dimanche 13 août 2017

ARTICLE SHAMPOING

   Bien le bonjour, tout le monde !

   Aujourd'hui, deux en un, article shampoing ! Et pas sur n'importe quel sujet, non, non.

   Pour être honnête, depuis quelques temps maintenant, je ne lis plus tant de mangas ni ne regarde tant d'animés. Mais j'ai découvert deux titres absolument exceptionnels que je tenais à vous partager. Ce sont tous deux de gros, mais alors gros coups de cœur. Alors, vite, plongeons-nous dans les univers incroyables de To Your Eternity  et The Promised Neverland.

   Je vais commencer par celui que je connais depuis le plus longtemps, à savoir The Promised Neverland. Je l'ai découvert il y a plusieurs mois et le dévore depuis. A chaque nouveau chapitre, je trépigne d'impatience. L'histoire, mais quelle histoire… !



   Que raconte donc ce manga, produit par Kaiu Shirai et Posuka Demizu ? On se trouve dans un petit orphelinat tenue par une femme que les enfants appellent "Mama". Mama est une personne absolument adorable qui aime profondément chacun d'entre eux. Néanmoins, aucun enfant n'est autorisé à s'aventurer en dehors de la forêt qui entoure l'établissement. Emma et ses amis sont toutefois très heureux. Mais, un jour, elle et Norman découvrent l'horrible vérité qui se cache derrière leur orphelinat… 

   Je vais me répéter, mais quelle histoire ! Quel univers ! Quels personnages ! Tout est excellent dans ce manga. Les dessins, le rythme de l'histoire, l'intelligence du scénario, la fresque des protagonistes, l'utilisation du suspens à point nommé…! Quand je l'ai découvert, je me suis enfilée les chapitres sans pouvoir m'arrêter tant c'était passionnant. 

 
   Par contre, je préfère vous prévenir tout de suite : nous ne sommes pas dans un univers fleuri, loin de là. C'est un monde cruel où les enfants doivent apprendre à vivre (ou plutôt à survivre). Créatures tout droit sorties des enfers, pièges et coups tordus sont de mise dans cette histoire haletante où l'être humain est, une fois de plus, descendu de son piédestal de créature dominante.   


   L'histoire tourne autour donc des enfants de l'orphelinat, mais principalement entre Norman, Ray et Emma. Tous trois sont les plus âgés, mais aussi les plus intelligents et débrouillards. Face aux terribles révélations, ces amis unis par des liens magnifiques vont devoir faire preuve d'une ruse formidable. 

   Allez, je ne vous en dis pas plus car je ne voudrais révéler aucun élément de l'intrigue (et bon sang, c'est dur de se contenir !). Passons plutôt à l'œuvre suivante, un autre petit bijou que je n'ai découvert que très récemment et qui mérite vraiment d'être poussé sur le devant de la scène : To Your Eternity, né des mains de Yoshitoki Oima


   Nous suivons les aventures de Imm, une créature jetée sur le monde dans un mystérieux dessein. Au départ, Imm n'est qu'une pierre, puis il devient mousse… jusqu'à prendre l'apparence d'un homme. Immortel, il erre sans but et rencontre diverses personnes sur son chemin qui vont l'aider à devenir un être humain. Mais peut-on devenir une véritable personne quand on ne peut pas mourir ? Et qui est donc cet homme en noir ? Quel est donc le rôle d'Imm dans sa sombre machination ? 

   Ce manga est… un bijou d'émotions. Les dessins sont splendides, l'histoire est touchante au possible. On s'attache très vite à Imm et aux différents personnages qui jalonnent son parcours. Tous transportent leur lourd passé, mais n'hésitent pas à venir en aide à cet étrange immortel qui peut prendre l'apparence des morts passées…

   C'est difficile de résumer ce manga car on nage toujours en plein mystère. Les informations sont vraiment données au compte goutte... Mais ce n'est pas grave, car les différentes aventures vécues par Imm sont… géniales ! De plus, l'évolution du jeune immortel est vraiment extraordinaire, ce qui nous donne envie de savoir jusqu'où nous transportera cette terrible histoire.


   Voilà deux univers qui ont leur lot de sombres éléments. Mais les deux histoires sont tellement passionnantes qu'il est difficile de les lâcher. Je ne regarde plus d'animés et je ne lis quasiment plus de mangas en dehors de ces deux-à et de My Hero Academia, mais ce sont trois titres que je ne suis pas prête à lâcher de sitôt.

   Pour le moment, ce sera tout pour cet article, j'espère qu'il vous a plu. En attendant de vous retrouver, merci de m'avoir écouté jusqu'au bout ! N'hésitez pas à commenter et à partager. Venez me rendre une petite visite sur les réseaux sociaux où je poste de nombreuses choses en dehors de mes articles.

   A très bientôt !


  
   marine.lafontaine@gmail.com

dimanche 6 août 2017

AMERICAN GODS

   Bien le bonjour, tout le monde. 

   Aujourd'hui, on s'aventure du côté d'une œuvre écrite par un auteur qui possède une plume et une carrière incroyables ! Je vous présente Neil Gaiman, auteur de romans, nouvelles, comics, romans graphiques, scénarios, albums pour enfants et j'en passe !


   Mais aujourd'hui, je ne vais pas m'étendre plus longtemps sur l'homme en question (qui mériterait pourtant qu'on lui consacre un très, très long article…), mais sur un de ces romans à succès, récemment adapté en série : American Gods


   Si je devais résumer en une phrase, j'oserais qualifier ce roman de Percy Jackson pour les adultes. Mais Neil Gaiman ne nous entraîne pas dans les profondeurs des différentes mythologies qui peuplent notre monde, il nous en donne… les restes, à vrai dire. Car les dieux (nordiques, hindous, égyptiens…) qui étaient autrefois si puissants sont en déclin et il ne reste quasiment rien des cultes d'autrefois. 

   Voilà ce qu'on explore avec ce roman. 

