savais plus
trop où caser.
Le
dernier enfin, comporte 6 parties : les classiques (Zazie dans le métro,
W ou le souvenir d'enfance, L'appel de la forêt…), ma collection de
Fantômette dont je ne veux absolument pas me passer, les pièces de
théâtre (Médée, Hamlet, Lorenzaccio…), mes livres de philo (La crise de
la culture, Les méditations métaphysiques, Crainte et tremnblement…),
mes recueils de poème (La brûlure, Les châtiments, Une saison en Enfer)
et les livres en anglais (Breakfas at Tiffany's, Emma, Lilith…).
Et voilà la deuxième partie. les deux premiers sont consacrés aux
bulles. Mais celui tout en haut est consacré aux BD (Mauvais genre, La
croix du Sud, Mélusine…), alors que celui d'en dessous est réservé aux
mangas (Red raven, Kenshin le vagabond, D.gray-man…).
Ensuite vient l'enfance (encore). La place se disputent entre les
Martine, les livres de contes (Le Trésor de l'enfance, Contes
scandinaves, Contes d'Andersen…) et quelques Prix Clara.
En dessous, aucun roman. Ce sont des livres documentaires. La plupart tournent autour de l'art (501 artistes, 1001 tableaux, La peinture au fil du temps…), quelques uns autour de la faune et de la flore (Les merveilles du monde, Le royaume des animaux, La vie des animaux…), pas mal sur l'Histoire (Comment vivaient les Grecs, L'imagerie des dinosaures et de la Préhistoire, Toute l'Egypte…).
Le dernier étage se divise en plusieurs catégories, encore : les témoignages (3096 jours, La métaphysique des tubes, Brûlée vive…), la fantasy (L'épée de vérité, Eragon, Les empereurs mages…), deux beaux livres (Madame Butterfly et Tristan et Iseult), mes policiers (Misery, L'invisible, La bête et la belle…), mes Eric Emmanuel Schmitt (Ulysse from Bagdad, Oscar et la dame rose, Lorsque j'étais une œuvre d'art…) et les autres, un peu les inclassables du genre (Anna et Mister God Fynn, Lettre d'amour de 0 à 10, Comment je suis devenu stupide…).
Voilà, c'était un petit article sur ma bibliothèque et je vous ai fourni plein de titres en même temps. Si vous avez envie de renseignements sur certains ouvrages, n'hésitez pas à me les demander, je vous les donnerai avec grand plaisir !
En dessous, aucun roman. Ce sont des livres documentaires. La plupart tournent autour de l'art (501 artistes, 1001 tableaux, La peinture au fil du temps…), quelques uns autour de la faune et de la flore (Les merveilles du monde, Le royaume des animaux, La vie des animaux…), pas mal sur l'Histoire (Comment vivaient les Grecs, L'imagerie des dinosaures et de la Préhistoire, Toute l'Egypte…).
Le dernier étage se divise en plusieurs catégories, encore : les témoignages (3096 jours, La métaphysique des tubes, Brûlée vive…), la fantasy (L'épée de vérité, Eragon, Les empereurs mages…), deux beaux livres (Madame Butterfly et Tristan et Iseult), mes policiers (Misery, L'invisible, La bête et la belle…), mes Eric Emmanuel Schmitt (Ulysse from Bagdad, Oscar et la dame rose, Lorsque j'étais une œuvre d'art…) et les autres, un peu les inclassables du genre (Anna et Mister God Fynn, Lettre d'amour de 0 à 10, Comment je suis devenu stupide…).
Voilà, c'était un petit article sur ma bibliothèque et je vous ai fourni plein de titres en même temps. Si vous avez envie de renseignements sur certains ouvrages, n'hésitez pas à me les demander, je vous les donnerai avec grand plaisir !
ARTICLE SHAMPOING
Bien le bonjour tout le monde !
Vous savez quoi ? Je suis en vacances ! Enfin ! La dernière semaine de
cours a été dure. Le rythme intense a failli avoir raison de moi (il
fallait voir comment je m'écroulais dans mon lit chaque soir…). Enfin,
bon ! Pour démarrer de bon pied ces deux semaines de calme (et de
devoirs…), je voulais commencer par un double article sur la comparaison
de All you need is kill et Edge of Tomorow.
Commençons par le manga qui est à la base de notre épopée sauvage.
Le manga, en réalité, est lui-même le fruit d'une adaptation du light
novel de Hiroshi Sakurazaka, illustré par Yoshitoshi ABe. La même année,
le manga est produit. Le chara design et le scénario original sont
conservé, mais c'est à Ryosuke Takeuchi que nous devons le nemu (le
storyboard, en somme). Et les fans reconnaîtrons sans problème le coup
de crayon absolument superbe de Takeshi Obata, dessinateur des très
célèbres Death Note et Bakuman.
Maintenant que vous connaissez sa genèse, parlons de l'histoire en
elle-même.
Une espèce extraterrestre, nommée “mimic” a envahi la Terre et cherche à
éradiquer toute vie humaine. Nous nous trouvons sur l'île de Kotoiushi
où l'armée japonaise et américaine ont uni leurs forces pour faire face à
la menace. Nous sommes la veille de l'assaut et le soldat Keiji Kiriya
se réveille alors qu'il venait de mourir hier sur le champ de bataille.
L'idée principale est classique, mais son traité rend vraiment
l'aventure de lecture prenante. On s'engouffre avec Keiji dans
l'engrenage tordu et terrifiant des boucles. Les mimics sont également
un réel atout. Leur nom et leur aspect de boule, qu'on pourrait presque
qualifier de burlesques, contribuent en réalité à les rendre effrayants.
Et on ne sait strictement rien d'eux, à part ce qu'en déduisent les
personnages. Qui ils sont, d'où ils viennent, pourquoi ils sont là… ?
Une amie, à qui j'ai fait lire le manga, m'a résumé sa pensée en un mot
à son propos : “Bof”. Pour elle, le manga nous laisse bien trop sur
notre faim, et je suis obligée de reconnaître qu'elle n'a pas tort.
L'auteur aurait pu aller beaucoup plus loin, et il l'a d'ailleurs
lui-même admis puisqu'il a annoncé qu'il écrirait une suite. Maintenant,
le tout est de savoir comment il va faire pour produire une aussi bonne
histoire sans trop tirer sur le sujet.
Passons à Edge of Tomorrow. Vous savez, en regardant la bande annonce
(je ne connaissais alors pas encore le manga), je me suis dit : “C'est
dingue, on dirait un manga de mecha !”. Ce qui, au final, c'est révélé
vrai. Mais un manga de mecha vu par des studios américains ! Voilà de
quoi m'intriguer. Alors, je me suis lancée et j'ai visionné le film.
Voilà tout d'abord la bande annonce : ici
L'histoire est celle de William Cage, un major du service des relations
publiques. Quand il apprend qu'il doit être envoyé sur le front avec
les autres soldats pour pouvoir retransmettre leurs exploits à la face
du monde, son premier réflexe est de s'enfuir. Il est alors rétrogradé
et qualifié de déserteur. Devenu un soldat comme les autres, il est
lancé dans un débarquement suicidaire. Mais alors qu'il meurt sur le
champ de bataille, il se réveille la veille de l'assaut.
Le synopsis de base est à peu près respecté et si je me détache de l'œuvre originale, ce film n'est pas
si,
si mauvais que ça, sans toutefois être bon. Mais comme j'ai vraiment
aimé All you need is kill, je ne peux m'empêcher de les comparer… et la
transition passe mal.
Et studio
américain oblige, beaucoup d'actions sont basées sur le spectaculaire.
Là où le manga mettait l'accent sur le côté horrifiant d'une guerre qui
ressemble au dernier sursaut de désespoir d'une humanité agonisante, le
film censure les morts et, j'ai trouvé, adoucit le trait.
Je me dois de dire un mot sur Keiji et William. Keiji a réellement une
évolution intéressante. Seul, en observant de loin cette idole de guerre
qu'est Rita Vrataski, il va surmonter tout : la peur, la solitude, le
désespoir. Il va prendre les boucles à bras le corps et combattre de
toutes ses forces sa destinée. William m'a paru beaucoup faible, voire
fade, en comparaison.
Comme je l'ai dit, mon point de vue n'est pas le moins du monde
objectif. Si je n'avais pas lu le manga, le film m'aurait assurément
beaucoup plus plu. Mais je vous conseille vraiment de tester les deux,
car les différences sont très parlantes et révèlent beaucoup quant aux
mentalités, qu'elle soit japonaise ou américaine. Dans tous les cas,
vous passerez un bon moment.
Voilà, ce sera tout pour cet article, j'espère qu'il vous a plu. Comme
ce sont les vacances, je vais tenter d'écrire pas mal pour le blog.
LORSQUE J'ÉTAIS UNE ŒUVRE D'ART
Bien le bonjour,
aujourd'hui, petit article sur un petit livre à l'histoire énorme, j'ai nommé Lorsque j'étais une œuvre d'art de ce très grand auteur qui est Eric Emmanuel Schmit.
Alors, que raconte ce livre ? On débute l'histoire avec le personnage
principal et narrateur qui essaie de se suicider. Il est arrêté dans sa
tentative par un curieux bonhomme qui lui demande de lui donner 24h pour
lui redonner l'envie de vivre. Ce qu'ignorait le narrateur, c'est qu'en
acceptant le marché de l'artiste qu'est Zeus Peter Lama, il ne serait
non plus un humain, mais un vulgaire objet que son créateur qualifie
avec adoration d'œuvre d'art. Renommé Adam bis, notre narrateur va alors
nous conté sa descente en enfer sous les traits d'une statue vivante.
Ce livre est juste excellent, il n'y a pas d'autre terme. L'histoire
nous prend à la gorge immédiatement et nous entraîne dans le monde de
l'art qui est proche d'un univers mafieux où règne la loi du plus fort
et (surtout et) du plus riche.
L'auteur parvient à nous tenir en haleine de la première à la dernière
page avec une histoire inédite, farfelue, mais cruellement réaliste. Et
l'auteur n'a jamais contraint notre imaginaire par de longues
descriptions, au contraire. Adam bis, la demeure de l'artiste, les
toiles de Carlos Hannibal… On attendait tous, après l'opération du
narrateur, une description de son nouveau corps qui est tout de même le
point central de l'œuvre et que neni ! Ce qui est assez fort, je
l'avoue, mais surtout diablement intéressant.
Je n'ai besoin d'en dire plus sur ce petit bijou que je vous recommande vivement.
LE CHANT D'ACHILLE
Bien le bonjour !
Chers lecteurs, écoutez-vous la radio le matin ? Oui ? Moi aussi !
France Inter pour être précise. Pourquoi je vous parle de cela ? Parce
que c'est ainsi que j'ai découvert le livre de Madeline Miller qui passait sur France Inter ce mois-ci.
Mais avant toute chose, je vous prie de m'excuser pour mon retard. J'ai
travaillé durant tout le mois de juillet en tant qu'animatrice
stagiaire, je n'ai pas eu le temps du tout de m'occuper du blog. Mais je
suis en vacances maintenant, donc, je vais pouvoir partager avec vous
quelques petites choses ! Dont ce livre que j'ai dévoré d'une traite.
Le chant d'Achille porte sur le passé commun entre Achille, fils de Pélée et Thétis, et Patrocle, fils de Ménétios. N'ayant jamais lu L'Iliade, mais étant une fan de mythologie, je ne connaissais que peu Patrocle qui est ici le narrateur de l'histoire. Ainsi j'ai pu découvrir tout en profondeur un personnage très intéressant.
Suite à un accident dans lequel Patrocle tue son cousin, son père
l'envoie en exil à Phthie où il rencontra Achille, le prince de ce
royaume. C'est tout ce que vous avez à savoir en réalité pour ce livre
puisque l'auteur respecte scrupuleusement le déroulement de leur vie
selon la légende. Les Hellénistes sauront donc parfaitement ce qui se
passe ensuite.
Alors, comment rendre un livre intéressant alors que tout le monde,
pratiquement, connaît déjà la fin ? Une bonne écriture est essentielle
et Madeline Miller a rempli cette catégorie avec succès. Poétique et
rythmée, son écriture nous propulse dans une des plus célèbres légendes
que l'on découvre depuis un point de vue inédit, celui de Patrocle.
Ce prince déchu, banni de son propre royaume, n'avait, au départ, rien
d'un héros légendaire. Mais il va poursuivre une grande évolution à
travers le livre pour finalement devenir le héros de la Patroclée.
Qu'est-ce que la Patroclée ? C'est une partie de L'Iliade
où Patrocle s'illustre sur le champ de bataille. Car sinon, Homère ne
lui donnait comme rôle que celui qui accompagnait Achille sans pour
autant être considéré comme un guerrier, ce qui est parfaitement
retranscrit dans le roman. Et un héros grec comme lui, c'est rare et
c'est super.
Ce que m'a apporté également cette lecture, c'est de découvrir
véritablement Achille. C'est-à-dire, le découvrir dans toute son
humanité. J'ai toujours vu ce héros comme quelqu'un de froid, arrogant,
très puissant. C'était un demi-dieu pour lequel je n'avais aucune
sympathie, ce qui n'est plus du tout le cas maintenant.
Quand on rencontre Achille, ce n'est encore qu'un enfant. Je crois
qu'il ne devait qu'avoir douze ans. Patrocle nous décrit son talent, sa
beauté, sa force, mais également ses doutes, ses hésitations, son
espièglerie. Quand on se retrouve au siège de Troie, on le voit changer
peu à peu et devenir ce héros (monstre, devrais-je dire ?) impitoyable
et incroyablement fier que nous connaissons.
Il n'y a que deux petits détails qui me chiffonnent autour du
personnage d'Achille. J'aurais souhaité entendre parler du passage où sa
mère Thétis le baigne dans le Styx, même si ce n'était que de l'ordre
de l'évocation. Et qu'on respecte sa mort. Justement parce qu'il a été
plongé dans le Styx, Achille est censé être invincible, excepté au talon
car sa mère le tenait par là quand elle l'a mise dans l'eau du fleuve
noire. Mais là, il est mort, non pas d'une flèche au talon, mais d'une
flèche dans le dos.
Après, vous allez me dire que je chipote, et vous aurez raison, mais voilà, j'ai du mal (et toi tu vas me dire que tu as respecté la légende de Médée dans ta réécriture, peut-être ? Chut, tais-toi fichue conscience !). Un conseil, ne regardez jamais Le choc des Titans avec moi ! Parce que je vais râler d'un bout à l'autre du film !
Donc voilà, en résumé une très plaisante lecture que je vous conseille vivement. L'écriture est agréable et on prend plaisir à découvrir tous les personnages qui ont fondé la mythologie. Patrocle est un héros très intéressant. Avec son côté peureux et maladroit, j'avais peur qu'il m'agace assez vite, mais pas du tout. Au contraire, il est attendrissant, puis, à mesure des années, il devient un héros impressionnant et admirable. Voilà, c'est tout ce que j'ai dire sur Le Chant d'Achille, j'espère vous avoir convaincu !

Après, vous allez me dire que je chipote, et vous aurez raison, mais voilà, j'ai du mal (et toi tu vas me dire que tu as respecté la légende de Médée dans ta réécriture, peut-être ? Chut, tais-toi fichue conscience !). Un conseil, ne regardez jamais Le choc des Titans avec moi ! Parce que je vais râler d'un bout à l'autre du film !
Donc voilà, en résumé une très plaisante lecture que je vous conseille vivement. L'écriture est agréable et on prend plaisir à découvrir tous les personnages qui ont fondé la mythologie. Patrocle est un héros très intéressant. Avec son côté peureux et maladroit, j'avais peur qu'il m'agace assez vite, mais pas du tout. Au contraire, il est attendrissant, puis, à mesure des années, il devient un héros impressionnant et admirable. Voilà, c'est tout ce que j'ai dire sur Le Chant d'Achille, j'espère vous avoir convaincu !
ARTICLE SHAMPOING
Bien le bonjour, les gens ! Aujourd'hui, nouvel article shampoing !
Pour ceux qui ne connaissent pas le principe, ce genre d'articles
portent sur deux sujets au lieu d'un. Oui, c'est du deux en un, comme
les shampoing (merci Madame Tirmant pour m'avoir enseigné ce principe en
latin !).
Bref, aujourd'hui, on s'attaque à un sujet titanesque (jeu de mot pourri, vous allez comprendre avec le titre…). J'ai nommé Shingeki no Kyojin ou, plus communément, L'Attaque des Titans !
Alors SNK, qu'est-ce que c'est ? C'est un manga de Hajime Isayama
dont le premier tome est sorti en 2009. A l'heure actuelle, il est
toujours en cours de parution et déjà 13 volumes ont vu le jour. Mais
c'est également une trilogie de light novel de Ryo Suzukaze nommé Before the Fall, un manga en cours appelé Shingeki ! Kyojin Chuugakkou de
Saki Nakagawa, un animé de 25 épisodes réalisé par Production I.G, une série de deux tomes intitulés Shingeki no Kyojin Gaiden (sur le passé de Rivaille) et il semblerait qu'un long métrage soit prévu pour 2015.
Mais tout cela, on le bazarde ! Moi, je vais essentiellement traiter du
manga fondateur du mythe des titans que je lis, ainsi que le séquel Shingeki no Kyojin, Before the Fall. Je passerais assez vite sur l'animé que je ne connais qu'à travers les AMV, étant donné qu'il est payant… Fait'ch' !
Bref ! Attaquons le vif du sujet avec tout d'abord un petit le
saviez-vous ? Saviez-vous que l'aventure des Titans n'avait pas débuté
tout de suite avec la série ? SNK, c'est d'abord un One Shot,
dessiné par l'auteur lorsqu'il avait dix-neuf ans. Je l'ai lu. Le
dessin est franchement affreux, mais l'histoire est pas mal et le
mystère autour des Titans est déjà bien épais.
Je vous conseille de le lire. Pour une chose essentiellement, en
réalité. Une fois que vous l'aurez lu, vous ne pourrez pas dire que le
dessin du manga (la véritable série) est dégueulasse. Parce que le One
Shot est cent fois pire ! Mais je dois dire aussi que cela fait partie
de la genèse du manga, alors il vaut tout de même le coup d'œil, rien
que pour suivre l'évolution de l'auteur et de son œuvre.
Personnellement, j'ai débuté avec ça, et je ne l'ai pas regretté.
Mais revenons-en au point de départ. Alors, à moins d'être un néophyte
ou de vivre dans une grotte, il est très peu probable que vous soyez
passé à côté de SNK. Ce manga a fait fureur et on peut le
comprendre. Mais bon, même si je pense que vous la connaissez,
laissez-moi vous présenter l'histoire.
Il y a une centaine d'années sont apparus les Titans, des géants monstrueux qui dévorent les humains pour une mystérieuse raison qu'aujourd'hui encore nous ignorons. La majorité de l'humanité a été décimée et aujourd'hui, les survivants se sont retranchés dans des villes fortifiées dont les murs mesurent une cinquantaine de mètres.
Voilà cent ans que les humains n'ont pas vus de Titans près de leurs murs jusqu'au jour où apparut le Titan Colossal qui détruisit un pan du Mur Maria de la ville de Shiganshina. La ville est envahie par les Titans. Le héros de l'histoire, Eren, et sa sœur, Mikasa, voient leur propre mère se faire dévorer sous leurs yeux. Pour Eren, la voie à suivre est claire : il va entrer dans l'escouade d'exploration, le seul régiment qui ose s'aventurer hors des murs fortifiés pour combattre, et massacrer les Titans.
Un résumé un peu pourri et long, mais voilà les éléments qui déclenchent l'épopée et punaise, quelle chevauchée !
Je lis les mangas et je trouve réellement l'histoire bonne. Les Titans sont terrifiants et plus on avance, plus le mystère autour d'eux s'épaissit et plus ils sont terrifiants. Pourquoi ils agissent, quelles sont leurs réelles capacités, qui sont-ils ? Tout cela nous taraude, on veut comprendre, on veut savoir.
On a aussi une sacré palette de personnages. Armin, Hansi Zoé, Rivaille, Conny, Sacha, Reiner, Jean… Tous sont intéressants et connaissent une évolution au fil des pages.
Un autre point fort du manga tient en deux mots : manœuvre tridimensionnelle. Je n'en dirai pas plus.
Et le dessin est parfaitement adapté au style. Si l'auteur avait fait un shôjo, je dirai pas, mais là, le dessin correspond vraiment. Les scènes horrifiques sont assez nombreuses dans le manga et la pâte de l'auteur contribue à leur rendu des plus saisissants… et terrifiants.
Ce n'est pas pour autant que le manga est parfait. Le dessin reste tout de même moyen, même si, aux chapitres actuels, il est bien meilleur qu'au départ. Niveau histoire, pour le moment, je n'ai pas grand chose à reprocher à l'auteur. J'espère qu'il a des explications en béton concernant Eren, la fameuse cave, les Titans, le mur et les Titans, encore. Parce que pour l'instant, y'a trois mille scénarios possibles qui s'échaffaudent dans nos petites têtes, heureusement qu'en attendant la suite, on a Before the Fall !
Before the Fall, donc, se déroule entre 770 et 790 (alors que la série débute vers l'année 845). L'humanité est retranchée derrière ses murs, mais ne connaît ni le point faible des Titans et ni le système de combat tridimensionnel. En 770, un titan envahit la ville et provoque un véritable carnage, les humains n'étant pas encore armés face à cette menace. Après le massacre, le bataillon d'exploration est chargé de ramasser les corps. Dans une flaque de vomi de titan, on retrouve un bébé encore en vie. Craint et rejeté, cet “enfant des titans” n'a qu'un seul but en tête : avoir un véritable contact avec les titans pour prouver son humanité.
Ce manga est bon. Le dessinateur n'est pas Hajime Isayama, ça se voit tout de suite, mais le style reste proche de la série originel. Et l'histoire… Chaque fin de chapitre est une torture ! La suite !
Le personnage principal, Kyukuro, est très intéressant. Sérieusement, je n'ai lu que les sept premiers chapitres pour l'instant et il a déjà tellement évolué ! Son character design est cool, sa personnalité en acier donne envie de le suivre… Vraiment, pour le moment, Before the Fall est une réussite. J'ai hâte de voir comment l'histoire va se poursuivre !
J'évoque brièvement l'animé. Quand j'ai regardé le premier épisode, je me suis dit deux choses : “berk, dégueu'” et “Wha, trop beau !”. L'histoire est sanglante à souhait, d'où la première réaction, mais l'animé est magnifique. Tous les défauts graphiques que l'on pourrait reprocher au manga sont ici corrigés. Je ne peux donc que vous le conseiller, si vous parvenez à le visionner sans payer (faîtes-moi signe alors !).
Il y a une centaine d'années sont apparus les Titans, des géants monstrueux qui dévorent les humains pour une mystérieuse raison qu'aujourd'hui encore nous ignorons. La majorité de l'humanité a été décimée et aujourd'hui, les survivants se sont retranchés dans des villes fortifiées dont les murs mesurent une cinquantaine de mètres.
Voilà cent ans que les humains n'ont pas vus de Titans près de leurs murs jusqu'au jour où apparut le Titan Colossal qui détruisit un pan du Mur Maria de la ville de Shiganshina. La ville est envahie par les Titans. Le héros de l'histoire, Eren, et sa sœur, Mikasa, voient leur propre mère se faire dévorer sous leurs yeux. Pour Eren, la voie à suivre est claire : il va entrer dans l'escouade d'exploration, le seul régiment qui ose s'aventurer hors des murs fortifiés pour combattre, et massacrer les Titans.
Un résumé un peu pourri et long, mais voilà les éléments qui déclenchent l'épopée et punaise, quelle chevauchée !
Je lis les mangas et je trouve réellement l'histoire bonne. Les Titans sont terrifiants et plus on avance, plus le mystère autour d'eux s'épaissit et plus ils sont terrifiants. Pourquoi ils agissent, quelles sont leurs réelles capacités, qui sont-ils ? Tout cela nous taraude, on veut comprendre, on veut savoir.
On a aussi une sacré palette de personnages. Armin, Hansi Zoé, Rivaille, Conny, Sacha, Reiner, Jean… Tous sont intéressants et connaissent une évolution au fil des pages.
Un autre point fort du manga tient en deux mots : manœuvre tridimensionnelle. Je n'en dirai pas plus.
Et le dessin est parfaitement adapté au style. Si l'auteur avait fait un shôjo, je dirai pas, mais là, le dessin correspond vraiment. Les scènes horrifiques sont assez nombreuses dans le manga et la pâte de l'auteur contribue à leur rendu des plus saisissants… et terrifiants.
Ce n'est pas pour autant que le manga est parfait. Le dessin reste tout de même moyen, même si, aux chapitres actuels, il est bien meilleur qu'au départ. Niveau histoire, pour le moment, je n'ai pas grand chose à reprocher à l'auteur. J'espère qu'il a des explications en béton concernant Eren, la fameuse cave, les Titans, le mur et les Titans, encore. Parce que pour l'instant, y'a trois mille scénarios possibles qui s'échaffaudent dans nos petites têtes, heureusement qu'en attendant la suite, on a Before the Fall !
Before the Fall, donc, se déroule entre 770 et 790 (alors que la série débute vers l'année 845). L'humanité est retranchée derrière ses murs, mais ne connaît ni le point faible des Titans et ni le système de combat tridimensionnel. En 770, un titan envahit la ville et provoque un véritable carnage, les humains n'étant pas encore armés face à cette menace. Après le massacre, le bataillon d'exploration est chargé de ramasser les corps. Dans une flaque de vomi de titan, on retrouve un bébé encore en vie. Craint et rejeté, cet “enfant des titans” n'a qu'un seul but en tête : avoir un véritable contact avec les titans pour prouver son humanité.
Ce manga est bon. Le dessinateur n'est pas Hajime Isayama, ça se voit tout de suite, mais le style reste proche de la série originel. Et l'histoire… Chaque fin de chapitre est une torture ! La suite !
Le personnage principal, Kyukuro, est très intéressant. Sérieusement, je n'ai lu que les sept premiers chapitres pour l'instant et il a déjà tellement évolué ! Son character design est cool, sa personnalité en acier donne envie de le suivre… Vraiment, pour le moment, Before the Fall est une réussite. J'ai hâte de voir comment l'histoire va se poursuivre !
J'évoque brièvement l'animé. Quand j'ai regardé le premier épisode, je me suis dit deux choses : “berk, dégueu'” et “Wha, trop beau !”. L'histoire est sanglante à souhait, d'où la première réaction, mais l'animé est magnifique. Tous les défauts graphiques que l'on pourrait reprocher au manga sont ici corrigés. Je ne peux donc que vous le conseiller, si vous parvenez à le visionner sans payer (faîtes-moi signe alors !).
KALEB
Bien le bonsoir !
Ce soir, petit article sur un livre que j'avais envie de lire depuis longtemps, longtemps, mais sans jamais l'avoir trouvé à la bibliothèque de mon village. Finalement, l'occasion s'est présentée à mon anniversaire où ma famille m'a fait la surprise de m'offrir la trilogie complète de Kaleb !
Kaleb est
donc une trilogie d'une auteure Islandaise, si mes souvenirs sont
exactes. Cette femme, de son pseudonyme Myra Eljundir, se présente
toujours à son public masquée. Son roman est extrêmement liée à sa
propre vie et ce pour deux raisons : à l'instar de son personnage
principal, Myra est une empathe, assez puissante pour avoir dû s'isoler
de ses proches. Et la seconde, mais pas des moindres, est qu'elle
apparaît elle-même comme personnage dans le troisième tome de la série.
Je reviendrai sur ce point-là plus tard.
La trilogie porte sur Kaleb, un adolescent qui vient d'avoir dix-neuf
ans. Charmeur et impertinent, cet adolescent développe à une vitesse
fulgurante un don d'empathie. Ce pouvoir lui permet de ressentir les
sentiments des autres et même de les manipuler. Mais les actions qu'il
entreprend suite à la révélation de son don vont attirer l'attention de
plus d'un, en particulier d'un groupuscule surnommé Sentinelles dont
l'un des membres semble porter à Kaleb une haine tout particulièrement
farouche.
Kaleb est un personnage qui balance toujours entre le bien et le mal,
c'est là même une des grandes thématiques abordée à travers la trilogie.
Sombrant tantôt dans une sorte de folie morbide, tantôt faisant preuve
d'une étrange sagesse, le personnage ne cesse de nous perturber. Je dois
avouer ne pas avoir su sur quel pied danser avec lui durant toute ma
lecture. Adolescent victime de son propre pouvoir ou véritable salaud,
il n'y pas de réponse tranchée, même si la fin fait plus pencher la
balance d'un côté que de l'autre.
Durant son périple, il va faire la connaissance de beaucoup de
personnages qui, bien que peu développés, sont tous intéressants car
l'auteur arrive, en peu de temps, à nous brosser d'eux un solide
portrait psychologique. Les deux autres personnages à mettre en avant,
vraiment travaillés pour le coup, sont évidemment Abigail et le colonel
qui ne cessent de nous surprendre par leur… leur caractère et leurs
ambitions, dirai-je.

