vendredi 23 juin 2017

ALORS, LE DIXIT ?

   Bien le bonjour, tout le monde ! 

   Vous avez du le remarquer, mais les textes sur les cartes Dixit sont en train de grandement s'espacer (il s'est quand même écoulé près de quatre mois entre la carte 15 et la 16…). Il y a une raison à cela et je me suis dit qu'il était grand temps que je partage cette information avec vous. 

   Mi-février, avec mon entourage, on a pris une grande décision, celle de regrouper les cartes Dixit sous la forme d'un petit recueil et de les envoyer au créateur du jeu, j'ai nommé Jean-Louis Roubira. je me suis chargée de la mise en page et mon père de la relecture (on en vient quand même à une cinquantaine de pages, ce n'est pas rien !).


   Le but n'était en rien lucratif. Je souhaitais simplement partager avec lui une expérience que j'adorais et lui transmettre une part de mon enthousiasme. Envie de lui faire découvrir un nouvel aspect de sa création, rien de plus, rien de moins.


   J'ai donc envoyé le manuscrit à Libellud, la maison d'édition de jeux de société où le Dixit a vu le jour. Puis j'ai attendu… Longtemps… Jusqu'au fameux mercredi 22 mars !



   Le 22 mars, j'ai reçu un SMS d'un numéro inconnu. Intriguée, je le lis et là, surprise ! Il s'agissait d'un message de Jean-Louis Roubira en personne ! Il me remerciait pour le manuscrit et me proposait un entretien téléphonique pour le vendredi 24. Je n'en revenais pas, je me suis mise à sauter partout comme une petite fille ! 

   Le vendredi est arrivé et nous avons longuement parlés avec monsieur Roubira. Il m'a de nouveau remercié et m'a fait de merveilleux compliments sur mon travail, me félicitant pour leur poésie et leur profondeur. J'étais aux anges ! 


   Puis il m'a fait une proposition. Dixit a bientôt 10 ans et, pour l'occasion, les éditions Ilinx veulent publier un livre qui revient sur l'histoire du jeu. Et il m'a demandé si je souhaitais participer au projet avec mes textes. Ce que j'ai immédiatement accepté ! 

   Alors pourquoi en parler si longtemps après tous ces évènements ? Hé bien, je suis devenue méfiante avec le temps. Et tant que rien de concret ne s'était passé, je ne souhaitais pas communiquer sur ce projet. J'en ai parlé très peu autour de moi car je ne souhaitais pas m'emballer… et j'ai eu raison. 


    Avec le temps, les relations se sont distendues. J'ai relancé monsieur Roubira à plusieurs reprises, tout en tâchant de ne pas le harceler de message (ce qui me démangeait, pourtant !). Les éditrices d'Ilinx ne répondaient pas aux mails non plus que je leur envoyais. Et, là, à l'heure où je vous écris, cela fait un mois que je suis sans nouvelle (pas que j'en avais beaucoup avant…). 

   Donc, voilà. J'étais très, très enthousiaste à l'idée de participer à une telle aventure, mais celle-ci s'est achevée avant même de réellement commencer. Et, pour tourner la page, j'avais besoin d'écrire un article dessus. Peut-être que le projet a été abandonné en définitive et que le livre ne sortira pas ! Mais, à ce moment-là, la moindre des politesses est de me tenir au courant, surtout après m'avoir fait miroité une telle opportunité.


   J'en viens à mon dernier point. Je pense arrêter d'écrire des cartes Dixit. La 16ème a été un calvaire à rédiger, je m'y suis forcée pour faire plaisir à monsieur Roubira qui m'avait affirmé que c'était sa carte préférée quand je l'avais eu au téléphone. Je pense être trop déçue pour poursuivre cette expérience créative. Je vais essayer d'aller jusqu'au numéro 20, mais je ne vous garantis rien… 

   Mais je serai ravie que d'autres que moi poursuivent cette aventure. Dixit demeure un jeu merveilleux et qui peut faire surgir de très belles choses dans l'imagination d'autrui. Si l'un d'entre vous reprend cette idée, j'en serai très heureuse ! Dans ce cas, n'hésitez pas à m'envoyer vos productions ! et de mon côté, je vais chercher un nouvel exercice d'écriture auquel me confronter !


   D'ailleurs, je pense prochainement publier une nouvelle fanfiction. Mais ce ne sera ni sur un manga, ni sur une pièce de théâtre, cette fois. Que de mystères !

   Pour le moment, ce sera tout pour cet article, j'espère qu'il vous a plu. En attendant de vous retrouver, merci de m'avoir écouté jusqu'au bout ! N'hésitez pas à commenter et à partager. Venez me rendre une petite visite sur les réseaux sociaux où je poste de nombreuses choses en dehors de mes articles. A très bientôt !

  
    marine.lafontaine@gmail.com

    Marine Lafontaine

mardi 20 juin 2017

MON MOIS CHEZ ABC MELODY

   Bien le bonjour, tout le monde ! 

   Ça y est, mon mois de stage vient s'écouler. Et ce que je peux vous assurer dans un premier lieu, c'est que j'ai complètement changé d'univers par rapport à L'Harmattan ! Alors je me suis dit qu'il fallait absolument que je vous partage cette petite expérience… 

   Mais commençons par le commencement. J'ai débarqué à Paris le 15 mai avec ma valise et ma petite tête. Il a fallu tout d'abord trouver le bureau qui se situe dans une petite rue près du rond point de Nation, ce qui n'est pas du tout loin de mon logement (la veine !). En quatre semaines, j'ai découvert un univers nouveau, moi qui pensais que je commençais à connaître le monde de l'édition… Hé bien, que neni !


   Avant toute chose, parlons un peu du bureau. Il s'agit d'une large pièce où l'on trouve quelques ordinateurs, beauuuucoup de livres et un petit coin cuisine. L'équipe est minuscule, composée seulement du directeur (et fondateur) de l'entreprise et d'une éditrice. J'ai débarqué là sur la pointe des pieds, subjuguée par mon nouvel environnement. Le premier jour, j'ai surtout appris à naviguer sur la Dropbox où il devait y avoir au bas mot plusieurs milliers de documents ! Services de presse, plans médias, B.A.T, communiqués, chroniques, visuels et j'en passe !

