mercredi 4 avril 2018

BENDY AND BORIS, CHAPITRE 26

Bien le bonjour, tout le monde !

Ça y est, voici le nouveau chapitre. Certains passages ont été compliqués à traduire car un personnage s'amuse à faire des jeux de mots décalés (pour mon plus grand malheur…). J'espère que ce chapitre vous plaira. Attendez-vous à faire la rencontre de nouveaux personnages !

Bonne lecture.





Parmi l’éther, là où les yeux des mortels ne pouvaient se poser, les anges avaient aménagé leur paradis. Mussés au cœur des nuages aux filaments dorés par les gerbes de soleil, ils vivaient à l’abri des maux du monde. L’une d’entre eux, une femme au port haltier, était installée près du vide. Elle passa ses doigts déliés entre les boucles épaisses de sa majestueuse crinière, le regard préoccupé, tourné vers le monde en contrebas. Près d’elle, sa sulbaterne achevait son rapport sur les activités des hommes.  
-       Un de nos temples sacré, infiltré, répéta-t-elle, estomaquée. Mais comment cela est-il possible ? La carte appartient au Diable ! Les mortels ne peuvent pas juste la prendre ainsi.


La jeune femme qui se tenait à ses côtés fit mine de réfléchir. Une hypothèse, bien qu’elle la surprenne, lui vint aux lèvres.  
-       Il est possible que l’un des trois anges qui travaille dans son casino ait quelque chose à voir avec notre affaire, supposa-t-elle.
Sa supérieure porta une main outrée à sa poitrine. Sa subordonnée comprenait sa réaction. Après tout, il paraissait bien insensé qu’un ange entretienne quelque rapport avec les humains, alors intervenir dans leurs affaires… ! Voilà qui était indigne d’un être divin. Pourtant, ce ne fut pas à ce sujet que l’ange s’étonna :  
-       Attends, des anges travaillent là-bas ?
Comment était-il même possible d’ignorer une telle information ? L’angelette préféra garder sa remarque pour elle, fatiguée par l’ignorance de sa patronne. Celle-ci, une fois remise de sa surprise, admit que la présupposition de la jeune femme avait du sens. Cependant, un élément la chiffonnait :
-       Mais qui serait assez stupide pour donner cette carte à de simples mortels ? 
A cela, la jeune femme ne pouvait répondre que par un haussement d’épaules. 


*

En effet, plusieurs êtres divins étaient employés à la « Maison du Diable ». Pour être même tout à fait exact, ils répondaient au nombre de trois. L’un d’entre eux, d’ailleurs, était un personnage que vous aviez pu déjà rencontrer par le passé, cher lecteur. Il s’agit de la jeune Alice, occupée présentement à dévorer allégrement un gigantesque pot de crème glacée saveur vanille.


Elle mangeait cuillérée sur cuillérée sans marquer de pause. Le froid engourdissait ses mâchoires et envoyait des pics glacés à son cerveau. Elle s’apprêtait à reprendre une bouchée quand elle sentit qu’on lui arrachait son délicieux (et douloureux) goûter des mains. Face à elle se dressait Willen, son camarade. Ce dernier agitait la glace sous son nez, sourcils froncés.
-       Normalement, je ne ferai pas attention à ta manie de te torturer toi-même, déclara-t-il, mais là, c’est juste trop douloureux.
-       Oh, allez, brisons la glace, proposa Alice avec un clin d’œil malicieux.
Il fallut un moment à son collègue pour faire comprendre le jeu de mot douteux. Il poussa un soupir magistral.
-       Je me suis fait avoir, c’est ça ?
-       Oh que oui !  
Un reniflement méprisant attira l’attention des deux jeunes gens. Leur troisième acolyte, une dénommée Polly, aussi aimable qu’une porte de prison, foudroyait la jeune Alice du regard, dédaigneuse.
-       Pourquoi traînes-tu avec elle, Willen ? l’interrogea-t-elle. Tu veux attraper son idiotie ?