Le troisième tome est très intéressant dans le sens où le récit est entrecoupé de passages du fameux Livre du volcan
dont on entend parler depuis le début. C'est un choix qui m'a rebuté un
premier temps, mais qui est, en réalité, très appréciable et apprécié.
J'ai vraiment beaucoup aimé découvrir le passé des Enfants du Volcan,
suivre l'évolution de leur histoire à travers les âges, partager leurs
sentiments… C'est une passionnante chevauchée à travers le temps.
Pour rester dans ce tome-là, il y a une chose, par contre, que je
n'ai pas aimé… c'est l'intrusion de l'auteur. Je suis désolée pour Myra
Eljundir qui, justement, a vraiment aimé se rapprocher de ses
personnages par l'intermédiaire de sa projection dans le roman, mais… Je
ne sais pas vraiment comment expliquer ça, mais… Ça n'est pas passé.
Après, peut-être est-ce le rôle de Myra que je n'ai pas apprécié. Dans
le roman, elle joue le rôle d'une libraire, une sorte de voyante qui
sait comment va se terminer l'intrigue, mais qui refuse de le révéler
aux personnages qui auraient pourtant bien besoin d'un coup de main !
Il est important de souligner que le livre n'est pas à en remettre
entre toutes les mains. Scènes de sexe et de violence sont au
rendez-vous, sans censure et sans édulcoration. Le troisième tome,
notamment, présente des scènes vraiment violentes avec la mort de
certains personnages qui en feront grimacer plus d'un. Mais je conseille
cette trilogie qui comporte une véritable réflexion. D'ailleurs, je
vous conseille de vous intéresser à l'auteure en particulier qui parle
beaucoup de son livre à travers elle. Je vous mets plusieurs liens pour
que vous puissiez vous imprégner du personnage : ici, là et là. Je ne donnerai pas mon avis à ce sujet pour vous laisser juger par vous-même.
Voilà, ce sera tout pour cet article. Merci de l'avoir lu, j'espère qu'il vous a plu ! N'oubliez pas que vous pouvez me suivre sur Twitter, Facebook et Google +,
mais aussi devenir membres du blog ou vous abonner. Vous pouvez aussi
me suggérer des articles par mail (marine.lafontaine@sfr.fr) et poster
des commentaires sur cet article ainsi que le partager. Merci pour votre
soutien et votre participation qui fait toujours chaud au cœur !
PS : Pour ceux qui se poseraient encore la question, Mlle Pupkins n'écrira définitivement plus sur le blog. je lui avais bien proposé,
mais elle a refusé en me disant qu'elle avait changé radicalement de
registre et donc qu'elle ferait sans. Bon… Tant pis, tant mieux, me
revoilà redevenue seule maître à bord ! Mais cet essai m'a plu et si
jamais vous avez envie d'écrire des fictions pour le blog ou que vous
connaissez des personnes dans votre entourage que ça intéresserait, je
serai ravie de les accueillir, surtout que je risque d'être peu présente
l'année prochaine avec le boulot en prépa… A vous de voir !
LES MANGAS DE MIKKA
Bien le bonjour ! Me voilà enfin
de retour ! Et je vous propose pour fêter cette fin de bac un long
article ! En effet, ici je ne vais pas vous présenter un ou deux mangas,
mais huit.
Pourquoi ces huit là ? Je les ai tous découverts (et lus) grâce à une
amie qui les possédait dans sa bibliothèque. Ces deux dernières années,
on s'est organisé un véritable trafic : elle me les passait tel jour, je
devais lui rend ces livres tel jour et pas un autre (retards non
tolérés). Donc c'est parti pour une petite chronique sur les mangas de Mikka !
L'histoire est celle de William Twinning, un brillant étudiant qui rêve
de trouver sa place dans le gratin de la société anglaise.
Malheureusement, sa famille a été ruinée par son oncle qui gérait mal
leur argent. Ne voulant salir sa réputation, William cherche dans les
caves un moyen de payer sa scolarité. C'est alors que surgit un démon du
nom de Dandelion qui vient lui révéler deux choses : un, qu'il est le
descendant de Salomon et deux que lui seul a le pouvoir de choisir le
nouveau souverain des enfers.
Le manga est assez sympa à lire et l'animé, bien qu'incomplet et court,
est plaisant à regarder. Le caractère très terre à terre de William
donne vraiment au manga son accent léger. Les démons et les anges sont
représentés avec beaucoup de nuances, l'histoire ne nous offre pas du
tout une vision manichéenne du monde. D'ailleurs, notre sympathie a
plutôt tendance a pencher vers les démons que vers les anges qui
emploient vraiment des manières basses pour des êtres de Dieu.
Pour rester dans les démons, parlons de Defense Devil.
Ce manga est coréen, et comporte une dizaine de tomes. Si la fin m'a
terriblement déçu (pour ne pas dire le dernier tome), j'ai été séduite
par les personnages, les secondaires autant que les principaux, même si
je n'ai pas eu le coup de foudre pour Sugal, contraiemment à mon amie
qui, je pense, ne m'a fait lire le manga que pour je découvre ce
personnage.
Mephisto
Bart Kucabara est un démon qui fut banni des enfers. En compagnie
Bichura, un autre démon, il est avocat des enfers, c'est-à-dire qu'il
prend la défense des âmes qui tombent dans l'anti-chambre des enfers et
tente de prouver leur innocence avant que les Shinigamis ne les jettent
dans les enfers. S'il parvient à gagner un “procès”, il récolte de la
Matière Sombre. Cette substance lui permettra, en quantité suffisante,
de regagner les enfers.
Je ne vous en dis pas plus, mais j'aurais souhaité développer
d'avantage pour vous donner envie de le lire. Je n'ai pas spécialement
accroché avec le dessin, mais l'histoire est réellement bonne. Le
personnage de Kukabara est intéressant car il est totalement à l'opposé
de l'image classique du démon, ce qui fait excessivement râler Bichura
qui entretient une relation vraiment très intéressante avec son maître.
Je passerai très vite sur Diabolic garden et Gate,
deux courtes séries que je n'ai pas aimé. Mikka adore les dessins du
premier (pitié…) et aime apparemment l'histoire du second. En ce qui
concerne ce dernier, je ne lui ai trouvé qu'un seul intérêt… Heu, je
crois que c'était le méchant… mais je ne me rappelle pas bien…
Toujours est-il que vous aimerez peut-être, vous pouvez toujours
tenter. Mikka a bien aimé, pourquoi pas vous ! Bref, au suivant !
L'histoire
démarre avec l'arrivée de Otogi Grimm en ville. Il s'installe dans un
vieux manoir qui semble appartenir à sa famille et qu'on dit hanté. Si
le jeune homme ne croit en ces histoires de fantômes, il découvrira bien
vite que les rumeurs ne sont pas totalement infondées. Il va découvrir
un étrange ouvrage et libérer par inadvertance des créatures qui ne sont
autre que les personnages de contes de Grimm, mais qui se révèlent bien
différentes de ce qu'on avait pu imaginer…
Le manga est sympa à lire. Ce n'est pas du haut niveau, mais j'ai
réellement passé un bon moment. Au fur et à mesure, on découvre de
nouveaux personnages et je crois que les auteurs se sont amusés à
prendre totalement à contre pied les stéréotypes. Entre Cendrillon et
Blanche Neige, je ne sais pas quel est le personnage le plus
métamorphosé, mais, en tout cas, tous les deux sont surprenants et
vraiment drôles.
Je ne peux évidemment pas échapper à King's game.
Cette histoire est le parfait exemple d'histoire dite psychopathe. Une
de celles qui nous dégoûte et nous tient en haleine à la fois et bien
qu'on la trouve horrible, on ne peut s'empêcher de lire la suite.
Alors keskecé que cette bestiole-là ? King's game raconte l'histoire
d'une classe banale de lycéens banals aux histoires et aux journées
banales. Jusqu'au jour où, à minuit, chaque élève reçoit par sms un gage
qui concerne deux élèves de leur classe. Cela les fait rire. le
problème c'est que les gages se multiplient et partent de plus en plus
dans les extrêmes. En moins d'un tome, on passe du simple bisou à la
relation sexuelle. Et autre point : ceux qui n'exécutent pas leur gage
en moins de 24h meurent de manière systématique… et impitoyable.
Il existe aussi une seconde saison en droite ligne de la première appelée King's game extreme.
J'ignore pourquoi, mais pour cette deuxième saison, l'auteur a choisi
de continuer la série avec un nouveau dessinateur. Alors que celui de la
première partie avait un dessin que je jugerai de réaliste, celui de
maintenant a vraiment un coup de crayon de manga. Ce qui, dans un sens,
rend l'histoire encore plus morbide…
Je
ne dirai rien sur cette saison pour ne pas vous spoiler. King's game
demeure un bon manga, malgré ce que j'en pense. Un conseil : surtout, ne
vous attachez pas aux personnages ! Ou vous allez finir par faire une
dépression nerveuse, surtout à la fin de la lecture du cinquième tome.

L'histoire commence avec Hayato, un lycéen qui a la capacité de voir
les fantômes et ceux depuis toujours. Vivre entouré des morts fait parti
de son quotidien surtout que ceux-ci semblent particulièrement attirés
par lui. Le jour de ses 17 ans, l'adolescent fait la rencontre d'un
fossoyeur nommé Riddle qui parvient à le débarrasser des esprits qui le
hantent avec facilité. Il propose alors à Hayato de devenir fossoyeur à
son tour, mais à une seule condition : il va falloir que le garçon
meure.

Oui, il existe aussi banal et looser que Tsuna (Reborn),
et il s'appelle Satoru. Sa vie bascule le jour où il fait la rencontre
Dogma, un démon. Celui-ci a un petit problème. Il est un dévoreur d'âme
et adore tout particulièrement celle des chefs cuisiniers, mais la
plupart d'entre eux sont bouffis d'orgueil et leur goût en pâti. C'est
pourquoi il a décidé de créer un chef cuisinier sur mesure qui serait à
son goût. Et malheureusement pour Satorou, c'est lui que le démon a
choisi.
Hell's
Kitchen est un manga très sympa à lire qui met en scène des personnages
haut en couleur qui aiment tous la cuisine pour différentes raisons. On
retrouve les classiques avec le génie foufou, la gloutonne, celui que
personne ne reconnaît, la timide… Mikka et moi avons toutes les deux
flashé sur le personnage de Tachibana (c'est rare qu'on aime le même
personnage) pour mon plus grand malheur (elle est trèèès possessive…).
Donc voilà tout pour cet article. Je vous présente mes excuses pour
avoir été absente aussi longtemps. Je vais essayer de me rattraper et
d'écrire au plus vite la suite de Rouge comme le Rubis. En attendant,
bon courage pour ceux qui ont encore des épreuves et bonnes vacances
pour ceux pour qui tout est fini ! A bientôt !
LE CLIENT
Bien le bonsoir mes chers concitoyens !
Aujourd'hui, petit article sur un livre magistral. J'ai le plaisir de vous présenter Le client de John Grisham !

ans
qui n'a pas froid aux yeux. Alors qu'il assiste au suicide d'un avocat
véreux, celui-ci lui révèle, avant de passer l'arme à gauche,
l'emplacement du corps d'un sénateur assassiné par la mafia que les
forces de l'ordre ne parviennent à retrouver.
Se méfiant autant de la mafia que du FBI, Mark n'a d'autre choix que de choisir la justice pour le protéger. Il choisit de confier sa vie à une avocate de forte caractère pour un dollar, toute sa fortune. Reggie Love accepte alors de le représenter et de le suivre dans cette terrifiante affaire.
J'ai tout bonnement adoré ce livre. John Grisham est tout d'abord
avocat avant d'être romancier, ce qui confère à son roman des accents de
véracité qui rendent l'histoire d'autant plus attrayante. L'intrigue ne
traîne pas en longueur et Grisham nous expose avec brio les mondes de
la justice et de la mafia, plus étroitement mêlés qu'on pourrait le
croire.
Tous les personnages
sont étudiés et intéressants. Malgré son jeune âge, Mark est un enfant
très mâture, mais il possède également ses faiblesses, ce qui le rend
très attachant. Reggie, de par son passé, s'est forgé un fort caractère,
ce dont elle a bien besoin en vue de tous les évènements de l'histoire.
Même Roy Foltrigg est intéressant, bien que ce personnage soit tout
simplement exécrable.
Je ne vous parlerai pas du film qui a été tiré du roman puisque je n'ai
pas encore eu l'occasion de le visionner, malheureusement. Mais je vous
recommande vivement de lire ce livre. L'histoire nous tient en haleine
de la première à la dernière page. Si vous avez envie de passer un bon
moment, c'est par ici que ça se passe ! J'espère vous avoir convaincu !
N'oubliez pas que vous pouvez me suivre sur Twitter, Facebook et Google +,
mais aussi devenir membres du blog ou vous abonner. Vous pouvez aussi
me suggérer des articles par mail (marine.lafontaine@sfr.fr).
Le bac approche et je vais travailler durant tout le mois de juillet,
alors je ne sais pas pour quand sera le prochain article. Je vous
promets tout du moins de ne pas abandonner le blog. L'aventure continue,
pas d'inquiétude. Merci à vous qui continuez à lire mes articles, ça me
donne toujours le courage et l'envie d'aller plus loin.
A très bientôt !
DUALED
Bien le bonjour !
Me revoilà avec un nouvelle fiche de lecture qui va porter sur un livre
sortit tout récemment. Je l'ai lu d'une traite et je l'ai refermée,
partagée. Sentiments mitigés. Je vais vous parler aujourd'hui de Dualed.
Dualed est donc un roman de Elsie Chapman qui sera apparemment le
prélude d'une saga à venir. A voir, je reste septique pour le moment.

En réalité, le livre tient plus du scénario que du roman. S'il est
adapté au grand écran, ce dont je ne doute que moyennement, je suis sûre
qu'il emportera un vif succès. Car le roman est très bon dans un
certain sens : suspens, émotion, action… C'est même pas mal du tout.
Mais un roman de dystopie, au même titre que la Science-fiction, apporte
généralement une critique sur notre monde actuel. L'héroïne, que ce
soit malgré elle ou de son plein grès, va alors combattre ce système. Ce
n'est pas vraiment la recette de Dualed qui, par son choix, nous
surprend. Je n'en dis pas plus pour ne rien dévoiler.
Dualed est un bon moment. Je l'ai lu rapidement et j'en suis assez
contente, malgré ses quelques défauts. J'attends de voir la suite.
Excusez-moi pour mon retard, je n'ai pas publié d'articles depuis
longtemps, mais j'étais plongée dans mes révisions de bac blanc… avant
d'apprendre que je n'avais pas de bac blanc… Bref…
Je vous promets de nouveaux articles très vite. Mlle Pumpkins ne
devrait plus tard à nous envoyer de nouvelles histoires aussi. A très
vite !
LES ARTICLES QUI N'EXISTERONT JAMAIS… A PRIORI
Bien le bonjour, tout le monde !
Aujourd'hui, article très spécial qui va porter sur différents sujets
que je ne compte pas aborder sur le blog. Mais puisque plusieurs d'entre
eux sont considérés comme des classiques, j'ai pensé faire une liste de ceux que je ne veux pas faire.
En tout premier lieu, et je serai très brève à ce sujet, on m'a envoyé un article commande sur Boku no pico… C'est juste hors de question. Je laisse la parole au Chef qui saura mieux vous expliquer que moi pourquoi non, c'est… non.
J'ai un petit rituel avant de regarder un manga conseillé (car oui, on
me l'a fortement conseillé) qui consiste à visionner à l'avance
l'opening pour me faire une opinion. Déjà l'opening
de ce manga fout juste la trouille !… Oui, je suis une froussarde, et
alors ? Et il n'est rien comparé à l'animé. C'est sanglant. Mais
sanglant pas juste quelques hémorragies, non, mais sanglant genre
je-suis-un-monstre-avec-des-bras-invisibles-qui-démembre/tranche/arrache/éviscère/etc-tout-sur-mon-passage.
Car oui, les personnages principaux sont des diclonius. Ces créatures
ressemblent à de gentilles petites filles aux cheveux roses, mais ce
sont des montres créés par les hommes et ce sont des p****n de machines à
tuer !
Je n'ai pas supporté
Elfen Lied pour son hémoglobine qui coulait à flots, toute la violence
qui allait avec, son scénario extrêmement sombre et sa nudité à
outrance. Et, pour aller même dans le politiquement incorrect,
l'histoire d'inceste qui existe entre le personnage central masculin et
sa cousine.
Il existe deux camps qui partagent l'œuvre d'Akira Toriyama : ceux qui
vénèrent le manga et qu'ils le hissent au rang de religion et ceux qui
trouvent ça ringard. Je ne vais pas me mêler de ça… mais je vais dire un
mot là-dessus quand même.
Ce
manga a été publié la première fois en 1989 et tout ce qui peut paraître
cliché maintenant était simplement révolutionnaire pour l'époque (le
héros qui vainc le méchant avec le pouvoir de l'amitié…). Si l'animé a
certaines longueurs (je crois que les cinq minutes de Freezer en ont
traumatisé plus d'un…), le manga est apparemment beaucoup plus rythmé.
Niveau manga, qu'y a-t-il encore… ? Ah oui ! Je ne ferai pas d'article sur Judge, Doubt et autres mangas de ce genre ! J'ai déjà donné avec Higurashi et King's game,
je vais m'arrêter là… Mais je ferai une exception dans les mangas dit
de psychopathes (oui, ceux qui nous font dire : “Oh putain, c'était
horrible ! Comment on a pu créer une histoire aussi affreuse ?!… Où est
la suite ?”) avec Berseker. C'est au programme.
Dans un style différent, je ne ferai pas d'article non sur Seikon no Qwaser.
Et non de justification, c'est comme ça, c'est tout… Bon sang, ce manga
c'est de l'ecchi à outrance ! Ça en devient insupportable, ça casse
toute l'intrigue !
Bref…

Ces romans ont tellement été critiqué ou loué que quoiqu'on en dise
dessus, on est sûr qu'on aura en retour une avalanche de réponses plus
ou moins… violentes. Après, on ne va pas hurler avec les loups et jetter
des pierres sur l'auteur. Son histoire a la qualité incontestable
d'avoir séduit un large public et que ce soit en bien ou en mal, ses
livres ont fait énormément parler d'eux. Après, personnellement, j'ai
testé les romans et je me suis ennuyée, en toute franchise et sans
jugement hâtif. Quant aux films… Je ne préfère pas en parler.

J'ai testé aussi (oui, je l'ai fais !). Au début, c'est une petite
amourette, absolument niaise et assez surréaliste comme on en voit
partout, mais ça tombe dans le sexe très vite. Et ça aurait pu être
sympa. Je pense. Mais non.
Le
délire du personnage principal masculin, c'est d'être le dominant au
lit. Et la femme doit lui être soumise (il y a même un contrat de
confidentialité). Et je ne suis pas féministe, mais… Ça m'est restée en
travers de la gorge. Après, toute l'histoire est basée sur cette
relation domination soumission, c'est le parti pris de l'auteur… Chacun
son point de vue.
En plus le personnage principal féminin est une gourde insupportable !… Voilà, ça, c'est dit. La seule chose que j'ai aimé, en fait, c'est le CD…
J'ai refermé le livre et je l'ai rendu à son propriétaire.

Ce qui m'a refroidi, en fait, c'est que la mort ici, c'est juste une
petit grippe. On s'en remet. Après, OK, ce sont des vampires, donc
voilà. Mais même quand un personnage est censé être mort, genre archi
dead, vraiment mort quoi, bah… il revient. A force, c'est même plus
intéressant quand un personnage meurt, ça n'a plus d'impact… c'est moi
où je fais de quelques cas une généralité ?
Bref… Après, ça va être très con, mais j'ai détesté Le journal de Stephan
où l'on suit la transformation des deux frères. Il y a pourtant un
rebondissement du tonnerre dedans, mais… j'ai pas aimé du tout.
Voilà qui est tout je crois bien ! Hum, aujourd'hui, je me suis fait une foule d'ennemis je crois, mais c'est pas grave !
V POUR VENDETTA (X2)
Bien le bonsoir, nous voilà
réunis pour un nouvel article commande de Valentine F. Merci à elle pour
son mail aussi sympathique que riche en conseils.
Valentine m'a demandé de rédiger un article sur V pour Vendetta.
Malheureusement, elle ne m'a précisé si je devais traiter la bande
dessinée ou le film, c'est pourquoi j'ai choisi de faire les deux !
Attention, pour que mon article soit constructif, je dévoile certains
détails clés de l'intrigue. Surtout que j'analyse la fin du film et que
je la compare avec la bande dessinée. Avant que vous n'alliez plus loin,
je tenais à vous prévenir.

Le sujet est délicat à traiter en raison de l'aspect politique qu'à
pris le masque à travers Anonymous ou le mouvement Occupy. Aussi mon but
ici n'est pas de faire de la politique, même si je suis obligée
d'évoquer cet aspect, mais de traiter une histoire, une fiction.
J'espère que vous comprendrez ma position et que vous m'excuserez si,
par mégarde, je devais faire quelque amalgame ou erreur.
Alors, lançons-nous ! Alors, V pour Vendetta est avant toute chose une bande dessinée des années 80, scénarisée par Alan Moore, monument de la BD à qui on doit notamment Watchmen et La ligue des gentlemen extraordinaires, et illustrée par David Lloyd. Avant de vous parler de l'histoire en elle-même, je dois commencer par vous présenter Guy Fawkes.
Guy Fawkes était un terroriste du début du dix-septième siècle, 1605,
si je me souviens bien, et c'était un catholique dans une Angleterre
majoritairement protestante. Pour lutter contre les mauvais traitements
que subissaient les catholiques, ce cher monsieur décida de faire sauter
le parlement, et le roi avec. Mais il fut arrêté avant d'avoir accompli
son méfait et pendu. Bon, je résume grossièrement, hein… Pour plus de
détails, voici un lien : ici.
Ce personnage est le fondement de V, le terroriste anarchiste qui lutte
contre le pouvoir fasciste en place. Mais commençons par le
commencement.
L'histoire se déroule en Angleterre dans un monde post-apocalyptique.
En 1980, après une guerre nucléaire qui a réduit l'Europe, l'Afrique et
les Etats-Unis en cendres, un parti fasciste nommé Norsefire a pris le
pouvoir. Il a alors mené une épuration ethnique, sociale et politique
sans pitié.
Nous
sommes en 1997. Apparaît alors V, un homme masqué qui s'en prend aux
institutions de pouvoir pour ébranler le parti en place. C'est lors de
son premier éclat (le dynamitage du Palais de Westminster) qu'il sauvera
Evey Hammond, une jeune fille de seize ans qui s'apprêtait à se faire
violée puis exécutée pour prostitution.
Alors, pour rien ne vous cacher, je ne suis pas spécialement fan de BD. La dernière que j'ai lu, ça devait être un tome de Tintin, ça remonte très loin dans le temps… Autant je n'ai pas de mal avec les mangas, autant les BD… Voilà. C'est pourquoi j'ai eu un peu de mal au début, surtout que le dessin ne m'emballait pas vraiment, mais le texte m'a très vite transportée.
Il y a des passages de vraie poésie dans cette histoire. Comme lorsque V va rendre “visite” à la statue de la justice où il déclame un long monologue. L'un de mes passages préférés, aussi, étrangement, est le monologue intérieur de Rosemary Almond lorsqu'elle danse sur scène.
Le scénario en lui-même est bon. Dans le genre dystopie, l'œuvre d'Alan Moore a su créer un univers à la fois angoissant et entraînant.
L'histoire est une éloge de la liberté, de la différence, des arts, aussi. Ce qui est “politiquement incorrect”, c'est l'aspect anarchiste, bien évidemment. Après, je ne connais pas Alan Moore ni ses intentions politiques, alors je ne peux pas affirmer de but en blanc que son ouvrage est un éloge de l'anarchie.
Le but de V dans la bande dessinée est tout d'abord une vengeance personnelle dont il se sert
comme “moteur” de sa vendetta. Il engendre la haine et le chaos dans Londres où, au fur et à mesure de l'intrigue, tout se dégrade, la ville comme ses habitants qui sombrent dans une sorte de folie meurtrière.
Je ne vais pas trop m'attarder sur la BD et vous parler un peu du film. Avant toute chose, saviez-vous qu'Alan Moore avait renié le film ? Hé oui, au point de refuser tout argent venant des droits d'auteur et au point que son nom fut supprimé du générique ! Pourquoi ? Bah, on va tenter de voir ça !
V pour Vendetta date de 2006. C'est, somme toute, un assez bon film, mais le message de V a été dilué, et le côté anarchiste , effacé. La violence brute qui existait dans la BD a été remplacée par de l'extraordinaire. je vais donc comparer les deux fins. Je vous avertis de nouveau au cas où…
Commençons par la BD. Dans le schéma d'Alan Moore, Finch parvient à trouver la cachette de V dans les tunnels du métro et lui tire une unique balle (permettez-moi d'insister, une !) et V lui lance alors un couteau dans l'épaule avant de s'en aller en disant que ce qu'il a fait ne sert à rien car sous sa cape, il n'y a pas un homme de chair et de sang, mais une idée, une idée immortelle. Puis V retourne auprès d'Evey et meurt dans ses bras. C'est à la suite de ça qu'elle prend sa relève etc (partie complètement oubliée dans le film, au passage).
Maintenant, le film… Oh mon dieu, mais qu'ont-ils fait ?!
V et Creedy (et quelques uns de ses hommes) se retrouvent dans les tunnels pour tuer le haut chancelier Sluter (comment le Commandeur Adam James Susan est-il devenu Adam Sutler ? Mystère). Après une exécution rapide vient l'affrontement final où tous les méchants pas beaux vident l'intégralité de leur chargeur chacun sur V. Mais celui-ci parvient tout de même à tous les abattre avec grâce et élégance. Et, alors que Creedy vide une seconde fois son chargeur sur lui, V arrive à puiser assez de forces en lui pour le soulever de terre pour lui briser la nuque. Puis il rejoint Evey et meurt dans ses bras après lui avoir déclaré son amour… OK…
Vous allez peut-être trouver ça idiot, mais ça m'a choqué que V, un homme sans pitié, mais un homme bel et bien, devienne une sorte de surhomme sentimental…
Ensuite, ce que je reproche au film, c'est d'avoir fait des membres du parti fasciste des caricatures.
Dans la BD, par exemple, Adam James Susan est un homme certes avec une poigne de fer, mais qui se révèle en réalité un homme inapte socialement et qui souhaite en fin de compte seulement se faire aimer. Dans le film, il n'est qu'une brute cruelle et sans cœur qui meurt pitoyablement. Les personnages du film sont beaucoup moins fins psychologiquement que ceux de la BD.
Enfin, gommer le côté anarchiste de la BD était un mauvais calcul. Certes, ce choix avait été fait pour bien correspondre à la politique du XXIème siècle, mais cela change le message de l'histoire originale. Si, dans la BD, la “libération” du peuple est issu de la souffrance et du chaos qu'il a lui-même engendré dans la peur, dans le film, on a l'impression que tout ira bien, que les citoyens vont demeurer maîtres d'eux-même et qu'ils vont changer leur monde, simplement.
Bref, mon article est déjà suffisamment long comme ça, je ne vais pas en rajouter. La BD est à lire, bien qu'elle m'est mise véritablement mal à l'aise. Le film, hé bien… Il est à voir, je pense, mais je mets un bémol tout de même.
Bon, on dirait que j'ai réussi à m'en sortir sans déclencher de polémiques ! Un bon point pour moi !
Alors, pour rien ne vous cacher, je ne suis pas spécialement fan de BD. La dernière que j'ai lu, ça devait être un tome de Tintin, ça remonte très loin dans le temps… Autant je n'ai pas de mal avec les mangas, autant les BD… Voilà. C'est pourquoi j'ai eu un peu de mal au début, surtout que le dessin ne m'emballait pas vraiment, mais le texte m'a très vite transportée.
Il y a des passages de vraie poésie dans cette histoire. Comme lorsque V va rendre “visite” à la statue de la justice où il déclame un long monologue. L'un de mes passages préférés, aussi, étrangement, est le monologue intérieur de Rosemary Almond lorsqu'elle danse sur scène.
Le scénario en lui-même est bon. Dans le genre dystopie, l'œuvre d'Alan Moore a su créer un univers à la fois angoissant et entraînant.
L'histoire est une éloge de la liberté, de la différence, des arts, aussi. Ce qui est “politiquement incorrect”, c'est l'aspect anarchiste, bien évidemment. Après, je ne connais pas Alan Moore ni ses intentions politiques, alors je ne peux pas affirmer de but en blanc que son ouvrage est un éloge de l'anarchie.
Le but de V dans la bande dessinée est tout d'abord une vengeance personnelle dont il se sert
comme “moteur” de sa vendetta. Il engendre la haine et le chaos dans Londres où, au fur et à mesure de l'intrigue, tout se dégrade, la ville comme ses habitants qui sombrent dans une sorte de folie meurtrière.
Je ne vais pas trop m'attarder sur la BD et vous parler un peu du film. Avant toute chose, saviez-vous qu'Alan Moore avait renié le film ? Hé oui, au point de refuser tout argent venant des droits d'auteur et au point que son nom fut supprimé du générique ! Pourquoi ? Bah, on va tenter de voir ça !
V pour Vendetta date de 2006. C'est, somme toute, un assez bon film, mais le message de V a été dilué, et le côté anarchiste , effacé. La violence brute qui existait dans la BD a été remplacée par de l'extraordinaire. je vais donc comparer les deux fins. Je vous avertis de nouveau au cas où…
Commençons par la BD. Dans le schéma d'Alan Moore, Finch parvient à trouver la cachette de V dans les tunnels du métro et lui tire une unique balle (permettez-moi d'insister, une !) et V lui lance alors un couteau dans l'épaule avant de s'en aller en disant que ce qu'il a fait ne sert à rien car sous sa cape, il n'y a pas un homme de chair et de sang, mais une idée, une idée immortelle. Puis V retourne auprès d'Evey et meurt dans ses bras. C'est à la suite de ça qu'elle prend sa relève etc (partie complètement oubliée dans le film, au passage).
Maintenant, le film… Oh mon dieu, mais qu'ont-ils fait ?!
V et Creedy (et quelques uns de ses hommes) se retrouvent dans les tunnels pour tuer le haut chancelier Sluter (comment le Commandeur Adam James Susan est-il devenu Adam Sutler ? Mystère). Après une exécution rapide vient l'affrontement final où tous les méchants pas beaux vident l'intégralité de leur chargeur chacun sur V. Mais celui-ci parvient tout de même à tous les abattre avec grâce et élégance. Et, alors que Creedy vide une seconde fois son chargeur sur lui, V arrive à puiser assez de forces en lui pour le soulever de terre pour lui briser la nuque. Puis il rejoint Evey et meurt dans ses bras après lui avoir déclaré son amour… OK…
Vous allez peut-être trouver ça idiot, mais ça m'a choqué que V, un homme sans pitié, mais un homme bel et bien, devienne une sorte de surhomme sentimental…
Ensuite, ce que je reproche au film, c'est d'avoir fait des membres du parti fasciste des caricatures.
Dans la BD, par exemple, Adam James Susan est un homme certes avec une poigne de fer, mais qui se révèle en réalité un homme inapte socialement et qui souhaite en fin de compte seulement se faire aimer. Dans le film, il n'est qu'une brute cruelle et sans cœur qui meurt pitoyablement. Les personnages du film sont beaucoup moins fins psychologiquement que ceux de la BD.
Enfin, gommer le côté anarchiste de la BD était un mauvais calcul. Certes, ce choix avait été fait pour bien correspondre à la politique du XXIème siècle, mais cela change le message de l'histoire originale. Si, dans la BD, la “libération” du peuple est issu de la souffrance et du chaos qu'il a lui-même engendré dans la peur, dans le film, on a l'impression que tout ira bien, que les citoyens vont demeurer maîtres d'eux-même et qu'ils vont changer leur monde, simplement.
Bref, mon article est déjà suffisamment long comme ça, je ne vais pas en rajouter. La BD est à lire, bien qu'elle m'est mise véritablement mal à l'aise. Le film, hé bien… Il est à voir, je pense, mais je mets un bémol tout de même.
Bon, on dirait que j'ai réussi à m'en sortir sans déclencher de polémiques ! Un bon point pour moi !
LORENZACCIO
Ah, je vous l'avais promis et je ne voulais pas faillir à ma parole. Surtout que cela m'aurait fait perdre l'occasion de faire un article sur un chef d'œuvre, ce qui aurait été un peu bête…
Alors, qu'est-ce donc que Lorenzaccio ? Alors, Lorenzaccio est une œuvre du célèbre poète et dramaturge Alfred de Musset, considéré comme l'enfant prodige du romantisme, titre qu'il n'a en rien usurpé, à mon humble avis.
Musset a écrit deux recueils appelés Un spectacle dans un fauteuil où l'on retrouve, entre autre, Les caprices de Marianne, On ne badine pas avec l'amour… Et Lorenzaccio !
Alors, pourquoi publier des pièces de théâtre dans un recueil ? Parce
que Musset n'écrivait plus pour la scène depuis que l'une d'entre
elles, La nuit vénitienne pour être précis, avait été mal
accueillie par le public. Il refusera alors d'écrire de nouveau pour la
scène. De ce fait, Lorenzaccio a été, pendant des années et des années,
considérée comme une pièce injouable. Je reviendrai là-dessus plus tard.
Au sein de l'histoire se distinguent trois intrigues : celle de la
famille Strozzi, des républicains dans l'âme, qui rêvent de renverser le
tyran pour mettre en place une république. Celle de la marquise de Cibo
qui, pour délivrer la ville de Florence de la tutelle du pape et du roi
Charles Quinte, décide de devenir l'amante du tyran. Et celle de
Lorenzo de Médicis qui a un beau jour décidé d'assassiner un tyran de sa
propre main.
Ai-je besoin de dire à quel point cette pièce est magnifique ? Sans blague, moi qui ai toujours adoré Hamlet,
je ne pensais pas que cette pièce détrônerait Shakespeare du podium.
Surtout qu'à ma première lecture, je n'étais pas franchement convaincue.
Mais à force de l'étudier en classe, d'en découvrir toutes les
facettes, de fouiller chaque personnage… Je suis tombée amoureuse de
cette intrigue ô combien sombre qui propose un panel de personnages
torturés. Un délice !
A votre gauche, voici l'affiche originale de la première représentation de la pièce en 1896, dessinée par Alfons Mucha.
Je vous disais plus tôt que Lorenzaccio
était considérée comme une pièce injouable et ce, pour plusieurs
raisons : tout d'abord à cause du trop grand nombre de personnages et de
lieux différents. Après, de par la complexité de l'intrigue. Musset a
entrelacé les trois histoires si bien qu'il peut parfois être dur de
savoir qui est qui sur scène. De plus, la pièce est longue. Pas moins de
cinq actes, soit trente-six scènes, soit neuf heures de représentation
au total. Ajoutait à cela un langage lyrique et des répliques parfois
très longues, la pièce était vraiment mal partie pour être mise en
scène.
Mais cela n'a pas découragé Sarah Bernardt pour autant. C'est en 1896 qu'elle monte sur scène pour interpréter Lorenzaccio. Si le texte a subi de très sévères modifications à l'époque, elle n'en reste pas moins un succès. Aujourd'hui, Lorenzaccio est la pièce la plus jouée par la Comédie Française, même si, à ce jour, elle n'a toujours pas été représentée intégralement.
Pourquoi ai-je adoré cette pièce ? Houlà, heu… Pour le personnage de
Lorenzo, tout d'abord. Méprisé par tous, il porte en lui l'orgueil et la
douleur des plus grands héros tragiques sans pour autant nous entraîner
dans le misérabilisme. Je n'ai eu en rien pitié de lui. Je le trouvais
juste… extraordinaire. Lui qui était un jeune étudiant pur et
tranquille, il a pris la soudaine et folle décision qu'un tyran
tomberait de sa main. Pour cela, il est prêt à accomplir les pires
bassesses jusqu'à y perdre sa propre âme. C'est en ça que je l'ai trouvé
émouvant.
Ensuite… Pour la
beauté du texte. Pour les intrigues qui tirent irrésistiblement vers
l'échec. Pour le personnage d'Alexandre de Médicis, celui de Tebaldeo,
celui du cardinal Cibo, également, dans une moindre mesure. Et pour
plein d'autres raisons que je ne saurai exprimer. C'est ainsi.
MAGI
Bien le bonjour tout le monde !
Si
je vous dis, conte des milles et une nuit ? Et si je vous dis, la
sagesse de Salomon ? Et si je vous dis, labyrinthe enchanté ? Et si je
vous dis encore un “si je vous dis”, je sens que vous allez vous énerver
!
Je
vois les yeux de certains d'entre vous briller, d'autres doivent se
dire “mais de quoi est-elle en train de parler encore ?”. Je veux bien
entendu vous faire part de Magi !
Magi, qu'est-ce que c'est ? C'est un manga, à la base, de Shinobu Ohtaka, la mangaka de Sumomomo Momomo
(la fiancée la plus forte du monde). Si je dois avouer ne pas avoir
spécialement aimé sa première série, j'adore Magi qui s'améliore au fur
et à mesure. Manga comme animé, cette série est superbe !
La
série nous entraîne dans les aventures d'Aladdin, un jeune voyageur
amnésique qui a débarqué dans le monde en sortant de nulle part. Il n'a
sur lui qu'un turban enchanté et une flûte où est enfermé un curieux
djinn bleu sans tête nommé Ugo. Lors de son voyage, il fait la
connaissance d'Ali Baba et tous deux décident d'explorer ensemble un
labyrinthe magique qui promet des monceaux de richesses à celui qui
parvient à en triompher. Mais leurs aventures vont se révéler bien plus
compliquées que prévues et ils ont rencontré sur leur chemin énormément
de personnes, telle que la mystérieuse Morgiana, une esclave.
La
deuxième saison de l'animé a démarré depuis peu. Nos trois héros ont
choisi de se séparer, cette fois-ci, chacun pour accomplir sa propre
mission. Les épisodes se révèlent délicieux ! A ne pas manquer !