   Publié en 2001, ce livre se situe principalement du point de vue d'Ombre, malgré les interludes qui jalonnent les chapitres (et que je vous laisse le plaisir de découvrir car tous sont plus intéressants les uns que les autres). Ombre est un ancien détenu qui découvre, à sa sortie de prison, que sa femme et son meilleur ami sont morts dans un accident de voiture. Alors qu'il se rend à l'enterrement, Ombre est abordé par un borgne mystérieux répondant au nom de Voyageur. Ce dernier propose de l'engager en tant que garçon de courses. Pour nos deux compagnons, c'est le début de l'orage… 


   Que dire de ce roman…? Il provoque tout sorte de sentiments. De l'admiration, du frisson, du dégoût, de l'horreur et de l'émerveillement… Tant de choses me sont passées par la tête. J'étais toute étourdie quand j'ai lu la dernière page.

   Les personnages sont nombreux, mais ils sont loin d'être tous attachants. Pour être honnêtes, certains sont même franchement détestables. Mais tous parviennent à nous capturer à un moment donné. Les anciens dieux, qui tombent en décrépitude, font tout pour survivre dans un monde qui les portaient autrefois en triomphe : certains se prostituent, d'autres conduisent des taxis… Vous n'êtes pas au bout de vos surprises !


   Dans ce monde, il existe aussi de nouveaux dieux : ceux de la télévision, d'internet, des transports… C'est fascinant de les découvrir, les rencontrer. Ils essaient d'avoir le dessus sur les anciens, que tente de rassembler Voyageur, le fameux borgne qui emploie notre ami Ombre.

   Parlons un peu d'Ombre, d'ailleurs ! Quel drôle de bonhomme que celui-ci. Il accepte avec une facilité déconcertante l'existence des dieux et se retrouve au cœur d'une tempête sans rien pouvoir y faire. Le narrateur ne nous laisse quasiment pas accéder à ses pensées, ce qui drape le personnage d'un aspect assez énigmatique. 


   Pour conclure, que dire ? Une écriture vive, chargée d'injures et de langage familier pour notre plus grand plaisir. Ce roman était très agréable à lire et j'ai beaucoup aimé suivre Ombre à travers ses aventures. Un petit bémol pour la fin (et je n'évoque pas l'épilogue ici) qui promet beaucoup de choses pour finalement ne pas les apporter. Je sais bien que cela est voulu, que c'est un choix scénaristique, mais ça m'a un peu laissé sur ma faim.

   Maintenant, je n'ai plus qu'à découvrir la série !

   Pour le moment, ce sera tout pour cet article, j'espère qu'il vous a plu. En attendant de vous retrouver, merci de m'avoir écouté jusqu'au bout ! N'hésitez pas à commenter et à partager. Venez me rendre une petite visite sur les réseaux sociaux où je poste de nombreuses choses en dehors de mes articles.

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mardi 11 juillet 2017

NATSUME YUUJINCHO

   Bien le bonjour, tout le monde !

   Aujourd'hui, j'avais envie de vous parler d'un joli animé, riche en couleurs, en émotions et en messages. Quoi de approprié pour cela que d'évoquer Natsume et le Livre des Amis  (Natsume Yuujincho en langue originale), ce petit bijou qui compte à son effectif six saisons ? 


   L'histoire de Natsume débute en 2005 où le manga est publié dans le magazine Lala. A ce jour, l'auteur Yuki Mirodikawa a écrit 21 tomes et son œuvre est toujours en cours de parution. L'animé, quant à lui, a démarré en 2008

   Je n'ai pas lu le manga du moins du monde, mais j'ai pris du plaisir à regarder les six saisons petit à petit. Un épisode par-ci, deux épisodes par-là. Cette histoire ne s'avale pas à toute vitesse, elle se déguste vraiment à petites gorgées. 

   Mais quelle est donc cette fameuse histoire ? On suit Takashi Natsume, un lycéen qui peut voir les yokais (esprits) depuis qu'il est tout petit. Un jour, il découvre un mystérieux ouvrage appelé le Livre des Amis qui appartenait à sa grand-mère. A partir de cet instant, les êtres surnaturels le traquent sans relâche pour obtenir ce livre qui permettrait à quiconque d'assouvir les yokais dont les noms sont inscrits à l'intérieur… 


   Il n'y a pas longtemps, je me demandais : "Mais comment cet animé a-t-il pu obtenir six saisons alors que d'autres séries, tout aussi bonnes voire meilleurs, n'atteignent pas ce chiffre ?". Hé bien, je pense que cet animé est simple, bon, tendre, coloré et fort. Les personnages sont très attachants et chaque histoire apporte son lot d'émotions. Les graphismes n'ont eu de cesse de s'améliorer et la saison 6 est vraiment très belle avec un générique jalonné de peintures dans le style aquarelle. 


   Les mangas et animés qui portent sur les yokais ne sont pas rares dans l'univers culturel japonnais. Pourtant, Natsume Yuujincho a su s'imposer comme un pionnier du genre, notamment grâce à sa longue galerie de personnages. En effet, les épisodes rapportent généralement des histoires courtes, ce qui nous amène à rencontrer énormément d'esprits (mais aussi des êtres humains ou des exorcistes…). Chacun a été travaillé avec soin et tous ont dans leurs bagages une histoire touchante que nous découvrons toujours avec plaisir. 

   Peut-être certains trouveront cela répétitif ou pauvre en intérêt, pourtant il y a de belles leçons a tirer de cet animé et les émotions qu'il véhicule sont comme un baume au cœur.

   Si j'avais un reproche à formuler, ce serait peut-être la lenteur avec laquelle avance la trame principale. Ah oui, ne vous attendez pas à du suspens insoutenable ou une action qui va à folle allure. Bien que certains épisodes sortent du lot, Natsume avance vraiment à petites pas dans l'univers des yokais et apprend vraiment au compte goutte des informations à propos de sa grand-mère, celle qui a rédigé le Livre des Amis. Pourquoi a-t-elle fait cela, d'ailleurs ? Au bout de six saisons, la raison demeure un mystère…


   Donc, pour résumer, voici un animé que je conseille à tous sans la moindre restriction. Cet animé vous fera découvrir l'immense univers des yokais, tout en douceur et en émotion. Un beau voyage aux côtés de Natsume qu'on prend plaisir à voir grandir à mesure de ses rencontres et de ses épreuves.  Et, sincèrement, si une autre saisi-on sort l'an prochain ? Hé bien, je la regarderai avec toujours autant de plaisir.

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    Marine Lafontaine

vendredi 23 juin 2017

ALORS, LE DIXIT ?

   Bien le bonjour, tout le monde ! 