Malheureusement pour Polly, il en fallait bien plus pour décourager son insupportable collègue. Cette dernière lui adressa un sourire espiègle.
-       Mais où sont mes manières ? J’ai oublié de vous adresser un traditionnel « salut » !
Polly sentit ses dents gincer. Cette petite impertinente mériterait bien plus que la perte de ses ailes pour oser utiliser à si mauvais escient l’homonymie entre une simple salutation et la vie éternelle avec dieu. Un jeu de mot d’un goût plus que douteux ! Surtout en présence d’anges déchus comme eux.
-       Oh, joli, ironisa-t-elle. « Nous étions des anges autrefois », ah, ah, ah.
A ses côtés, Willen n’en menait pas large, le regard perdu vers les abysses de souvenirs douloureux.


Alice comprit qu’elle avait peut-être dépassé les bornes, cette fois-ci. Elle baissa les yeux en signe de pénitence, gênée.
-       Désolée, je ne voulais vous blesser. Je souhaitais juste vous rendre l’atmosphère un peu plus légère… 
Les joues de Willen prirent une délicate teinte rosé, touché par l’attitude de leur compagne. Il passa une main sur sa nuque, comme pour essayer de se donner contenance. 
-       Nous apprécions l’effort, lui assura-t-il, mais… 
-       Non, nous l’apprécions pas, Willen, le coupa abruptement Polly. Elle se moque de nous.
Un de leurs nombreux collègues, qui observaient de loin le manège de cet intriguant trio, roula des yeux, fatigué par leur attitude. Il appréciait Alice et sa joie pétillante et supportait de moins en moins que Polly s’amuser à sans cesse la rabaisser.
-       Tu pourrais la laisser respirer, Polly, intervint-il. Alice est bien la seule qui parvient à transformer notre enfer quotidien en petit coin de paradis.
Il suffit d’une œillade de l’intéressée pour lui faire ravaler ses paroles insolentes et décamper vite fait bien fait. Alice et Willen échangèrent un regard… avant de partir dans un incontrôlable fou rire ! Ce petit démon avait ô combien raison. Cependant, il ignorait lui-même la résonnance que sa petite tirade pouvait avoir pour des anges expulsés de la cité céleste comme eux. Exaspérée par tant d’enfantillage, Polly eut un geste de main théâtral qui accompagna à merveille son « C’est bon, j’en ai fini de vous ! » déclamé avec gandiloquence.
Il fallut de longues minutes pour que les deux compagnons d’infortune parviennent à recouvrir à leur calme. Alice sourit avec délice à son ami.
-       Tu vois ? Rire est bon pour la santé ! C’est pour ça que ton visage n’est pas aussi ridé que celui de Polly.


Le jeune homme lui répondit par un sourire tendre. C’est alors que leur supérieur, le Dr Flug, vint à leur rencontre.
-       Alice, il y a un appel pour toi, Willen et une personne dénommée Polly, leur apprit-il.
Les deux premiers intéressés écarquillèrent les yeux. Mais qui pourrait donc entrer en contact avec eux ? Alice sentit un nœud se former dans son ventre. Cela ne lui disait rien qui vaille…

*

Les quatre aventuriers avaient repris leur exploration de la grotte dans l’espoir de retrouver Félix et Jackpot. Bendy avait pris de l’avance sur les autres afin de sécher ses larmes en silence. Mais il avait beau essuyer ses yeux, de nouvelles perles salées venaient rouler sur ses joues pâles. La vue de son petit frère blessé lui avait porté comme un coup de poignard à l’estomac. Il n’avait pas été là pour le protéger… mais il était vrai qu’il ne pourrait pas être éternellement présent à ses côtés. Mais comment partir sereinement quand il constatait, une fois de plus, les désastreuses conséquences de son absence ? S’il avait été aux côtés de Boris, ce dernier n’aurait pas eu à affronter ce monstre ! C’est pourquoi il devait se tenir près de lui tant qu’il le pouvait.
Oui, tant que l’Inkness n’avait pas gagné.
Quand Boris vint se poster à ses côtés, les larmes n’étaient plus que des traces séchées sur son visage. Le louveteau posa un regard inquiet sur lui.   
-       Bendy ? l’appela-t-il doucement.
-       Bien, nous allons tous bien, ici ! s’exclama joyeusement le mécanicien, ignorant délibérément le visage angoissé de son cadet. Continuons et trouvons monsieur Félix.
Boris hocha la tête, soulagé de voir son aîné se reprendre. Tous deux se mirent à avancer rapidement, laissant derrière eux Cuphead et Mugman qui avaient choisi de demeurer en retrait pour le moment. Le membre le plus jeune de la fratrie porta sa main au visage de son frère, les yeux écarquillés. Comment une telle fissure avait-elle pu s’ouvrir dans le visage de son aîné ?
-       Que t’est-il arrivé, Cup ? l’interrogea-t-il.