Une
série dérivée basée sur le personnage de Sinbad est apparemment en
cours. Elle serait dessinée par Yoshifumi Otera, une ancienne assistante
de Shinobu Ohtaka. De quoi ravir les fans !
Alors,
pourquoi Magi est-elle une série à voir/lire ? La complexité de
l'histoire, tout d'abord. Elle peut paraître simple au départ, mais la
politique s'en mêle très rapidement (notamment quand on découvre le
passé d'Ali Baba) et la foule de personnages viennent s'ajouter pour
faire du manga une histoire passionnante.
Ensuite,
pour l'univers emprunté à celui des 1001 nuits, ce qui est plutôt rare
dans le monde du manga (tout du moins à ma connaissance).
Enfin,
pour les personnages, tout simplement, qui se révèlent au fur et à
mesure tous plus intéressants les uns que les autres. Aucun n'est tout
blanc ou tout noir et c'est pour ça aussi que Magi est passionnant.
Après, je ne commenterai pas le nombre de femmes aux gros seins que l'on
croise dans l'histoire, mais je n'en pense pas moins…
Donc, en résumé, Magi est un manga et un animé excellents qu'il faut découvrir !
LE BÂTON D'OR + SURPRISE
Bien le bonjour et bonne année
chers lecteurs ! Aujourd'hui, je commence 2014 par un article qui porte
sur un petit livre qui me tient à cœur, j'ai nommé Le bâton d'or de Jean-Louis Lafontaine.

Dans le bâton d'or, on retrouve tous nos personnages préférés (Walter,
Fulberte, Vivoulia, Apolline, Léon Rèpe…) pour une nouvelle aventure de
par le monde à bord du magnifique LR2, un immense dirigeable.
Après les légendes africaines, mon père s'est emparé d'un ancien mythe
inca. Le bâton d'or serait un instrument divin, un sceptre légendaire
qui aurait permis à Manco Capac de fonder l'empire Inca. Mais qui
pourrait croire à ce fantasme ? Oui, qui d'autre que le Russo-Québécois
Vivoulia Casimov, décidé à tout pour retrouver l'objet sacré et le
remettre à son peuple. Pour cela, il va faire appel à ses amis. C'est le
départ pour une grande aventure qui se transformera très vite en une
course poursuite quand de nouveaux ennemis montreront leurs visages…
J'ai lu les premières versions du livre, il y a bien quelques années de
ça, mais l'histoire m'avait déjà beaucoup plu. Selon mon père, cette
nouvelle version est meilleure encore alors il ne me tarde de le lire.
Lors de son aventure précédente, Walter était un petit garçon curieux
et attendrissant. Maintenant, le voilà adolescent, un ado plein de
mordant et de ressources. La gamme de personnages est large et variée et
tous ensemble, ils créent des histoires pleines de rebondissements.
Nous sommes le 2 janvier. Je suis désolé pour le peu d'articles produis
depuis un mois, mais entre mon stage BAFA, les fêtes et les révisions
de bac blanc, j'ai eu du mal à trouver du temps pour le blog. Je m'en
repends et vous promets de faire mieux !
Nous avons dépassé les 15 000 visites sur ce blog et ceci était mon
200ème article. C'est donc un grand Bonne Année et un énorme MERCI que
je vous livre ! Vous êtes de plus en plus nombreux à me lire et à
commenter mes articles, c'est vraiment super ! Faisons tous de notre
mieux pour cette nouvelle année.
Comme c'est le 200ème article, je pensais démarrer une nouvelle fiction
sur le blog, mais, cette fois-ci, avec vous. J'aimerai que vous ne
donniez, via mail (marine.lafontaine@sfr.fr) ou via les commentaires, le
sujet de l'histoire.
Vous pouvez même me donner des personnages. Vous procédez par fiches
techniques : nom, prénom, âge, cheveux (couleurs, longueurs,
particularités), yeux, taille, style vestimentaire, tics, caractère… La
fiche est modulable à souhait ! Vous pouvez ajouter des pouvoirs, des
cicatrices, des tatouages, des lunettes, un passé, une particularité… Je
vais vous donner deux exemples avec deux personnages principaux de Soul sea et Chassé-croisé, Ascal et Amedeo.
Nom, prénom : XXX (je ne vous le donne pas, ça vous dévoilerez une intrigue de l'histoire) Ascal
Age : 17 ans
Cheveux : courts, noirs
Yeux : iris noirs et pupilles vertes
Taille : 1m70
Style vestimentaire : il met ce qu'il trouve
Activités : voleur par le passé, pirate aujourd'hui
Tics : dislexyque
Caractère : enjoué, insouciant
Pouvoir : il peut invoquer les Constellations et leur donner vie
Nom, prénom : Kea Amedeo
Age : 24 ans
Cheveux : courts et noirs
Yeux : bleus
Taille : 1m60
Style vestimentaire : sobre, beaucoup de noir
Activité : détective, freelanceur
Caractère : renfermé sur lui-même, il communique peu avec son entourage, déjà restreint. Se préoccupe de lui avant des autres
Signes particuliers : grains de beauté sur la gorge, met des lunettes pour lire
Loisir : guitare
Famille : Cécilia Kea et son mari l'ont adopté à sa sortie d'une maison de correction
Aime : les chats, mais il y est allergique, les plats fort épicés
N'aime pas : un peu tout en général…
Donc, voilà, c'est un appel pour une fiction coopérative. N'hésitez pas à participer et à envoyer des idées de trame !
Un nouveau grand merci pour votre soutien.TOP 10 2013
Bien le bonsoir, chers lecteurs ! Ce soir, comme l'année dernière, il est l'heure du top 10 !
L'année dernière, les cinq meilleurs mangas et meilleurs livres avaient
trouvé une place dans ce classement. Cette année, je renouvelle la
bibliothèque avec des titres tout neufs, tout beaux ! Certaines
histoires sur lesquelles j'ai déjà écrit un article mériteraient
largement d'avoir leur place ici (L'invisible, Darker than Black, Le
Parfum…), mais pour que vous puissiez en avoir encore plus, je ne
présenterai ici que des nouveaux.
Une fois n'est pas coutume, nous commencerons par les mangas et les
animés avant de nous attaquer aux romans, nouvelles, pièces de théâtres
et autres genres littéraires. Le top 10, le voici !

L'académie de Sainte Cléo ne reçoit que des clones de personnes
prestigieuses : Freud, Napoléon, Marie Curie, Mozart, Jeanne d'Arc… Un
jour, le clone de Kennedy est assassiné. Chaque clone est-il obligé de
suivre la voie de son original ? Quel est le rôle de Shiro, le seul à
être un véritable humain, dans cet engrenage infernal ?
Quelle place ont les clones dans la société des hommes et pourquoi existent-ils ? Réponses en bulles, un chef d'œuvre !
Le deuxième à prendre place dans ce top 10 est Tiger & Bunny,
un animé sur des supers héros qui luttent contre le mal et dont
l'intégralité des exploits est retransmis à la TV via une sorte de jeu
pour déterminer lequel est le roi des héros !
Parmi ces figures héroïques, il existe un duo, Kotetsu (un vieux de la
vieille) et Barnaby (un jeune héros) dont les caractères on ne peut plus
opposés vont se heurter avec violence quand ils ont auront l'obligation
de travailler ensemble. Kotetsu est un papa poule idéaliste qui cache
son métier à sa propre fille et Barnaby un jeune homme qui révèle son
identité dès sa première intervention avec un lourd passé. Des moments
drôles, tendus, émouvants promis ! A voir !

Le troisième s'intitule Vinland saga. Ce manga sanglant et sombre porte sur les impitoyables vikings et leurs spectaculaires pillages. L'histoire tourne autour d'un groupe dirigé par Askelad, un homme puissant et intelligence, meneur d'homme exemplaire. Durant une attaque, il a tué le père de Torfinn qui est le héros de ce manga. On le suit à travers les tomes dans sa queête vengeresse. D'autres histoires s'ajoutent à cette trame comme la conquête du pouvoir du jeune prince Knut. Il y a un grand basculement dans l'histoire au tome 8 qui nous fait changer d'univers qui apporte une toute nouvelle dimension à l'histoire. Aussi surprenant que prenant, un manga à découvrir absolument !

Enfin, pour terminer ce classement de manga, je vous ai gardé le meilleur pour la fin. Il s'agit d'une histoire dont l'auteur n'est autre que Naoki Urasawa, je veux parler bien entendu de ce monument qu'est Monster. Je n'ai jamais lu/vu un manga pareille. L'intrigue est… c'est Monster, quoi ! L'histoire débute en 1986 en Allemagne. Dans un hôpital réputé, le neurochirurgien japonais Tenma est destiné à une brillante carrière et il est fiancé à la fille du directeur de l'hôpital. Pourtant, un jour, il refuse d'opérer le maire et se charge d'un garçon qui a reçu une balle dans la tête, arrivé dans les urgences avant le maire. Malheureusement, ce dernier décède et la chute de Tenma débute. Sa fiancée le quitte, sa promotion lui file entre les doigts, le garçon (et sa sœur jumelle qui avait été hospitalisée aussi) disparaissent. Alors que tout semblait aller contre lui, ceux responsables de son malheur décèdent dans de mystérieuses circonstances. Neuf ans plus tard, Tenma découvre enfin le responsable de ces meurtres : Johan, le garçon qu'il avait sauvé. Débute alors un périple haletant pour ce docteur accusé de meurtres pour arrêter le monster qu'est devenu Johan et qui sème la mort autour de lui.
Un manga magnifique ! A voir absolument ! L'intrigue est bien plus complexe que cela, mais si je devais vraiment vous faire un résumé correct, je n'aurai pas fini.
Nous voici arrivé dans la seconde partie du top 10 avec trois romans, une pièce de théâtre et une trilogie.

Lorenzo de Médicis est un personnage historique célèbre pour l'assassinat du duc de Florence, Alexandre de Médicis, son cousin. Alfred de Musset, à travers son chef d'œuvre, reprend cette partie de l'Histoire et la relate en y ajoutant sa touche personnelle, c'est-à-dire une pessimisme noir qui entache l'âme des personnages et la ville de Florence, théâtre de débauches. Un bijou littéraire !

Un très beau livre qui traite d'un sujet assez sensible avec brio. A lire !
Le livre suivant m'a été prêtée par une autre amie (on un a gros trafic de livres et de mangas au lycée). La sélection dont je n'ai pu lire que le tome un jusqu'alors. Je dois avouer que quand elle me l'a passée j'étais très, très septique quant au sujet. Finalement, je l'ai dévoré. Même s'il n'est pas aussi super que Starters, dans le genre, il n'est pas mal non plus. Il s'agit d'un roman dystopie construit sur les ruines des Etats-Unis, dans un pays divisé par castes. Pour le mariage du prince, 35 jeunes filles de différentes castes ont été sélectionnées pour concourir entre elles et tenter de séduire le prince Maxon. Pour America Singer, amoureuse et déterminée, cette sélection est plus un cauchemar qu'un rêve. Mais sa rencontre avec le prince va la faire changer d'avis. Drôle et très intéressant !


Ceci conclut le top 10 2013 ! Merci à tous pour votre soutien et votre présence, ça fait toujours plaisir de vous voir aussi nombreux sur le blog, même si les commentaires se font rares. J'espère que je vous ai donné envie de lire ! Passez de très bonnes fêtes et aussi de très bonnes vacances !
Je vois d'ici les yeux ronds,
l'air de dire “Un contre article shampoing, mais qu'est-ce qu'elle nous a
sorti ce coup-ci ? Ça y est, elle a un pété un boulon ?” Mais non,
toutes les vis de ma petite tête sont toujours bien à leur place, je
vous rassure !
Ce soir, double article sur deux sujets dont je ne vais pas faire
l'éloge, mais la critique ! Le premier se nomme "Meganebu”, un animé
très récent et le second est “Under the umbrella with you”, un manga de
Junko dont je vous avais parlé il y a des mois de ça.
Alors, qu'est-ce que “Meganebu” ? Un animé qui, comme son titre
l'indique, parle d'un club… de lunettes ! Comment ça, c'est pas clair ?
Pourtant, il n'y a pas plus littéral. En effet, “megane” en japonais
signifie “lunettes” et “bu” c'est “club”, ou plus exactement “cercle”.
L'histoire est donc celle d'un club dont le thème est “les lunettes”.
Le but ultime de ses cinq membres, des lycéens, est de créer des
lunettes à rayon X pour pouvoir regarder des jeunes femmes nues sans se
faire pincer. C'est pour vous dire le niveau…
Je n'ai rien contre l'idée d'un club de lunettes, moi-même en portant
depuis ma plus tendre enfance. Le concept est pas mauvais, mais
franchement… trop, c'est trop !
Un ! Je suis désolée, mais quand on décide de créer un manga dans un
milieu scolaire, on dessine les figurants ! Ou on les esquisse, je ne
sais pas ! Mais on met pas des robots partout, quoi ! Là, on a
l'impression de se retrouver dans un manga post-apocalyptique où les
êtres humains ne sont qu'une poignée de survivants. De plus, un manga
dans un lycée, c'est l'occasion de faire intervenir plein de personnages
secondaires, c'est vraiment bête d'avoir choisi ce lieu et de ne pas du
tout en exploiter les avantages.
Deux ! Il n'y a que des hommes… à lunettes ! Je sais que c'est le
thème, mais quand même. Leur but est de pouvoir mater des nanas, et on
en voit nulle part. Et puis, tout le monde ne porte pas que des lunettes !… Si ?
Trois ! Bah trop c'est trop… Sérieusement, ils m'ont fatigué… et un peu
pris le chou, pour parler gentiment. On a réellement l'impression que
l'univers tout entier est centré autour des lunettes, c'est pas
croyable, ça…
Bon, je ne vais pas m'attarder dessus, je dois avouer ne pas en avoir
envie et manquer de matière. Les graphismes ne sont pas mauvais, au
moins.
Alors, ensuite nous avons “Under the umbrella with you” et là, je vais m'attirer pas mal de regards noirs, je pense…

Pourquoi je n'ai pas aimé ? Bah… Je n'ai pas accroché au personnage
principal, déjà. Il a un côté attachant qui se révèle vers la fin, mais
sinon, rien. Or j'ai besoin d'avoir un certain sentiment vis-à-vis des
personnages, que ce soit négatif ou positif. Là c'était… rien.
Ensuite, ça va peut-être surprendre parce que Junko est célèbre pour
son style assez léger et tout, mais je n'ai pas aimé son coup de crayon.
Le dessin ne m'a pas plu, ça m'arrive rarement, mais là, oui.
Enfin, j'ai été déçue par l'histoire en elle-même. Tout s'enchaînait
trop facilement à mon goût. Je demandais pas une intrigue hyper complexe
avec des complots et tout (ça reste une amourette, rien de plus), mais
un peu plus de construction, tout de même.
Je ne dénigre en rien le travail de Junko, attention. J'ai lu un autre
manga d'elle appelé “Conveni-kun” qui m'a beaucoup plu… Bon, OK, je l'ai
lu en anglais (je ne l'ai pas trouvé en français sur internet…), mais
je l'ai trouvé touchant et plus structuré que “Under the umbrella with
you”. Et, curieusement, j'ai plus aimé le trait dans “Conveni-kun”. Faut
pas chercher à comprendre, je crois…
Voilà, c'était un petit contre article shampoing ! J'espère que vous
l'avez aimé ! Si vous le souhaitez, vous pouvez toujours m'envoyer des
suggestions à mon adresse mail (marine.lafontaine@sfr.fr), ou me suivre
sur Facebook, Google + et/ou Twitter !
Bonne soirée à tous, je vous conseille d'allumer votre radio pour
écouter l'émission spéciale sur France Inter pour leur 50 ans. Concert
intergénérationnel au rendez-vous !
L'INVISIBLE
Bonsoir, nouvel article de la soirée sur un coup de cœur aussi morbide que fascinant, j'ai nommé L'invisible de Robert Pobi (appelé aussi Blood man).
J'avais déjà entendu parler de ce livre il y a un long moment, pour
tout avouer et j'avais été très tentée par un résumé lu dans un
magasine. Puis un jour, je suis tombée dessus. Moi qui ne lit que très
rarement des thrillers, je n'ai pas hésité une seule seconde avant de
l'embarquer chez moi. Je l'ai dévoré.

Bon, l'histoire, tout de même, parce que je parle, je parle, mais je ne
dis pas grand chose au final, moi… Nous sommes dans la ville de Montauk
(Nouvelle-Angleterre) la ville natale de Jake Cole, un profiler hors du
commun. Il n'y est pas revenu depuis près de trente ans, mais son père,
un célèbre artiste, s'est immolé. Alors que Jake comptait repartir le
plus tôt possible, il a reçu un appel de la police locale pour enquêter
sur un double meurtre : une femme et un enfant ont été trouvés écorchés
vifs dans leur maison de vacances. C'est sa signature, Jake le sait. Oui, trente trois ans plus tard, le meurtrier de sa mère est de retour. La traque est ouverte.
Alors, pourquoi lire ce livre ? L'intrigue, déjà. Très bien construite,
très bien menée, très bien écrite. Les personnages, ensuite. Jake,
Jacob, Kay, Frank, Hauser, Emily… Une galerie incroyable aux
personnalités très diverses, aux caractères fouillés, aux passés
élaborés. Un délice.
Je dois quand même avouer avoir rapidement trouvé l'identité du
meurtrier (vers la moitié, je crois). Mais, je vous rassure tout de
suite, ça ne m'a en rien enlevé du plaisir à la lecture, au contraire !
Ça m'a captivé. Je voulais comprendre le pourquoi du comment. Qui plus
est, lire le nom du meurtrier m'a tout de même fait un choc. J'espérai
me tromper, mais non…
Ce qui est aussi remarquable dans ce livre, c'est le mélange de l'art
et de la mort. Jacob Coleridge, le père du personnage principal, est un
peintre célèbre qui aurait fréquenté les plus grands (Picasso et Warhol,
entre autre). Ses toiles vont nous guider tout au long de l'histoire.
Et Jake Cole, son fils, est un artiste, également. Il peint les
morts, comme il le dit lui-même. Il analyse les œuvres des meurtriers,
les déchiffre, les commente, en découvre les clés, les failles…
J'ai vraiment adoré Pobi, et je suis même triste de l'avoir terminé si vite. Un grand moment de plaisir et de frissons.
LE PARFUM
Grande nouvelle, chers lecteurs !
Je suis depuis peu sur Twitter ! Vous pouvez maintenant suivre
l'actualité du blog et de mon parcours sur Facebook, Twitter et Google +, en plus de pouvoir vous abonner par mail. N'hésitez surtout pas !
Maintenant que ma petite présentation est faite, passons au sujet même de l'article, j'ai nommé Le Parfum, de Süskind ! Un véritable bijou !
Le parfum raconte la vie de Jean-Baptiste Grenouille, depuis sa
naissance sous un étal de poissons jusque… Ça, vous le verrez bien !
Grenouille a une sorte de don, si l'on peut dire : son nez. Il est
capable de sentir des parfums sur les kilomètres à la ronde, de les
identifier sans peine et il les retient tous sans problème. On suit
Grenouille toute son enfance chez madame Gaillard jusqu'à ce qu'elle se
débarrasse de lui pour l'envoyer en apprentissage à l'âge de neuf ans.
Après quelques temps passé en tant qu'apprenti chez un tanneur,
Genouille entre chez un parfumeur, Baldini, et c'est là que commence
véritablement son histoire… De Paris jusqu'à Grasse en passant par
Montpellier et l'Auvergne, on suit le parcours de ce détestable bonhomme
sans pour autant pouvoir quitter les pages des yeux.
Grenouille possède quelques caractéristiques qu'il faut que je mette en
avant : il n'a aucune idée de la morale, il ignore les idées telles le
bien ou le mal, il ne possède et n'est rien, il n'a pas d'odeur qui lui
est propre, ce qui va effrayer tous les personnages qui le rencontreront
à travers le roman. Et bien sûr, il a un sens de l'odorat et une
mémoire olfactive tout bonnement exceptionnels.
Il est increvable, aussi. J'emploie un terme aussi fort car il
correspond tout à fait au personnage pour lequel je n'ai pas une once
d'empathie ou de sympathie (ce qui est assez rare en soit). Dans le
livre, l'auteur le décrit comme une tique, parfois au repos, repus,
grasse et endormie, par d'autres moment, en mouvement.
Berk, quoi…
J'ai lu la fin avec une sorte d'hébétement. J'ai refermé le livre, je
l'ai regardé longuement et je me suis dit : “Heu, c'est moi ou… C'est
pas vrai, z'ont pas osé faire ÇA ?!”
Hé si…
La fin est des plus surprenantes. Elle, heu… Je ne sais pas vraiment
quoi dire en fait, c'est… C'est pas très ragoûtant, hein…
Un très, très, très bon livre. Il existe un film adapté du roman datant
de 2006. Je ne peux pas vous dire plus, je ne l'ai pas vu, mais d'après
la bande annonce, le personnage de Grenouille semblait à peu près
respecté. Bref, un excellent moment au royaume évanescent des parfums.
L'ALCHIMISTE
Chacun de nous, en sa prime jeunesse, sait quelle est sa Légende Personnelle.
«
A cette époque de la vie, tout est clair, tout est possible, et l’on
n’a pas peur de rêver et de souhaiter tout ce qu’on aimerait faire de sa
vie. Cependant, à mesure quele temps s’écoule, une force mystérieuse
commence à essayer de prouver qu’il est impossible de réaliser sa
Légende Personnelle.»
Ce
que disait le vieil homme n’avait pas grand sens pour le jeune berger.
Mais il voulait savoir ce qu’étaient ces « forces mystérieuses » : la
fille du commerçant allait en rester bouche bée.
«
Ce sont des forces qui semblent mauvaises, mais qui en réalité
t’apprennent comment réaliser ta Légende Personnelle. Ce sont elles qui
préparent ton esprit et ta volonté, car il y a une grande vérité en ce
monde : qui que tu sois et quoi que tu fasses, lorsque tu veux vraiment
quelque chose, c’est que ce désir est né dans l’âme de l’Univers. C’est
ta mission sur la Terre.
– Même si l’on a seulement envie de voyager? Ou bien d’épouser la fille d’un négociant en tissus?
–
Ou de chercher un trésor. L’Ame du Monde se nourrit du bonheur des
gens. Ou de leur malheur, de l’envie, de la jalousie. Accomplir sa
Légende Personnelle est la seule et unique obligation des hommes. Tout
n’est qu’une seule chose.
« Et quand tu veux quelque chose, tout l’Univers conspire à te permettre de réaliser ton désir. »
Bien le bonsoir ! Certains l'ont peut-être déjà lu et ont reconnu l'extrait introduit cet article, il s'agit bien d'un passage de L'Alchimiste de Paulo Cohelo, ce livre ô combien savoureux qui vous

L'Alchimiste, c'est l'histoire d'un jeune berger appelé Tarifa qui,
pour assouvir son désir de voyage, décide de tout quitter et de partir à
l'aventure. De l'Andalousie aux pyramides égyptiennes, nous suivons sa
quête qui lui permettra de réaliser sa Légende Personnelle.
Alors vient la question “Mais qu'est-ce diable la Légende Personnelle
?” (oui, les majuscules sont importantes, on les retrouve tout partout
!). Bref… La Légende Personnelle, c'est en quelque sorte
l'accomplissement de soi, la réalisation de son rêve le plus profond,
son désir le plus cher. C'est ce qui permet à un individu de se sentir
complet et épanoui.
Dans une interview, Paul Cohelo la traduira de cette manière : "Si vous écoutez votre cœur, vous savez précisément ce que vous avez à
faire sur terre. Enfant, nous avons tous su. Mais parce que nous avons
peur d’être désappointé, peur de ne pas réussir à réaliser notre rêve,
nous n’écoutons plus notre cœur. Ceci dit, il est normal de nous
éloigner à un moment ou à un autre de notre Légende Personnelle. Ce
n’est pas grave car, à plusieurs reprises, la vie nous donne la
possibilité de recoller à cette trajectoire idéale."
Je garde vraiment un excellent souvenir de ce livre que je me rappelle
d'avoir lu d'une traite comme une affamée. Le voyage de Tarifa est
splendide, sa vision des choses, à la fois naïve et sincère, nous
transporte et nous touche à la fois. De plus, j'ai adoré la notion de
Légende Personnelle. Savoir que chacun à une place sur cette terre, que
chacun à quelque chose à accomplir… J'ai trouvé ça merveilleux. Ça a
touché mon âme d'enfant naïve, dira-t-on, n'est-ce pas, professeur Candide ?
Mais, car il y a toujours un mais, j'ai bloqué sur une chose et… Bah ça
m'a gâché en partie le plaisir de ce petit bijou. La Main du Destin
(quand je vous dis qu'on retrouve les majuscules partout !). La Main du
Destin m'a complètement freiné. D'après ce livre, notre vie est déjà
écrite avant même notre naissance et ça… je n'ai pas supporté. Vous
allez peut-être trouver ça fort de café, que je suis trop tranchée etc.
Mais, imaginez-vous ! Aucun libre arbitre, aucun choix possible ! Votre
vie est déjà tracée sans même que vous en ayez conscience selon les bons
vouloirs d'un entité supérieure ! Pour la rêveuse existencialiste que
je suis, ça m'a semblé assez, heu… effrayant, je dirai.
Mais ce livre est à lire absolument. Ne vous laissez pas freiner,
n'hésitez pas à plonger au cœur de ce superbe voyage. Je vous garanti
que vous le refermerez avec le sourire aux lèvres et une envie pressante
de découvrir votre propre Légende Personnelle.
POURQUOI LIRE ?