   Vous avez du le remarquer, mais les textes sur les cartes Dixit sont en train de grandement s'espacer (il s'est quand même écoulé près de quatre mois entre la carte 15 et la 16…). Il y a une raison à cela et je me suis dit qu'il était grand temps que je partage cette information avec vous. 

   Mi-février, avec mon entourage, on a pris une grande décision, celle de regrouper les cartes Dixit sous la forme d'un petit recueil et de les envoyer au créateur du jeu, j'ai nommé Jean-Louis Roubira. je me suis chargée de la mise en page et mon père de la relecture (on en vient quand même à une cinquantaine de pages, ce n'est pas rien !).


   Le but n'était en rien lucratif. Je souhaitais simplement partager avec lui une expérience que j'adorais et lui transmettre une part de mon enthousiasme. Envie de lui faire découvrir un nouvel aspect de sa création, rien de plus, rien de moins.


   J'ai donc envoyé le manuscrit à Libellud, la maison d'édition de jeux de société où le Dixit a vu le jour. Puis j'ai attendu… Longtemps… Jusqu'au fameux mercredi 22 mars !



   Le 22 mars, j'ai reçu un SMS d'un numéro inconnu. Intriguée, je le lis et là, surprise ! Il s'agissait d'un message de Jean-Louis Roubira en personne ! Il me remerciait pour le manuscrit et me proposait un entretien téléphonique pour le vendredi 24. Je n'en revenais pas, je me suis mise à sauter partout comme une petite fille ! 

   Le vendredi est arrivé et nous avons longuement parlés avec monsieur Roubira. Il m'a de nouveau remercié et m'a fait de merveilleux compliments sur mon travail, me félicitant pour leur poésie et leur profondeur. J'étais aux anges ! 


   Puis il m'a fait une proposition. Dixit a bientôt 10 ans et, pour l'occasion, les éditions Ilinx veulent publier un livre qui revient sur l'histoire du jeu. Et il m'a demandé si je souhaitais participer au projet avec mes textes. Ce que j'ai immédiatement accepté ! 

   Alors pourquoi en parler si longtemps après tous ces évènements ? Hé bien, je suis devenue méfiante avec le temps. Et tant que rien de concret ne s'était passé, je ne souhaitais pas communiquer sur ce projet. J'en ai parlé très peu autour de moi car je ne souhaitais pas m'emballer… et j'ai eu raison. 


    Avec le temps, les relations se sont distendues. J'ai relancé monsieur Roubira à plusieurs reprises, tout en tâchant de ne pas le harceler de message (ce qui me démangeait, pourtant !). Les éditrices d'Ilinx ne répondaient pas aux mails non plus que je leur envoyais. Et, là, à l'heure où je vous écris, cela fait un mois que je suis sans nouvelle (pas que j'en avais beaucoup avant…). 

   Donc, voilà. J'étais très, très enthousiaste à l'idée de participer à une telle aventure, mais celle-ci s'est achevée avant même de réellement commencer. Et, pour tourner la page, j'avais besoin d'écrire un article dessus. Peut-être que le projet a été abandonné en définitive et que le livre ne sortira pas ! Mais, à ce moment-là, la moindre des politesses est de me tenir au courant, surtout après m'avoir fait miroité une telle opportunité.


   J'en viens à mon dernier point. Je pense arrêter d'écrire des cartes Dixit. La 16ème a été un calvaire à rédiger, je m'y suis forcée pour faire plaisir à monsieur Roubira qui m'avait affirmé que c'était sa carte préférée quand je l'avais eu au téléphone. Je pense être trop déçue pour poursuivre cette expérience créative. Je vais essayer d'aller jusqu'au numéro 20, mais je ne vous garantis rien… 

   Mais je serai ravie que d'autres que moi poursuivent cette aventure. Dixit demeure un jeu merveilleux et qui peut faire surgir de très belles choses dans l'imagination d'autrui. Si l'un d'entre vous reprend cette idée, j'en serai très heureuse ! Dans ce cas, n'hésitez pas à m'envoyer vos productions ! et de mon côté, je vais chercher un nouvel exercice d'écriture auquel me confronter !


   D'ailleurs, je pense prochainement publier une nouvelle fanfiction. Mais ce ne sera ni sur un manga, ni sur une pièce de théâtre, cette fois. Que de mystères !

   Pour le moment, ce sera tout pour cet article, j'espère qu'il vous a plu. En attendant de vous retrouver, merci de m'avoir écouté jusqu'au bout ! N'hésitez pas à commenter et à partager. Venez me rendre une petite visite sur les réseaux sociaux où je poste de nombreuses choses en dehors de mes articles. A très bientôt !

  
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    Marine Lafontaine

mardi 20 juin 2017

MON MOIS CHEZ ABC MELODY

   Bien le bonjour, tout le monde ! 

   Ça y est, mon mois de stage vient s'écouler. Et ce que je peux vous assurer dans un premier lieu, c'est que j'ai complètement changé d'univers par rapport à L'Harmattan ! Alors je me suis dit qu'il fallait absolument que je vous partage cette petite expérience… 

   Mais commençons par le commencement. J'ai débarqué à Paris le 15 mai avec ma valise et ma petite tête. Il a fallu tout d'abord trouver le bureau qui se situe dans une petite rue près du rond point de Nation, ce qui n'est pas du tout loin de mon logement (la veine !). En quatre semaines, j'ai découvert un univers nouveau, moi qui pensais que je commençais à connaître le monde de l'édition… Hé bien, que neni !


   Avant toute chose, parlons un peu du bureau. Il s'agit d'une large pièce où l'on trouve quelques ordinateurs, beauuuucoup de livres et un petit coin cuisine. L'équipe est minuscule, composée seulement du directeur (et fondateur) de l'entreprise et d'une éditrice. J'ai débarqué là sur la pointe des pieds, subjuguée par mon nouvel environnement. Le premier jour, j'ai surtout appris à naviguer sur la Dropbox où il devait y avoir au bas mot plusieurs milliers de documents ! Services de presse, plans médias, B.A.T, communiqués, chroniques, visuels et j'en passe !

   Catarina, ma collègue, m'a énormément aidée lors de mon apprentissage au sein de l'entreprise. Grâce à elle, j'ai fait mes premiers pas sur InDesign, Photoshop et Instagram. C'est auprès d'elle que j'ai principalement appris et j'avais le droit de la déranger quand je le souhaitais, ce qui était bien pratique car des questions, j'en avais, et pas en petites quantités !