   Catarina, ma collègue, m'a énormément aidée lors de mon apprentissage au sein de l'entreprise. Grâce à elle, j'ai fait mes premiers pas sur InDesign, Photoshop et Instagram. C'est auprès d'elle que j'ai principalement appris et j'avais le droit de la déranger quand je le souhaitais, ce qui était bien pratique car des questions, j'en avais, et pas en petites quantités !


   J'étais principalement chargée d'animer la page Facebook d'ABC ainsi que le compte Instagram. J'avais aussi à ma disposition ma propre boîte mail pour gérer les demandes, les prises de contact… Plus tard, je devais également répondre au téléphone. Si, au départ, je cafouillais pas mal, j'étais plutôt à l'aise vers la fin !


   Pendant mon stage, ABC Melody a publié un album appelé Eléctrico 28, écrit par Davide Cali et illustré par Magali Le Huche. J'étais donc chargée de faire la promotion de ce petit bébé sur les réseaux sociaux et auprès des chaînes de TV, journaux, comités de lecture… Et ça a plutôt bien marché car j'ai eu énormément de réponses positives et j'ai même décroché une chronique dans l'émission de la Maison des Maternelles sur France 5 ! Je n'en étais pas peu fière.

   Et heureusement que j'avais quelques connaissances sur le logiciel IMovie, car il m'a beaucoup servi afin de créer des vidéos promotionnelles. Il faut savoir que la maison ABC fête ses dix ans, alors j'ai réalisé un petit montage rétrospectif des différents titres qui ont fait l'histoire de l'entreprise. J'ai aussi mis sur pied une vidéo qui présente la sortie des prochains titres de la collection Little Zoo ! Je vous les mets juste en dessous…

   Vidéo des 10 ans



   Vidéo pour les nouveaux titres qui sortent au mois d'août


   Et comment vous parler de mon stage sans vous parler du superbe salon de Cherbourg ? J'y ai tenu un stand pendant trois jours consécutifs. On était en vente directe, donc j'avais une caisse à gérer (je sais maintenant parfaitement manipuler une machine à cartes, messieurs dames !), et je devais bien sûr donner envie d'acheter, ce qui suppose une connaissance approfondie du catalogue (qui n'est pas peu fourni…). J'étais très fière quand je parvenais à convaincre quelqu'un d'acheter !


   En plus, j'ai fait des rencontres géniales sur place, c'était un plaisir d'échanger avec toutes les personnes présentes : les auteurs, les illustrateurs les organisateurs, les libraires, les éditeurs et les visiteurs, bien sûr !

   J'ai découvert à travers cette expérience que j'avais un bon contact avec les gens et ça m'a fait très plaisir. J'avais les pieds en compote à l'issue de cette aventure, mais je suis très heureuse d'y avoir participé !

   Pourtant, c'est fini, ABC. Initialement, je devais rester deux mois, mais cela ne s'est pas tout à fait passé comme prévu… Enfin, bref ! J'ai vécu quand même un beau mois qui m'a permis d'apprendre de nouveaux aspects d'une maison d'édition et de la vie en entreprise.

   Si vous avez des enfants et que vous souhaitez leur faire découvrir les langues ou le monde, je ne peux que vous conseillez de vous rendre sur le site d'ABC Melody dont le catalogue est très chouette et très intelligent.

  Pour le moment, ce sera tout pour cet article, j'espère qu'il vous a plu. En attendant de vous retrouver, merci de m'avoir écouté jusqu'au bout ! N'hésitez pas à commenter et à partager. Venez me rendre une petite visite sur les réseaux sociaux où je poste de nombreuses choses en dehors de mes articles. A très bientôt !

  
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    Marine Lafontaine

jeudi 8 juin 2017

CARTE 16, FANTAISIE FANTOME

Bien le bonjour, tout le monde ! 

Cela faisait longtemps qu'on n'avait pas eu de carte Dixit, n'est-ce pas ? Celle d'aujourd'hui est l'une des préférées du créateur du jeu, Jean-Louis Roubira. Comment je le sais ? Hé, hé… Je vous le dirai une prochaine fois, cela ! 

Pour le moment, je vous laisse découvrir la carte tirée de la dernière extension, la septième. Bonne lecture… 



Depuis mon plus jeune âge, je suis fasciné par les dinosaures. A mes yeux, il n’existe pas de créatures plus extraordinaires ! Tout est incroyable, chez elles ! Dire que ces êtres étaient le premier pas de l’évolution est une sornette. Ils sont au sommet de tout ! Ah, si seulement cette maudite comète n’avait pas percuté la terre… Mais je vais changer tout cela !

C’est en visionnant le chef d’œuvre de Robert Zemeckis que l’idée m’est venue, il y a des années de cela. Pourquoi je ne construirai pas une machine à voyager dans le temps afin d’empêcher cette monstrueuse catastrophe ? Impossible, dîtes-vous ? Sûrement ! Mais je suis d’un optimisme à toute épreuve ! Et quand j’ai une idée derrière la tête, impossible de l’avoir ailleurs, comme on dit.

J’ai consacré ma vie à cette soit disant rêverie utopiste. On m’a de nombreuses fois demandé de renoncer. De très… nombreuses fois. Mais, rien à faire. Plus je vieillissais, plus mon désir de rencontrer de véritables dinosaures croissait. Monter sur le dos d’un Barosaurus, contempler le vol d’un Dimorphodon, jouer avec un Mussaurus, avoir la possibilité d’assister à une course de Syntarsus… Ah… Rien que d’y penser, ça me met en émoi !

Et comme quoi, j’ai bien fait de ne jamais renoncer. Car j’y suis arrivé. Ce message en est la preuve la plus probante. Au bout de longues, très longues années de recherche, j’y suis parvenu. J’ai perdu tous mes amis, dilapidé ma fortune, vendu mes biens les plus précieux. Mais je sais que tous ses sacrifices ont été récompensés. Alors… Qu’importe. Toute ma vie durant, j’ai fait ce que j’ai aimé. Vous pouvez donc continuer à me traiter d’illuminé si cela vous chante. Je sais que j’ai apprécié chaque jour de mon existence. Pouvez-vous en dire autant ?

Sans en parler à personne, j’ai entamé alors une formidable chevauchée du temps. De toute manière, à qui aurais-je pu en parler ? Mon propre père m’a renié… C’est bien dommage pour lui. Qu’il demeure planqué dans ses chantiers de fouille. Moi, je vais voir pour de vrai ce monde perdu qui me fait tant fantasmé.