C'est le pourquoi lit-on ?
Nous allons tenter d'y répondre ensemble. Avant de se lancer dans le
sujet à proprement parler, il faudrait définir tout d'abord nos
"limites". Pour cet article, nous allons nous concentrer sur les
fictions, les textes philosophiques et les témoignages. C'est d'ailleurs
par cela que nous allons commencer.
3096 jours de Nathasha Kampush, Si c'est un homme de Primo Levi, Brûlée vive
de Souad… Ces écrits ont une place importante dans notre culture car ce
sont des marques de l'Histoire, des marques du vice des hommes. Primo
Levi, survivant de la déportation juive, Souad, victime d'un “crime
d'honneur” en Cisjordanie, Nathasha Kampush, séquestrée dans une cave
pendant dix ans par un malade mental. Ces trois personnes ont vécu des
évènements terribles que nous pouvons ignorer. Il ne s'agit pas de
“Jeter le voile”, mais de le déchirer pour entendre les voix de ceux qui
ont souffert, car nous ne pouvons ignorer les horreurs humaines.

Voilà pourquoi lire.
Mais alors, on doit lire par "devoir" ? Non, pas uniquement, bien sûr !
On va alléger un peu l'atmosphère avec les fictions ! Alors, oui,
fiction est un terme très large qui comprend romans, nouvelles, fables,
pièces et autres.
Les fictions sont tout d'abord écrites pour divertir le lecteur, le
sortir de son morne quotidien et le plonger dans une intrigue montée de
toute pièce. Et c'est avec cette définition qu'on trouve la principale
réponse au pourquoi qu'on pourrait formuler de cette manière : s'évader.
Vous rêvez d'être une princesse après laquelle tous les hommes
soupirent ? Un aventurier sans peur à la conquête du monde ? Une
lycéenne pleine de répondant ? Un antique guerrier ? Alors lisez !
Ouais, c'est peut-être un peu brute comme manière de convaincre… On
compare souvent la lecture à un voyage, un comparaison somme toute
satisfaisante. Ouvrir un roman, c'est comme un départ pour un voyage où
seul son esprit se déplace. Lire, c'est se plonger dans des vies, dans
des mondes, c'est apprendre, c'est adopter des valeurs, c'est rencontrer
des héros. Lire, c'est se sortir de la tête toutes les grises pensées
qui la minent, c'est rire, frissonner, pleurer, crier… Quand vous lisez,
vous accompagnez les personnages à travers leur histoire, vous la vivez
en leur compagnie. On vit, on ressent des choses que nous ne pourrons
probablement jamais vivre et en cela, le livre est un outil
merveilleux.
Je ne sais pas vraiment comment vous le formuler, mais lire enrichis.
Pas notre porte-monnaie, c'est sûr (c'est un peu cher, mais quand on
aime, on ne compte pas), mais intellectuellement parlant, c'est vraiment
épanouissant. Un bon roman procura avant toute chose du plaisir à son
lecteur, mais il apportera aussi en quelque sorte une doctrine et vous
vous forgerez une vision du monde tout à fait unique à travers vos
lectures... sauf si vous vous en servez pour caler le pied d'un meuble.
"Lire tue l'ignorance et les préjugés" (affiche
de la librairie Brestoise “Dialogue”, reprise à Becherel par la
librairie salon de thé "Saint Michel"). Belle phrase bien tournée, non ?
Affiche
due à la créativité de la librairie brestoise 'Dialogue'' reprise à
Becherel par l'excellente libraire de la librairie salon de thé ''Saint
Michel''
En savoir plus sur http://www.paperblog.fr/4991328/lire-tue-l-ignorance-et-les-prejuges/#5OztoXcelmZg0qQM.9
En savoir plus sur http://www.paperblog.fr/4991328/lire-tue-l-ignorance-et-les-prejuges/#5OztoXcelmZg0qQM.9
C'est aussi là qu'interviennent les textes des grands philosophes tels
que Platon, Lucrèce, Descartes ou Sartre, pour ne citer qu'eux. Grâce à
leurs écrits, ils vont développer leurs thèses qui sont le reflet de
leur vision de l'univers et de l'Etre. Chacun met en avant ses propres
idées et c'est en les confrontant que vous créerez votre propre
philosophie, ainsi que votre esprit critique.
Et puis, entre nous, une petite citation ou deux bien placées impressionnera toujours tout le petit monde !
"A force de lire on finit par comprendre qu'à force de lire on finit par comprendre" Jacques Beaudry
ARTICLE SHAMPOING
Aujourd'hui, article shampoing sur un manga commandé et un petit passage sur le tome neuf de l'Epouvanteur, dont je vous ai déjà parlé.
Je commence tout de suite avec ce tome-ci. Habituellement, je présente
une série sans revenir sur chaque tome (sinon, ça me donnerait des
articles à rallonge). Mais je voulais quand même dire un mot sur le tome
neuf qui est un peu spécial par rapport aux autres puisque, pour la
première fois, nous nous détachons de notre cher narrateur, à savoir Tom
Ward, pour partir sur les routes en compagnie de Grimmalkin, la
sorcière aux ciseaux.
Ce
changement de narrateur est surprenant, mais aussi bienvenue. A la fin
du tome précédent, Tom, le vieux Gregory et Grimmalkin ont accompli
quelque chose… heu… (comment vous dire sans rien révéler…) d'important,
mais ont dû se séparer. La sorcière est partie de son côté avec quelque
chose sous le bras qui va amener la plupart des sorcières du comté à
partir à sa poursuite dans le but de la tuer.
Ainsi, nous suivons entièrement l'aventure de Grimmalkin et nous
pouvons ainsi profiter de son point de vue de tueuse aguerrie. Cela
donne à la série un autre ton que celui un peu naïf de l'apprenti
épouvanteur qu'est notre petit Tom (pas si petit que ça).
Un très bon tome qui offre une riche aventure à son lecteur, comme à
chaque volume. A dévorer, autant que les autres. Au passage, j'en
profite pour signaler qu'un film adapté de la série est en train d'être
tourné ! Super… c'est ce que je me disais avant de voir la bande
annonce. Pour ceux qui veulent aller constater le massacre, c'est “Le
Septième fils”, moi, je vais me planquer sous ma couette avec mes
livres…
L'article porte ensuite sur un manga commandé par Antoine W, merci à
toi pour m'avoir fait découvrir cette histoire incroyable. Mais, entre Higurashi et celui-ci, j'ai franchement l'impression que vous prenez un malin plaisir à m'envoyer des mangas aux ambiances malsaines !
Le manga choisi est Psycho-pass et, je vous le dis d'entrer de jeu, il est excellent.
Tout d'abord, il réunit une équipe dont les membres ont déjà fait leur
preuve, notamment le studio de Production I.G à qui on doit notamment le
magnifique Guilty Crown. On retrouve aussi Akira Amano, en charge du Character Design Original, qui n'est autre que le mangaka de Reborn. Et ce n'est pas tout ! Parmi les scénaristes, il y a Gen Urobuchi qui avait participé à le superbe Fate/Zéro ! Bref, dès le départ, cet animé promet d'être intéressant. Et il l'est.
Et quand c'est le cas, alors interviennent les agents du DIC. Armés des
yeux de Sybil appelés les Dominators, ils sont aidés dans leur tâche
par les Exécuteurs, des criminels latents qui en chassent d'autres.
On suit essentiellement l'histoire d'un agent, Tsunemori Akane, et
d'une exécuteur, Kogami Shinya. Akane est un agent fraîchement diplômé
qui, lors de son premier jour, se heurte de plein fouet à la cruauté et à
la violence de son travail.
L'histoire est cruelle, en effet. La population est complètement
enfermée, restreinte, conditionnée par Sybil, si bien que certains, à
force de faire taire leurs pulsions finissent par arriver à saturation.
La galerie de personnages est une incroyable fresque de couleurs crues,
notamment Shogo Makishima qui est le grand psychopathe de cette
histoire. Manga très, très intéressant pour toute la psychologie et la
réflexion qui en découle, mais je le déconseille à tous ceux qui
n'aiment pas la violence, car, en plus d'être violente physiquement,
moralement, elle est aussi très présente.
Voilà, ce sera tout pour cet article-ci. J'en profite pour ajouter que
je travaille actuellement sur la commande de Sylvie M. qui traite de
Vocaloid. C'est un gros morceau et comme je ne m'y connais absolument
pas, il faut que je me renseigne, mais je vous promets un bel article !
CONTRE-ARTICLE
Bien le bonjour tout le monde ! Aujourd'hui, je profite du fait que je
sois un t'chô peu malade pour sortir un nouveau type d'article.
Alors, qu'est-ce qu'un contre-article. C'est la même chose que
d'habitude, une fiche de lecture, mais cette fois-ci, ce ne sera pas un
éloge, mais une critique. Je me suis dit qu'une fois de temps en temps,
ce ne serait pas plus mal.
Et pour inaugurer, je vais directement m'attaquer à un livre dont, personnellement, j'attendais beaucoup : La couleur de l'Ame des Anges, de Sophie Audouin-Mamikonian.
Ce livre est une sorte de série en deux tomes, si j'ai bien compris,
mais le deuxième tome n'est pas encore sorti parce que l'auteur se
concentre en ce moment plus sur Tara Duncan et Indiana Teller
(autant j'adore ce dernier, autant j'ai toujours eu du mal avec son
aînée qui est entraînée en ce moment dans un triangle amoureux
absolument insupportable).
Alors, revenons à nos Anges. Je vais commencé (tout de même) par mettre
en avant ses points forts avant de m'attaquer réellement au gros
morceau. Mais, avant de commencer, je tiens à préciser que je n'ai pas
lu le livre en entier (je me suis arrêtée environ aux trois quarts),
donc cet contre-article reste incomplet. De plus, il ne s'agit que de
mon avis, rien n'est objectif. Il est fort possible que vous le lisiez
que et vous adoriez ! Maintenant, place à l'article !

Ici, les âmes révèlent vraiment les personnalités et les sentiments des
uns et des autres. Elles se colorent en fonction de ce qu'on éprouve et
se matérialise sous forme de brume que mangent les Anges pour
survivre.
Après, je mettrai en
avant la quête de l'héroïne dont je ne me rappelle plus du tout le nom…?
Rachelle ? Laure ? Heu… Bah, après vérification, elle semble appeler
Allison… Bref, toujours est-il qu'Allison poursuit un but vraiment
honorable, ce qui fait d'elle un personnage respectueux.
Enfin, le héros est tout de même un personnage intéressant qui n'a
réellement commencé à vivre qu'après sa mort. Ses relations avec sa
famille jouent énormément sur son charisme de petit génie isolé.
Bon, maintenant… on commence ?
Premièrement ! j'ai déjà eu le coup avec Tara Duncan, ce qui m'a fait
lâcher complètement la série que je ne lis plus que pour l'unique raison
de savoir qui est Magister : cette systématique qu'à l'auteur de mettre tout le temps en avant l'extrême
beauté de ses personnages ! Je veux bien qu'on le fasse de temps à
autre, mais là, c'est trop ! Tous les Anges sont magnifiques (et même
les vivants, tiens) et l'auteur ne cesse de nous le rappeler ! Overdose
de beauté, vraiment ! Bref…
Deuxièmement, cette manie aussi de tout expliquer par la présence des
Anges. Mais ils gèrent complètement le monde ! Des acouphènes ? Les
Anges. Une idée de génie? Les Anges. Une guerre ? Les Anges. Des
appartements délaissés ? Des Anges.
Ce qui m'amène à mon troisième point. Je suis une existentialiste.
Pour moi, nous sommes nés dénudés de tout critère préétabli et nous
sommes totalement libres de nos choix et de notre vie. Hors, là, les
Anges contrôlent absolument tout ! Ils influencent votre façon de voir les choses, vos choix, vos désirs, tout ! Ce qui m'a relativement énervée…
Quatrièmement… Heu, c'était quoi déjà ? Je viens de perdre le fil…
Ah, ça me revient ! l'auteur qualifie elle-même son au-delà comme une
sorte de survival game. Pour le peu que j'en ai lu, ça avait l'air
plutôt pépère. Le personnage passait son temps à jouer le voyeur et à
accompagner Allison tout en essayant de la prévenir qu'un tueur
psychopathe rôdait dans les environs. Il allait de temps en temps se
nourrir puis retournait jouer les voyeurs. Je n'en dirai pas plus pour
ne pas vous gâcher l'histoire si vous souhaitez lire le livre.
Je vais m'arrêter là pour ce contre-article. Comme vous le voyiez, ce
livre a tout de même pas mal de points positifs, mais les négatifs sont
pour moi trop lourds pour que je puisse apprécier ma lecture. Après, je
répète, ce n'est que mon avis et je n'ai pas lu le livre jusqu'au bout,
je n'ai qu'une vision partielle des choses.
ARTICLE SHAMPOING
Bien le bonjour ! Aujourd'hui, nouvel article shampoing avec, en tête d'affiche, Jack et la Mécanique du cœur et Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi !
Ce qu'on ces deux histoires en commun, c'est qu'elles sont issues de
l'imagination poétique et farfelue du même auteur : Mathias Malzieu, le
leader du groupe Dionysos.
Si vous suivez ce blog depuis ces débuts, alors peut-être connaissez-vous l'article sur La Mécanique du Cœur
qui est sûrement la plus belle histoire d'amour que j'ai lue jusqu'à ce
jour. C'est un roman féérique, magnifique, poétique, une aventure
magistrale où se mêle l'amour et la magie dans un subtil bouquet de
roses parfumées. C'est également un CD grandiose que j'ai écouté en
boucle à une époque (au grand damne de ma mère qui ne supporte pas
Dionysos) et dont je suis capable encore de chanter toutes les chansons
sans hésitation.
Mais c'est également un film ! Enfin, ça va le devenir, tout du moins.
Il sortira, à priori, le cinq février 2014.
Je dois vous avouer, que pour avoir lu l'histoire au moins trois fois,
avoir plutôt imaginé des personnages à la Tim Burton pour le film
d'animation. Je pense que cela aurait collé totalement avec l'univers du
livre. Mais c'est avec Luc besson que Mathias Malzieu s'est associé et
le rendu n'en est pas moins beau et poétique. J'en parlerai plus
longuement plus tard, place au livre !
Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi est un roman qui a été écrit quelques années avant La Mécanique du cœur.
Il raconte l'histoire d'une jeune homme qui doit surmonter le vide
affreux laissé par la mort de sa mère. Pour cela, il sera aidé de Jack,
un géant à l'ombre consolatrice.

C'est un livre vraiment magnifique.
Et, encore une fois, vous pouvez retrouver certaines chansons qui font
référence à cette histoire dans l'album de Dionysos appelé Monster in love. A écouter, c'est aussi un très beau disque.
Revenons sur Giant Jack. Ce géant est souvent comparé à un vieil arbre.
Il possède une ombre immense qu'il détache par morceaux pour aider les
gens à surmonter leur deuil. Il peut voyager dans le royaume des morts
et il n'est autre qu'une version vieillie du petit Jack, héros de La Mécanique du Cœur.
D'après l'article que j'ai lu, Giant Jack est né dans l'esprit de son
créateur assez tôt. Puis, Mathias Malzieu aurait voulu écrire son
enfance et sa jeunesse pour permettre aux lecteurs de comprendre
pourquoi il était devenu ainsi.
Personnellement, je n'ai pas respecté l'ordre de lecture, et ça n'a
rien gâché du tout, au contraire. Vous pouvez lire les livres dans
l'ordre que vous voulez.
A découvrir le plus vite possible et rendez-vous en février pour un
compte rendu sur le film que je ne manquerai sous aucun prétexte !
HARRY POTTER
Super, un nouvel article commandé ! Celui-ci nous vient de Pauline V., merci à elle pour son mail !
Dans son mail, Pauline m'a donc demandé un article sur le célèbre Harry
Potter en ajoutant : pourquoi ne pas l'avoir fait plus tôt ? La réponse
est simple, je n'en avais pas envie. Pourquoi ? Tout simplement parce
que tout le monde connaît Harry Potter, donc je ne voyais pas bien
d'écrire quelque chose dessus. J'aime faire découvrir des livres que
tout le monde n'a pas forcément lu. Harry Potter, même si vous n'en avez
jamais ouvert un, vous le connaissez de part les films et autres
moyens.
Mais bon, il s'agit d'une commande, donc je vais l'honorer en tentant
de mettre en avant ce qui a fait le succès si incontestable d'Harry
Potter et de sa bande.
Alors, ce qu'il faut mettre tout d'abord en avant, c'est l'auteur
elle-même, je pense. JK Rowling est une femme qui, au fur et à mesure de
l'avancé de son roman, va s'améliorer grandement. Son style est plus
fluide, sa narration incroyablement prenante. C'est aussi une très bonne
dessinatrice qui va soumettre ses dessins lors de la création des films
qui découlent de la série, ce qui faire en sorte qu'ils vont rester
très proches du récit original.

Ensuite, l'univers, terriblement proche du nôtre et si éloigné à la
fois. Les sorciers vivent dans notre société, ils se mêlent à nous sans
que nous, pauvres moldus, ne remarquions quoique ce soit. JK Rowling a
mis en place tout un monde en étroite relation avec le nôtre. On y
retrouve des balais volants, le quidditch, les voitures volantes, le
retourneur de temps, les saules cogneurs, les dragons, la gare neuf
trois quarts et autres éléments aussi fascinants qu'intrigants. Toutes
ces choses vont contribuer à rendre le monde d'Harry Potter complexe et
saisissant.
Bien évidemment, il faut également parler de tous les personnages qui
gravitent autour du héros. Nous en avons toute une flopée, tous
fouillés, tous intéressants. Sirius, Rémus, Dumbledor, Hagrid, Severus
Rogue, Bellatrix Lestrange, Maugrey faul œil, pour ne citer qu'eux. Nos
trois inséparables n'auraient jamais pu aller si loin sans l'aide de
tous leurs adjuvants. Les histoires personnelles des personnages se
mêlent à l'intrigue, les poussent à avancer dans un certain sens, même
si eux aimeraient prendre une autre direction.
Après, oui, j'aurai beaucoup d'autres choses à dire, en particulier sur
le personnage de Voldemort qui est super intéressant, sur Poudlard, sur
la magie et son ministère et tellement d'autres sujets à traiter, mais
vous risquez de vous ennuyer.
Donc ce sera tout pour cette commande ! N'hésitez m'envoyer un mail pour me suggérer des œuvres que je pourrai
commenter. Pour cela, rien de plus facile, il suffit de me contacter à
l'adresse suivante : marine.lafontaine@sfr.fr
Merci d'avoir lu l'article, n'hésitez pas à faire part de vos impressions et à très bientôt avec un nouvel article !
Oublions toutes ces vilaines pensées pour nous plonger dans le monde
fascinant et morbide d'un livre qui m'a fait frissonner de délice
pendant les vacances, j'ai nommé, Misery.
Je devais normalement écrire cet article accompagné du professeur Candide,
mais, à la vue du roman choisi, il est parti se planquer dans le monde
des Bisounours en me disant qu'il n'en ressortirait que quand j'aurai
brûlé cette œuvre maléfique.
L'auteur de ce livre n'est autre que Stephen King.
Je n'ai lu que peu de livres de lui, mais il faudra que je répare cette
erreur dès que possible. En tout cas, ce que je peux dire, c'est qu'il a
pourri la vie de toutes les Annie du monde.
L'histoire est celle de Paul Sheldon, un écrivain surtout connu pour sa
célèbre collection Misery Chastain. Un soir d'hiver, il a un terrible
accident qui jette sa voiture dans un fossé. A son réveil, il rencontre
Annie Wilkes, sa plus grande fan qui le séquestre. Elle découvre avec
horreur qu'il a tué son personnage favori dans son dernier livre et
décide de pousser Paul à le ressusciter à l'aide de moyens plutôt…
extrêmes.
Ce livre est incroyablement bon. Une torture de suspens. Les
personnages se résument à Paul et Annie, les autres ne sont que des
figures vaguement évoquées, mais malgré le peu d'actions, on ne s'ennuie
pas une seule ligne.
Les scènes brumeuses où Paul est plongé dans la drogue et les moments
d'angoisse où Annie perd les pédales sont entrecoupées d'instants
stupéfiants sur l'écrivain et son public. Stephen King nous livre à
travers son personnage sa vision de l'écriture, tout le travail qui en
découle, mais aussi les sentiments qu'éprouvent un auteur vis-à-vis de
son public.
Vous savez, je pensais déjà avoir créé des personnages psychopathes.
Des protagonistes qui vont manipuler, mentir, faire souffrir sans une
once de remords. Mais ils ne sont rien à côté d'Annie. Cette femme est
tout bonnement terrifiante ! Un des pires moments, c'est la scène du rat… quoique celle de la hache n'est pas mal non plus.
Annie est une ancienne infirmière au parcours enveloppé de mystères peu
ragoûtants, sujet à une maladie mentale qui lui a grillé les neurones.
Elle est parfois “aux abonnés absents”, comme la décrit Stephen King.
Elle arrête subitement tout mouvement et toute parole, fixe un point
dans le vide et demeure comme cela de longues minutes avant de reprendre
son activité comme si de rien n'était. Annie est folle à lier, c'est la
fan psychopathe number one, la personne avec laquelle je ne voudrai
surtout pas me retrouver enfermée dans une même pièce.
Je ne vous dirai rien au sujet de la fin pour vous laisser tout le
plaisir de la découvrir. Le livre est très bon, sans aucun élément
surnaturel, ce qui ne fait qu'accentuer le côté poignant et malsain de
l'histoire. A lire absolument.
LES HÉROS DE L'OLYMPE
Bien le bonjour, me voici de retour avec de monstrueux coups de soleil ! Aïe, aïe, aïe…
Aujourd'hui, j'ai décidé de vous parler d'un de mes auteurs préférés qu'est Rick Ridordan. Si son nom ne vous dit peut-être rien, ce n'est certainement pas le cas de sa collection la plus célèbre qu'est Percy Jackson.

Et aujourd'hui, donc, je vais vous parler de la suite de Percy Jackson : Les héros de l'Olympe.
Après avoir exploré la Grèce Antique, les Romains se mêlent à nous,
poussés subtilement par la plume de Riordan. Voici le second cycle de
Percy Jackson avec une toute nouvelle galerie de héros qui vous raviront
plus les uns que les autres !
Au départ, j'avais peur de commencé ce nouveau cycle de peur qu'il
brise la magie du précédent. Tous ceux qui auront lu le deuxième cycle
de La guerre des clans, à ma connaissance, seront d'accord que
l'auteur aurait mieux fait de jeter son dévolu sur une nouvelle série.
Si j'ai adoré la première “saison”, la deuxième m'a vraiment déplu.
Mais je me suis lancée et je ne le regrette point ! La série est
superbe ! Je m'attendais à guetter le retour de Percy Jackson entre
chaque page, mais les nouveaux héros, à savoir Léo (mon préféré), Jason
et Piper vont nous entraîner dans une fantastique aventure.

Comme à
chacun de ses livres, les aventures se transforment en course contre la
montre où les héros n'ont que quelques jours pour sauver le monde. Mais
ce nouveau cycle va plus loin puisque les Romains vont se mêler aux
Grecs. les Dieux vont être déchirés entre leurs deux personnalités et
sombrer dans la schizophrénie. Un défi à la hauteur de Percy Jackson qui
nous revient dans le deuxième tome avec deux compagnons, Frank et
Hazel.
Comme le reste de la série, le second cycle est excellent. Je suis presque à la fin du troisième tome (je me le réserve pour ce soir) et je dois avouer être vraiment impatiente de voir comment vont se conclure les quêtes de nos sept héros. Ce sera la surprise ! N'hésitez pas à vous lancer !
DOPPELGANGER

La deuxième chose est la présentation d'un petit bijou de lecture que
je tenais absolument à vous présenter. Cela faisait longtemps qu'un
livre ne m'avait pas autant plu !
Il nous vient directement des Etats-Unis, écrit par David Stahler Jr,
ce livre est monstrueusement délicieux. Le titre tout d'abord m'a
vivement interpelé. Je connaissais les dolppegängers, mais je n'avais
encore jamais lu de romans à leur sujet.
Alors vient la question “Qu'est-ce que c'est que ce machin ?” que
certains doivent se poser. Alors, un dolppegänger est, selon le folklore
allemand, un double, une sorte de jumeau maléfique d'un être humain.
Traduit littéralement, c'est “celui qui se voit”. On dit d'ailleurs que
voir son double annonce notre mort prochaine… Hum, que c'est réjouissant
!
Ce n'est pas le cas dans ce roman. Stahler Jr s'approprie cette légende
et la transforme. Voici un extrait qui est assez parlant et qui, je
pense, vous mettra l'eau à la bouche.
"C'est l'une des étrangetés propres aux doppelgängers.Ce n'est pas parce
que nous n'avons rien d'humain que les humains ne nous attirent pas. A
écouter ma mère, il faudrait que nous les méprisions – ils sont faibles,
nous leur sommes supérieurs. Mais la vérité, c'est que nous revenons
sans cesse à eux. Nous avons besoin de vivre parmi eux, nous avons
besoin d'être eux autant que nous avons besoin de les tuer. Ces deux
aspects ont une importance identique. C'est peut-être la raison pour
laquelle les doppelgängers détestent tant les humains : notre obsession,
notre dépendance, notre désir nous sont intolérables. Telle est notre
faiblesse."
Miam, je vais aller le relire, moi ! Comment ça, je dois finir l'article avant ? Bon, OK, OK…
Le principe est le suivant : les doppelgängers, pour vivre, agissent
comme des parasites ; ils tuent des êtres humains, puis s'approprient à
la fois leur apparence et leur vie. C'est le cas de notre narrateur qui
nous raconte d'abord son enfance, avec une mère heu… particulière, puis
ses premiers meurtres.
Je ne veux rien vous dévoiler, ce serait un gâchis phénoménal, alors je vais m'arrêter là. Mais ce livre est vraiment
à lire. Le narrateur nous dévoile, à travers ses yeux, une peinture de
notre Amérique contemporaine, une face cachée et sombre. Cette histoire
pourrait vous paraître lourde ou triste, car on parle quand même de
meurtres et d'une famille où l'alcool fait des ravages, mais le tout est
tellement bien mené par l'auteur que l'histoire n'en ait que plus
prenante.
J'espère vous avoir convaincu parce qu'il serait réellement dommage de passer à côté d'une telle histoire !
A la prochaine pour les résultats du concours !
MÉDÉE
Bien le bonjour ! Cela faisait
longtemps que je n'avais pas mis d'articles en ligne ! Bon, comme je
n'ai aucune envie de réviser mon bac pour l'instant (je le ferai après,
promis !), je me suis dis qu'il serait grand temps que je vous présente
concrètement Médée pour bien saisir le personnage de la fiction. Le
troisième chapitre est en cours, mais je ne le mettrai pas en ligne
avant un moment, je crois, après les épreuves, sûrement.
Ah, au passage, Eros et Thanatos
est envoyé dès demain chez les éditeurs ! Donc, pas de soucis, le livre
sera très prochainement en ligne. Mais revenons à nos moutons… Des
moutons bien sanglants…

Pour comprendre son mythe, nous devons nous intéresser en premier lieu à
Jason. Son père était roi d'Iolcos et lui en était l'héritier. Mais il
fut chassé du royaume par son oncle, Pélias, alors qu'il n'était encore
qu'un enfant. Il fut apparemment élevé par des centaures et, une fois
adulte, il revint pour réclamer son trône. Son oncle décida de le lui
accorder s'il lui ramenait la toison d'or qui détenait le roi de
Colchide. Ni une, ni deux, Jason monte un équipage. Est construit alors
l'Argo qui est considéré comme le premier vaisseau à avoir bravé les
mers. Dans son voyage, Jason était accompagné, entre autre, de Orphée,
Pollux, Tiphys… Ils arrivent tant bien que mal en Colchide où ils
rencontrent la famille royale. Mais le roi refuse de leur céder la
toison, à moins qu'ils ne réussissent quelques épreuves. C'est là
qu'intervint notre princesse.

C'est ainsi qu'ils s'emparent du trésor et qu'ils fuient. Pendant leur
cavalcade, ils sont poursuivis par les flottes de Colchide. Pour les
ralentir, Médée démembre son propre frère et jette les parties de son
corps à l'eau.

Le mythe de Médée, à partir de là, a été repris par de nombreux grands
écrivains tels Sénèque ou Corneille. Sous forme de pièces de théâtre,
ils décrivent la folie meurtrière de cette femme qui, pour punir la
trahison de son mari, va aller jusqu'à assassiner ses propres enfants.
De là est né l'expression “complexe de Médée” qui est utilisé quand une
femme se venge des actions de son mari en maltraitant ses enfants.
Personnellement, je connais plutôt la Médée de Sénèque que j'ai
beaucoup aimé lire. Par contre, dans aucune pièce, les enfants n'ont de
grands rôles, ce que je trouve dommage. Je vais remédier à cela, moi !
Bien sûr, des auteurs, des cinéastes et des peintres ce sont également
intéressés au portrait douloureux de Médée, mais je ne vais pas vous en
parler là, sinon on n'a pas fini !
L'histoire
de Médée ne s'arrête pas là, puisqu'elle s'enfuit, épouse un nouveau
roi (celui d'Athènes, je crois…) avec qui elle a un autre enfant. Mais
elle doit fuir encore, elle retourne en Colchide, rétabli son père sur
son trône (oui, apparemment, il n'y était plus !). Selon la légende,
après sa mort, elle va à l'Elysée où elle devient l'épouse d'Achille… Hé
beh !
Bref,
voici le portrait Médée ! Chapitre trois à venir. Le concours “A vous
la suite !” est bientôt terminé, n'oubliez pas d'envoyer vos
participations. En attendant, merde à tous ceux qui passent le bac (ou
d'autres épreuves) et bonnes révisions ! Je vais devoir sérieusement m'y
mettre, moi…
LES ÂMES CROISÉES
Bien le bonjour ! Alors, je vous ai fait attendre un moment, mais le
voilà. C'est un livre que je voulais vous présenter depuis un moment,
mais ça fait vraiment un bout de temps que je l'ai lu… Les âmes croisées
de Pierre Bottero (paix à l'âme de ce génie) c'est bien l'histoire avec
les Perles et les Cendres ? Oui ? Bon, bah tout va bien alors !