   J'étais principalement chargée d'animer la page Facebook d'ABC ainsi que le compte Instagram. J'avais aussi à ma disposition ma propre boîte mail pour gérer les demandes, les prises de contact… Plus tard, je devais également répondre au téléphone. Si, au départ, je cafouillais pas mal, j'étais plutôt à l'aise vers la fin !


   Pendant mon stage, ABC Melody a publié un album appelé Eléctrico 28, écrit par Davide Cali et illustré par Magali Le Huche. J'étais donc chargée de faire la promotion de ce petit bébé sur les réseaux sociaux et auprès des chaînes de TV, journaux, comités de lecture… Et ça a plutôt bien marché car j'ai eu énormément de réponses positives et j'ai même décroché une chronique dans l'émission de la Maison des Maternelles sur France 5 ! Je n'en étais pas peu fière.

   Et heureusement que j'avais quelques connaissances sur le logiciel IMovie, car il m'a beaucoup servi afin de créer des vidéos promotionnelles. Il faut savoir que la maison ABC fête ses dix ans, alors j'ai réalisé un petit montage rétrospectif des différents titres qui ont fait l'histoire de l'entreprise. J'ai aussi mis sur pied une vidéo qui présente la sortie des prochains titres de la collection Little Zoo ! Je vous les mets juste en dessous…

   Vidéo des 10 ans



   Vidéo pour les nouveaux titres qui sortent au mois d'août


   Et comment vous parler de mon stage sans vous parler du superbe salon de Cherbourg ? J'y ai tenu un stand pendant trois jours consécutifs. On était en vente directe, donc j'avais une caisse à gérer (je sais maintenant parfaitement manipuler une machine à cartes, messieurs dames !), et je devais bien sûr donner envie d'acheter, ce qui suppose une connaissance approfondie du catalogue (qui n'est pas peu fourni…). J'étais très fière quand je parvenais à convaincre quelqu'un d'acheter !


   En plus, j'ai fait des rencontres géniales sur place, c'était un plaisir d'échanger avec toutes les personnes présentes : les auteurs, les illustrateurs les organisateurs, les libraires, les éditeurs et les visiteurs, bien sûr !

   J'ai découvert à travers cette expérience que j'avais un bon contact avec les gens et ça m'a fait très plaisir. J'avais les pieds en compote à l'issue de cette aventure, mais je suis très heureuse d'y avoir participé !

   Pourtant, c'est fini, ABC. Initialement, je devais rester deux mois, mais cela ne s'est pas tout à fait passé comme prévu… Enfin, bref ! J'ai vécu quand même un beau mois qui m'a permis d'apprendre de nouveaux aspects d'une maison d'édition et de la vie en entreprise.

   Si vous avez des enfants et que vous souhaitez leur faire découvrir les langues ou le monde, je ne peux que vous conseillez de vous rendre sur le site d'ABC Melody dont le catalogue est très chouette et très intelligent.

  Pour le moment, ce sera tout pour cet article, j'espère qu'il vous a plu. En attendant de vous retrouver, merci de m'avoir écouté jusqu'au bout ! N'hésitez pas à commenter et à partager. Venez me rendre une petite visite sur les réseaux sociaux où je poste de nombreuses choses en dehors de mes articles. A très bientôt !

  
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    Marine Lafontaine

jeudi 8 juin 2017

CARTE 16, FANTAISIE FANTOME

Bien le bonjour, tout le monde ! 

Cela faisait longtemps qu'on n'avait pas eu de carte Dixit, n'est-ce pas ? Celle d'aujourd'hui est l'une des préférées du créateur du jeu, Jean-Louis Roubira. Comment je le sais ? Hé, hé… Je vous le dirai une prochaine fois, cela ! 

Pour le moment, je vous laisse découvrir la carte tirée de la dernière extension, la septième. Bonne lecture… 



Depuis mon plus jeune âge, je suis fasciné par les dinosaures. A mes yeux, il n’existe pas de créatures plus extraordinaires ! Tout est incroyable, chez elles ! Dire que ces êtres étaient le premier pas de l’évolution est une sornette. Ils sont au sommet de tout ! Ah, si seulement cette maudite comète n’avait pas percuté la terre… Mais je vais changer tout cela !

C’est en visionnant le chef d’œuvre de Robert Zemeckis que l’idée m’est venue, il y a des années de cela. Pourquoi je ne construirai pas une machine à voyager dans le temps afin d’empêcher cette monstrueuse catastrophe ? Impossible, dîtes-vous ? Sûrement ! Mais je suis d’un optimisme à toute épreuve ! Et quand j’ai une idée derrière la tête, impossible de l’avoir ailleurs, comme on dit.

J’ai consacré ma vie à cette soit disant rêverie utopiste. On m’a de nombreuses fois demandé de renoncer. De très… nombreuses fois. Mais, rien à faire. Plus je vieillissais, plus mon désir de rencontrer de véritables dinosaures croissait. Monter sur le dos d’un Barosaurus, contempler le vol d’un Dimorphodon, jouer avec un Mussaurus, avoir la possibilité d’assister à une course de Syntarsus… Ah… Rien que d’y penser, ça me met en émoi !

Et comme quoi, j’ai bien fait de ne jamais renoncer. Car j’y suis arrivé. Ce message en est la preuve la plus probante. Au bout de longues, très longues années de recherche, j’y suis parvenu. J’ai perdu tous mes amis, dilapidé ma fortune, vendu mes biens les plus précieux. Mais je sais que tous ses sacrifices ont été récompensés. Alors… Qu’importe. Toute ma vie durant, j’ai fait ce que j’ai aimé. Vous pouvez donc continuer à me traiter d’illuminé si cela vous chante. Je sais que j’ai apprécié chaque jour de mon existence. Pouvez-vous en dire autant ?

Sans en parler à personne, j’ai entamé alors une formidable chevauchée du temps. De toute manière, à qui aurais-je pu en parler ? Mon propre père m’a renié… C’est bien dommage pour lui. Qu’il demeure planqué dans ses chantiers de fouille. Moi, je vais voir pour de vrai ce monde perdu qui me fait tant fantasmé.