Qui m’avait fait tant fantasmé…

Si j’écris ce message aujourd’hui, c’est parce que ma machine a fonctionné. Pour être foncièrement honnête, elle a même marché à merveille. Je suis, à l’heure actuel, un dinosaure. Un splendide Deinonychus, pour être précis, à la robe cuivrée avec des motifs absolument incroyables. Comment je le sais ? Grâce à mon téléphone ! Hé oui, j’ai réussi à emporter ce bijou de technologie avec moi. Mes tissus organiques ont évolué afin de s’adapter à l’époque dans laquelle je me rendais, mais mon smartphone est demeuré intact, fort heureusement. Cela m’a permis de prendre des photos d’enfer ! J’avais tellement hâte de les montrer à mon père… 

Cependant, j’ai un peu menti quand j’ai affirmé que ma machine avait parfaitement fonctionné… Je ne suis pas remonté assez loin dans le temps. En réalité, je ne suis arrivé que trois jours avant le crash de la comète. Autant dire que mes plans pour tenter de la dévier sont complètement compromis. J’aurais bien voulu faire un autre saut dans le passé, mais la machine est tombée en panne de carburant. C’est tellement idiot que j’en ai ri pendant des heures. Sûrement un coup de Dieu qui n’avait pas envie que je joue moi aussi aux créateurs…

Puis j’ai baissé les bras. Revenir était impossible ? Hé bien, alors, ainsi soit-il. Je vais mourir avec les dinosaures. Mais je voulais laisser ce message tout de même. Ce téléphone, je l’enterre profondément dans un sachet plastique afin qu’on puisse un jour le retrouver. Si j’ai atterri exactement au même endroit que celui où j’étais au départ, alors, d’ici quelques millions d’années, mon lieu d’atterrissage deviendra mon jardin. Je l’espère… Parce que cela voudra dire que j’ai encore une chance.

Hé, à moi-même, d’une autre ligne temporelle… Le rêve qu’on a partagé était absolument génial. Si tu as réussi à récupérer les données de cet appareil, alors peut-être as-tu trouvé les photos. Je suis magnifique en dinosaure, n’est-il pas ? Alors, toi, que vas-tu faire ? Tu vas suivre mon chemin ou tu vas en emprunter un autre ? Je n’aurai jamais la réponse, mais penser que tu es prévenu me suffit.

Signé, Henri Ostrom

J’effaçai le message, sourcils froncés. Mais qui était donc cet illuminé qui se faisait passer pour mon fils ? Je trouvais la farce de très mauvais goût.

Je me levai et indiquai rapidement à mes collègues que je rentrai à la maison. Je quittai le bureau sans un regard en arrière. Au passage, je jetai le téléphone dans une poubelle. Mon fils ? Voyager dans le temps pour rencontrer des dinosaures ? Quand l’absurde n’a pas de limite…

Le temps était doux dehors. On sortait enfin de ce pénible hiver ! J’avais hâte de voir de nouveau les fleurs sortir de terre. J’allais enfin repartir sur certains sites pour effectuer de nouvelles fouilles. J’avais hâte…    

En passant devant un magasin de jouets, je fus interpellé par des figurines en plastic. Des dinosaures… ? L’un d’entre eux était en train de se prendre en photo avec un téléphone. Il souriait à l’objectif en dévoilant sa large dentition. Quelle étrange coïncidence avec le message complètement fou que je venais de lire ! Sans réellement savoir pourquoi, j’entrai dans la boutique et achetai le jouet.

Pourvu qu’il plaise à Henri…

Je rentrai rapidement à la maison. Ma femme travaillait tard aujourd’hui, mais la nounou était restée s’occuper du petiot. Quand elle me le mit dans les bras, j’embrassai avec amour cette adorable bouille et lui donnai la figurine.

Ma femme posa sa main sur mon bras. Je parlai encore tout seul, me disait-elle. Nous n’aurions pas du garder l’urne, disait-elle. Pourquoi achètes-tu encore des jeux, disait-elle. Je ne sais pas…

Ah… 

J’aurais aimé que la farce prenne vie… Juste pour voir mon garçon grandir, devenir vieux et fou. 

Marine Lafontaine

lundi 29 mai 2017

LES ZARNAK

   Bien le bonjour, tout le monde ! 

   Ah… Ça y est ! Cela fait deux semaines que je suis en stage aux éditions ABC Melody. Je vais attendre que le premier mois soit écoulé pour vous en parler. Mais, en attendant, j'ai tout de même des choses à vous partager. Notamment une lecture ! 


   Le catalogue d'ABC Melody comporte de nombreux titres. L'un d'entre eux, Les Zarnak, a attiré mon attention. Il s'agit d'une série de livres (deux tomes publiés, le troisième à paraître), écrite par Julian Clary et illustrée par David Roberts.

   Comment vous parler de cette histoire qui part d'un postulat assez, heu… inattendu !

   Et si des hyènes se prenaient pour des humains ?


   Car c'est le cas ici. Fred et Amélia Zarnak sont un couple de hyènes qui ont usurpé l'identité d'Anglais pour ainsi mener une vie d'êtres humains. Nos deux héros vont donc découvrir avec un regard innocent notre société et ses absurdités. Et comme si cela n'était pas assez compliqué comme cela, ils vont devoir aussi élever leurs jumeaux, Zach et Zoey, ce qui n'est pas chose aisée quand ton instinct animal revient à la charge et que tu as constamment envie… de rire !

   Les personnages brossés par Clary et mis en dessin par Roberts sont très attachants. Les Zarnak forment une famille unie et amusante qui profite de la vie comme elle vient. Dans la droite lignée des récits de Roald Dahl, les caractères sont exagérés sans pour autant être caricaturaux.

   Même si le but premier est de faire rire (grâce à Fred, notamment, qui ponctue la quasi totalité de ses phrases de blagues Carambar au sens littéral du terme), ce livre est aussi une belle leçon sur la tolérance et l'acceptation. Les Zarnak ont beau avoir beaucoup de poils et de grandes oreilles, ils ont une âme totalement humaine. Au cours de leurs aventures, ils font preuve d'une grande empathie et d'une ouverture d'esprit incroyable (cet aspect sera même renforcé au cours du tome 2).