Parlons-en, d'ailleurs ! Alors… Heu… Houlà, ça fait longtemps ! Si je
me souviens bien, l'héroïne, Nawel Héliantas, appartient à une haute
classe sociale qu'est celle des Perles. Elle vit à AnkNor, un des douze
cités de son pays. Capricieuse et exigeante, elle ne se préoccupe que
d'elle-même et méprise en tout point les Cendres situés au bas de
l'échelle sociale. Jusqu'au jour où elle est responsable d'un drame qui
va bouleverser sa vie. Les évènements s'enchaînent et elle doit garder
la tête froide car son avenir va bientôt se jouer. En effet, elle va
devoir choisir sa Robe et endosser un rôle qu'elle devra assumer jusqu'à
la fin de son existence.
J'ai beaucoup aimé ce livre. Il devait faire office d'une suite, mais
la mort prématurée de son auteur nous prive de ce bonheur… Je sens que
j'ai plombé l'ambiance, là.
J'avais du mal au début avec Nawel. Capricieuse, égoïste, cruelle, elle
ne m'était guère sympathique. Elle subit une transformation fulgurante à
travers le roman et se revêt d'un tout autre visage. L'histoire est
très intéressante et il existe de nombreuses pistes qui ne demandent
qu'à être exploiter, dont, l'essentielle… Y se passe quoi derrière cette
p***** de porte ?!… Je n'en dis pas plus pour ne pas vous révéler la
clé de ce roman. Après, que dire d'autre… Bah, c'est du Pierre Bottero,
hein ! Vous vous attendiez à quoi ? A une histoire splendide, évidemment
!
SYRLI

Syrli est un livre qui s'inscrit dans la dystopie, genre très répandu
de nos jours qui met en scène une société qui pourrait paraître utopique
aux premiers abords… et qui ne l'est pas du tout. Dans ce livre-ci, le
monde a été ravagé par les grandes guerres et le reste de l'humanité vit
retranchée derrière un grand mur, dirigée par l'Institut et les
architectes, vivant grâce à la Ressource, une source qui alimente tout
objet mécanique. Dans cette ville, les habitants subissent la collecte,
un passage entre l'enfance et la vie adulte. Mais, malgré son âge
avancé, Syrli n'a pas encore été appelé à la collecte. Le jour où elle
doit enfin le passer, elle se rend bien vite compte que le cauchemar ne
fait que commencer pour elle qui est une Renouvelable. Pour survivre,
elle ne va avoir qu'un choix : la fuite. Même si pour cela, elle devra
passer de l'autre côté du mur.
Meagan Spooner réussit là un coup de maître. Son livre est ébranlant et touchant. La
fuite de Syrli est rapportée avec sensibilité et naïveté, on a
l'impression de marcher avec elle, d'avoir faim avec elle, d'avoir peur
avec elle. Certains trouveront peut-être quelques longueurs à
l'histoire, mais je trouve que l'auteur a su relancer l'intrigue quand
il le fallait en nous dévoilant soudain telle ou telle chose, avec des
retournements de situation qui vous laisseront parfois bouche bée.
Personnellement, je me suis très attachée au personnage d'Oren qui va
vite devenir le principal adjuvant de Syrli dans sa fuite. J'attend avec
impatience de voir ce que nous réserve Spooner dans le prochain tome !
S'il est dans la même veine que le premier, je sens que je vais passer
un bon moment, moi ! Et vous, cela vous tente ?
L'ENFANT DE BRUGES
Ayant pris un peu de retard avec l'écriture de la fiction, j'ai choisi
de vous faire patienter en vous proposant une nouvelle lecture, j'ai le
plaisir de nommer L'enfant de Bruges !
A l'origine, il s'agissait d'une lecture cursive pour le lycée sur l'humanisme. Je vois déjà les grimaces “Ah non ! Pas un livre barbant !” Je dois avouer que je pensais la même chose en achetant ce livre, mais Gilbert Sinoué
m'a prouvé le contraire. Ce thriller du 15ème siècle va nous emmener au
cœur des secrets des peintres de l'époque et vous entraîner dans une
course obscure où complots et conspirations vont se mêler.
L'histoire tourne autour de Jan, un enfant de treize ans, recueilli
bébé par un célèbre peintre. De mystérieux meurtres visant les artistes
surviennent peu à peu, jusqu'à ce que Jan lui-même en soit la cible sans
raison aucune ! S'il veut survivre, Jan va devoir lutter et résoudre un
complot qui le mènera dans un monde empli de ténèbres…
Je dois m'avouer assez passionnée d'art, ce livre m'a appris foule de
choses sur les techniques utilisées à l'époque telle la conception du
vernis ou des pinceaux, le mélange des pigments… Si ce livre a parfois
quelques longueurs, l'auteur sait quand il faut relancer l'intrigue pour
vous accrocher de nouveau. Il vous entraîne dans la société du 15ème
siècle avec l'entrain de Jan dont le plus grand rêve est de gagner
Venise… Et moi qui n'ai jamais été une grande fan de thriller, j'ai
vraiment aimé suivre l'enquête au fil des pages. Un bon moment à passer,
une lecture facile, instructive et intéressante !
ARTICLE SHAMPOING
Bien le bonjour ! Pas besoin de réexpliquer le principe de l'article
shampoing, non ? Alors, aujourd'hui, nous avons l'honneur d'avoir en
vedette deux histoires issues chacune de deux univers diamétralement
opposés, que ce soit au niveau du registre ou du genre.

Premièrement, nous voici en direct avec La Cantatrice Chauve,
d'Eugène Ionesco. Cette pièce de théâtre appartient au genre de
l'absurde… ce qui ce justifie totalement ! Comment résumer l'intrigue ?
Heu… Une soirée chez les Smith avec comme invités les Martin et une
grande cacophonie ?
J'ai adoré
cette pièce. A lire, elle est à mourir de rire. Les jeux mots suivent
aux discussions décousues et aux situations sans queue ni tête.
Personnellement, pour mon club de théâtre, j'ai dû apprendre une scène
et j'ai eu beaucoup de mal à retenir toutes les répliques (mine de rien,
c'est chaud !). Enfin bref…
Une
fois qu'on connaît la pièce, on a envie de la voir, tout de même !… Et
on se rend compte que ce n'est pas si drôle que ça. Ionesco a cherché,
de par ses personnages, a déstructurer complètement le langage et à
détruire la puissance des mots. Si la pièce vous intéresse et que vous
cherchez à en savoir plus, il a écrit un livre appelé Notes et contres-notes où il explique le pourquoi du comment. On y découvre, par exemple, comment a été créé la Cantatrice Chauve.
Pour résumer, une pièce très intéressante à voir et/ou à lire.

A l'abri de rien,
c'est le récit de Marie, une jeune femme paumée, à la limite de la
dépression. Elle mène une vie terne et insipide jusqu'au jour où, sur un
coup de tête, elle va entrer dans une tente pour aider des bénévoles à
nourrir les sans-abris. Malgré les avertissements de son mari, Marie va
se jeter à corps perdu dans cette cause.
Alors, que dire ? Tout d'abord, l'écriture d'Olivier Adam est assez
particulière, c'est un style qu'on rencontre rarement, mais, une fois
qu'on y est habitué, est super. Après, l'histoire en elle-même est
intéressante, c'est un sujet qui n'est pas souvent abordé. J'ai pris du
plaisir à la lire… même si elle est très dure. Le style cru d'Olivier
Adam renforce la cruauté de la vérité, rien n'est caché, tout est livré
sous nos yeux écarquillés.
Pour conclure cet article, je vous conseille vivement ces deux lectures !
MARY TEMPÊTE
Bien le bonjour à tous ! Aujourd'hui, j'ai décidé de vous parler de
Mary tempête ! Qui est-ce ? Vous la connaissez sûrement sous le nom de
Mary Read, l'une des plus célèbres femmes pirates de l'histoire, avec
bien sûr la fameuse Anne Bonny.

Mary n'est encore qu'une enfant quand son frère décède. Sa mère la
déguise alors en garçon pour qu'elle prenne sa place et l'éduque en
conséquence. Quand on lui propose de redevenir une femme, des années
plus tard, elle choisit de s'engager dans l'armée. Et c'est ainsi,
emportée par la ronde effrénée du diable, qu'elle deviendra pirate.
Si vous ne connaissez pas l'histoire de cette femme, ce livre est un
bon moyen de le découvrir. Depuis longtemps, les histoires de pirate me
fascinent, mais ce n'est pas la première chose qui m'a poussé à lire ce
livre. Je suis tout simplement tombée amoureuse de sa couverture dès le
premier regard. Et pour cause, elle a été dessinée par Rebecca Dautremer,
l'une des artistes que je préfère. Cette dessinatrice a de l'or dans
les mains ! Vous pouvez cliquer sur le nom pour accéder à son site
officiel.
Quant à Alain Surget,
c'est un auteur plutôt prolixe, très tôt attiré par la plume et
spécialisé en jeunesse. Mais je n'en sais pas plus, désolée. Vous pouvez
toujours accéder à sa bibliographie en appuyant sur son nom.
Pour résumer, Mary tempête, c'est un moment de détente et de frissons
en compagnie d'une femme qui vivait de batailles tout en cachant son
sexe. C'est un parcours plein de rebondissements qui vous emportera dans
un tourbillon d'émotions et dont la fin vous marquera pendant
longtemps.
ARTICLE SHAMPOING
Bien le bonjour tout le monde et
aux quelques lycéens qui ont déjà trouvé le courage de s'arracher à
leur lit malgré la journée banalisée, donc sans cours.
Alors, moi j'ai décidé de vous faire plaisir avec cet article shampoing
! Qu'est-ce que c'est encore que c't'histoire, devez-vous vous dire ?
Hé bien, en somme, c'est un article qui, comme les shampoings,
comportent deux éléments en un ! Pour ma défense, cette expression ne
vient pas de moi, mais de ma professeur de latin au collège (ça m'avait
marqué…). Bref, deux sujets pour un seul article ! Alors, de quoi
vais-je vous parler ? Hé bien, comme cela faisait longtemps que je ne
vous avais pas parlé de quelques lectures, alors je vous ai choisi un
manga et un livre. En avant pour le manga !
Nous voici repartis pour le monde au combien élégant et torturé de Jun Mochizuki, la mangaka de la célèbre série Pandora Hearts
(sur lequel j'ai fait un article auquel vous pouvez accéder d'un simple
clic sur le nom !). Un petit mot sur cette série au passage car
l'article date, alors je vais rafraîchir un peu les nouvelles.
L'histoire est réellement remarquable, le dessin magnifique,
n'abandonnez surtout pas cette collection en cours de route, vous le
regretteriez ! Cette génialissime série a pris un tournant tout à fait
époustouflant dans les environs des tomes 15 et 16; j'attends d'ailleurs
avec beaucoup d'impatience le tome 17. En attendant, je patiente avec
un one shot (histoire en un tome unique) nommé Crimson-shell,
auquel j'aurai une chose à reprocher : mais pourquoi n'y a-t-il pas une
suite ?! Un tome de plus aurait suffi ! Râh, je vous jure, c'est
vraiment dommage, l'histoire était hyper intéressante !

L'histoire est bien menée, la plupart des personnages sont hyper
attachants. J'ai beaucoup aimé Lace et Scion (Lace à droite du
paragraphe et Scion au-dessus) qui m'ont touché chacun à leur manière.
Claudia a un sacré caractère également, mais j'ai toujours eu du mal
avec les filles dans les mangas (allez savoir pourquoi !).
J'adore le style de Jun Mochizuki, son dessin est léger et vraiment
beau. En somme, n'hésitez pas à le lire. Mais, comme je l'ai mentionné
plus tôt, il est vraiment dommage qu'elle n'ai pas continué l'histoire,
j'aurai bien aimé que ça continue encore un peu. Râh, tant pis…

L'histoire, l'histoire, passons-y ! Alors, Phaenomen, c'est le récit de quatre enfants abandonnés par leurs parents à cause de leur anormalité
dans un asile psychiatrique appelé la clinique du lac. L'un ne supporte
pas la lumière du jour, un autre dessine des singes sur les murs, une
prétend voir des dragons la dernière se dit ne pas appartenir à l'espèce
humaine. Dans cet endroit où on les considère comme des bêtes de
cirque, seul un médecin leur parle normalement. Alors, quand ce dernier
est victime d'un enlèvement, les enfants n'hésitent pas un seul instant
et se lancent sur ses traces.
Phaenomen prend rapidement des dimensions époustouflantes. Alors qu'au
départ nos quatre protagonistes étaient de simples enfants perdus, ils
deviennent peu à peu des héros qui vont partir sur la trace des grands
et découvrir l'essence de l'humanité. J'ai vraiment beaucoup aimé, et la
fin m'a énormément émue. Eric L'homme a réalisé un coup de maître avec
cette collection fine et où vos méninges vont bien vous travailler !
Vous aimez énigmes et charades ? C'est par ici que ça se passe ! Venez,
venez, plongez dans au coeur du monde et découvrez-en tous les secrets.
Vous ne regarderez plus la lune de la même façon à la fin du tome 1,
c'est moi qui vous le dit. Je n'en raconte pas plus, j'espère avoir
aiguillonné votre curiosité.
LE YAOI
Hé bien tiens, comme je suis en forme, je vous écrit un deuxième
article dans la foulée du premier ! Tout comme le précédent, celui-ci va
porter sur l'homosexualité, mais dans les mangas cette fois-ci !
Je vous épargne les mangas hentai, je vous rassure tout de suite ! Pour
ceux qui n'y connaissent rien du tout, les hentai sont des mangas à
caractère pornographiques (je vous le dit d'entrée de jeu, je n'ai
jamais regardé ce genre de choses, alors pas il n'y aura aucun article
dessus). En plus, hentai, en japonais, signifie “pervers”, donc c'est
tout vu…
Alors je vais vous
parler du yaoi. Le Yaoi est un genre assez répandu au Japon et
l'histoire tourne autour d'une relation amoureuse entre jeunes hommes
(avec scènes de sexe ou non, cela dépend). Le Yuri, c'est la même chose,
mais avec des femmes. Je ne connais pas vraiment grand chose au Yuri,
donc je ne vais parler que du Yaoi pour le moment.
Déjà, tous ne sont pas décemment recommandables. Mais ceux que je vais
vous présenter ne devraient choquer personne, pas d'inquiétude.
Deuxièmement, il ne faut pas confondre Yaoi et fantasmes des fans. En
effet, vous pourrez trouver sur Internet toutes sortes de doujinshis
(mangas amateurs), montages etc avec des mangas qui n'ont, à l'origine,
aucune connotation Yaoi. Alors, par exemple, n'allez pas croire que Masashi Kishimoto (le mangaka de Naruto)
a décidé de mettre Sasuke et Naruto en couple, non, non, ce n'est pas
vrai (qui est un couple assez récurrent, pour ne rien vous cacher).
Personnellement, j'ai découvert vraiment le Yaoi par hasard en visionnant pour la première fois un manga nommé Sukisyo. Alors
là, pour être surprise, j'ai été surprise ! Je me suis dit “mais sur
quoi je suis tombée encore ?!”. Mais le manga m'a vraiment beaucoup plu.
Malgré la voix de canard très désagréable de Sei, j'ai très vite
accroché à cette histoire qui me pliait de rire et m'émouvait à la fois.
Le design est très simple sans être laid, on engloutit les épisodes en
un rien de temps. Sora, un banal lycéen, voit sa vie chamboulée par
l'arrivée de son camarade de chambrée, Sunao, qui l'agresse en pleine
nuit en l'appelant Yoru. Quel est donc ce lien qui unit les deux garçons
? Quel rapport y a-t-il avec ce passé dont Sora a tout oublié ? Vite, le danger rôde et pourrait même être déjà à sa porte…

Si je devais vous parler d'une auteur en particulier de Yaoi, ce serait Shungiku Nakamura (caricature d'elle-même à votre droite) dont je connais deux séries : Jungoun Romantica et Sekaiichi no Hatsukoi.
La particularité de ces séries est de mettre à chaque fois trois
couples homosexuels en scène, tous plus ou moins liés. Je ferai une
fiche lecture pour chacun plus tard.
En
attendant, je m'arrête ici pour aujourd'hui. Je le répète, méfiez-vous
du monde du Yaoi, certains mangas peuvent se révéler choquants. Mais
faîtes-moi confiance, je vous en ferai découvrir des géniaux ! Merci de
votre lecture et à la prochaine !
BAL DE GIVRE À NEW-YORK
Bien le bonjour ! D'abord, désolée pour le retard, mais je suis malade
alors il m'a fallu du temps pour que je me décide enfin à écrire cet
article. Alors, voilà, aujourd'hui, je vais vous parler d'un bouquin
plutôt… bizarre. On peut même dire spécial, étonnant, déroutant,
curieux, et autres synonymes pour désigner l'étrangeté de cette
histoire.
Ce livre, c'est comme un tapis qui se déroule devant nous au fur et à
mesure des pages. Plus on avance dans l'histoire, plus nos
interrogations sont grandes. Pour tout vous avouer, pendant la lecture,
j'avais un peu de mal. Tout s'enchaînait trop vite et trop facilement à
mon goût. Malgré tout, j'ai voulu aller jusqu'au bout parce que je
voulais savoir le fin mot de l'histoire et que Fabrice Colin, l'auteur, a
vraiment un style d'écriture qui m'a séduit.
L'histoire tourne autour de Anna qui ne souvient de rien. Seul son nom
lui est familier. Renversée par la voiture du séduisant Wynter,
l'héritier d'une puissante dynastie, elle cède à ses avances. Bientôt,
elle est entraînée malgré elle dans un véritable tourbillon que l'amour
teinte tout de blanc, d'un blanc pur. Mais Anna sent que quelque chose
ne va pas… Quelque chose qui lui indique qu'elle est en danger…
On est mené par le bout du nez durant toute l'histoire ! J'ai une
fâcheuse tendance à lire le mot de la fin de certains livres, je ne sais
pas pourquoi, mais j'adore ça. Heureusement, j'ai eu la bonne idée de
ne pas le faire, cette fois-ci ! La toute dernière phrase du dernier
chapitre, voilà où repose la clé de l'énigme ! Une fois qu'on le sait,
on a juste envie de toute relire juste pour voir (ce que je n'ai pas
faot, j'étais suuuuper fatiguée !).
Un univers féérique, une atmosphère particulière, une héroïne aussi
perdue que le lecteur, une fin qui vous fera écarquiller les yeux de
surprise, voilà quelques bonnes raisons pour lire cette histoire. Sur
ce, à la prochaine !
TOP 10 2012 !
Bien le bonjour à tous ! Aujourd'hui, article bilan, article spécial
sur les meilleurs livres et mangas découverts au cours de cette
fastidieuse année 2012 ! Grande année que fut celle-ci. Par exemple, en
avril, avec la création de ce petit blog ! Je n'aurai jamais espéré
aller aussi loin avec lui et vous ! Je me surprends à penser que 2013
sera peut-être encore meilleur (je l'espère tout du moins !).
Les vacances approchent avec les révisions du bac blanc, le travail des
TPE et autres galères, mais également toutes ces heures d'écriture que
je compte bien mettre à profit !
Enfin, assez parloté ! Voici tout de suite, pour vous, le top 10 2012 !
Bien sûr, les oeuvres que je vous mets là n'ont pas encore été le sujet
d'article, sinon, ça ne serait pas drôle, mais si certains articles
mériteraient de figurer dans le top 10… tant pis, ça en fera plus pour
vous !
En premier, je vais vous parler des mangas
! Grâce à une amie, j'ai repris goût à ce genre d'histoires que j'avais
complètement abandonné pendant un moment. Mais j'ai une palette assez
variée de mangas à vous proposer !
Alors, en premier, je devais vous parler d'un vieux manga remis au goût
du jour grâce à l'anime qui a été entièrement refait : les épisodes
s'enchaînent plus rapidement et on redécouvre avec plaisir l'histoire de
Gon et ses amis, j'ai nommé le manga HunterXHunter ! A (re)découvrir et vite !
Personnellement, j'ai un gros faible pour le personnage de Kirua, qui
est mon préféré (le petit aux cheveux blancs), un assassin redoutable,
mais qui a parfois des réactions bel et bien digne d'un enfant de son
âge.
Bon, l'histoire
tourne surtout autour de Gon (le gamin avec les cheveux verts dressés
sur la tête) qui a été abandonné par son père pour devenir un hunter.
Agé de 12 ans, il n'a qu'une idée en tête : devenir un hunter à son tour
et ainsi espérer trouver une trace de son père.
Ensuite, je vais vous présenter Zetsuen no tempest,
un tout nouvel anime de l'automne 2012 dont l'histoire est tout à fait
fascinante ! Cette histoire mêle la fantaisie à Shakespeare, l'amour au
destin du monde.
Aika,
la soeur de Mahiro a été assassiné il y a un an, mais impossible de
retrouver son assassin. Furieux de cette injustice, son frère jure de la
venger. Il est alors contacté par la sorcière Akaze, recluse sur une
île par des traîtres de son clan. En échange de son aide, Mahiro lui
promet d'empêcher de réveiller l'arbre de la destruction qui pourrait
bien tuer toute forme de vie sur terre. Yoshino, son meilleur ami, se
joint à sa quête qui pourrait bien avoir un tout autre sens…
Série fortement conseillée! Un très beau graphisme, des rebondissements à foison, tout est là !
Si vous suivez un temps soit peu l'actualité des mangas, vous n'aurez pas manqué d'entendre parler de Red Raven. Ce manga est un petit bijou, je suis tombée sous le charme du personnage principal, Andy ! Née
depuis quelques temps à peine, cette histoire en a déjà séduit plus
d'un, malgré son graphisme un peu particulier. Mais ne vous arrêtez pas à
ça, vous manqueriez quelque chose ! Un manga passionnant !
Andy est un bourreau, un membre des Red Raven, chargé de maintenir
l'ordre au sein de la mafia. Armé de sa guillotine, ses arrêts de mort
et son arme expérimentale dans son oeil gauche, le garçon a juré de
prendre sa revanche sur les Scaggs qui, par le passé, ont fait de lui un
cobaye…
Après, on a aussi Seirei no moribito,
un manga tout à fait remarquable. L'histoire vous entraîne dans une
ronde effrénée où la magie et les armes ne sont pas de trop pour
survivre !
L'histoire
tourne autour de Balsa qui, après avoir prit la vie de huit personnes
par le passé, est devenue garde du corps pour sauver huit autres
personnes. Suite au sauvetage du prince Chagum, sa mère, l'impératrice,
demande à Balsa de prendre son fils sous son aile. L'enfant serait
possédé par un démon et l'empereur cherche à l'assassiner pour cette
raison. La jeune femme accepte le travail et prend la fuite avec Chagum
qui sera le huitième et dernier protégé de la femme garde du corps. Une
aventure trépidante est engagée avec pour enjeu l'avenir de deux mondes
parallèles.

Shizuku est une élève parfaite, studieuse et intéressée par une seule
chose : ses études. Rien d'autres ne compte, même pas les potins sur un
certain Haru, ce garçon renvoyé de l'école pour s'être battu dès la
rentrée. Quand un professeur lui demande de lui apporter ses cours, la
jeune fille accepte de mauvaise grâce. Mais elle ne s'attendait
absolument pas à avoir à faire à un tel énergumène qui a décidé de faire
d'elle sa meilleure amie, et plus si affinité.
Le top des mangas est terminé, passons donc maintenant au top des livres ! Oh là, là… Dur, dur choix…
En premier, Le portrait de Dorian Gray !
Histoire absolument fascinante, écriture fine, philosophie et amour,
j'étais absolument aux anges ! Considéré comme un classique, et ce à
juste titre, ce livre continue de fasciner. Tomberez-vous vous aussi
sous le charme maléfique de Dorian ?
Dorian est un jeune homme à la beauté fascinante, parfaite. Alors que
Basil, un ami à lui, fait son portait, il souhaite que ce soit la
peinture qui vieillisse à sa place. Et alors que le temps passe, le
garçon garde son apparence de jouvenceau alors que sur la toile se
dessine son âme noire…
Oscar Wilde a ici réussi un tour de maître. Son histoire est délectable, un moment vraiment passionnant !
Ensuite, un autre classique que j'ai trouvé… heu… très étrange, mais que j'ai beaucoup apprécié ! J'ai nommé L'écume des jours
! Ce livre, c'est juste un long, long poème. L'histoire est belle,
bizarre, poétique, naïve, mignonne. J'ai franchement passé un bon moment
avec les personnages et leurs inventions farfelues telles que le piano
cocktail ou la pince arrache coeur. Les décalages de Boris Vian semblent
faire des pieds de nez à la réalité et se moquer des conventions.
L'écume des jours, c'est l'histoire d'une poignée d'amis, c'est une
fête fantaisie qui dissimule une douloureuse gravité. La fin m'a
grandement émue, les personnages sont attachants et tous à leur manière !
A découvrir si ce n'est pas déjà fait !
Pour sortir des classiques, j'ai choisi de vous parler de Reckless,
le nouvel opus de Cornelia Funk. Un mélange unique et savoureux de
différents contes que l'on retrouve avec plaisir, l'auteur nous emmène
littéralement de l'autre côté du miroir…
A la disparition de son père, Jacob découvre dans son bureau un miroir
qui sert de portail entre son monde et celui où vivent encore les
chimères des enfants. Un jour, il y entraîne par mégarde son petit frère
Will. Malheureusement, ce dernier est victime d'une malédiction qui le
change peu à peu en goyl, un homme de pierre. S'il veut le sauver, Jacob
devra s'allier à la petite amie de son frère et faire face à ses
démons. Mais il doit faire vite, le temps lui est compté…
Après, j'ai décidé de vous parler d'une pièce de théâtre exquise nommée Frédérick ou le boulevard du crime.
Frédérick Lemaître était véritablement un acteur dont le talent avait
séduit tout Paris. Dans cette pièce, Eric-Emmanuel Schmitt lui rend un
hommage singulier et particulièrement drôle. C'est également une très
belle éloge sur le théâtre. Un moment absolument délicieux !
Frédérick est un comédien de très grand talent à la vie futile et
superficielle. Il semblait prêt à tout, sauf à une chose : l'amour qui
va venir à lui dans la personne de Bérénice. Mais… scène ou passion ?
A lire avec enthousiasme !
Pour finir, voici Le baron perché ! Un livre très, très bon à l'histoire on ne peut plus originale !
Côme, à peine âgé de douze ans, se dispute avec ses parents parce qu'on
son père veut l'obliger à manger des escargots cuisinés. Suite à cette
altercation, l'enfant prend la résolution de vivre sa vie loin de ses
proches, perché dans les arbres. Il jure ne ne plus jamais toucher
terre. Promesse qu'il est bien résolu à tenir !
Italo Calvino nous réserve un curieux périple, un récit initiatique
plein de vie et de couleurs, mené par le têtu petit Côme dont nous
suivons toute la vie.
Voilà tout pour le top 10 2012 ! J'espère que vous les apprécierez ! Au revoir et à bientôt !
STARTERS
Ah, que dire, que dire… J'ai commencé ce livre hier soir et que je n'ai
pas pu décrocher de la nuit ? Que j'étais accro à l'histoire dès le
premier chapitre, que dis-je, dès que j'ai vu la couverture !
Une histoire saisissante, bouleversante, une héroïne sans peur et au charisme époustouflant, un cadre proche des Hunger games, Starters, une aventure à vivre à bout de souffle !
Il faut avouer que ce qui m'a attiré chez ce bouquin en premier, c'est
sa couverture peu commune ! Puis sa quatrième de couverture,
énigmatique à souhait, elle vous met sur des charbons ardents ! On se
dit “hein, quoi ?”, puis “ c'est quoi ce truc” et enfin, passé quelques
pages “mais c'est génial !” Un thriller sur la dyspotie haletant !
Histoire
: suite à la guerre qui a ravagé le monde, Callie s'est retrouvée à la
rue avec son petit frère de sept ans malade. Pour lui trouver de quoi
guérir, une seule possibilité s'offre à elle : entrer dans la Banque des
Corps et se faire louer.
La Banque des Corps propose aux Enders (vieux, très vieux
bi-centenaires), de louer les corps de jeunes Starters, des adolescents
n'ayant pas encore atteint la majorité. Grâce à leur technologie, les
Enders prennent le contrôle des corps et peuvent ainsi vivre de nouveau
comme quand ils étaient jeunes.
Mais quand un corps est loué pour commettre un meurtre, que se passe-t-il ?
Un premier tome de toute beauté ! Une seule envie, la suite et viiiite !
La page facebook annonce qu'un film devrait bientôt voir le jour. Pour en savoir plus, vous pouvez également consulter le site de la série.
LES EVEILLEURS

Bon, dit comme ça, ce livre fait très survival game ! Mais non, je vous assure, les Eveilleurs, ce n'est pas ça (enfin presque) ! Il s'agit d'une collection écrite par Pauline Alphen.
Les couvertures (tout du moins celles de l'édition Hachette) sont
magnifiques, simples et attirantes, un équilibre très juste !
Cette collection, c'est un ensemble de messages philosophies et
écologiques, mais également une superbe éloge de l'écriture et de la
lecture. L'histoire, quoique quelque peu enfantine par moments, est
agréable et intéressante. Un large éventail haut en couleurs de
personnage est présenté entre les pages.
Histoire
: Jad et Claris sont des jumeaux que tout oppose depuis la mystérieuse
disparition de leur mère, le jour de leur troisième anniversaire.
Installés dans une vie confortable, ils traînent derrière eux sans le
savoir le lourd passé de leurs ancêtres. Les Temps d'Avant, les dons
parapsy, les Vifs, quel est donc la signification de tout cela ? Pour le
savoir, les deux enfants vont devoir briser les frontières de leur
petit monde et transgresser le tabou du passé.
Pour ceux qui s'intéressent tout particulièrement à cette histoire, ou
ceux qui veulent simplement en savoir plus, vous pouvez vous rendre sur
le blog de l'auteur !
Bon, j'ai un peu dramatisé ma présentation, mais bon… L'histoire est
simple à lire, facile d'accès et ses messages sont forts. En somme, je
vous conseille cette lecture !
L'ÉPÉE DE VÉRITÉ
Bien le bonjour! Désolée pour cette longue absence. Mais je suis de retour avec un article tout particulièrement délicieux! Avez-vous déjà entendu parler de L'Epée de Vérité ? Cette collection a été écrite par Terry Goodwink et publiée aux éditions Bragelone. Je n'en ai lu pour l'instant que le premier tome, mais il me tarde de pouvoir dévorer les 11 autres ! C'est le genre de livre qui vous tient éveillée jusqu'à trois heures du matin parce que vous voulez absolument savoir la suite !
Histoire : Richard Cypher est un jeune guide forestier dont le père vient d'être assassiné. Plongé dans son chagrin, notre héros se réfugie en forêt où il fait la rencontre de Kahlan qui est poursuivie par des tueurs. Le voilà plongé dans une histoire avec le destin du monde à la clé où il devra faire preuve de courage et d'intelligence s'il ne veut pas mourir dans d'atroces souffrances. Leur but ? Arrêter Rahl, ce mage aux pouvoirs terrifiants. Et il se pourrait bien que Richard soit le seul salut de tout être vivant…
Secrets, magie, amour, amitié, aventures ! Ce livre regorge de chapitres palpitants. L'histoire est menée à bâtons rompues, je ne me suis pas ennuyée une seule ligne ! Ne soyez pas effrayés à la vue de ce gros pavé, il se lit avec une grande facilité et une délectation peu commune. J'ai adoré. Néanmoins, je ne le conseillerai pas à tout le monde car l'histoire est dure et certains passages peuvent se révéler choquant (je citerai, par exemple, le moment où Richard se retrouve entre les mains de la Mord-Sith). Mais si vous aimez la fantasy, c'est ce livre qu'il vous faut ! Il est tout simplement magique ! Je le classe directement dans le top 5 des meilleurs livres lus cette année.
Une série télévisée a été adaptée de cette formidable série. Après avoir visionner le premier épisode, je peux vous affirmer que je ne regarderai pas la suite ! Mais je vous la conseille tout de même pour tous ceux qui n'ont pas le courage de lire la collection : la série n'est pas mauvaise.
Pour en savoir plus sur la série et l'auteur, voici le site officiel : ICI
Merci d'avoir pris le temps de lire mon article, et à bientôt, j'espère !
RIEN QUE POUR LA COUVERTURE
Bonjour, nous voici ici réunis
aujourd'hui pour un article quelque peu spécial. Il porte bien sur la
littérature, mais approchée sous un autre angle, celui de l'esthétique.
La couverture est ce que l'on remarque en premier chez un livre : plus
elle est accrocheuse, mieux c'est. Bien sûr, le titre et le nom de
l'auteur (si celui-ci est connu) comptent également et font parfois
basculer nos choix. Avez-vous remarqué que plus un auteur est connu,
plus son nom est inscrit en gros caractères sur la première de
couverture ? C'est à peine si on laisse de la place pour le titre !
Aujourd'hui, je voulais donc vous montrer quelques couvertures
accrocheuses de livres que je n'ai moi-même pas lus, mais sur lequel
notre regard s'arrête. Après, la couverture vaut-elle le contenu ? Cela
dépend. Mais voyons plutôt ! (Vous pouvez cliquer sur les images pour
qu'elles apparaissent en grand sur votre écran).
Nous
avons d'abord Ephémère de Lauren Destefano. J'avais déjà entendu parler
de cette histoire et il faut avouer que la couverture est très belle.
Et j'aime beaucoup la trame du récit. A lire !