Qui m’avait fait tant fantasmé…

Si j’écris ce message aujourd’hui, c’est parce que ma machine a fonctionné. Pour être foncièrement honnête, elle a même marché à merveille. Je suis, à l’heure actuel, un dinosaure. Un splendide Deinonychus, pour être précis, à la robe cuivrée avec des motifs absolument incroyables. Comment je le sais ? Grâce à mon téléphone ! Hé oui, j’ai réussi à emporter ce bijou de technologie avec moi. Mes tissus organiques ont évolué afin de s’adapter à l’époque dans laquelle je me rendais, mais mon smartphone est demeuré intact, fort heureusement. Cela m’a permis de prendre des photos d’enfer ! J’avais tellement hâte de les montrer à mon père… 

Cependant, j’ai un peu menti quand j’ai affirmé que ma machine avait parfaitement fonctionné… Je ne suis pas remonté assez loin dans le temps. En réalité, je ne suis arrivé que trois jours avant le crash de la comète. Autant dire que mes plans pour tenter de la dévier sont complètement compromis. J’aurais bien voulu faire un autre saut dans le passé, mais la machine est tombée en panne de carburant. C’est tellement idiot que j’en ai ri pendant des heures. Sûrement un coup de Dieu qui n’avait pas envie que je joue moi aussi aux créateurs…

Puis j’ai baissé les bras. Revenir était impossible ? Hé bien, alors, ainsi soit-il. Je vais mourir avec les dinosaures. Mais je voulais laisser ce message tout de même. Ce téléphone, je l’enterre profondément dans un sachet plastique afin qu’on puisse un jour le retrouver. Si j’ai atterri exactement au même endroit que celui où j’étais au départ, alors, d’ici quelques millions d’années, mon lieu d’atterrissage deviendra mon jardin. Je l’espère… Parce que cela voudra dire que j’ai encore une chance.

Hé, à moi-même, d’une autre ligne temporelle… Le rêve qu’on a partagé était absolument génial. Si tu as réussi à récupérer les données de cet appareil, alors peut-être as-tu trouvé les photos. Je suis magnifique en dinosaure, n’est-il pas ? Alors, toi, que vas-tu faire ? Tu vas suivre mon chemin ou tu vas en emprunter un autre ? Je n’aurai jamais la réponse, mais penser que tu es prévenu me suffit.

Signé, Henri Ostrom

J’effaçai le message, sourcils froncés. Mais qui était donc cet illuminé qui se faisait passer pour mon fils ? Je trouvais la farce de très mauvais goût.

Je me levai et indiquai rapidement à mes collègues que je rentrai à la maison. Je quittai le bureau sans un regard en arrière. Au passage, je jetai le téléphone dans une poubelle. Mon fils ? Voyager dans le temps pour rencontrer des dinosaures ? Quand l’absurde n’a pas de limite…

Le temps était doux dehors. On sortait enfin de ce pénible hiver ! J’avais hâte de voir de nouveau les fleurs sortir de terre. J’allais enfin repartir sur certains sites pour effectuer de nouvelles fouilles. J’avais hâte…    

En passant devant un magasin de jouets, je fus interpellé par des figurines en plastic. Des dinosaures… ? L’un d’entre eux était en train de se prendre en photo avec un téléphone. Il souriait à l’objectif en dévoilant sa large dentition. Quelle étrange coïncidence avec le message complètement fou que je venais de lire ! Sans réellement savoir pourquoi, j’entrai dans la boutique et achetai le jouet.

Pourvu qu’il plaise à Henri…

Je rentrai rapidement à la maison. Ma femme travaillait tard aujourd’hui, mais la nounou était restée s’occuper du petiot. Quand elle me le mit dans les bras, j’embrassai avec amour cette adorable bouille et lui donnai la figurine.

Ma femme posa sa main sur mon bras. Je parlai encore tout seul, me disait-elle. Nous n’aurions pas du garder l’urne, disait-elle. Pourquoi achètes-tu encore des jeux, disait-elle. Je ne sais pas…

Ah… 

J’aurais aimé que la farce prenne vie… Juste pour voir mon garçon grandir, devenir vieux et fou. 

Marine Lafontaine

lundi 29 mai 2017

LES ZARNAK

   Bien le bonjour, tout le monde ! 

   Ah… Ça y est ! Cela fait deux semaines que je suis en stage aux éditions ABC Melody. Je vais attendre que le premier mois soit écoulé pour vous en parler. Mais, en attendant, j'ai tout de même des choses à vous partager. Notamment une lecture ! 


   Le catalogue d'ABC Melody comporte de nombreux titres. L'un d'entre eux, Les Zarnak, a attiré mon attention. Il s'agit d'une série de livres (deux tomes publiés, le troisième à paraître), écrite par Julian Clary et illustrée par David Roberts.

   Comment vous parler de cette histoire qui part d'un postulat assez, heu… inattendu !

   Et si des hyènes se prenaient pour des humains ?


   Car c'est le cas ici. Fred et Amélia Zarnak sont un couple de hyènes qui ont usurpé l'identité d'Anglais pour ainsi mener une vie d'êtres humains. Nos deux héros vont donc découvrir avec un regard innocent notre société et ses absurdités. Et comme si cela n'était pas assez compliqué comme cela, ils vont devoir aussi élever leurs jumeaux, Zach et Zoey, ce qui n'est pas chose aisée quand ton instinct animal revient à la charge et que tu as constamment envie… de rire !

   Les personnages brossés par Clary et mis en dessin par Roberts sont très attachants. Les Zarnak forment une famille unie et amusante qui profite de la vie comme elle vient. Dans la droite lignée des récits de Roald Dahl, les caractères sont exagérés sans pour autant être caricaturaux.

   Même si le but premier est de faire rire (grâce à Fred, notamment, qui ponctue la quasi totalité de ses phrases de blagues Carambar au sens littéral du terme), ce livre est aussi une belle leçon sur la tolérance et l'acceptation. Les Zarnak ont beau avoir beaucoup de poils et de grandes oreilles, ils ont une âme totalement humaine. Au cours de leurs aventures, ils font preuve d'une grande empathie et d'une ouverture d'esprit incroyable (cet aspect sera même renforcé au cours du tome 2).