   Et il faut tout de même que je vous parle des illustrations en noir et blanc qui sont sensationnelles ! Touchantes, absurdes, fourmillantes de détails ! On pourrait passer de longues minutes sur une page rien que pour les observer. Elles se marient superbement avec le texte grâce à leur aspect décalé et réaliste.


   De plus, plusieurs pages des deux romans sont entièrement noires. Je ne vous dis pas quand pour que vous puissiez le découvrir, mais ce sont des moments particuliers où la tension est palpable. Ce choix de couleur encadre à chaque fois le climax du scénario et c'est très appréciable.

   J'ai eu un petit coup de cœur aussi pour le début du tome 2 qui m'a vraiment, vraiment fait penser au commencement du Petit Prince. Je ne vous en dis pas plus.


   Voilà. Des personnages hauts en couleur, des histoires intéressantes et bien menées, de l'humour, de la réflexion, des illustrations drôles et intelligentes… Que demander de plus à un livre destiné aux enfants ?

   Pour le moment, ce sera tout pour cet article, j'espère qu'il vous a plu. En attendant de vous retrouver, merci de m'avoir écouté jusqu'au bout ! N'hésitez pas à commenter et à partager. Venez me rendre une petite visite sur les réseaux sociaux où je poste de nombreuses choses en dehors de mes articles. A très bientôt !
  
    marine.lafontaine@gmail.com

    Marine Lafontaine

jeudi 11 mai 2017

RIEN N'A CHANGE

Bien le bonjour, tout le monde !

Ça y est, les partiels sont derrière moi. La semaine prochaine, je saurai si j'en ai définitivement fini avec cette année de fac et donc si j'ai obtenu ma licence de Lettres Modernes. 


Mais je n'ai pas attendu de savoir si je devais me diriger vers les rattrapages. Je pense obtenir ce semestre sans trop de soucis, alors j'ai décidé de partir en stage, une nouvelle fois. Mais, avant de commencer à envoyer mes demandes (j'ai fait ça dans les alentours de début janvier), je suis allée trouver ma directrice de licence afin de lui demander une convention en avance. 


Et vous savez quoi ? J'ai fait face exactement au même discours que l'année dernière. Le même. Mot pour mot. "Cela ne fait pas partie de votre formation, nous ne pouvons pas vous en accorder une". 

Bon… J'ai soufflé et je me suis dit que ce n'était pas bien grave, que je passerai par les même voies que l'année précédente afin d'avoir une convention. Alors, j'ai envoyé candidature sur candidature : le groupe Madrigall, POL, Edilivre, Albin Michel, Ankama, Bragelone, Delcourt, Fleurus, Flammarion, Glénat, Hachette, Ki-oon, Lafon et j'en passe ! La plupart du temps, je ne recevais pas de réponse et je n'obtenais pas plus de résultat quand je prenais mon téléphone pour relancer les candidatures. 


Finalement, à force de coups de téléphone, de jeux de réseaux et d'insistance, j'ai obtenu deux entretiens sur Paris début mars. J'ai appelé mon parrain et j'ai embarqué dans un TGV le jeudi soir. Le vendredi matin, vers 9h, j'étais aux portes des bureaux d'Edilivre


L'entretien avec eux a plutôt été… expéditif. J'ai bien essayé de le rallonger avec des questions, mais ça n'a pas semblé les convaincre. Dix minutes plus tard, j'étais sur le trottoir, un peu surprise. Mon prochain rendez-vous était fixé en début d'après-midi, alors j'avais du temps devant moi. 

L'après-midi a été un ascenseur émotionnel. Une demi-heure avant mon rendez-vous, on m'a appelé pour me dire que l'entretien était reporté car mon interlocutrice ne pouvait venir au bureau pour raisons personnelles. Je me suis retrouvée un peu bête, je vous avoue. Puis, alors que j'appelais un ami pour qu'on se retrouve près du métro de la Bastille, je reçois un nouvel appel pour me dire que quelqu'un d'autre me recevrait. 

Après une course effrénée, je suis finalement arrivée aux bureaux des prestigieuses éditions POL. L'entretien s'est très bien déroulé et j'ai beaucoup discuté avec la dame qui m'a reçue. Je suis sortie de là assez confiante. 


Pourtant, au final, POL m'a refusée (ils ont privilégié quelqu'un qui écrivait un mémoire sur leur entreprise, ce que je comprends tout à fait) et Edilivre m'a acceptée. Ravie, j'ai téléphoné à mon interlocuteur de l'année dernière pour lui annoncer la nouvelle et lui demander une convention. 

Et ça a été la déconfiture. 

Impossible de signer une convention de trois mois. Après une longue, longue bataille, j'ai dû renoncer à mon idée première. C'est tête basse que j'ai repris contact avec Edilivre pour leur dire que les trois mois étaient impossibles. Ils m'ont alors dit au-revoir. 


Puis le destin m'a souri de nouveau. En effet, parmi toutes les démarches effectuées cette année, j'ai aussi créé un compte sur l'Asfored (merci à Juliette Boue pour me l'avoir conseillé), un site Internet pour les éditeurs. Et j'ai été repérée là-bas par monsieur Husar, le directeur de ABC Melody. Je l'ai tout de suite prévenu pour les deux mois et il a accepté. 



Donc, voili, voilo, avec bien des difficultés, me voilà de nouveau en stage la semaine prochaine. L'année dernière a été compliquée, mais cette fois-ci, j'ai aussi eu mon lot de déconvenues. Encore une fois, j'ai eu l'impression que tout était contre moi. J'ai du batailler pour l'obtenir, ce stage.  

A cause des nombreuses législations qui régissent l'univers des stages, il est très difficile d'en obtenir un. Déjà que cela est complexe quand on a une convention avec son université, alors quand on en n'a pas… Vous l'avez constaté, c'est une galère sans nom. 

 Pour le moment, ce sera tout pour cet article, j'espère qu'il vous a plu. En attendant de vous retrouver, merci de m'avoir écouté jusqu'au bout ! N'hésitez pas à commenter et à partager. Venez me rendre une petite visite sur les réseaux sociaux où je poste de nombreuses choses en dehors de mes articles. A très bientôt !
  
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    Marine Lafontaine

lundi 1 mai 2017

CARTE DIXIT PAR ETIENNE

   Bien le bonjour, tout le monde !