Origin de Jessica Khoury. Originale, non ?
Et pour finir, la couleur de l'âme des anges de Sophie Audouin Mamikonian, mon coup de coeur. Je la trouve juste mag'nifique !
Après, chacun aime ou n'aime pas, cela dépend des goûts de chacun, bien sûr. J'en ai encore d'autres en réserve, mais je vous les présenterai une autre fois. Bon dimanche à tous !
GRAAL NOIR
De nos jours, la légende du roi Arthur (devenue mythe) fait encore
couler beaucoup d'encre. On ne cesse de revisiter l'histoire de ce roi
héroïque et de ses exploits (enfin, ça dépend de quelle version on
parle…).
Christian De Montella a décidé de, lui aussi, se frotter au récit épique du roi Arthur… en se basant sur un autre personnage. En effet, Graal Noir
est une trilogie qui tourne autour de Merlin ! Ce dernier prend une
place tout à fait énorme dans la légende d'Arthur (il ne ressemble en
rien à celui qu'on trouve dans Kaamelott !).
Histoire
: Merlin, fils du Diable, doit être tué à la cour du roi Uther
Pendragon. Mais celui-ci se rend de son plein grès auprès de l'affreux
seigneur pour lui offrir de sauver sa vie. Ainsi commence le Livre de
Merlin…
Ah Merlin, le beau, l'effronté, l'arrogant Merlin ! Cette trilogie est
incroyablement réussite. Arthur ne devient réellement roi qu'à la toute
fin, mais on est tant transporté par les aventures du magicien qu'on ne
s'en préoccupe pas le moins du monde. La fin de la trilogie m'a quelque
peu déçue parce que… Enfin, vous verrez !
Si vous avez vu Kaamelott, vous
allez sans doute faire comme moi les parallèles entre les personnages
du livre et ceux de la série… et beaucoup rire ! Un Arthur fou amoureux
de Guenièvre, une Ygerne magnifique et douce, un Merlin incroyablement
doué, un Léodagan qui aime sa fille, un Gauvin intelligent… Le monde à
l'envers ! Si vous ne
connaissez pas la série, je vous la recommande vivement. Vous ne perdrez
pas votre temps !
Christian de Montella a écrit une autre série nommée Graal…
que je n'ai pas lue. Il faudrait que je le fasse d'ailleurs. Cette
fois-ci, elle a pour pivot le roi Arthur. Si ces livres sont aussi bons
que ceux avec Merlin, cette collection est vraiment à découvrir.
Ce sera tout pour le moment ! Bonne journée à tout le monde et courage à ceux qui travaillent !
LES AVENTURES DE TOM SAWYER

Histoire
: Tom Sawyer est un enfant débrouillard et plein de vitalité qui passe
son temps à faire les 400 coups. Un soir, alors qu'il s'amusait avec son
ami Huckleberry Finn, ils assistent à un meurtre commis par Joe
l'Indien. Ce dernier accuse son complice, Potter, qui est ivre mort.
Commence alors une formidable aventure, saupoudrée de fantaisie, de
courage et de jeux.
Tom
Sawyer, c'est aussi l'histoire de sa vie, ses bêtises à l'école, ses
aventures avec Hucklebery Finn et l'amour qu'il porte pour la petite
Becky. C'est un livre drôle et touchant qui est vraiment à lire. Tom
séduit par son espièglerie et son courage et fait rire par son nombre
incalculable de mauvais coups.
Des années plus tard, Mark Twain écrira Les aventures d'Huckleberry Finn,
le garnement qui dort tout le temps dans des tonneaux. Le récit
tournera autour de la fuite du jeune garçon en compagnie d'un esclave
noir. Cette histoire touchante est un petit bijou. Pour tout ceux qui
attendent l'arrivée de Tom dans ce livre, il apparaît, mais qu'à la fin,
donc ne l'attendez pas trop et profitez de cette histoire magique.
LE MAGASIN DES SUICIDES

Contrairement à ce que laisse présager le titre, cette histoire est incroyablement drôle ! Je l'ai adoré, je l'ai dévoré !
Histoire
: dans une ville triste à en mourir prospère le magasin des suicides de
la famille Tuvache. A cet endroit, vous trouverez tout ce dont vous
avez besoin pour mourir et ce, de façon originale ! C'est satisfait ou
remboursé ! Et on dit bien “Adieu” aux clients quand ils partent. Tout
était parfait, en somme. Jusqu'à la venue au monde du jeune Alan. Ce
garçon est la joie de vivre incarnée. Et il s'est trouvé pour mission
d'arracher le sourire à sa famille, ce qui n'est pas chose gagnée…
Alan
est tout simplement adorable ! Il va tout faire pour que ses parents
soient heureux, même si ces derniers préféraient qu'il soit aussi
dépressifs que sa soeur et son frère. Mais rien à faire, Alan va tout
bouleverser avec sa “cruelle” joie de vivre. Ce petit livre à l'histoire
originale est une pépite, franchement ! La fin est belle, très.
Un long métrage de cette histoire va bientôt sortir.
J'espère que vous aimerez ! Bonne rentrée avec les Tuvache !
SCARRELS
Ah, Scarrels…
En voilà, un livre qui sort de l'ordinaire ! Pourtant, le sujet dont il
fait l'objet a déjà été travaillé tant et tant de fois ! Un roman
d'anticipation, construit avec lenteur (mais sans longueur !), à
l'écriture surprenante, fine et relevée.
Ecrit par Marcus Malte et publié chez Syros.
Histoire
: Regency est une citée perdue au milieu de nulle part où l'on ne sort
que la nuit et sur laquelle il pleut tout le temps. Les anges veillent
sur les habitants et les scarrels se traînent sur les trottoirs,
laissant derrière eux une bave bleue fluorescente. C'est là que vit Luc
avec sa bande d'ami (Tommy, Jona, Abel, Tina, Karen et Steve). Mais vint
le jour où de mystérieuses phrases apparurent sur les murs. Tommy leur
demandera alors à tous de les apprendre par coeur. C'est le début d'une
aventure aux allures de cauchemar.
Tout
est dans la fin ! La fin, mais elle est… Whaou ! Je n'ai jamais lu une
fin de ce genre et, en tant qu'écrivain novice, je peux vous affirmer
qu'on rêve tous d'en écrire une semblable au moins une fois.
L'écriture
est assez étrange. C'est un mélange de poésie et de récit, très
équilibré, mais je dois vous avouer que j'ai mis un certain temps à lire
tout Scarrels à cause de ça. Mais, c'est vrai que c'est très
beau. L'histoire se passe selon le point de vue de Luc et à la narration
se mêlent parfois ses rêves, ce qui est assez dérangeant parfois. Le
sujet est bien traité et tous les personnages ont leur propre
personnalité. Je remercie donc celui qui m'a fait découvrir ce livre (et
qui m'a prêté également Felicidad et les Oscar Pill). A lire !
L'EMPIRE BRISÉ
Je vous ai mis la couverture britannique, je la trouve meilleure que la française (Jorg fait plus son âge sur celle-ci).
LES SORCIÈRES DE L'ÉPOUVANTEUR
La première est sur la rencontre entre John Grégory et Meg, la sorcière
dont il est tombé amoureux. La deuxième sur une sorcière appelée Dora
la cracheuse (elle, je ne me rappelle pas de l'avoir vu dans la série…)
où elle raconte sa mort puis sa vengeance. La troisième nous raconte
comment Grimalkin est devenue la tueuse du clan de sorcières Malkin. La
quatrième se passe pendant l'apprentissage d'Alice chez Lizzie l'osseuse
où elle a dû combattre Spie, une créature mangeuse de cerveau. Et
enfin, la dernière tourne autour du personnage principal de la série,
Tom Ward, quand il doit se battre contre une divinité Celte.
LES ENFANTS DU ROI ROUGE
Et notre personnage principal, le petit Charlie Bone, peut entendre
les voix des photos ! Dès qu'elle apprend ça, son affreuse grand-mère
l'envoi à l'Académie Bloor. Pour lui, ce n'est que le début d'aventures
palpitantes avec ses amis de l'académie, mais aussi de la quête pour
retrouver son père depuis si longtemps disparu...
MIRAI NIKKI
LES CHRONIQUES DE KANE

Histoire
: Après la mort de leur mère, Carter et Sadie ont été séparés. Carter
vivait avec son père l'archéologue, à voyager d'un bout à l'autre du
monde, alors que Sadie vivait chez ses grands-parents à Londres. Un
jour, alors que leur père les emmène au British Museum, les deux
adolescents sont témoins d'une curieuse scène qui provoque l'explosion
de la Pierre de Rosette : leur père aurait libéré le Dieu Seth et aurait
été emprisonné par lui ! Aidés par les entités en eux, les deux enfants
se lancent dans une terrifiante course contre la montre avec à la clé
le destin du monde. Mais pour cela, il faudra encore parvenir à vaincre
Seth et à détruire sa pyramide rouge...
MAYA FOX 2012
Histoire
: Maya est une adolescente comme les autres : elle aime sortir avec
son amie Flo, écouter du rock, faire les magasins, tchatter et manger
des pâtisseries. Une vie normale, en somme... Jusqu'au jour où elle
entend la voix de son père mort ! Maya bascule alors dans un univers
fascinant qui la dépasse complétement. Est-elle une prédestinée ?
Pourquoi le psychopathe qui a tué son père veut maintenant lui faire la
peau ? En quoi est-elle liée à la prédiction des mayas disant que
l'équilibre du monde basculera le 21 décembre 2012 ?
VANGO
LE COMBAT D'HIVER
DÉFENSE DE LIRE CE LIVRE
KENSHIN, LE VAGABOND
FELICIDAD
3096 JOURS
Je n'ai
jamais pleuré sur un livre. Même quand le dénouement était tragique, même quand
un personnage que j'adorais mourrait. J'ai souvent été indignée, j'ai souvent
ri, j'ai souvent été en colère, triste, amusée ou perplexe. Mais jamais
je n'ai versé de larmes.
Ce n'est plus le cas.
Quand je suis arrivée à la fin de 3096 jours, des larmes de soulagement ont roulé sur mes joues. Parce que cette histoire n'en est pas une, parce que cette histoire est un témoignage et que Nathascha Kampush a bel et bien vécu l'enfer qu'elle nous décrit entre les pages de son livre.
À l'âge de dix ans, alors qu'elle se rendait à l'école, Natasha a été brutalement arrachée de son univers sans aucune raison. Elle s'est retrouvée enfermée dans une misérable cave avec pour toute compagnie celle de son ravisseur dont le mental était dangereusement instable. Elle a été battue, affamée, terrorisée par la vie. Pour ainsi relater un passé aussi traumatisant, elle a fait preuve d'une grande force qui pousse à l'admiration. Son livre m'a bouleversé, son histoire m'a ébranlé. Parce que le mal a un visage humain, parce que rien n'est tout blanc ou tout noir ? Je sais pas vraiment l'expliquer, mais ce témoignage ne doit pas être oublié. Il soulève tant de questions et essaye de nous apporter des réponses tirées d'un passé qu'on ne peut même pas imaginer. Ce livre est vraiment à lire. Pour Natascha.
ARSÈNE LUPIN
Gentleman cambrioleur, pour vous servir ! La légende des voleurs, à la fois
enfantin, torturé et mystérieux, Arsène Lupin a su séduire
nombres de lecteurs à travers ses aventures. Sa particularité? Toujours
prévenir ses victimes avant de s'introduire chez eux pour leur dérober l'objet
qu'il convoite. Ainsi que la devise de ne jamais faire couler de sang.
BLACK BUTLER

Demandez, Maître et j'exécuterai
Qui n'a jamais voulu avoir un majordome à son service pour faire ses corvées et ses devoirs ? Ah, on peut aussi en avoir envie pour des choses importantes, comme résoudre des meurtres par exemple !
Bon, recentrons-nous sur le sujet principal. L'article d'aujourd'hui portera sur Black Butler, un manga de Yana Toboso, édité en 12 tomes (en cours), avec 8 parutions françaises chez Kana
Histoire : Ciel Phantomhive est un jeune comte anglais de 12 ans, à la tête de la fameuse (et fabuleusement riche) entreprise de fabrique de jouets et de bonbons Phantom. Il a été hérité de cette fabrique suite au décès brutal de ses parents dans l'incendie de leur manoir. Accompagné de son fidèle majordome, Sebastian Michaelis, il répond aux requêtes de la Reine en tant que limier pour espérer se venger, dit-il, de l'humiliation que sa famille a subie. Entêté et sans états d'âme, il parcourt l'Angleterre et la France dans un périple palpitant. Mais Sebastian est-il vraiment humain ? Ou serait-ce un démon avec qui le jeune Ciel aurait passé un pacte ?
Avis : une série palpitante avec des personnages bien dessinés. Malgré le caractère impitoyable de Ciel, on s'attache vite à ce garçon au passé douloureux. Le coup de crayon de Yana Toboso est tout bonnement à couper le souffle et les personnalités torturées et tortueuses de ses protagonistes nous entraînent dans une valse où se mêlent la mort et les délicieux gâteaux de Sebastian.
Le manga été adapté en deux saisons. La première porte sur Ciel et Sebastian et leur “quête” pour laver l'honneur des Phantomhive. La seconde est une suite qui met en avant un nouveau couple : Alois Trancy, le jeune Maître et le démoniaque majordome Claude Fautus. Une bataille s'engage entre les démons pour savoir qui aura l'âme oh combien succulente de Ciel.
Un anime mené à la baguette avec une seconde saison qui n'a rien a envié à la première.
LE DERNIER ELFE
« Quand l'eau recouvrira la Terre, le soleil disparaîtra.
Les ténèbres et la glace arriveront. Quand le dernier dragon et le dernier elfe
briseront le cercle, le passé et le futur se
rencontreront, le soleil d'un nouvel été brillera
dans le ciel. »
Nous voici repartis pour un univers moyenâgeux où il est dur de survivre. Le dernier elfe est un roman italien écris par Silvana De Mari et publié aux éditions Albin Michel.
Le livre est divisé en deux parties : Le dernier elfe et Le dernier dragon, racontant deux histoires en suivant.
Histoire : Dans un monde médiéval, où des inondations et des pluies torrentielles rendent la vie des plus ardues, une prophétie dit que le dernier elfe et le dernier dragon se rencontreront pour stopper la calamité .
Yorsh, de son vrai nom Yorshkrunsquarkljolnetstrink , est enfant quand il doit fuir son village envahi par les eaux. Sur son chemin, il rencontrera une femme et un homme qui braveront bien des dangers pour lui et lui permettre d'accomplir sa destinée.
Précisons ici que les elfes ne sont pas de superbes créatures, vives et élégantes, mais ressemblent plus à de petits lutins naïfs et craintifs. Accusés d'être la cause de tout malheur humain, ils sont bannis des cités et obligés d'être affublés d'un ridicule manteau jaune, comme une étoile juive.
Avis : Une histoire mignonnette comme tout. Yorsh enfant est à la fois adorable... et terriblement agaçant ! Ah, il en a fait voir de toutes les couleurs, aux deux chasseurs (la scène des pendus est frappante à ce niveau là ^^) Une fois adulte, il devient plus sage, mais garde son coeur d'enfant. Un gouvernement complètement fou, deux protagonistes aux caractères complètement opposés et une écriture fine, armée d'un humour décapant. Un très bel ouvrage.
ANNA ET SON ORCHESTRE

Vous avez déjà entendu parler de Joseph Joffo ? Lui, c'est tout simplement l'une des figures de la littérature française
! Je suis aujourd'hui là pour vous parler une de ces oeuvres, pas aussi connue
qu'Un sac de bille (dont j'écrirai un article plus tard), je l'accorde.
Pourtant, c'est l'un des plus beaux livres qu'il m'a été donné à lire. J'ai
nommé Anna et son orchestre ! Je tiens tout de suite à
signaler, qu'en réalité, l'histoire est inspirée de celle de la mère de Joseph
Joffo quand elle était enfant. Un récit sensible et d'une grande qualité. L'écriture
de Joseph Joffo nous transporte une fois de plus dans le temps pour nous
entraîner dans une folle cavale au son des violons.
Histoire : Anna est une jeune fille de Russie dont l'amour pour la musique est incommensurable. Elle et sa famille jouent du violon, mais personne n'a le talent de notre protagoniste. C'est une famille tranquille et sans histoire qui aurait pu continuer à vivre normalement, mais la menace qui pèse sur les juifs est chaque jour plus pesante, jusqu'au jour où ils sont obligés de fuir. Commence alors une cavale en Europe au son du violon d'Anna et des instruments de son orchestre.
Avis : Que dire... Une histoire à dévorer ? À partager autour de soi ? Oui, évidement ! Un roman historique qui est en vérité un véritable carnet de voyage. Découvrez de nouveau l'Europe par les yeux d'Anna, personnage si attachant que les épreuves forgent. Un très bel ouvrage où l'écriture de l'auteur allie sensibilité et subtilité.
Anna et son orchestre, publié dans les éditions Livre de poche.
LE PASSEUR
À LA CROISÉE DES MONDES
La boussole d'or est le premier tome de la fameuse trilogie À la croisée des
Mondes de Philip Pullman. Chaque tome se déroule dans
trois univers complètement différents et pourtant si proches du nôtre. On prend
plaisir à évoluer dans ses dimensions et voir Lyra grandir et mûrir. Même si la
fin nous reste un peu en travers de la gorge, on est vraiment content d'avoir
fait ce voyage époustouflant. Le premier tome a été réalisé en film par Chris Weitz. Le projet pour le second volet a été abandonné et il semblerait que les
chances qu'il sorte enfin soit quasi nulles.
Impossible de résumer l'intégral sans laisser échapper quelques informations essentielles. Disons que cela raconte l'histoire de Lyra et de Will qui se servent des brèches entre les mondes pour sauver l'oncle de la jeune fille.
L'intégrale a été publiée chez Gallimard.
NARUTO

Aujourd'hui impossible d'ignorer ce manga à succès
qu'est Naruto. Publié à travers 20 pays, avec pour édition
française Kana, il en existe pour 53 tomes sortis en France.Série en cours,
dessinée par Masashi Kishimoto, elle fait aussi
l'objet d'épisodes créés à partir d'histoires inédites et de plusieurs longs
métrages.
Histoire : Naruto Uzumaki est un jeune ninja incompris de son village et ne rêve que d'une chose : devenir le hokage,sage de Konoha, et être enfin reconnu par ses pairs. Pas facile quand on ignore qui on est sois-même et que tout le monde vous hait parce que vous portez en vous un démon qui a ravagé votre village des années auparavant. Pour Naruto, ce n'est que le début d'une longue quête.
Vous êtes de grands fans et vous voulez absolument savoir les dernières aventures de votre héros ? Allez sur ce site : capitainaruto
Avis : Un manga qui en a inspiré bien d'autre avec une personnage conforme aux idéaux des mangakas : un glouton qui a la haine de vivre et sait la communiquer à ses amis pour qui il ferait tout et n'importe quoi. On retrouve les notions d'amitié, d'honneur, la quête de sois, le dépassement de ses limites... Une bonne histoire qui en a enflammé plus d'un.
TARA DUNCAN

Et de retour pour
une série française encore une fois. Cette fois-ci, l'auteur est une femme, la
célèbre Sophie Audouin-Mamikonian. Tara Duncan, qui a
fait l'objet de plusieurs rééditions, est l'une des plus vendues séries
jeunesses. Publiées dans diverses langues, la série est également travaillée
sous forme de dessins animés et, prochainement, de films.
Histoire : Tara Duncan est une collégienne sans histoire qui vit avec sa grand-mère dans le manoir familial. Enfin, sans histoire... C'est vite dit si on ne prend pas en compte les tentatives d'enlèvements et les étranges pouvoirs dont la jeune fille est dotée ! Pour ne rien gâcher, elle découvre que, sur un autre planète peuplé de gens aux pouvoirs extraordinaires, d'elfes, de dragons et de nains, elle est l''héritière d'Omois, l'un des plus grands Empires. Et cela faisant, elle est la clé permettant d'accéder aux objets démoniaques convoités par son ennemi juré : Magister.
Avis : Une série qui ne manque pas de tonus où tout le monde est, curieusement, merveilleusement beau. Une histoire bien ficelé et où tout le monde se pose la même question : qui se cache derrière le masque de Magister ? Les paris sont ouverts !
Série en cours avec 8 tomes sortis en France. Dernièrement publiés chez XO
LES CHEVALIERS D'ÉMERAUDE

Tout le monde a
déjà entendu parlé de cette collection fantaisy : Les chevaliers
d'Émeraude. Ils n'ont rien à envier au succès fou (et pour moi
toujours incompréhensible, désolée pour les fans) de Twilight. Anne
Robillard a un style d'écriture particulier, qui colle bien avec
l'histoire dans un monde médiéval et magique. Sachez que la prmière BD des
Chevaliers, à savoir "les enfants magiques", est enfin sortie.
Histoire : Enkidiev, continent peuplé d'hommes, d'elfes, de fées et d'autres peuples à découvrir, est, depuis cinq cents ans, en paix après une guerre contre l'Empereur Noir Amecareth, souverain d'Irianeth, l'empire des hommes-insectes, situé sur le continent de même nom, et de civilisations peu commodes mais asservies. Mais celui-ci décide de réessayer de conquérir Enkidiev. Le seul espoir de la survie d'Enkidiev réside dans la résurrection de l'ordre des Chevaliers d'Émeraude par le roi Émeraude 1er. Ces guerriers magiciens seront chargés de protéger le continent jusqu'à l'accomplissement de la prophétie voulant que le porteur de lumière, encore enfant, détruise à jamais la menace que fait peser l'Empereur Noir sur le monde libre. Pour que la prophétie se réalise, les Chevaliers devront protéger la fille de l'Empereur Noir, Kira : l'enfant mauve aura en effet le rôle de protectrice du porteur de lumière. Mais leur tâche sera ardue : Amecareth envoie ses armées et ses sorciers à leur poursuite...
Collection terminée avec 12 tomes chez Michel Lafon. Suite en cours d'écriture : "Les héritiers d'Enkidiev"
Avis : Une série génialissime ! Vraiment superbe ! À dévorer sans vergogne ! Des personnages attachants, une histoire maîtrisée du début à la fin. À lire sans plus tarder.

Salutations ! Nous revoilà partis aujourd'hui à travers le royaume
d'Ancrath, chevauchant aux côtés du jeune et ô combien sanguinaire Jorg.
L'empire brisé de Mark Lawrence en séduira plus d'un. Son
premier tome “Le prince écorché” est un bijou, forgé dans le sang, la
haine et la magie noire. Cela restera sûrement le meilleur livre que
j'ai lu cette année.
Vous
détesterez peut-être les trois premiers chapitres où s'enchaînent les
actions ignobles de Jorg et sa bande de pillards sans scrupules. Moi
pas. Ça n'a fait que m'affamer. J'ai dévoré ce livre, au point que
j'avais du mal à le reposer le soir, comme si les pages se collaient à
mes doigts.
Histoire
: Après avoir assisté à l'assassinat violent de sa mère et de son petit
frère, le prince Jorg a quitté le palais pour vagabonder sur les
routes. Quatre ans plus tard, alors qu'il n'a que treize ans, à la tête
d'une bande de pillards immoraux, il revient au château de son père
réclamer son trône. Mais là-bas l'attendent complots et magie noire.
Mais Jorg n'a peur de rien. Il a décidé qu'à quinze ans il serait roi et
compte bien arriver à ses fins…
“Le prince écorché” va ravagé la fantasy. On se prend un sacré coup
dans la tête, mais qu'est-ce que c'est bon ! On va en redemander, c'est
certain ! Un nouveau genre, bien plus sombre et violent qu'avant, est
né.
Je ne m'attends pas à ce
que ce livre soit accueilli à bras ouverts par tous. C'est certain,
quelques uns vont détester et c'est compréhensible. Mais lisez-le, non,
vraiment ! Lisez-le. L'écriture… Ah, magnifique ! Ce livre est
superbement écrit ! C'est magique, terrible, horrible ! Un coup de
coeur, un phénomène ! De quoi en faire frissonner plus d'un pour la
rentrée.
CONSEILS D'ETE
Bonjour
! Un petit mot aujourd'hui pour signaler que je pars une quinzaine de
jours en vacances à partir du quatre août. Je n'alimenterai donc plus le
blog pendant ce délai, mais je vous promets un bel article à mon retour
! En attendant, si vous avez la moindre question (que ce soit en
lecture, ou sur l'écriure, le monde des livres etc), vous pouvez
toujours m'envoyer un mail à l'adresse suivante :
marine.lafontaine@sfr.fr
Si, par
exemple, vous auriez besoin d'un conseil pour un livre ou un manga sur
tel ou tel sujet, ou une idée d'article à me soumettre, n'hésitez pas.
Je serais ravie de vous aider !
En attendant, quelques conseils rapides pour voyager durant l'été tout en étant tranquillement allongé dans son transat :
En livres, nous avons :
La
Princetta et le Capitaine. Embarquez pour un voyage époustouflant dans
un monde à la fois beau et cruel, accompagné d'une princesse en fuite,
d'un Capitaine étonnant et de ses compagnons.
Un
voyage tout aussi extraordinaire, mais à l'intérieur de l'être humain.
Oscar, jeune Médicus en formation, part sur les traces de son père, le
célèbre Vitali Pill, pour combattre le terrible chef des Pathologus,
l'ennemi juré des Médicus. Vous n'écouterez plus jamais les battements
de votre coeur de la même façon.
Accompagnés
d'archéologues à la recherche de leur chef disparu, plongez dans le
temps pour une aventure sanglante au coeur du Moyen-Age.
En mangas, ce sera :
Pour
retrouver les fragments d'une perle qui fera de lui un démon à part
entière, Inuyasha n'a d'autres choix que de partir à travers le Japon à
l'époque féodale, accompagné de Kagome, une jeune fille du XXIème
siècle. Découvrez un japon infesté de démons en tous genres et de
samouraïs.
Afin
de trouver le paradis où ils pourront vivre en paix, des loups
(capables de se transformer en humains) se sont associés pour le voyage.
Mais leur chemin est semé d'embûches et ils se retrouvent accompagnés
d'une mystérieuse jeune fille qui serait en réalité une fleur de lune...
Afin
de rendre la mémoire à la princesse dont il est amoureux, Shaolan part
pour un voyage à travers les mondes, accompagné d'un magicien et d'un
samourai. Mais la vérité est bien plus sombre qu'il n'y paraît et bien
vite, un complot se dévoile...
LES SORCIÈRES DE L'ÉPOUVANTEUR
Nous voici avec un hors série de l'Epuvanteur que je viens tout juste de lire appelé Les sorcières de l'Epouvanteur. Ce livre, écrit par Joseph Delaney
comporte cinq petites histoires sur les personnages principaux de la
série et racontée par chacun d'entre eux à la première personne du
singulier.

Je vous conseille de lire ce petit hors-série car les différents points
de vue des personnages selon la situation sont intéressants et ça nous
permet d'en apprendre plus sur certains des personnages.
Personnellement, j'ai dévoré. Un bon complément avec le reste de la série.
LES ENFANTS DU ROI ROUGE
Bonjour tout le monde ! Aujourd'hui nous revoici parti explorer un
univers aux allures familières et fantaisies. Débarquez à l'Académie
Bloor entre la section théâtre, art plastique et musique. Bien sûr, si
ce n'était que ça, cela resterait une école normale.
Mais que faîtes-vous des descendants du célèbre Roi Rouge ? Ces enfants
sont tous dotés de pouvoirs surnaturels : l'une peut se transformer en
oiseau, l'un peut invoquer les esprits de ses ancêtres africains, l'une
peut déplacer les objets par la force de ses pensées, l'un peut
manipuler le temps etc.