   Et il faut tout de même que je vous parle des illustrations en noir et blanc qui sont sensationnelles ! Touchantes, absurdes, fourmillantes de détails ! On pourrait passer de longues minutes sur une page rien que pour les observer. Elles se marient superbement avec le texte grâce à leur aspect décalé et réaliste.


   De plus, plusieurs pages des deux romans sont entièrement noires. Je ne vous dis pas quand pour que vous puissiez le découvrir, mais ce sont des moments particuliers où la tension est palpable. Ce choix de couleur encadre à chaque fois le climax du scénario et c'est très appréciable.

   J'ai eu un petit coup de cœur aussi pour le début du tome 2 qui m'a vraiment, vraiment fait penser au commencement du Petit Prince. Je ne vous en dis pas plus.


   Voilà. Des personnages hauts en couleur, des histoires intéressantes et bien menées, de l'humour, de la réflexion, des illustrations drôles et intelligentes… Que demander de plus à un livre destiné aux enfants ?

   Pour le moment, ce sera tout pour cet article, j'espère qu'il vous a plu. En attendant de vous retrouver, merci de m'avoir écouté jusqu'au bout ! N'hésitez pas à commenter et à partager. Venez me rendre une petite visite sur les réseaux sociaux où je poste de nombreuses choses en dehors de mes articles. A très bientôt !
  
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    Marine Lafontaine

jeudi 11 mai 2017

RIEN N'A CHANGE

Bien le bonjour, tout le monde !

Ça y est, les partiels sont derrière moi. La semaine prochaine, je saurai si j'en ai définitivement fini avec cette année de fac et donc si j'ai obtenu ma licence de Lettres Modernes. 


Mais je n'ai pas attendu de savoir si je devais me diriger vers les rattrapages. Je pense obtenir ce semestre sans trop de soucis, alors j'ai décidé de partir en stage, une nouvelle fois. Mais, avant de commencer à envoyer mes demandes (j'ai fait ça dans les alentours de début janvier), je suis allée trouver ma directrice de licence afin de lui demander une convention en avance. 


Et vous savez quoi ? J'ai fait face exactement au même discours que l'année dernière. Le même. Mot pour mot. "Cela ne fait pas partie de votre formation, nous ne pouvons pas vous en accorder une". 

Bon… J'ai soufflé et je me suis dit que ce n'était pas bien grave, que je passerai par les même voies que l'année précédente afin d'avoir une convention. Alors, j'ai envoyé candidature sur candidature : le groupe Madrigall, POL, Edilivre, Albin Michel, Ankama, Bragelone, Delcourt, Fleurus, Flammarion, Glénat, Hachette, Ki-oon, Lafon et j'en passe ! La plupart du temps, je ne recevais pas de réponse et je n'obtenais pas plus de résultat quand je prenais mon téléphone pour relancer les candidatures. 


Finalement, à force de coups de téléphone, de jeux de réseaux et d'insistance, j'ai obtenu deux entretiens sur Paris début mars. J'ai appelé mon parrain et j'ai embarqué dans un TGV le jeudi soir. Le vendredi matin, vers 9h, j'étais aux portes des bureaux d'Edilivre


L'entretien avec eux a plutôt été… expéditif. J'ai bien essayé de le rallonger avec des questions, mais ça n'a pas semblé les convaincre. Dix minutes plus tard, j'étais sur le trottoir, un peu surprise. Mon prochain rendez-vous était fixé en début d'après-midi, alors j'avais du temps devant moi. 

L'après-midi a été un ascenseur émotionnel. Une demi-heure avant mon rendez-vous, on m'a appelé pour me dire que l'entretien était reporté car mon interlocutrice ne pouvait venir au bureau pour raisons personnelles. Je me suis retrouvée un peu bête, je vous avoue. Puis, alors que j'appelais un ami pour qu'on se retrouve près du métro de la Bastille, je reçois un nouvel appel pour me dire que quelqu'un d'autre me recevrait. 

Après une course effrénée, je suis finalement arrivée aux bureaux des prestigieuses éditions POL. L'entretien s'est très bien déroulé et j'ai beaucoup discuté avec la dame qui m'a reçue. Je suis sortie de là assez confiante. 


Pourtant, au final, POL m'a refusée (ils ont privilégié quelqu'un qui écrivait un mémoire sur leur entreprise, ce que je comprends tout à fait) et Edilivre m'a acceptée. Ravie, j'ai téléphoné à mon interlocuteur de l'année dernière pour lui annoncer la nouvelle et lui demander une convention. 

Et ça a été la déconfiture. 

Impossible de signer une convention de trois mois. Après une longue, longue bataille, j'ai dû renoncer à mon idée première. C'est tête basse que j'ai repris contact avec Edilivre pour leur dire que les trois mois étaient impossibles. Ils m'ont alors dit au-revoir. 


Puis le destin m'a souri de nouveau. En effet, parmi toutes les démarches effectuées cette année, j'ai aussi créé un compte sur l'Asfored (merci à Juliette Boue pour me l'avoir conseillé), un site Internet pour les éditeurs. Et j'ai été repérée là-bas par monsieur Husar, le directeur de ABC Melody. Je l'ai tout de suite prévenu pour les deux mois et il a accepté. 



Donc, voili, voilo, avec bien des difficultés, me voilà de nouveau en stage la semaine prochaine. L'année dernière a été compliquée, mais cette fois-ci, j'ai aussi eu mon lot de déconvenues. Encore une fois, j'ai eu l'impression que tout était contre moi. J'ai du batailler pour l'obtenir, ce stage.  

A cause des nombreuses législations qui régissent l'univers des stages, il est très difficile d'en obtenir un. Déjà que cela est complexe quand on a une convention avec son université, alors quand on en n'a pas… Vous l'avez constaté, c'est une galère sans nom. 

 Pour le moment, ce sera tout pour cet article, j'espère qu'il vous a plu. En attendant de vous retrouver, merci de m'avoir écouté jusqu'au bout ! N'hésitez pas à commenter et à partager. Venez me rendre une petite visite sur les réseaux sociaux où je poste de nombreuses choses en dehors de mes articles. A très bientôt !
  
    marine.lafontaine@gmail.com

    Marine Lafontaine

lundi 1 mai 2017

CARTE DIXIT PAR ETIENNE

   Bien le bonjour, tout le monde !