   Le phénomène Dixit a séduit une nouvelle personne ! Etienne s'est frotté lui aussi au défi et, ma foi, il l'a relevé avec virtuose. La carte tirée au hasard a été choisie dans l'extension Day Dreams. Sans rien ajouter, je vous laisse profiter une nouvelle fois de la plume envolée et délicate d'Etienne


Une autre vie
 



   Elle emménage dans une maison qui n’existe pas vraiment. Ce n’est pas grave ; c’est ici qu’elle se sent bien. Qu’importe les parois en verre opaque, les portes massives à l’odeur de forêt ou le feu continuel dans la cheminée qui menace de tout brûler. Elle a construit cette maison, l’a rêvée, achetée, décorée : c’est une appropriation de son intériorité.

   Elle vit seule. Ses amis viennent souvent lui rendre visite, mangent sur la table cotonneuse, trouvent l’endroit étrange mais sont attristés lorsqu’ils doivent le quitter, comme s’ils respiraient le sulfure de l’espace créé par une interaction inconnue et que cela massait leurs corps endoloris. 
 
   Un jour, elle découvre dans son grenier, tout en ombres tordues, un carton de déménagement qu’elle a oublié de déballer. La poussière s’agite, tel un tapis de termites, lorsqu’elle souffle dessus pour lire l’inscription : Divers. Du marqueur noir, c’est son écriture, elle avait oublié, ces boucles, ces bâtons : c’est elle. Depuis combien de temps n’a-t-elle plus tracé d’arabesques de sa propre main ? Une vague l’opprime soudain, la brutalité d’une rencontre avec soi ; elle se redécouvre en déchiffrant son écriture en segments, presque géométrique. Et la larme qui pousse dans son œil, elle ne peut l’empêcher de se semer entre les lattes en bois du sol gris.
 
   Elle retourne dans le grenier le lendemain. Cette fois, elle déchire l’adhésif, écarte les rabats, dévoile le contenu du carton. Rien d’intéressant. Elle reste indifférente aux objets qu’elle sort un à un, des reliques qui ne lui évoquent plus aucun lien avec sa vie, une robe, un fer à repasser, trois livres achetés sur une brocante. Aucune émotion ne se produit ; pourtant, elle avait peur. Elle contemple son écriture au marqueur, mais la crise est passée, cathartique, et, malgré un pincement douloureux au cœur, elle n’a plus envie de pleurer.
 
   Avec précautions, elle descend le carton à la cave.
 
   Elle veut le mettre dans un coin, il sera plus à sa place au sous-sol qu’au grenier. C’est en le poussant pour le ranger qu’elle heurte avec ses pieds quelque chose de dur au sol qui la fait trébucher. Alors qu’elle dégage, en frottant de sa manche, l’épaisse saleté, elle dévoile une poignée rouillée qui colore sa paume de rouge lorsqu’elle l’effleure. Une trappe. 
 
   Elle agrippe la poignée, ses mains moites glissent, la sueur lui fait une deuxième peau, pellicule salée. Enfin ça se soulève, à contrecœur ; elle peut regarder dedans, c’est noir, il fait noir, un noir presque trop noir, et la lumière de la cave s’infiltre puis éclate en particules dorées, des petites étincelles si fugitives que l’œil a du mal à les saisir. A force de fixer ce vide dense, elle distingue des mouvements, avec horreur elle pense d’abord à des anguilles, mais non, c’est blanc, ça tranche avec l’obscurité, et bientôt elle constate que cette blancheur irradie, comble les ombres. Ce sont des plumes. En suspension, elles se déplacent dans l’espace aux contours indéterminés, comme des poissons sans bocal. Leur calme agitation possède une grâce aseptisée. Sans réfléchir, elle s’allonge sur le sol dur du sous-sol et tend un bras aveugle pour attraper une de ces choses fragiles. Elle palpe sans rien voir, palpe du vide, palpe l’air sans chaleur, ça lui file entre les doigts, mais elle ne se décourage pas, c’est son objectif maintenant, sa motivation unique, elle ne partira pas sans en avoir remonté une à la surface. Elle y parvient finalement, crie de surprise et de joie : dans sa main se trouve une plume à la pointe assombrie par de l’encre. 
 
   Elle comprend vite que ces restes ornithologiques possèdent une sublime puissance. Chaque jour, elle descend à la cave, pêche une plume à l’aveuglette et, chaque jour, elle applique le liquide foncé qui en goutte sur une feuille vierge. De cette façon, elle peut décider des images qui agrémenteront son sommeil et ses nuits. Ce qu’elle écrit devient ce qu’elle rêve. Une plume ne s’utilise qu’une fois ; ensuite, elle se change en cendre. Elle n’est pas étonnée plus que cela de ce pouvoir –après tout, elle habite une maison qui n’existe pas vraiment. 
 
   Elle passe de plus en plus de temps à dormir. C’est si plaisant de plonger dans ce monde inconscient lorsque l’on sait ce qui nous y attend : pas de cauchemars, pas de monstres, pas de mort ni de pleurs, seulement le soleil, un pré, les rires et les jeux. Peu à peu, elle oublie de se faire à manger, ne reçoit plus personne. Elle est trop occupée, elle doit écrire, puis rêver ce qu’elle a écrit, puis écrire, puis rêver ce qu’elle a écrit, dans une boucle sans fin qui la charme. Les retours au réel se font de plus en plus douloureux, tout est gris et fade lorsqu’elle est éveillée, et comme le nombre de plumes ne semble pas diminuer dans la trappe, elle n’a aucune raison de s’arrêter, aucune raison de préférer le ciel du dehors à celui de son sommeil. 
 
   Sa maison qui n’existe pas vraiment s’écroule peu à peu sans qu’elle ne s’en rende compte.
 
   Lorsqu’elle dort, elle retrouve sa fille, se promène avec, l’accompagne au bord de la plage ou bien dans une randonnée à travers bois, lui fait prendre un bain, l’habille, caresse sa joue à la douceur de rose. Lorsque l’illusion se dissipe au lever du jour, elle trouve cela horriblement cruel. Selon ce qu’elle écrit, sa fille a six, dix-neuf ou même trente ans. La possibilité des situations est infinie, mais celle qu’elle rédige le plus souvent est simple : c’est le soir, elle borde Sarah et s’allonge contre son corps chaud, la serre entre ses bras, lui dit qu’elle l’aime. Et sa fille lui sourit en retour.
 