Une frappe sèche, Cuphead éloigna les doigts de son frère. Il posa sur ce dernier un regard d’une noirceur peu commune, un regard qui hurlait au reproche amer.
-       Putain, mais qu’est-ce tu penses faire, au juste ? lui chuchota-t-il, venimeux. Risquer ta vie pour sauver la sienne ? Tu es fou ? Et si tu t’étais fait tuer ?
Mugman n’osait ouvrir la bouche pour répondre, tétanisé par l’air mauvais qui habitait le visage de son frère. Il l’avait rarement vu aussi en colère… Celui-ci se détourna de lui avec dédain, sombre et implacable.
-       Tu n’as jamais été rien de plus qu’une déception, cracha-t-il.


Quelque chose tressauta dans la poitrine du cadet, comme un fragment de cœur qui roule entre ses os. Il ne pouvait pas laisser son aîné dire de telles atrocités. Son visage en larmes à l’hôpital resterait à jamais gravé dans sa mémoire. Son frère, son frère adoré qui pleurait de joie à sa seule vue… Comment ne pas demeurer bouleversé à jamais par cette vision ?
-       T… Tu mens ! le contredit Mugman. Je… Je sais combien tu m’aimes !


Cuphead parut surpris par sa virulence. C’était tellement rare que cet avorton lui tienne tête, après tout. Il s’adoucit à la vue de son air timide, comme s’il s’attendait à être puni pour avoir osé élever la voix. Il porta une main tendre à l’épaule de son interlocuteur qu’il pressa doucement.
-       Bien sûr que je t’aime, Mug, lui répondit-il, las de sa propre irritation. Pourquoi penses-tu que je me sois énervé en premier lieu ? As-tu pensé à ce qui se passerait pour moi s’il t’arrivait quoique ce soit ?
Il avait besoin que son benjamin comprenne. Il fallait absolument qu’il préserve sa vie… Car il ne pourrait de nouveau supporter la douleur de le perdre. Pas une seconde fois, non, hors de question. La souffrance qu’il avait ressenti quand le sang rouge s’était répandu sur ses mains, il en était encore malade.
-       Peut-être que je sombrerai de nouveau dans la folie et que je finirai par tuer ton ami… C’est ce que tu veux ?
Mugman se recroquevilla sur lui-même, touché par la tirade de son aîné. Il murmura une excuse à peine audible, n’étant que trop conscient du poids qui pesait sur leurs épaules. Cuphead parut satisfait de sa réponse. Il le délaissa alors avec un petit sourire pour rejoindre Boris et Bendy. Ce dernier se tourna vers lui à son approche. 
-       Qu’est-ce que vous faîtes, tous les deux ? On a besoin de retrouver le plus cool de la bande !     
-       Je suis déjà là, idiot, répondit le nervi du Diable avec un sourire suffisant.
-       Pff, tu aimerais bien !
C’est ainsi que la petite troupe, réduite pour l’instant au nombre de quatre, poursuivit son expédition sans se douter que, dans l’ombre, d’immenses yeux jaunes les guettaient avec avidité…

3 commentaires:

Maria Yurkova a dit…

Как же я обожаю вашу версию этого AU! Она так восхитительна! Вы и ваше творчество меня так вдохновляет! Надеюсь, скоро будет продолжение истории! (Простите за язык текста, но мне надо было высказаться)

Maria Yurkova a dit…

Как же я обожаю вашу версию этого AU! Она так восхитительна! Вы и ваше творчество меня так вдохновляет! Надеюсь, скоро будет продолжение истории! (Простите за язык текста, но мне надо было высказаться)

Maria Yurkova a dit…

Как же я обожаю ваше творчество! Вы и ваше искусство меня так вдохновляют! Надеюсь, скоро будет продолжение истории! (Простите за язык текста, но мне надо было высказаться)