   Le phénomène Dixit a séduit une nouvelle personne ! Etienne s'est frotté lui aussi au défi et, ma foi, il l'a relevé avec virtuose. La carte tirée au hasard a été choisie dans l'extension Day Dreams. Sans rien ajouter, je vous laisse profiter une nouvelle fois de la plume envolée et délicate d'Etienne


Une autre vie
 



   Elle emménage dans une maison qui n’existe pas vraiment. Ce n’est pas grave ; c’est ici qu’elle se sent bien. Qu’importe les parois en verre opaque, les portes massives à l’odeur de forêt ou le feu continuel dans la cheminée qui menace de tout brûler. Elle a construit cette maison, l’a rêvée, achetée, décorée : c’est une appropriation de son intériorité.

   Elle vit seule. Ses amis viennent souvent lui rendre visite, mangent sur la table cotonneuse, trouvent l’endroit étrange mais sont attristés lorsqu’ils doivent le quitter, comme s’ils respiraient le sulfure de l’espace créé par une interaction inconnue et que cela massait leurs corps endoloris. 
 
   Un jour, elle découvre dans son grenier, tout en ombres tordues, un carton de déménagement qu’elle a oublié de déballer. La poussière s’agite, tel un tapis de termites, lorsqu’elle souffle dessus pour lire l’inscription : Divers. Du marqueur noir, c’est son écriture, elle avait oublié, ces boucles, ces bâtons : c’est elle. Depuis combien de temps n’a-t-elle plus tracé d’arabesques de sa propre main ? Une vague l’opprime soudain, la brutalité d’une rencontre avec soi ; elle se redécouvre en déchiffrant son écriture en segments, presque géométrique. Et la larme qui pousse dans son œil, elle ne peut l’empêcher de se semer entre les lattes en bois du sol gris.
 
   Elle retourne dans le grenier le lendemain. Cette fois, elle déchire l’adhésif, écarte les rabats, dévoile le contenu du carton. Rien d’intéressant. Elle reste indifférente aux objets qu’elle sort un à un, des reliques qui ne lui évoquent plus aucun lien avec sa vie, une robe, un fer à repasser, trois livres achetés sur une brocante. Aucune émotion ne se produit ; pourtant, elle avait peur. Elle contemple son écriture au marqueur, mais la crise est passée, cathartique, et, malgré un pincement douloureux au cœur, elle n’a plus envie de pleurer.
 
   Avec précautions, elle descend le carton à la cave.
 
   Elle veut le mettre dans un coin, il sera plus à sa place au sous-sol qu’au grenier. C’est en le poussant pour le ranger qu’elle heurte avec ses pieds quelque chose de dur au sol qui la fait trébucher. Alors qu’elle dégage, en frottant de sa manche, l’épaisse saleté, elle dévoile une poignée rouillée qui colore sa paume de rouge lorsqu’elle l’effleure. Une trappe. 
 
   Elle agrippe la poignée, ses mains moites glissent, la sueur lui fait une deuxième peau, pellicule salée. Enfin ça se soulève, à contrecœur ; elle peut regarder dedans, c’est noir, il fait noir, un noir presque trop noir, et la lumière de la cave s’infiltre puis éclate en particules dorées, des petites étincelles si fugitives que l’œil a du mal à les saisir. A force de fixer ce vide dense, elle distingue des mouvements, avec horreur elle pense d’abord à des anguilles, mais non, c’est blanc, ça tranche avec l’obscurité, et bientôt elle constate que cette blancheur irradie, comble les ombres. Ce sont des plumes. En suspension, elles se déplacent dans l’espace aux contours indéterminés, comme des poissons sans bocal. Leur calme agitation possède une grâce aseptisée. Sans réfléchir, elle s’allonge sur le sol dur du sous-sol et tend un bras aveugle pour attraper une de ces choses fragiles. Elle palpe sans rien voir, palpe du vide, palpe l’air sans chaleur, ça lui file entre les doigts, mais elle ne se décourage pas, c’est son objectif maintenant, sa motivation unique, elle ne partira pas sans en avoir remonté une à la surface. Elle y parvient finalement, crie de surprise et de joie : dans sa main se trouve une plume à la pointe assombrie par de l’encre. 
 
   Elle comprend vite que ces restes ornithologiques possèdent une sublime puissance. Chaque jour, elle descend à la cave, pêche une plume à l’aveuglette et, chaque jour, elle applique le liquide foncé qui en goutte sur une feuille vierge. De cette façon, elle peut décider des images qui agrémenteront son sommeil et ses nuits. Ce qu’elle écrit devient ce qu’elle rêve. Une plume ne s’utilise qu’une fois ; ensuite, elle se change en cendre. Elle n’est pas étonnée plus que cela de ce pouvoir –après tout, elle habite une maison qui n’existe pas vraiment. 
 
   Elle passe de plus en plus de temps à dormir. C’est si plaisant de plonger dans ce monde inconscient lorsque l’on sait ce qui nous y attend : pas de cauchemars, pas de monstres, pas de mort ni de pleurs, seulement le soleil, un pré, les rires et les jeux. Peu à peu, elle oublie de se faire à manger, ne reçoit plus personne. Elle est trop occupée, elle doit écrire, puis rêver ce qu’elle a écrit, puis écrire, puis rêver ce qu’elle a écrit, dans une boucle sans fin qui la charme. Les retours au réel se font de plus en plus douloureux, tout est gris et fade lorsqu’elle est éveillée, et comme le nombre de plumes ne semble pas diminuer dans la trappe, elle n’a aucune raison de s’arrêter, aucune raison de préférer le ciel du dehors à celui de son sommeil. 
 
   Sa maison qui n’existe pas vraiment s’écroule peu à peu sans qu’elle ne s’en rende compte.
 
   Lorsqu’elle dort, elle retrouve sa fille, se promène avec, l’accompagne au bord de la plage ou bien dans une randonnée à travers bois, lui fait prendre un bain, l’habille, caresse sa joue à la douceur de rose. Lorsque l’illusion se dissipe au lever du jour, elle trouve cela horriblement cruel. Selon ce qu’elle écrit, sa fille a six, dix-neuf ou même trente ans. La possibilité des situations est infinie, mais celle qu’elle rédige le plus souvent est simple : c’est le soir, elle borde Sarah et s’allonge contre son corps chaud, la serre entre ses bras, lui dit qu’elle l’aime. Et sa fille lui sourit en retour.
 