Je vous conseille de lire les anciennes éditions, parce qu'avec les
nouvelles, certains noms ont changé. Par exemple, le chien qui
s'appelait Coco la praline est devenu Haricot, et l'oncle Paton ne
s'appelle plus Paton ! Les deux images que j'ai trouvé de l'ancienne collection sont celles ci-dessus.
Huit livres sont sortis aux éditions les livres d'Egmont :
- Minuit sonne pour Charlie Bone
- Charlie Bone et le retourne temps
- Charlie Bone et le Boa Bleu
- Charlie Bone et le château des glaces
- Charlie Bone et le roi caché
- Charlie Bone et le loup sauvage
- Charlie Bone et le shadow of Badlock
- Charlie Bone et le Chevalier Rouge
Deux livres prequel ont été écrits : Les chroniques du Roi Rouge
Avis : Cela fait longtemps que
j'ai lu les livres donc mes souvenirs sont assez flous, mais pas
l'impression qu'ils m'ont laissé : ceux d'un combat, d'un souffle… Le
nombre de personnages principaux sont assez impressionnants et il y a
beaucoup d'antagonistes (qui se divisent entre la famille Bloor et la
famille de Charlie, sauf l'oncle, la mère et l'une des grand-mère). J'ai
beaucoup aimé. Un grand moment !
Bonjour, nous revoici en ce début juillet avec un manga de Sakae Esuno.
Pour tout vous dire, pour écrire une telle histoire, je crois qu'on
doit avoir des envies de meurtre, ou être un peu tordu. Dans le genre
horreur, suspens, surnaturel, psychologique, Mirai Nikki en
séduira plus d'un. Adapté en animé, l'histoire colle parfaitement au
manga et le côté malsain des personnages (surtout celui de Yuno) y est
parfaitement démontré.
Manga : 12 tomes publiés chez Sakka (+2 hors série)
Animé : 26 épisodes
Personnellement,
j'ai complètement accroché. Une fois que j'avais commencé, il me
fallait absolument la suite. Néanmoins, le manga peut se révéler
choquant par moments, donc je ne le conseille pas à tout le monde.
L'animé encore moins ! A partir de 13-14 ans, voir plus âgé. Mais je
pense que c'est une histoire à connaître parce que le sujet est bien
traité et l'histoire bien menée.
Histoire
: Yukiteru Amano est un adolescent asocial et solitaire : il passe ses
journées à observer les autres et à tout consigner dans un journal sur
son portable. Il n'a aucun ami, si ce n'est Deus ex machina, un Dieu qui
contrôle le temps, qu'il a inventé dans sa tête, ainsi que son
assistante. Un jour, son ami pas-si-imaginaire-que-ça lui propose un jeu
que Yukiteru accepte. Il s'aperçoit alors que son journal lui indique
tout ce qui se passera dans le futur. Il en use pour avoir de bonnes
notes en classe. Mais d'autres personnes comme lui apparaissent,
capables de prédire le futur grâce à leurs journaux. Le jeu commence :
celui qui en sortira vainqueur deviendra le nouveau Dieu du temps.
Cependant pour mettre hors jeu les autres participants, il faut détruire
leurs journaux. En somme, les tuer. Yukiteru se voit entraîné dans une
cauchemardesque course contre la mort, aidé par l'inquiétante Gasai
Yuno qui semble avoir un lourd secret...
Avis
: Franchement, c'est pas mal ! Un suspens malsain vous rendra accro. Le
secret de Yuno est un sacré rebondissement, mais c'est la clé de toute
l'histoire. Personnellement, j'adore Aru Akisé qui s'éprend de notre
personnage principal et la terroriste Minene (celle qu'on voit en robe
de mariée). L'évolution de Yukiteru est à couper le souffle. A voir ou à
lire, ce manga est vraiment génial.

Une série qui n'a pas aussi bien démarrée que Percy Jackson, mais qui est tout aussi superbement écrite par ce génie qu'est Rick Riordan, cet écrivain à la plume d'or et ses personnages délirants, j'ai nommé : La Pyramide Rouge et publiée en France par Albin Michel. La collection s'appelle en réalité Les chroniques de Kane et la pyramide rouge en est le premier tome.
Cette
fois-ci, Rick Riordan a décidé de s'atteler à l'ancienne religion des
Egyptiens et de nous faire découvrir leurs dieux et légendes comme celle
d'Osiris qui a été découpé en morceaux par son frère Seth. Pour
découvrir ou re-découvrir la mythologie égyptienne par le point de vue
loufoque de Rick Riordan et placer ces Dieux ancestraux à notre époque.
Un humour mordant et un voyage mené à la baguette : une série fabuleuse
se dessine à l'horizon.
Une
particularité est à noter : le livre se déroule comme si les deux
personnages principaux, Carter et Sadie, enregistraient leurs aventures à
tour de rôle. Ils s'adressent à nous, ou même l'un à l'autre et nous
préviennent au début que tout n'est qu'un enregistrement et que
certaines parties sont peut-être endommagées. Original et on est tout à
fait pris par le jeu de l'auteur !

Avis
: Ben, que dire... C'est du Rick Riordan ! J'ai dévoré ! J'adore cet
auteur, c'est tout ! Ses histoires sont drôles, sérieuses, tristes,
belles, grandioses... Il n'y a pas à hésiter ! Lisez !
PS
: Pour ceux qui auraient peur de perdre la magie de Percy Jackson parce
que le deuxième cycle serait moins bien que le premier, vous pouvez
filer à la librairie les acheter ! Je m'en porte garant, le deuxième
cycle est aussi bon que le premier !
MAYA FOX 2012
Allez, j'ai décidé de faire la pub d'un best-seller ! Une série en quatre tomes sur les mayas, les fantômes et Londres ! Maya Fox 2012 en tiendra plus d'un en haleine ! Ecrite par Silivia Brena et Iginio Straffi, publiée chez Pocket Jeunesse, cette
série saura réconcilier les matheux et les littéraires et, pour cause :
une écriture fine et relevée pour une histoire basée sur les chiffres,
notamment la séquence de Fibonacci, un mathématicien italien de la
Renaissance.

Avis :
Une histoire intéressante, dotée d'une galerie de personnages hauts en
couleur. Vous allez haïr les auteurs à la fin du tome 1, parce que la
suite n'est pas encore pour maintenant et que vous aimeriez bien
comprendre ce qui se passe !
Le
roman est bien écrit, les passages où l'on laisse la parole au tueur en
série sont très intéressants et complètement illuminés. Un livre qui n'a
pas volé son titre de best-seller. A découvrir, si ce n'est pas encore
fait.
VANGO
Youhou ! Nous voici de nouveau réunis pour partager une lecture merveilleuse, j'ai nommé Vango. L'histoire se construit en deux tomes, écrits par Thimothée de Fombelle et publiés aux éditions Gallimard jeunesse.
Cette histoire est un véritable chassé croisé entre les personnages,
tous liés d'une certaine façon. Le premier roman se situe au
commencement de la seconde guerre mondiale avec la montée au pouvoir
d'Hitler et de l'antisémitisme; une partie du second est sous
l'occupation allemande en France. Passionnant ! J'ai dévoré les deux
tomes en moins de temps qu'il ne faut pour le dire !
Histoire
: Vango a 19 ans et il est sur le point de devenir prêtre à Notre-Dame
de Paris quand la police débarque brusquement pour l'arrêter pour un
meurtre qu'il n'a pas commis. Instinctivement, Vango s'enfuit. C'est le
début d'une chasse à l'homme avec la police de Paris et de mystérieux
espions russes qui cherchent par tous les moyens de mettre la main sur
le jeune homme. Mais qui est-il vraiment ? Pourquoi est-il pourchassé
ainsi ? Pourquoi Staline le veut mort ? Tant de questions se posent.
Pour Vango, c'est le début d'une quête sur lui-même et ce passé dont il
ignore tout.
Avis
: L'histoire est remarquablement construite. Il y a des rebondissements
quasiment à tous les chapitres ! Thimothée de Fombelle est un auteur
formidable (avez-vous déjà lu Tobie Lolness ? Si ce n'est pas le
cas, je vous le recommande vivement !) à l'écriture fine et aux
histoires complexes. Ces romans sont des délices ! Vango est un
formidable voyage à travers le monde et l'Histoire. A lire, sans plus
attendre !
LE COMBAT D'HIVER
Aujourd'hui je vais vous parler d'un
livre qui m'a particulièrement marqué. Cela fait longtemps que je l'ai
lu donc je ne m'en rappelle pas très bien, mais il m'a laissé un
souvenir exceptionnel. Il a été écrit par Jean-Claude Mourlevat et édité chez les éditions Gallimard jeunesse, je vous présente Combat d'Hiver !!
Une lutte longue et fastidieuse dans un monde semblable au nôtre.
Histoire : Helen, Miléna,
Bartolomeo et Milos sont quatre orphelins. Ils résident à la Phalange,
gouvernés par un gouvernement tyrannique dont on ignore le nom. Peu à
peu, ils prennent conscience de leur conditionnement et décident de
s'enfuir. Commence alors une formidable lutte contre la Phalange dans le
froid et la neige de l'hiver.
Avis : un livre qui démarre en
douceur, mais dans lequel on ne s'ennuie jamais. Une histoire revue et
rata-vue : la révolution contre la tyrannie etc. Pourtant, le sujet est
traité d'une manière qui nous happe et nous entraîne dans un tourbillon
d'émotions incroyables. Le message principal de l'auteur est de ne
jamais se laisser dominer par quelqu'un d'autre. Une fin qui m'a
particulièrement marquée. Triste, mais belle. Je conseille vraiment ce
livre. Il est passionnant.
DÉFENSE DE LIRE CE LIVRE
Qu'est-ce
qu'il y a de plus intéressant que faire ce qu'on nous interdit justement de
faire ? Rien, justement ! C'est pour cela que le titre de ce livre est
particulièrement alléchant ! Dommage pour une histoire assez banale, voir
typiquement adolescente. Le récit d'une jeune fille et ses problèmes d'ado.
Rien de plus, rien de moins.
Défense de lire ce livre a été écris par Pat Moon et édité aux éditions Flammarion.
Histoire : l'histoire d'Olive Penny (Finch), une jeune fille âgée de 13 ans. Sous forme d'un journal intime, Olive nous raconte sa vie, entre sa mère Debbie et sa grand-mère Nolly. Elle n'a jamais connu son père car il est mort dans un tragique accident juste avant sa naissance.
Son meilleur ami, Graeme, est un petit lapin blanc. Mais elle a aussi Cassie, sa meilleure amie depuis la maternelle.
Le 21 juin elle commence son journal dans un cahier offert par Nolly. Tout va très bien dans sa vie... sauf que voilà les "tragédies" se succèdent : sa mère trouve un nouvel ami, sa grand mère a une santé vacillante, et Cassie obtient l'autorisation de sa mère d'aller au collège Sainte-Monica, une école pour filles très haute gamme, où Olive ne pourra pas aller...
Avis : J'ai pris plaisir à lire ce petit livre. l'écriture est très fluide alors on arrive rapidement à la fin de l'histoire. Il n'y a vraiment de rebondissements ou de coups de théâtre, mais lire un livre comme ça de temps en temps permet de souffler avant de s'attaquer à un nouveau pavé (les pavés sont en général les meilleurs, on n'y peut rien ^^). Je le conseille parce que l'histoire est mignonnette et que j'en garde un bon souvenir. Un petit mot sur le titre, quand même, c'est un très beau coup, il faut le reconnaître. Rien de tel pour donner envie de s'emparer du livre
Défense de lire ce livre a été écris par Pat Moon et édité aux éditions Flammarion.
Histoire : l'histoire d'Olive Penny (Finch), une jeune fille âgée de 13 ans. Sous forme d'un journal intime, Olive nous raconte sa vie, entre sa mère Debbie et sa grand-mère Nolly. Elle n'a jamais connu son père car il est mort dans un tragique accident juste avant sa naissance.
Son meilleur ami, Graeme, est un petit lapin blanc. Mais elle a aussi Cassie, sa meilleure amie depuis la maternelle.
Le 21 juin elle commence son journal dans un cahier offert par Nolly. Tout va très bien dans sa vie... sauf que voilà les "tragédies" se succèdent : sa mère trouve un nouvel ami, sa grand mère a une santé vacillante, et Cassie obtient l'autorisation de sa mère d'aller au collège Sainte-Monica, une école pour filles très haute gamme, où Olive ne pourra pas aller...
Avis : J'ai pris plaisir à lire ce petit livre. l'écriture est très fluide alors on arrive rapidement à la fin de l'histoire. Il n'y a vraiment de rebondissements ou de coups de théâtre, mais lire un livre comme ça de temps en temps permet de souffler avant de s'attaquer à un nouveau pavé (les pavés sont en général les meilleurs, on n'y peut rien ^^). Je le conseille parce que l'histoire est mignonnette et que j'en garde un bon souvenir. Un petit mot sur le titre, quand même, c'est un très beau coup, il faut le reconnaître. Rien de tel pour donner envie de s'emparer du livre
KENSHIN, LE VAGABOND
Kenshin, ou comment lutter
contre les habitudes un trop... radicales acquises au cours de la guerre.
Kenshin Himura est le personnage central d'une collection appelée Kenshin, le vagabond de Nobuhiro Watsuki et publiée en 28 tomes aux éditions Glénat entre 1994 et 1999. Si ce manga est un shonen basé sur les combats spectaculaires du protagonistes, il ressort du lot par une psychologie très forte située autour de Kenshin appelé autrefois l'assassin Batossaï.Il a beau commencer à dater, l'histoire ne vieillit pas et continue de séduire !
Kenshin Himura est le personnage central d'une collection appelée Kenshin, le vagabond de Nobuhiro Watsuki et publiée en 28 tomes aux éditions Glénat entre 1994 et 1999. Si ce manga est un shonen basé sur les combats spectaculaires du protagonistes, il ressort du lot par une psychologie très forte située autour de Kenshin appelé autrefois l'assassin Batossaï.Il a beau commencer à dater, l'histoire ne vieillit pas et continue de séduire !
Après la guerre, le personnage principal va
lutter intérieurement contre ses instincts d'assassins. Le manga nous parle
également de l'industrialisation du Japon, accompagné d'une réflexion très
subtile tout en demeurant dans l'humour ou, au contraire, le sérieux. Le rendu
des émotions est super, le scénario tient vraiment bien la route et le fait que
Kenshin refuse de tuer malgré son lourd passé rend le manga vraiment
intéressant.
Histoire : La guerre est finie et l'ère Meji a été instaurée. Le maniement du sabre se perd peu à peu. Pourtant, Kaorou continue fidèlement d'entretenir son dojo. Suite à une altercation avec un brigand, elle fait la connaissance de Kenshin, un vagabond qui se promène avec un sabre à lame inversée, malgré l'interdiction du port d'arme lancée par le gouvernement. Depuis, les aventures s'enchaînent en compagnie de Yahiko, le disciple de Kaorou, et Sanosuke, un adepte de combats de rue. Mais si Kenshin lutte habilement contre ses instincts d'assassin depuis la fin de la guerre, il cache un bien plus lourd secret qui remonte à l'origine de sa cicatrice en forme de croix.
Si le manga compte 28 tomes, l'animé se découpe en 95 épisodes qui s'arrêtent juste avant la dernière aventure de Kenshin (la haine !). Il existe aussi des OAV sur le parcours de Kenshin et un film d'animation sur son passé durant la guerre et la “création” de sa cicatrice. Le film a un dessin totalement différent du manga, mais l'histoire est très belle, donc je vous conseille de le regarder. Il y en a un autre également qui se situe bien après le manga (donc a regarder après avoir lu ou/et vu la totalité de la série), mais je ne l'ai pas vu alors je ne peux pas donner mon avis dessus ^^
Avis : J'ai adoré la lutte entre Batossaï et Kenshin, c'est ce qui fait tout le charme du manga. Quand Kenshin perd son sang froid, on a l'impression d'avoir à faire à une tout autre personne. Sinon, l'histoire est très intéressante et le graphisme demeure génial malgré son âge ! Kenshin a un côté chevaleresque et femme au foyer très attachant qui contraste beaucoup avec le caractère de cochon de la plupart de ses compagnons. Je le conseille vivement à tous ceux qui aiment le combat, l'humour et la psychologie.
Histoire : La guerre est finie et l'ère Meji a été instaurée. Le maniement du sabre se perd peu à peu. Pourtant, Kaorou continue fidèlement d'entretenir son dojo. Suite à une altercation avec un brigand, elle fait la connaissance de Kenshin, un vagabond qui se promène avec un sabre à lame inversée, malgré l'interdiction du port d'arme lancée par le gouvernement. Depuis, les aventures s'enchaînent en compagnie de Yahiko, le disciple de Kaorou, et Sanosuke, un adepte de combats de rue. Mais si Kenshin lutte habilement contre ses instincts d'assassin depuis la fin de la guerre, il cache un bien plus lourd secret qui remonte à l'origine de sa cicatrice en forme de croix.
Si le manga compte 28 tomes, l'animé se découpe en 95 épisodes qui s'arrêtent juste avant la dernière aventure de Kenshin (la haine !). Il existe aussi des OAV sur le parcours de Kenshin et un film d'animation sur son passé durant la guerre et la “création” de sa cicatrice. Le film a un dessin totalement différent du manga, mais l'histoire est très belle, donc je vous conseille de le regarder. Il y en a un autre également qui se situe bien après le manga (donc a regarder après avoir lu ou/et vu la totalité de la série), mais je ne l'ai pas vu alors je ne peux pas donner mon avis dessus ^^
Avis : J'ai adoré la lutte entre Batossaï et Kenshin, c'est ce qui fait tout le charme du manga. Quand Kenshin perd son sang froid, on a l'impression d'avoir à faire à une tout autre personne. Sinon, l'histoire est très intéressante et le graphisme demeure génial malgré son âge ! Kenshin a un côté chevaleresque et femme au foyer très attachant qui contraste beaucoup avec le caractère de cochon de la plupart de ses compagnons. Je le conseille vivement à tous ceux qui aiment le combat, l'humour et la psychologie.
FELICIDAD
Je
viens de terminer ce roman, je devais absolument mettre un article en ligne
dessus ! Un miroir déformant de notre société actuelle sans vraiment en être
un, une face cachée des hommes sans vraiment l'être. Jean Molla
nous entraîne ici pour un voyage palpitant au coeur de la Grande Europe, dans
sa capitale Felicidad où le bonheur est un devoir de citoyen, une obligation
imposée par le président à vie.
Histoire : Buisson, le ministre du Bonheur Obligatoire, a été froidement assassiné. Au palais présidentiel, on parle d'un complot monté par les Deltas 5, des humains artificiels aux capacités terrifiantes. Le Ministre de la Sureté Intérieure décide de lancer son meilleur limier sur les traces des parumains afin de les déloger et les étudier. Mais l'affaire que va soulever le policier pourrait se révéler bien plus sombre qu'il ne le croyait et cette traque à l'homme va bientôt changer en complot d'échelle mondiale.
“Felicidad est en définitive le miroir déformant de notre société. Il n'y a plus qu'à espérer que ce que j'y décris restera de l'ordre de la fiction.” Jean Molla.
Felicidad est un livre unique, relié à aucune suite et est publié chez Gallimard Jeunesse. Personnellement je le recommande à partir de 13 ans.
Avis :Une histoire menée à la baguette avec une écriture fine et habile. Felicidad est un roman à suspens qui nous transporte dans un monde “idéal” (du moment qu'on ne met pas les pieds dans une enclave !) où les magouilles politiques règnent. Une affaire démesurée et incroyable, quoique la fin soit un peu évidente. Mais c'est celle qu'on espère tous, alors pas de problème ! À lire !
Histoire : Buisson, le ministre du Bonheur Obligatoire, a été froidement assassiné. Au palais présidentiel, on parle d'un complot monté par les Deltas 5, des humains artificiels aux capacités terrifiantes. Le Ministre de la Sureté Intérieure décide de lancer son meilleur limier sur les traces des parumains afin de les déloger et les étudier. Mais l'affaire que va soulever le policier pourrait se révéler bien plus sombre qu'il ne le croyait et cette traque à l'homme va bientôt changer en complot d'échelle mondiale.
“Felicidad est en définitive le miroir déformant de notre société. Il n'y a plus qu'à espérer que ce que j'y décris restera de l'ordre de la fiction.” Jean Molla.
Felicidad est un livre unique, relié à aucune suite et est publié chez Gallimard Jeunesse. Personnellement je le recommande à partir de 13 ans.
Avis :Une histoire menée à la baguette avec une écriture fine et habile. Felicidad est un roman à suspens qui nous transporte dans un monde “idéal” (du moment qu'on ne met pas les pieds dans une enclave !) où les magouilles politiques règnent. Une affaire démesurée et incroyable, quoique la fin soit un peu évidente. Mais c'est celle qu'on espère tous, alors pas de problème ! À lire !
3096 JOURS

Ce n'est plus le cas.
Quand je suis arrivée à la fin de 3096 jours, des larmes de soulagement ont roulé sur mes joues. Parce que cette histoire n'en est pas une, parce que cette histoire est un témoignage et que Nathascha Kampush a bel et bien vécu l'enfer qu'elle nous décrit entre les pages de son livre.
À l'âge de dix ans, alors qu'elle se rendait à l'école, Natasha a été brutalement arrachée de son univers sans aucune raison. Elle s'est retrouvée enfermée dans une misérable cave avec pour toute compagnie celle de son ravisseur dont le mental était dangereusement instable. Elle a été battue, affamée, terrorisée par la vie. Pour ainsi relater un passé aussi traumatisant, elle a fait preuve d'une grande force qui pousse à l'admiration. Son livre m'a bouleversé, son histoire m'a ébranlé. Parce que le mal a un visage humain, parce que rien n'est tout blanc ou tout noir ? Je sais pas vraiment l'expliquer, mais ce témoignage ne doit pas être oublié. Il soulève tant de questions et essaye de nous apporter des réponses tirées d'un passé qu'on ne peut même pas imaginer. Ce livre est vraiment à lire. Pour Natascha.
ARSÈNE LUPIN

Les péripéties de cet étrange personnages, relatées par Maurice Leblanc,
sont nombreuses et variées mais répondent toujours à deux critères : séduire et
surprendre. Arsène Lupin peut bien etre un personnage qui nous accompagne
depuis le début du livre, mais nous le découvrons qu'à la fin, quand il salue
les policiers d'une phrase moqueuse avant de s'éclipser. Il est rare qu'il soit
le personnage phare de ses aventures : au second plan, accompagné de
personnages dont on raconte l'histoire, il est pourtant toujours présent,
élégant et dangereux. Il est possible également que l'on le suive via l'enquete
d'un inspecteur.
Si Maurice Leblanc est le créateur d'Arsène, ce personnage a été repris par de nombreux auteurs, comme pour perpétuer son mythe.
Adapté également en film et en pièces de théâtre, Lupin n'est pas prêt de tomber dans l'oublis !
Avis : un personnage mystérieux, à la fois aristocrate et plèbéien. C'est un véritable plaisir de suivre ses aventures, de toutes les dévorer. Maurice Leblanc ne cesse de nous surprendre avec ces histoires.
L'aiguille creuse
La demoiselle aux yeux verts
L'éclat d'obus
Le triangle d'or
Le bouchon de cristal
813
etc...
Si Maurice Leblanc est le créateur d'Arsène, ce personnage a été repris par de nombreux auteurs, comme pour perpétuer son mythe.
Adapté également en film et en pièces de théâtre, Lupin n'est pas prêt de tomber dans l'oublis !
Avis : un personnage mystérieux, à la fois aristocrate et plèbéien. C'est un véritable plaisir de suivre ses aventures, de toutes les dévorer. Maurice Leblanc ne cesse de nous surprendre avec ces histoires.
L'aiguille creuse
La demoiselle aux yeux verts
L'éclat d'obus
Le triangle d'or
Le bouchon de cristal
813
etc...
BLACK BUTLER

Demandez, Maître et j'exécuterai
Qui n'a jamais voulu avoir un majordome à son service pour faire ses corvées et ses devoirs ? Ah, on peut aussi en avoir envie pour des choses importantes, comme résoudre des meurtres par exemple !
Bon, recentrons-nous sur le sujet principal. L'article d'aujourd'hui portera sur Black Butler, un manga de Yana Toboso, édité en 12 tomes (en cours), avec 8 parutions françaises chez Kana
Histoire : Ciel Phantomhive est un jeune comte anglais de 12 ans, à la tête de la fameuse (et fabuleusement riche) entreprise de fabrique de jouets et de bonbons Phantom. Il a été hérité de cette fabrique suite au décès brutal de ses parents dans l'incendie de leur manoir. Accompagné de son fidèle majordome, Sebastian Michaelis, il répond aux requêtes de la Reine en tant que limier pour espérer se venger, dit-il, de l'humiliation que sa famille a subie. Entêté et sans états d'âme, il parcourt l'Angleterre et la France dans un périple palpitant. Mais Sebastian est-il vraiment humain ? Ou serait-ce un démon avec qui le jeune Ciel aurait passé un pacte ?
Avis : une série palpitante avec des personnages bien dessinés. Malgré le caractère impitoyable de Ciel, on s'attache vite à ce garçon au passé douloureux. Le coup de crayon de Yana Toboso est tout bonnement à couper le souffle et les personnalités torturées et tortueuses de ses protagonistes nous entraînent dans une valse où se mêlent la mort et les délicieux gâteaux de Sebastian.
Le manga été adapté en deux saisons. La première porte sur Ciel et Sebastian et leur “quête” pour laver l'honneur des Phantomhive. La seconde est une suite qui met en avant un nouveau couple : Alois Trancy, le jeune Maître et le démoniaque majordome Claude Fautus. Une bataille s'engage entre les démons pour savoir qui aura l'âme oh combien succulente de Ciel.
Un anime mené à la baguette avec une seconde saison qui n'a rien a envié à la première.
LE DERNIER ELFE

Nous voici repartis pour un univers moyenâgeux où il est dur de survivre. Le dernier elfe est un roman italien écris par Silvana De Mari et publié aux éditions Albin Michel.
Le livre est divisé en deux parties : Le dernier elfe et Le dernier dragon, racontant deux histoires en suivant.
Histoire : Dans un monde médiéval, où des inondations et des pluies torrentielles rendent la vie des plus ardues, une prophétie dit que le dernier elfe et le dernier dragon se rencontreront pour stopper la calamité .
Yorsh, de son vrai nom Yorshkrunsquarkljolnetstrink , est enfant quand il doit fuir son village envahi par les eaux. Sur son chemin, il rencontrera une femme et un homme qui braveront bien des dangers pour lui et lui permettre d'accomplir sa destinée.
Précisons ici que les elfes ne sont pas de superbes créatures, vives et élégantes, mais ressemblent plus à de petits lutins naïfs et craintifs. Accusés d'être la cause de tout malheur humain, ils sont bannis des cités et obligés d'être affublés d'un ridicule manteau jaune, comme une étoile juive.
Avis : Une histoire mignonnette comme tout. Yorsh enfant est à la fois adorable... et terriblement agaçant ! Ah, il en a fait voir de toutes les couleurs, aux deux chasseurs (la scène des pendus est frappante à ce niveau là ^^) Une fois adulte, il devient plus sage, mais garde son coeur d'enfant. Un gouvernement complètement fou, deux protagonistes aux caractères complètement opposés et une écriture fine, armée d'un humour décapant. Un très bel ouvrage.
ANNA ET SON ORCHESTRE

Histoire : Anna est une jeune fille de Russie dont l'amour pour la musique est incommensurable. Elle et sa famille jouent du violon, mais personne n'a le talent de notre protagoniste. C'est une famille tranquille et sans histoire qui aurait pu continuer à vivre normalement, mais la menace qui pèse sur les juifs est chaque jour plus pesante, jusqu'au jour où ils sont obligés de fuir. Commence alors une cavale en Europe au son du violon d'Anna et des instruments de son orchestre.
Avis : Que dire... Une histoire à dévorer ? À partager autour de soi ? Oui, évidement ! Un roman historique qui est en vérité un véritable carnet de voyage. Découvrez de nouveau l'Europe par les yeux d'Anna, personnage si attachant que les épreuves forgent. Un très bel ouvrage où l'écriture de l'auteur allie sensibilité et subtilité.
Anna et son orchestre, publié dans les éditions Livre de poche.
LE PASSEUR
Me
revoilà, désolée pour le retard ! Je vais me rattraper tout de suite avec un
livre qui devrait plaire à beaucoup de monde ! J'ai nommé Le passeur
!!
Le passeur est le premier tome d'une trilogie de Lois Lowry, parue en 1993, les deux autres tomes étant l'Elue et Messager. Cette trilogie pousse très loin les limites de la liberté individuelle face au bien-être public. Faut-il poser des barrières strictes et enferrer les gens dans un rôle précis même si c'est pour le bon déroulement de la vie en communauté ?
Histoire : Jonas vit dans une communauté “utopique” régie par des règles de vie très strictes où chacun à son propre rôle. L'année de ses douze, lui et ses camarades passent une étape très importante où on leur attribue leur métier. Jonas découvre alors qu'il est la personne choisie pour devenir l'héritier du passeur. Mais ses nouvelles fonctions pourraient très bien changer toute sa vision de son monde idéologique. Va-t-il se conformer aux règles ou va-t-il suivre ce que lui dicte son coeur ?
Avis : Une histoire magnifique et qui fait réfléchir. On trouve beaucoup d'arguments qui pourraient condamner le régime décris dans le livre comme on pourrait au contraire le louer. Jonas est un personnage très attachant qui découvre ce qu'est réellement le monde avec une naïveté d'enfant, mais un raisonnement d'adulte. Un très beau livre (je viens de découvrir qu'il y avait une suite en écrivant l'article ^^ Je ne manquerai pas de lire la suite).
J'ai adoré !!! À lire à tout prix.
Le passeur (1993), L'élue (2001) et Messager (2005), édités chez l'école des loisirs
Le passeur est le premier tome d'une trilogie de Lois Lowry, parue en 1993, les deux autres tomes étant l'Elue et Messager. Cette trilogie pousse très loin les limites de la liberté individuelle face au bien-être public. Faut-il poser des barrières strictes et enferrer les gens dans un rôle précis même si c'est pour le bon déroulement de la vie en communauté ?
Histoire : Jonas vit dans une communauté “utopique” régie par des règles de vie très strictes où chacun à son propre rôle. L'année de ses douze, lui et ses camarades passent une étape très importante où on leur attribue leur métier. Jonas découvre alors qu'il est la personne choisie pour devenir l'héritier du passeur. Mais ses nouvelles fonctions pourraient très bien changer toute sa vision de son monde idéologique. Va-t-il se conformer aux règles ou va-t-il suivre ce que lui dicte son coeur ?
Avis : Une histoire magnifique et qui fait réfléchir. On trouve beaucoup d'arguments qui pourraient condamner le régime décris dans le livre comme on pourrait au contraire le louer. Jonas est un personnage très attachant qui découvre ce qu'est réellement le monde avec une naïveté d'enfant, mais un raisonnement d'adulte. Un très beau livre (je viens de découvrir qu'il y avait une suite en écrivant l'article ^^ Je ne manquerai pas de lire la suite).
J'ai adoré !!! À lire à tout prix.
Le passeur (1993), L'élue (2001) et Messager (2005), édités chez l'école des loisirs
À LA CROISÉE DES MONDES

Impossible de résumer l'intégral sans laisser échapper quelques informations essentielles. Disons que cela raconte l'histoire de Lyra et de Will qui se servent des brèches entre les mondes pour sauver l'oncle de la jeune fille.
L'intégrale a été publiée chez Gallimard.
T1 : Les royaumes du Nord
T2 : la tour des Anges
T3 : Le miroir d'ambre
T2 : la tour des Anges
T3 : Le miroir d'ambre
NARUTO


Histoire : Naruto Uzumaki est un jeune ninja incompris de son village et ne rêve que d'une chose : devenir le hokage,sage de Konoha, et être enfin reconnu par ses pairs. Pas facile quand on ignore qui on est sois-même et que tout le monde vous hait parce que vous portez en vous un démon qui a ravagé votre village des années auparavant. Pour Naruto, ce n'est que le début d'une longue quête.
Vous êtes de grands fans et vous voulez absolument savoir les dernières aventures de votre héros ? Allez sur ce site : capitainaruto
Avis : Un manga qui en a inspiré bien d'autre avec une personnage conforme aux idéaux des mangakas : un glouton qui a la haine de vivre et sait la communiquer à ses amis pour qui il ferait tout et n'importe quoi. On retrouve les notions d'amitié, d'honneur, la quête de sois, le dépassement de ses limites... Une bonne histoire qui en a enflammé plus d'un.
TARA DUNCAN

Histoire : Tara Duncan est une collégienne sans histoire qui vit avec sa grand-mère dans le manoir familial. Enfin, sans histoire... C'est vite dit si on ne prend pas en compte les tentatives d'enlèvements et les étranges pouvoirs dont la jeune fille est dotée ! Pour ne rien gâcher, elle découvre que, sur un autre planète peuplé de gens aux pouvoirs extraordinaires, d'elfes, de dragons et de nains, elle est l''héritière d'Omois, l'un des plus grands Empires. Et cela faisant, elle est la clé permettant d'accéder aux objets démoniaques convoités par son ennemi juré : Magister.
Avis : Une série qui ne manque pas de tonus où tout le monde est, curieusement, merveilleusement beau. Une histoire bien ficelé et où tout le monde se pose la même question : qui se cache derrière le masque de Magister ? Les paris sont ouverts !
Série en cours avec 8 tomes sortis en France. Dernièrement publiés chez XO


Histoire : Enkidiev, continent peuplé d'hommes, d'elfes, de fées et d'autres peuples à découvrir, est, depuis cinq cents ans, en paix après une guerre contre l'Empereur Noir Amecareth, souverain d'Irianeth, l'empire des hommes-insectes, situé sur le continent de même nom, et de civilisations peu commodes mais asservies. Mais celui-ci décide de réessayer de conquérir Enkidiev. Le seul espoir de la survie d'Enkidiev réside dans la résurrection de l'ordre des Chevaliers d'Émeraude par le roi Émeraude 1er. Ces guerriers magiciens seront chargés de protéger le continent jusqu'à l'accomplissement de la prophétie voulant que le porteur de lumière, encore enfant, détruise à jamais la menace que fait peser l'Empereur Noir sur le monde libre. Pour que la prophétie se réalise, les Chevaliers devront protéger la fille de l'Empereur Noir, Kira : l'enfant mauve aura en effet le rôle de protectrice du porteur de lumière. Mais leur tâche sera ardue : Amecareth envoie ses armées et ses sorciers à leur poursuite...
Collection terminée avec 12 tomes chez Michel Lafon. Suite en cours d'écriture : "Les héritiers d'Enkidiev"
Avis : Une série génialissime ! Vraiment superbe ! À dévorer sans vergogne ! Des personnages attachants, une histoire maîtrisée du début à la fin. À lire sans plus tarder.
LA FLEUR DE LYS

Histoire : Thomas, le capitaine du bateau dit "la fleur de lys", est à la recherche du trésor caché par son père, un grand pirate. C'est alors qu'il rencontre la belle Anaïs en train de faire naufrage et tombera sous son charme. Mais parviendra-t-il à déchiffrer le message codé de son père. Et, malgré la vision de sa chère et tendre, survivra-t-il à cette aventure ?
T1 -> La fleur de lys à Noirmoutier. T2-> Le retour de la fleur de lys. T3-> L'ultime voyage de la fleur de lys
Publiés chez les éditions le lys noir
Avis : une histoire intéressante qui ne manque pas de maturité et qui est vraiment bien conçue pour un enfant de neuf ans seulement. A découvrir.