   Elle ne fait plus que dormir. Dans son repos douceâtre, Sarah est encore vivante, elle peut la retrouver, l’entendre, la toucher, la sentir. Elle ne veut plus jamais se réveiller.
 
   Dans un flot de larmes sucrées, sa maison est emportée et les plumes disparaissent.


Etienne

PS de Marine : Voilà un texte de mille mots fort en émotions. Quand je l'ai découvert, j'étais soufflée par la beauté du style et des images qui naissent avec une simplicité douloureuse. J'espère que cela vous a plu également. Et si tel est le cas, n'hésitez pas à laisser un petit commentaire afin qu'il revienne écrire sur le blog. 


marine.lafontaine@gmail.com

vendredi 28 avril 2017

STEVEN UNIVERSE

   Bien le bonjour, tout le monde !
   Comme promis, j'ai décidé aujourd'hui de vous parler d'un nouveau cartoon qui me tient à cœur (merci encore à toi, Mineevee, pour m'avoir poussé vers ce chef d'œuvre). Et pourtant, ce n'était pas chose gagnée au départ car les premiers épisodes ne m'ont pas plu. Je n'y avais pas du tout accrochée et il a fallu que je m'y reprenne à plusieurs fois avant de me rendre compte à quel point ce cartoon était… magnifique !


   Steven Universe est donc le titre d'une série d'animation américaine créée en 2013 par Rebecca Sugar et produit par Cartoon Network Studios. La série compte actuellement quatre saisons et quelques épisodes hors série qui sont tous très chouettes.

   Alors, que nous raconte cette histoire ? Ce cartoon nous entraîne dans le quotidien de Steven, un petit garçon plein d'énergie qui vit à Beach City avec Garnet, Pearl et Amethyst, trois combattantes aliens humanoïdes qui protègent la terre de mystérieux monstres. Steven est un hybride, mi-humain, mi-gemme, et, tout au long de ses aventures, il va devoir apprendre à maîtriser ses pouvoirs de gemme qui lui ont été légués par sa mère, Rose Quartz, autrefois à la tête des Gemmes de Cristal.

   Ce qu'il faut savoir,  c'est que ce dessin animé est énormément chanté ! Les personnages font aller leurs voix très couramment. Habituelle, les comédies musicales ne me touchent pas spécialement. Je trouve que les chansons ont tendance à rompre le rythme narratif et à dénaturer les émotions. Pourtant, ce n'est pas le cas ici. Bien sûr, tous les interludes musicaux ne me plaisent pas forcément, mais d'autres sont tout bonnement magnifiques (comme la chanson It's over, isn't it, un petit bijou d'émotion).


   Comme je l'avais dit plus haut, ce cartoon ne m'a pas plu tout de suite. Les premiers épisodes étaient… étranges. Je n'aimais pas les personnages, le style, les musiques, l'animation… Bref, ça ne m'a pas séduit du tout au premier abord. Mais, à force d'entendre éloge sur éloge à propos de cette série, j'ai fini par m'y pencher plus sérieusement… Et j'ai été complètement emportée.

   L'histoire est superbe. Certains épisodes m'ont fait monter la larme à l'œil tellement ils étaient poignants. Et tous les personnages sont fouillés, touchants ! Je crois que c'est la première fois dans une série que j'apprécie tous, mais alors vraiment tous les personnages (oui, même cette brute épaisse de Jasper). Tous ont des facettes, des faiblesses, des fêlures passées qui les rendent incroyablement attachants. Mais je dois avouer avoir vraiment un faible sur Ruby et Saphir qui apparaissent à la fin de la saison une. Ces deux personnages sont… Je n'en dis pas plus !

   Ici, elles sont dessinées par l'artiste Ikimaru (je vous conseille d'aller voir son travail, il est splendide !). 


   J'aimerais revenir un instant sur le personnage principal, Steven, qui est en réalité basé sur Steven Sugar, le petit frère de la créatrice. Au départ, Steven me courait sur le haricot. Il était maladroit, ne cessait de causer des ennuis à son entourage, passait son temps à manger et ne parvenait pas à activer le pouvoir de sa gemme. Pourtant, au fil des épisodes, il grandit, et quelle croissance ! On passe de l'enfant potelé qui reste constamment chez lui à un gamin débrouillard, plein de vie, courageux et généreux.

   De par son statut d'hybride, Steven est un véritable pont entre les humains et les Gemmes, ce qui le rend capables de comprendre les uns et les autres à la fois. Doué d'une empathie sans limite et animé par le désir de voir ses proches sourire, Steven n'hésite pas à repousser ses limites pour briser tous les murs sur son passage.


   Ce dessin animé est bourré de messages positifs qui incitent à lever les yeux et ouvrir son esprit. Tout d'abord, il y a le fait qu'il existe des histoires d'amours entre les Gemmes qui sont uniquement des femmes. C'est pourquoi ce cartoon est souvent rattaché à la lutte du mariage pour tous et du mouvement LGBT. Mais l'histoire ne tend pas à la bataille pour des droits, mais simplement à l'amour. Parce que l'amour devrait toujours l'être. Et que des personnes puissent encore de nos jours vouloir empêcher des personnes de s'aimer… Ça me dépasse.

   Steven Universe, c'est aussi un monde où les Gemmes sont créées afin de remplir une fonction très précise, destin que refuseront les Gemmes de Cristal. L'histoire nous entraîne alors dans une quête de soi-même et de ses propres désirs afin de forger sa propre place dans la vie et non accepter de se fondre dans le moule fabriqué pour soi.

    Donc, voilà ce qu'est Steven Universe. Une belle histoire, des personnages grandioses et des chansons émouvantes. Ne vous laissez pas décourager par les trois, quatre premiers épisodes, vous ne regretterez pas le voyage avec Steven et les Gemmes de Cristal…

    Pour le moment, ce sera tout pour cet article, j'espère qu'il vous a plu. En attendant de vous retrouver, merci de m'avoir écouté jusqu'au bout ! N'hésitez pas à commenter et à partager. Venez me rendre une petite visite sur les réseaux sociaux où je poste de nombreuses choses en dehors de mes articles. A très bientôt, je vous laisse avec un dernier fanart d'Ikimaru !

    marine.lafontaine@gmail.com

    Marine Lafontaine

samedi 22 avril 2017

5 ANS

   Bonjour, tout le monde !