   Elle ne fait plus que dormir. Dans son repos douceâtre, Sarah est encore vivante, elle peut la retrouver, l’entendre, la toucher, la sentir. Elle ne veut plus jamais se réveiller.
 
   Dans un flot de larmes sucrées, sa maison est emportée et les plumes disparaissent.


Etienne

PS de Marine : Voilà un texte de mille mots fort en émotions. Quand je l'ai découvert, j'étais soufflée par la beauté du style et des images qui naissent avec une simplicité douloureuse. J'espère que cela vous a plu également. Et si tel est le cas, n'hésitez pas à laisser un petit commentaire afin qu'il revienne écrire sur le blog. 


marine.lafontaine@gmail.com

vendredi 28 avril 2017

STEVEN UNIVERSE

   Bien le bonjour, tout le monde !
   Comme promis, j'ai décidé aujourd'hui de vous parler d'un nouveau cartoon qui me tient à cœur (merci encore à toi, Mineevee, pour m'avoir poussé vers ce chef d'œuvre). Et pourtant, ce n'était pas chose gagnée au départ car les premiers épisodes ne m'ont pas plu. Je n'y avais pas du tout accrochée et il a fallu que je m'y reprenne à plusieurs fois avant de me rendre compte à quel point ce cartoon était… magnifique !


   Steven Universe est donc le titre d'une série d'animation américaine créée en 2013 par Rebecca Sugar et produit par Cartoon Network Studios. La série compte actuellement quatre saisons et quelques épisodes hors série qui sont tous très chouettes.

   Alors, que nous raconte cette histoire ? Ce cartoon nous entraîne dans le quotidien de Steven, un petit garçon plein d'énergie qui vit à Beach City avec Garnet, Pearl et Amethyst, trois combattantes aliens humanoïdes qui protègent la terre de mystérieux monstres. Steven est un hybride, mi-humain, mi-gemme, et, tout au long de ses aventures, il va devoir apprendre à maîtriser ses pouvoirs de gemme qui lui ont été légués par sa mère, Rose Quartz, autrefois à la tête des Gemmes de Cristal.

   Ce qu'il faut savoir,  c'est que ce dessin animé est énormément chanté ! Les personnages font aller leurs voix très couramment. Habituelle, les comédies musicales ne me touchent pas spécialement. Je trouve que les chansons ont tendance à rompre le rythme narratif et à dénaturer les émotions. Pourtant, ce n'est pas le cas ici. Bien sûr, tous les interludes musicaux ne me plaisent pas forcément, mais d'autres sont tout bonnement magnifiques (comme la chanson It's over, isn't it, un petit bijou d'émotion).


   Comme je l'avais dit plus haut, ce cartoon ne m'a pas plu tout de suite. Les premiers épisodes étaient… étranges. Je n'aimais pas les personnages, le style, les musiques, l'animation… Bref, ça ne m'a pas séduit du tout au premier abord. Mais, à force d'entendre éloge sur éloge à propos de cette série, j'ai fini par m'y pencher plus sérieusement… Et j'ai été complètement emportée.

   L'histoire est superbe. Certains épisodes m'ont fait monter la larme à l'œil tellement ils étaient poignants. Et tous les personnages sont fouillés, touchants ! Je crois que c'est la première fois dans une série que j'apprécie tous, mais alors vraiment tous les personnages (oui, même cette brute épaisse de Jasper). Tous ont des facettes, des faiblesses, des fêlures passées qui les rendent incroyablement attachants. Mais je dois avouer avoir vraiment un faible sur Ruby et Saphir qui apparaissent à la fin de la saison une. Ces deux personnages sont… Je n'en dis pas plus !

   Ici, elles sont dessinées par l'artiste Ikimaru (je vous conseille d'aller voir son travail, il est splendide !). 


   J'aimerais revenir un instant sur le personnage principal, Steven, qui est en réalité basé sur Steven Sugar, le petit frère de la créatrice. Au départ, Steven me courait sur le haricot. Il était maladroit, ne cessait de causer des ennuis à son entourage, passait son temps à manger et ne parvenait pas à activer le pouvoir de sa gemme. Pourtant, au fil des épisodes, il grandit, et quelle croissance ! On passe de l'enfant potelé qui reste constamment chez lui à un gamin débrouillard, plein de vie, courageux et généreux.

   De par son statut d'hybride, Steven est un véritable pont entre les humains et les Gemmes, ce qui le rend capables de comprendre les uns et les autres à la fois. Doué d'une empathie sans limite et animé par le désir de voir ses proches sourire, Steven n'hésite pas à repousser ses limites pour briser tous les murs sur son passage.


   Ce dessin animé est bourré de messages positifs qui incitent à lever les yeux et ouvrir son esprit. Tout d'abord, il y a le fait qu'il existe des histoires d'amours entre les Gemmes qui sont uniquement des femmes. C'est pourquoi ce cartoon est souvent rattaché à la lutte du mariage pour tous et du mouvement LGBT. Mais l'histoire ne tend pas à la bataille pour des droits, mais simplement à l'amour. Parce que l'amour devrait toujours l'être. Et que des personnes puissent encore de nos jours vouloir empêcher des personnes de s'aimer… Ça me dépasse.

   Steven Universe, c'est aussi un monde où les Gemmes sont créées afin de remplir une fonction très précise, destin que refuseront les Gemmes de Cristal. L'histoire nous entraîne alors dans une quête de soi-même et de ses propres désirs afin de forger sa propre place dans la vie et non accepter de se fondre dans le moule fabriqué pour soi.

    Donc, voilà ce qu'est Steven Universe. Une belle histoire, des personnages grandioses et des chansons émouvantes. Ne vous laissez pas décourager par les trois, quatre premiers épisodes, vous ne regretterez pas le voyage avec Steven et les Gemmes de Cristal…

    Pour le moment, ce sera tout pour cet article, j'espère qu'il vous a plu. En attendant de vous retrouver, merci de m'avoir écouté jusqu'au bout ! N'hésitez pas à commenter et à partager. Venez me rendre une petite visite sur les réseaux sociaux où je poste de nombreuses choses en dehors de mes articles. A très bientôt, je vous laisse avec un dernier fanart d'Ikimaru !

    marine.lafontaine@gmail.com

    Marine Lafontaine