Alors, un article un peu spécial aujourd'hui car il concerne un livre écrit par une personne qui m'est proche : La machine à rêves dont l'auteur est mon père, Jean-Louis Lafontaine. Pour ceux qui l'ont déjà lu, ce livre fait l'objet d'une réédition chez un nouvel éditeur qui vient de se lancer. Que les Gondecourtois (habitants de Gondecourt notre cher petit village pour les incultes ^^) se tiennent prêts : La Machine à rêves revient en force et une autre aventure de Walter Citerne et ses amis sera sûrement publiée prochainement : Le bâton d'or.
Histoire de la Machine à rêves : Suite à la découverte d'un journal du Chevalier de Saint-Fron, Athanase Hermont et son petit-fils Walter Citerne, se mettent en quête de la fabuleuse Machine à rêves qui pourrait réalisé le voeu qui nous est le plus cher. Une aventure qui les plongera dans la recherche de la communion avec la nature, mais qui va s'avérer beaucoup plus dangereuse que prévu.
(EXCLUSIF) Histoire du bâton d'or : Après une trépidante aventure, Walter pensait vivre tranquillement dans la propriété de Faussourdey. Mais une nouvelle découverte de son ami Casimov, le Russo-canadien, va le plonger dans le monde ancestral des Incas. Leur but ? Retrouver le bâton d'or des Dieux Incas et le restituer à son peuple. Difficile quand l'objet en question est convoité de toutes parts.
Avis : Ben mon papa, il est quand même doué ^^ Ces deux livres sont bien écris, pas de doute là dessus et j'aime beaucoup Fulberte et le reste de l'équipage du dirigeable de Léon Rèpe. En fait, tous me plaisent : Walter et son innocence, Apolline Crampon et son fichu caractère, Casimov et son accent à mourir de rire, Athanase et ses inventions farfelues, les Pelliers, Angeline, Hugo... Des personnages qu'on retrouve avec plaisir dans le bâton d'or.
Première édition : La Machine à rêves, publiée par les éditions du Riffle.
Seconde
édition : La Machine à rêves, publiée par les éditions Airam. La
couverture ci-dessus est celle de la seconde édition.
PERCY JACKSON


Histoire : Percy est un garçon hyperactif et dyslexique qui s'est fait plusieurs fois renvoyé de ses différentes écoles. Il vit avec sa mère et son affreux beau-père dans un petit appartement. La monotonie ennuie profondément notre héros (c'est le cas de le dire) jusqu'au jour où il est attaqué par une harpie. Alors, son univers entier bascule dans un monde où se mêlent les dieux de l'Antiquité, les building et les casinos ensorcelés. Il apprend qu'il est fils de Poséidon et d'une mortelle et doit accomplir une terrible prophétie pour sauver le monde de l'apparition du roi des Titans : le puissant et terrible Cronos.
Série terminée avec cinq tomes, écris par Rick Riordan et publiés par Wiz Albin Michel : T1 -> Le voleur de foudre. T2 -> La mer des monstres. T3 ->Le sort du titan. T4 -> La bataille du labyrinthe et T5 ->Le dernier Olympien
Une suite est en cours d'écriture. La série se nomme Les héros de l'Olympe. T2 à venir. Cette collection se base sur la suite de Percy Jackson avec les même personnages, mais d'autres sont mis en avant : Jason, Piper et Léo, trois héros aux pouvoirs fabuleux qui ont pour mission de retrouver Héra alors que de son côté, Annabeth part à la recherche de Percy disparu mystérieusement.
Avis : les Dieux comme on ne les a jamais vu ! Une collection impresionnemment riche en légendes revisitée de façon moderne. Une collection à dévorer avec des personnages vraiment attachants et une histoire à couper le souffle. Le film réalisé par Chris Columbus est aussi très bien : un grand moment à partager en famille. À lire et à voir sans plus attendre !
ONE PIECE
Alors nous voici avec l'un des mangas les plus prisés au monde : One piece, créé par Eiichiro Oda, un génie selon certains,un clown selon d'autres. Tout du moins, nous sommes tous d'accord sur ce point : nous avons tous entendu parlé de Mugiwara no Luffy à un moment ou un autre. De la piraterie, un monde extraordinaire, de l'humour (beaucoup), des combats spectaculaires, des moments émouvants... Un cocktail détonnant pour une série hilarante.

Si vous voulez lire les scans de ce manga en exclusivité, rendez-vous sur ce site : One piece FR
Série en cours avec 57 tomes sortis en France, publiés par Glénat.
Avis : une histoire à dévorer, bien que la tendance d'Eiichiro Oda à tout exagérer systématiquement devient un peu agaçante à force. Mais ce manga sort vraiment de l'ordinaire : on passe du rire aux larmes en un rien de temps. L'anime comporte des épisodes inédits vraiment géniaux et il existe plusieurs films à voir et à revoir (je vous conseille vivement L'île du baron fêtard et, pour la première fois au cinéma, les pirates japonais au grand écran avec STRONG WORLD)
CHERUB

Histoire : James, un garçon qui vit avec sa mère et sa demi-soeur, plonge progressivement dans la délinquance. Sa vie bascule le jour de la mort de sa mère où il est placé seul dans un orphelinat douteux. Mais sa chance va vite tourner quand il sera recruté par une agence gouvernementale secrète qui emploie des agents de 10 à 17 ans.
Le début d'une nouvelle vie pour James.
Avis : Une collection bien écrite. L'évolution de James est spectaculaire et, même si je ne l'aimais pas vraiment au début de la série, ce qu'il est devenu me laisse pantoise. L'auteur nous emmène de missions en missions dans le monde de la violence, des armes à feu et de la drogue. Une collection géniale !
LA MÉCANIQUE DU COEUR
La mécanique du coeur
est non seulement un CD, mais saviez que c'était également un livre ? Publié
chez Flammarion et écris par Mathias Malzieu qui n'est autre que le chanteur
du groupe Dionysos et le créateur du CD.
L'histoire se déroule à Edimboug, en 1874, le jour le plus froid du monde. Un enfant né avec le coeur gelé et le seul moyen de le sauver est de remplacer le muscle par... une horloge ! Cette prothèse n'est pas sans défaut car, pour que le petit Jack puisse vivre, il lui faut éviter toute charge émotionnelle : Colère, jalousie, et donc surtout, sutout et, pas d'amour ! Mais le regard de braise d'une petit chanteuse espagnole pourrait bien le conduire droit dans l'Abysse des morts...
Avis : un CD magnifique avec des chansons très belles et un livre émouvant au possible ! J'ai adoré les deux, deux véritables coups de coeur ! A écouter et à lire sans plus attendre !
PANDORA HEARTS


Il en existe un anime en 25 épisodes. Une deuxième saison serait proposée, mais rien n'en est moins sûr.
Histoire : Oz Vessalius est un noble, héritier du duché Vessalius qui est une des quatre grandes maisons nobles. Dans ces familles, il est de coutume que l'héritier, le jour de ses quinze ans, passe une cérémonie commémorant la fin de son enfance et le début de l'âge adulte. Mais le jour de la fameuse cérémonie, Oz est propulsé dans un monde parallèle : l'Abysse, une immense prison où règnent les chains, des démons qui dévorent les prisonniers de l'Abysse. Alors qu'Oz croyait sa dernière heure arrivée, il est sauvé par une chain nommé Alice, plus connue sous le nom de B-rabbit. Ainsi commence une aventure fabuleuse en quête de la mémoire d'Alice et de la raison de l'emprisonnement d'Oz. Et pour ce, ils seront aidés d'une mystérieuse association nommée Pandora qui semble détenir bien des secrets.
Avis : De très beaux graphiques. Pandora Hearts est vraiment l'un des plus beaux mangas qui soit.
Une histoire émouvante et drôle à la fois. On retrouve les grands principes des mangakas dedans avec la notion d'amitié, de courage et un personnage principal (Alice ^^ très humaine la petite chain) férue de viande ! L'anime nous laisse vraiment sur notre faim. Espérons que la 2ème saison sorte vite ! Le manga est très bien !
VAMPIRE KNIGHT

Nous voici donc avec l'un des plus célèbre mangas vampiriques avec le ténébreux Zero et la naïve Yuki. Tous deux travaillent à l'académie Cross où ils doivent maintenir la paix et l'équilibre entre la Day class (celle des humains) et la Night class (celle des vampires). Le but de cette académie est de prouver qu'une coexistence est possible entre humains et vampires ce qui n'est pas l'avis de tout le monde...
Avis : Une histoire menée tambour battant avec de magnifiques graphismes. La torture de Zero qui lutte contre sa soif de sang, la haine de son frère jumeau, la tristesse de Shizuka, l'admiration de Yuki, l'amour de Kaname.... Tout ça se mélange dans une épique histoire écrite dans le sang et la recherche de son passé.
Edité par Panini Manga, série en cours avec 13 volumes sortis en France. Dessiné par Matsuri Hino
BLEACH


Histoire : Ichigo Kurosaki est un lycéen japonais sans histoire. Il vit dans avec son père et ses soeurs dans la petite ville de Karakura, sors avec ses amis, se bagarre ect. Mais Ichigo a tout de même quelque chose qui le distingue des autres : il est capable de voir les esprits. Et le jour où il rencontre un shinigami, personnes chargées d'éliminer les mauvais esprits et de sauver les bons (justiciers des morts en gros), sa vie bascule dans des aventures plus épiques les unes que les autres.
Série en cours avec 43 tomes sortis en France et 4 films créés à partir de l'anime. Pour voir les scans en exclusivité, allez sur ce site : Bleach MX-référence
Manga dessiné par Tite Kubo et publié en France par Glénat.
Avis : Un manga vraiment extraordinaire, plein de rebondissements. Ichigo est respectueux (quand ça l'arrange) et pas du tout glouton comme la plupart des protagonistes de shonen. Il mène de terribles combats que ce sois contre ses ennemis ou contre lui-même. J'aime beaucoup Gin Ichimaru et Toshiro Hitsugaya, deux personnages très énigmatiques et froids, mais vraiment très attachants.
LE CHANT SACRÉ DES BALEINES

Histoire : Anouk vit en Nouvelle-Ecosse avec ses parents, spécialistes des baleines. Yanis voyage tout le temps avec ses parents dont la mère écrit un recueil de légendes sur les cétacés. L'échouage d'une baleine va réunir ces deux familles. Mais le décès du mammifère va entraîner les deux enfants dans les profondeurs de l'océan, dans le monde dangereusement beau des baleines. Serait-ce un voyage sans retour ?
Avis : Une histoire aussi belle que triste. Une découverte qu'on ne peut regretter, un voyage que l'on meure d'envie de recommencer dès le livre terminé. Une histoire vraiment magnifique !
Livre d'Eric Simard, publié par Tipik junior
HUNGER GAMES
Nous voici avec une série fraichement découverte, mais
qui attire déjà l'attention de tout le monde : les Hunger games, écrits par Suzanne Collins. Cette trilogie fait déjà office d'une
adaptation cinématographique réalisée par Gary Ross.
Histoire : Après une guerre qui
a ravagé les États-Unis, un nouveau pays s'est installé sur ses ruines : Panem,
dirigé par un régime totalitaire, divisé en douze districts avec chacun sa
spécificité. Pour oppresser la population et la soumettre, les dirigeants n'ont
rien trouvé de mieux que de sacrifier au hasard 24 enfants chaque année. Un
garçon et une fille de chaque district est envoyé dans une arène où ils devront
se battre jusqu'à la mort. Un seul d'entre eux survivra et deviendra
immensément riche. Ce sont les hunger games : ils passent en direct à la télé
et chaque citoyen de Panem à l'obligation de les regarder.
Cette année, quand Katniss apprend que c'est sa petite soeur qui a été désignée pour aller se battre, elle prend aussitôt sa place. Ainsi débute sa descente en Enfer.
Avis : une trilogie re-mar-qua-ble ! Du suspens à couper le souffle, une histoire remarquablement construite, des personnages très attachants et un style d'écriture bien trempé ! J'ai dévoré.
Trilogie terminée, publiée par Pocket Jeunesse. T1 : Hunger games. T2 : L'embrasement. T3 : La révolte.
Cette année, quand Katniss apprend que c'est sa petite soeur qui a été désignée pour aller se battre, elle prend aussitôt sa place. Ainsi débute sa descente en Enfer.
Avis : une trilogie re-mar-qua-ble ! Du suspens à couper le souffle, une histoire remarquablement construite, des personnages très attachants et un style d'écriture bien trempé ! J'ai dévoré.
Trilogie terminée, publiée par Pocket Jeunesse. T1 : Hunger games. T2 : L'embrasement. T3 : La révolte.
D.GRAY-MAN
Alors, là, personne n'y coupera. C'est simple, c'est D.gray-man. Ça c'est seulement LE manga à lire. Des dessins magnifiques, des personnages attachants et une histoire superbement construite. Que demander de plus ?

Histoire : Le monde fut détruit lors du déluge de Noé. C'est la version de la bible. Et si en réalité, un homme avait provoqué cette catastrophe ? Telle est la vérité inscrite sur le cube. Et maintenant, la tragédie est sur le point de ce renouveler?
À la fin d'un 19ème siècle imaginé, un garçon aux cheveux blancs s'avance dans les rues alors qu'un golem doré volette autour de sa tête. C'est Allen Walker, destructeur d'akumas et l'un des exorcistes de la congrégation de l'ombre (appelé également l'ordre noir). Cet ordre a été fondé pour contrer le Comte millénaire qui a pour dessein la destruction du monde. Aussi, pour le combattre, les exorcistes (ou les moines de l'ombre, les apôtres?) utilisent des armes anti-akumas créées à partir d'une matière appelée Innocence.
Le manga et l'animé sont fantastiques. Peut-être que vous n'accrocherez pas avec le premier épisode, mais poussez jusqu'au deuxième : vous ne pourez plus vous arrêter ! On s'attache à tous les personnages sans exception ! Personnellement, j'ai une large préférence pour le protagoniste, Allen Walker, mais tous les autres sont également géniaux : Yû Kanda, Lenalee Lee, Komui Lee, Reever, Bak, For, Arystar Krory, Lavi, Bookman, Anita, Tiedoll, Link, Jhonny, Nea, Mana, Road, Tiky, Wisley, Skin, Debit, Jasdero, Cross Marian et tant d'autres !
Créé par Hoshino Katsura, publié aux éditions Glénat (série en cours avec 2O tomes publiés en France pour le moment).

Et si vous voulez vraiment en savoir plus sur ce SUPER manga, allez sur ce blog : stike-kun
Avis : Comme on l'aura deviné, j'aime beaucoup cette collection ^^ (je ne fais pas d'articles sur ce que je n'aime pas en même temps). L'histoire est vraiment bien construite et les personnages attachants. on passe du rire aux larmes comme un rien. C'est assez glauque par moment voir très sanglant et les premiers tomes n'ont pas des dessins extraordinaires, extraordinaires. Mais l'auteur s'améliore au fur et à mesure et, rien qu'à partir du tome 6, ils sont déjà bien plus beaux ! L'auteur change souvent de style de dessin et on ne peut pas lui reprocher : la lecture n'en est que plus plaisante !
L'ÉPOUVANTEUR

Histoire : Tom Ward, étant le septième fils d'un septième fils, possède des pouvoirs particuliers qui font de lui un Epouvanteur. Sous la tutelle de Mr. Gregory, Épouvanteur lui-même, ce jeune garçon va apprendre à défendre le Comté contre les spectres, les gobelins, les sorcières ect. L'apprentissage de Tom ne sera pas de tout repos et de lourds secrets de famille lui sont encore dissimulés. Et quand on est à la fois Épouvanteur et ami d'une sorcière, les choses ne sont vraiment pas faciles. Surtout quand le Malin s'en mêle.
Collections en cours avec 8 tomes traduits en français pour le moment. Plubliés aux éditions bayard.
Avis : Une série à vous en faire frissnoner de plaisir ! Un véritable régal à ne surtout pas louper !
AMER BÉTON
Nous voici parti pour un nouveau manga ! Il a été
dessiné par Taiyou Matsumoto
et publié par les éditions Tonkam. C'est une série en trois volumes, mais les
éditions Tonkam ont rassemblés les trois en un seul manga. Contrairement aux
shônen que j'ai l'habitude de lire, celui-ci ne fait pas tout parti du
fantastique et choque même par son réalisme surprenant. Il a été adapté en long
métrage par Michael Arias.
L'histoire se déroule dans les rues dans la cité fictive de Takara-machi. Là, on retrouve Noiro et Blanko, deux orphelins livrés à eux-même et vivants de vols. Leur quotidien est routé par de violentes altercations et de visites auprès d'un vieil SDF qui leur sert en quelque sorte de grand-père. Quand des Yakusas décident de s'emparer de leur ville, Noiro leur déclare la guerre, entraînant le naïf Blanko dans une histoire où se mêlent meurtres, recherche de soi et attente d'un arbre à pommes.
Avis : une histoire déroutante, voir même dérangeante. plongez tout entier dans un univers si proche de nous et pourtant qui nous est totalement inconnu. Le manga nous laisse un malaise au fond de l'estomac, mais après avoir vu le film, on a le sourire. Les engrenages de notre cerveau s'enclencheront à vive allure pour démanteler le faux de la réalité. Hé oui, des enfants comme ça, ça existe tout près de chez nous.
L'histoire se déroule dans les rues dans la cité fictive de Takara-machi. Là, on retrouve Noiro et Blanko, deux orphelins livrés à eux-même et vivants de vols. Leur quotidien est routé par de violentes altercations et de visites auprès d'un vieil SDF qui leur sert en quelque sorte de grand-père. Quand des Yakusas décident de s'emparer de leur ville, Noiro leur déclare la guerre, entraînant le naïf Blanko dans une histoire où se mêlent meurtres, recherche de soi et attente d'un arbre à pommes.
Avis : une histoire déroutante, voir même dérangeante. plongez tout entier dans un univers si proche de nous et pourtant qui nous est totalement inconnu. Le manga nous laisse un malaise au fond de l'estomac, mais après avoir vu le film, on a le sourire. Les engrenages de notre cerveau s'enclencheront à vive allure pour démanteler le faux de la réalité. Hé oui, des enfants comme ça, ça existe tout près de chez nous.
LES EMPEREURS MAGES
Méconnus du public et pourtant tellement extraordinaires : j'ai nommé Kaylan, Sheelba et Shaar-lun (tout en particulier ce dernier dont je suis totalement fan <3), protagonistes d'une guerre entre les forces du Mal et leur chère ville Selenæ. Les Empereurs Mages est une trilogie des éditions bayard jeunesse, écrite par Jean-Luc Bizien. Cette histoire nous emporte dans un autre monde où les gens se sont retranchés de l'autre côté des montagnes pour échapper aux forces du Mal. Malheureusement, l'Empereur-Mage, dirigeant de Selenæ, faiblit et ne pourra plus longtemps contenir les assauts répétés de ces monstres. Guerriers et mages devront se préparer pour affronter le terrible labyrinthe. Celui qui remportera l'épreuve succédera à l'Empereur-Mage. Parmi les candidats, trois personnes se détachent : Kaylan, guerrier tempétueux mais au combien vaillant; Sheelba, jeune mage au grand coeur et Shaar-Lun, un mystérieux vagabond. Qui deviendra le nouvel Empereur Mage ?
Trilogie des éditions bayard jeunesse -> T1 : Le souffle du dragon. T2 : Le réveil du dragon. T3 : L'envol du dragon.
Avis : Une histoire à dévorer encore et encore. Je ne me lasse pas de la lire, même après toutes ces années. Trois romans qui tiennent en haleine : pas moyen de s'en détacher avant d'avoir lu le dernier mot de la dernière ligne de la dernière page ! Je vous les conseille vivement !
A COMME ASSOCIATION
![]() |
Ajouter une légende |
Cette
série comporte deux protagonistes : Ombe (personnage de Mr. Botero) et Jasper
(personnage de Mr. L'homme). Ombe et Jasper travaillent pour le siège parisien
de l'Association, dirigé par Walter et Mademoiselle Rose. Cette agence traite
tout ce qui est sujet du Paranormal : vampires, loup-garous, gobelins (ou gobs,
selon Ombe) ect. Leur mission est de maintenir la paix entre les normaux (nous)
et paranormaux (personnes susdites). Pour les agents stagiaires Ombe et Jasper,
ça ça irait encore si leurs missions n'étaient pas sans cesse perturber par un
dangereux assassin et une lourde solitude sur les épaules.
Avis : Une série plus que palpitante ! Redécouvrez Paris dans un contexte jamais abordé. Une histoire aussi drôle que triste que dangereuse. Pas d'hésitations possibles : à dé-vo-rer !
Série publiée par Gallimard jeunesse (en cours de déroulement avec 8 tomes déjà disponibles)
Avis : Une série plus que palpitante ! Redécouvrez Paris dans un contexte jamais abordé. Une histoire aussi drôle que triste que dangereuse. Pas d'hésitations possibles : à dé-vo-rer !
Série publiée par Gallimard jeunesse (en cours de déroulement avec 8 tomes déjà disponibles)

Les orangers de Versailles d'Annie Pietri (auteur jeunesse de livres historiques romancés). Publié dans diverses maisons d'édition, notamment bayard jeunesse.
Histoire : Marion est une fille de jardinier au château de Versailles. Elle peut créer des parfums extraordinaires au point que cela ressemblasse à un don. Quand elle est choisie être un des suivantes de la favorite du roi soleil, elle ne se sent plus de joie. Mais elle va vite déchanté en s'apercevant que cette mondaine n'est rien d'autre qu'une gamine vaniteuse, capricieuse, mais surtout ambitieuse.
Avis : je ne peux pas être très objective, bien évidemment, mais c'est vraiment un très beau livre avec une histoire bien écrite et touchante. Je vous le conseille vivement.
ARTEMIS FOWL
Nous voici repartis pour une série irlandaise cette fois-ci. Avant toute chose, je tiens à préciser qu'Artemis est un garçon ^^
Cette série est en cours de déroulement avec 7 tomes sortis en France, le 8ème ne devant être traduits qu'en 2012. Écrite par Eoin (on prononce Owen) Colfer et éditée chez Gallimard jeunesse bien que les couvertures aient été redessinées par trois fois. Elle existe aussi sous forme de BD.

Avis : Une sublime collection riche en rebondissements. Revisiter l'univers des fées pour découvrir un monde sous nos pieds tout à fait moderne. Des livres pleins de péripéties fantastiques et de casses têtes impressionnants. Un Ciel Phantomhive version plus moderne.Mais si vous avez aimé les livres, ne lisez pas la BD ! A moins que vous ne teniez à vous moquer des têtes des personnages...
Et si le génie du mal n'était qu'un enfant ?
À découvrir très, très vite.
1. Artemis Fowl
2. Mission Polaire
3. Code Eternité
4. Opération Opale
5. Colonie Perdue
6. Le Paradoxe du temps
7. Le complexe d'Atlantis
LES AVENTURES DE BORO, REPORTER PHOTOGRAPHE
S'il y a bien une personne dont il faut parler, un reporter qu'il faut admirer, c'est bien cet Hongrois ! Blèmia pour le prénom, Borowicz pour le nom et Boro pour la signature.
Elégant boiteux, magicien de sa propre infortune, l'oeil malicieux et le caractère enfantin, cet homme peut être sérieux comme incapable de l'être. Il aime les femmes plus que les leicas, fait des pieds de nez aux nazis et dans un élan chevaleresque peu très bien risquer sa vie pour celle d'une jeune femme.
Maryka
dit Maryk pour les intimes, Bleu Marine, Vanessa, la marquise d'Arabantès,
Solana, Anne Visage, Marinette Merlu, Julia Crimson, Liselote, Barbara Dorn,
Mélodie, Olga Polivanof, Mademoiselle Chat ou encore Germaine Fiffre alias
manche à air. Les femmes de sa vie. Oh, il ne faut pas croire qu'il n'est
entouré que d'une gente féminine. Béla Prashka, alias le Choucas de Budapest,
Pierre Pàzmani, Scipion, Casse poitrine, Pépé l'Asticot (ou Lucien Palmire),
Dédé la mésange, Pégase l'antilope, Paris Sport, Dimitri, Sean et j'en passe !
Tous des hommes.
Mais comme chaque tableau, cette histoire a sa part d'ombres. A force de rire
au nez de ses ennemis et de voler des plans des machines de guerre, oui, Boro
s'en est fait des adversaires coriaces. Herr Friedrich, ennemi de toujours, Frau
Spitz, Cosini ou bien Hitler lui-même (donc l'Allemagne en général).
Oui, Boro a vécu pendant les deux guerres mondiale, glissé dans les pages des livres dont il est le héros. On doit son existence aux deux génies Franck et Vautrin qui nous transportent dans une ballade enfiévrée à travers l'Histoire. Voyagez en Espagne, en Allemagne, à Paris, en Angleterre, en Amérique et même en Inde ! Au travers de l'appareil photo du plus célèbre des reporters, revivait les deux périodes qui ont meurtris notre beau pays qu'est la France.
Cette série est pour l'heure composée de huit volumes (éditions Fayard), écrits Franck et Vautrin :
- La Dame de Berlin (1987)
- Le Temps des Cerises (1990)
- Les Noces de Guernica (1994)
- Mademoiselle Chat (1996)
- Boro s'en va-t-en guerre (2000)
- Cher Boro (2005)
- La Fête à Boro (2007)
- La Dame de Jérusalem (2009)
pour ma part, les meilleurs sont tout de même Les Noces de Guernica pendant la guerre en Espagne et Boro s'en va-t-en guerre avec les camps.
Marine Lafontaine
Oui, Boro a vécu pendant les deux guerres mondiale, glissé dans les pages des livres dont il est le héros. On doit son existence aux deux génies Franck et Vautrin qui nous transportent dans une ballade enfiévrée à travers l'Histoire. Voyagez en Espagne, en Allemagne, à Paris, en Angleterre, en Amérique et même en Inde ! Au travers de l'appareil photo du plus célèbre des reporters, revivait les deux périodes qui ont meurtris notre beau pays qu'est la France.
Cette série est pour l'heure composée de huit volumes (éditions Fayard), écrits Franck et Vautrin :
- La Dame de Berlin (1987)
- Le Temps des Cerises (1990)
- Les Noces de Guernica (1994)
- Mademoiselle Chat (1996)
- Boro s'en va-t-en guerre (2000)
- Cher Boro (2005)
- La Fête à Boro (2007)
- La Dame de Jérusalem (2009)
pour ma part, les meilleurs sont tout de même Les Noces de Guernica pendant la guerre en Espagne et Boro s'en va-t-en guerre avec les camps.
Marine Lafontaine