   Hé oui, ce blog a déjà 5 ans… C'est fou comme ça grandit vite, ces petites bêtes là ! 

  Alors, voilà, 5 ans, je me suis dit que c'était l'occasion de changer certaines choses ici. A l'origine, je devais mettre en place la nouvelle bannière à cette occasion, mais le zèle et le travail impeccable de Marcia m'en ont empêchés (je ne pouvais décemment pas garder ce magnifique dessin sur mon bureau en attendant le 22 avril 2017 !). 


   Alors, qu'est-ce qui a changé ici ? Les cinq ans impliquent de nouveaux onglets. Déjà, les tags (ou libellés) avaient été modifiés, mais là, j'ai choisi de regrouper différemment les articles afin qu'ils soient plus accessibles. Je vais vous en dresser brièvement un portrait. 

   Tout d'abord, nous avons l'onglet “Je vois…”. Cet onglet va regrouper tous les articles ayant trait aux animés, aux cartoons, aux films, aux séries… Je crois qu'il était grand temps que je le fasse, surtout que j'ai encore envie d'écrire sur une foule de sujets, mais que je trouvais ça dommage de tout mettre dans “Je lis…”

   Cet onglet a aussi été mis en place car j'ai envie de diversifier  mes articles. Je ne lis ni ne garde pratiquement plus de mangas et d'animés, ce qui me laisse le temps d'explorer d'autres choses. Je suis aussi une passionnée de mythologie, alors j'aimerais vraiment mettre quelque chose en place afin de vous en parler. Peut-être que ça signifiera créer un nouveau blog, je ne sais pas encore. 

    Parce que, vous me connaissez maintenant, je suis une grande bavarde ! Et j'aimerais vous faire part de tellement de choses ! Par exemple, à un moment, je me demandais si je n'allais pas créer un onglet “Je cuisine…”, et ce pour deux raisons : j'aime cuisiner (merci pour l'évidence) et je suis végétarienne. Et comme tous les végétariens, quand on se lance dans l'aventure (la mienne a débuté il y a deux ans et demi maintenant), c'est compliqué. Mais cela n'a rien à voir avec le reste, alors… Peut-être juste un article dans l'onglet “Je suis…” suffira. 

    Je vais vous parler un peu plus longuement de “Ils écrivent…”


   Ce n'est un secret pour personne, j'aime lire. Mais j'aime surtout lire de tout ! Et quand mon entourage écrit, je saute sur l'occasion pour dévorer leurs productions. Et parfois, je tombe sur ce genre de petits textes. Alors je fais mes yeux de chiots et je leur demande si je peux les publier sur mon blog. 

   Si vous suivez ce blog depuis longtemps, vous avez déjà dû rencontrer Mlle Pumpinks. Il s'agissait d'une amie de lycée qui aimait écrire. Je lui avais proposé de mettre en ligne une de ses histoires et elle avait accepté (Fire House, une fanfiction sur les creepypastas). Cependant, chemin faisant, la collaboration n'est jamais allée plus loin. 

   Mais, aujourd'hui, je vous ai dégoté de nouvelles petites graines de talent ! Il s'agit d'Alexandre, Nupina, Luna la Lune et Etienne. Je vais les laisser se présenter avant de vous parler un peu plus longuement de leurs textes. 

   ALEXANDRE

   Bonjour à tous et joyeux anniversaire au blog de Marine !

   Mon nom est Alexandre, j'ai 21 ans et je suis étudiant en Informatique. Je suis un grand amateur de films, de musiques, de jeux vidéos et de jeux de société, bref un grand consommateur de culture en tout genre, je ne suis pas un grand lecteur, mais j'aime lire de belles histoires de temps en temps.

   J'ai toujours aimé écrire mes propres histoires quand j'étais jeune, que je ne partageais pas à beaucoup de monde. Malheureusement, j'ai perdu la motivation d'écrire depuis un moment. Mais c'était sans compter sur Marine, que j'ai rencontré lors de mes premières années au lycée, il y a déjà 6 ans, qui aujourd'hui, me redonne la motivation de faire travailler mon imagination, un grand merci à elle !

   NUPINA

  
Ding Dong ! Les cloches sonnent, aujourd’hui c’est Pâques ! ^w^
Alors en ce jour de renaissance du Christ (et pas seulement du chocolat, bande de morfalous !), il faut que je fasse une petite présentation de moi-même…
Ahem, par où commencer ? Je m’appelle ******,  j’ai ** ans et j’écris sous le nom de plume Nupina. Pourquoi ce nom ? Bonne question ! A laquelle je ne répondrais pas ^_^
Il y a beaucoup de choses que j’aime (dont ma merveilleuse marraine qui tient ce Blog <3), et énormément que je déteste, avec en première position les clowns, parce que c’est flippant les clowns, et puis le tonnerre aussi, parce qu’il faut pas déconner !
Si je suis ici, c’est en partie pour présenter mon travail d’écriture. J’aime écrire, je fais cela depuis des années (je ne sais pas exactement depuis quand, je n’ai pas non plus noté la date sur un calendrier U.U), cela me permet de m’échapper et de laisser libre cours à mon imagination, de créer des petits mondes en assemblant des mots, et surtout de me vider l’esprit dans ce monde impitoyable que sont les études ! Ce que j’aime le plus écrire, ce sont les poèmes, ensuite les textes, en police Century, s’il vous plaît ! Je rêve aussi de créer une pièce de théâtre. Chose cocasse et qui me plaît dans ce que j’écris, c’est que le caractère de mon écriture est aux antipodes du mien : assez sombre, triste… alors que je suis une personne plutôt enjouée et exubérante de nature.

Voilà, c’est tout pour moi. Je vous laisse avec ces trois petites citations que j’apprécie énormément :

-« Il faut de l’audace, encore de l’audace, toujours de l’audace » _Danton
-« Fini, c’est fini, ça va finir, ça va peut-être finir. Les grains s’ajoutent aux grains et un jour soudain, c’est un tas, un petit tas, l’impossible tas » _Beckett
-« Il aimait la mort, elle aimait la vie, il vivait pour elle, elle est morte pour lui » _Shakespeare

PS : si ça vous intéresse, un petit lien vers mon blog : ici

   LUNA LA LUNE

   Luna, 16 ans, écrivaine à plein temps, est passionnée par les jeux vidéos et les mangas. Ses romans préférés sont les thrillers bien qu'elle préfère écrire du fantastique, mais elle écrit avant tout des fanfictions sur des univers divers afin de faire profiter un maximum d'internautes. Ambitieuse, elle souhaite publier ses propres romans et vivre de sa passion - tout en devant accessoirement assez riche pour avoir une piscine avec du chocolat fondu !

   ETIENNE

   Bonjour, je m’appelle Etienne et j’aime les licornes et les cochons mignons -même si ça ne se ressent pas forcément dans mes écrits.

   Alors, sinon, que nous ont écrits nos petits camarades ? 

   Concernant Alexandre, il s'agit d'une forme de texte dont vous avez déjà eu affaire sur ce blog. En effet, il a rédigé une histoire de mille mots à partir d'une carte Dixit, plus particulièrement, à partir de l'extension Journey. Je ne vous en dis pas plus et je vous invite à cliquer sur son nom afin d'accéder au texte.

   Pour Nupina, on a un poème et un extrait de C'était nous, une histoire de sa composition. Cliquez sur son nom pour accéder à sa petite histoire.

    Ensuite, Luna la Lune, qui nous a écrit une petite fanfiction aux oignons. C'est avec ce texte que je l'ai découverte et, personnellement, il m'a chamboulé. Cependant, comme je l'ai souligné, c'est une fanfiction, qui plus est sur Osomatsu-san, alors il ne parlera pas forcément à tout le monde. Mais je me disais aussi que ce serait chouette si on avait des styles divers sur le blog, alors… Vous n'avez qu'à cliquer sur son nom pour découvrir son style. 

   Avec à Etienne, nous ne sommes pas dans le même registre. En effet, son texte est une nouvelle qui porte sur un sujet pour le moins particulier. Quand je l'ai lu, je n'en suis pas revenue. Le style est tourbillonnant, on est pris dans une sorte d'étreinte angoissante absolument fascinante. Je me tais maintenant. Tout comme les autres, pour accéder à son texte, il vous suffit de cliquer sur son nom !

   De plus, pour l'occasion, un ami de la famille a accepté également que je publie certains de ses textes. Il s'agit d'un artiste nommé William E. En plus d'être une personne très agréable et cultivée, William est aussi un poète, sculpteur, peintre talentueux (quand j'étais plus jeune, il m'a offert un de ses tableaux qui trône toujours sur l'un des murs de ma chambre).

   Pour accéder à son poème, cliquez ici.

   J'espère vraiment à l'avenir que des participations de ce type vont se renouveler. Qui que vous soyez, je serai plus qu'heureuse si vous acceptiez de me confier un ou plusieurs de vos textes afin qu'ils soient publiés ici. Car la créativité de tout à chacun ne doit jamais rester dans un tiroir.


   Enfin, voilà… Mon blog a 5 ans. Et il reçoit toujours plus de visites chaque jour. Depuis sa création, 66 847 personnes sont venues afin de lire mes articles pour parfois y réagir, parfois les diffuser. Je sais que je le répète assez souvent, mais ce site n'aurait pas raison d'être s'il n'était pas alimenté par vos présences. Alors, juste… merci de lui permettre de vivre, de grandir et de s'épanouir. C'est là un merveilleux présent.

   Et comme à chaque fois que je vous écris un article pour vous déclarer mon amour, je vous laisse à la fin avec une petite musique. Mais comme c'est mes cinq ans, je vais même faire plus que ça ! Cette fois-ci, on va conclure avec non pas une, mais deux vidéos ! Une humoristique et une pour promouvoir un groupe que vous connaissez peut-être ThePianoGuys. Je n'en dis pas plus, je vous laisse le plaisir de découvrir tout cela…

   Première vidéo !


   Et voici la seconde…


   Alors, voilà, ce sera tout pour cet article anniversaire spécial pour les 5 ans. Tous les textes de collaborateurs extérieurs sont dans l'onglet “Ils écrivent…”, n'hésitez pas à y jeter un oeil. Quant à moi, je vous dis à très vite pour un nouvel article !

   marine.lafontaine@gmail.com
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    Marine Lafontaine

NUPINA

    Bien le bonjour, tout le monde !

    Et voilà, un nouveau texte pour les 5 ans. Alors, que nous a réservé Nupina ?



Vanité

Nouvel Aragon,
Tu te noies aveuglément
Dans les yeux céruléens d’Elsa.
De leur profondeur
Tu en oublies tes serments passés
Ou peut-être n’est-ce dû qu’à l’admiration qu’elle te porte ?
L’histoire se répète.
Tu recycles à nouveau
Tes mots et tes sentiments
Avec l’espoir que les yeux d’Elsa seront les derniers que tu contempleras.
(L’amour cependant demeure éphémère lorsqu’il n’est pas sincère. Il nous enterre.)



Extrait : C’était nous.

Liselotte/ Joshua
-C’était Hayden ?
-Non, pourquoi ça aurait été elle ?
-Je ne sais pas, Hayden est belle. Elle fait partie de ces gens qui vous charment dès le premier regard, avec son air ingénu, ses tâches de rousseur et son parfum rappelant la rosée du matin.
-Ce n’est pas Hayden, ce n’est personne. Arrête de chercher des réponses là où il n’y en a pas.
-Mais Hayden…
- Arrête-toi maintenant ! Que cherches-tu à faire ?
-Excuse-moi… Je ne le sais pas moi-même. Je pense que j’essaie de te faire réagir, même si ce n’est visiblement pas la bonne façon de faire…
-Ne fais rien, ne dis rien. Viens dans mes bras, embrasse-moi. Puis disons-nous adieu.
C’était un matin de décembre. J’avais froid. Joshua aussi. Je lui pris doucement la main, sans raison. C’était étrange, il venait de me quitter, mais ça me faisait du bien… j’aimais ses mains, contrairement à lui. C’était la première fois qu’elles étaient froides, tout comme nos lèvres. C’était notre dernier échange, notre dernier baiser.

PS de Marine :  Et voilà, on poursuit notre ribambelle de textes. J'espère que cela vous a plu ! Si, tout comme moi, vous souhaitez un jour en savoir plus sur "C'était nous" (que je ne connais pas du tout), n'hésitez pas à laisser un commentaire !